SMWS 10.129 Bunnahabhain 9 ans

60.1% alc./vol.
« A round trip journey » – Distilled 02/2008 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 199 bottles.

André 89%
Herbe mouillée, charcoal, miel et ananas, fruits tropicaux, notes phénoliques intenses et sel de mer séché sur les lèvres. Bois de Santal, Humidor à cigares, fruits tropicaux nappés de crème à la vanille, fumée de tourbe industrielle et parfumée d’odeurs maritimes. Finale camphrée et tourbée, puissante, alcoolisée et épicée, un peu franche et remplie de suie de cheminée tout juste ramonnée.

Patrick 92%
Un beau gros whisky salé comme j’aime, avec quelques notes originales comme j’aime encore plus. Nez : Oh… Un Islay tropical? Du sel, un peu de fumée et un je-ne-sais-quoi qui me rappele une plage des tropiques. Bouche : Du beau gros sel, du bois brûlé, des épices et un plat carabéin. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Caramel et crème à café, citron et miel, herbe et fruits tropicaux. Sel de mer, fumée de tourbe et planche de bois. Bouche: Fruité et crémeux en bouche. Le poivre blanc commence à prendre de l’ampleur. Tourbe camphrée et iodée, fruits secs et chêne humide. Finale: Bien fumée et épicée, notes principales de bois, de tourbe et de poivre. La chaleur nous accompagne pour un bon bout. Équilibre: Impossible de ne pas continuer à encenser les bons coups de la SMWS, un autre Islay pour les légendes.

Ardbeg Twenty Something 22 ans

46.4% alc./vol.
Ex-Bourbon cask, édition limitée de 2200 bouteilles. Un des derniers distillats fabriqués avec les anciens équipements, dont l’alambic trônant maintenant dans la cour à l’entrée de la distillerie. Distillé en 1996 alors que Ardbeg était sous la menace de la démolition… On l’a échappé belle.

André 93%
Si le ciel existe nous en sommes pas très loin. Comme les Fugees chantaient ‘’ killing me softly’’ ou que Sharon Stone envoûtait ses proies dans Basic Instinct, l’approche de tourbe feutrée de cette édition est remarquable. Le nez est très doux et raffiné, notes de TCP et de réglisse noire, d’oranges, fruits tropicaux, chocolat noir, la tourbe est camphrée mais habilement feutrée, notes d’herbe verte, de poires et de vanille. Première impression en bouche; la sensation cireuse qui me rappelle les Clynelish, le sirop de fruits tropicaux, abricots, poires, pommes vertes, miel. Fine tourbe diaphane sensuelle, camphre éventé et anis. J’ai même quelques notes de fruits rouges venues de nulle part ainsi que de belles agrumes et du citron pulpeux. Je dois avouer qu’à la première gorgée je trouvais la finale un peu courte en bouche mais que cela se corrige rapidement aux gorges subséquentes. Celle-ci est tourbée, poivrée et épicée et adoucie à la fois par les notes de miel et de vanille. Un savoureux 2eme opus de la série. Something very special…

Patrick 89%
Il est toujours émouvant de boire un si vieux scotch, surtout lorsqu’on sait que la production était très sporadique dans les années 90! La grande surprise vient de la tourbe qui s’est grandement adoucie, ce qui confirme mon feeling qu’un scotch est à son meilleur entre 15 et 20 ans. N’empêche, j’adore! Nez : Un parfum très léger à ma grande surprise. Il semblerait que la fumée de tourbe légendaire d’Ardbeg se soit adoucie avec les années! Bref, légère fumée de tourbe, poivre, du malt et des fruits tropicaux des plus subtils. Bouche : La fumée n’est pas subtile, mais pas si intense que ça non plus. Ce sont plutôt les épices et le poivre qui dominent, avec de belles notes de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices et le bois brûlé.

SMWS 3.300 Bowmore 17 ans

59.7% alc./vol.
‘’Dirty margarita on a yatch’’, Distilled 17/02/1999 from 2nd Fill Hogshead, 231 bottles – Dix-sept ans en Ex-Bourbon cask et retransféré dans un ancient fondre de second remplissage Retoasted Hogshead ayant servi à la maturation de l’édition SMWS 35.147 (Glen Moray 21 ans).

André 79%
Compote de pommes et violettes dans un champs, miel, vanille, notes typiques de Lavande savonneuses, barbe à papa, feu de plage mal éteint et sel de mer sur les lèvres après une longue marche sur la plage, quelques tonalités tirées du bourbon cask. La bouche manque définitivement de nuances et de contraste malgré sa texture soyeuse ainsi que légèrement aqueuse en fond de bouche. Ananas, bananes, lime et citron, violette et lavendre, herbes médicinales, iode, fumée de tourbe hyper discrète. Finale salée et poivrée, avec des notes de tourbe plus prononcées mais qui demeurent dans l’ensemble rectiligne. Je ne sais pas si c’était juste pour ne pas perdre le fût tellement il était mauvais mais même l’affinage supplémentaire n’aura pas réussi à réchapper ce qui cloche dans la maturation initiale.

Patrick 91%
Wow, un autre superbe Bowmore avec tout ce que j’aime dans cette distillerie, le sel, la fumée de tourbe bien mesurée, et plein d’autres bonnes saveurs! Nez : Parfum salé, de la bruyère, des biscuits et un peu de sucre. Bouche : Oh wow, des sel, des fleurs, des fruits discrets et surtout de la belle fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Bunnahabhain 2007 Mòine Oloroso Fèis Ìle 2018

59.5% alc./vol.
Distillé 12.12.2007, embouteillé 26.02.2018, fût Oloroso – 1881 bouteilles

André 94%
Belle tourbe sexy, enrobée de chocolat noir et de mottes de terres humides, fruits secs, dattes, raisins, tabac, prunes, anis, sherry, caramel. La bouche est exquise, viande fumée sur feu de tourbe, sauce caramélisée, anis, sherry vieillot et bold, raisins secs, prunes, chocolat noir roulé dans une préparation de poivre, cannelle et clou de girofle. Intenses notes de fumée de tourbe mélangée de terre et d’herbe humide. Impression un peu cendreuse et légèrement tannique en fond de bouche recouvert d’une texture onctueuse et amoureusement collante du sherry cask qui éclipse totalement le bon taux d’alcool. Bacon à l’érable et cassis, compote de fruits, purée de prunes, pochette de cuir mouillée. Longue finale, costaude mais de style vol en planeur sur des courant ascendants d’épices un peu pointues et des nuages de fruits séchés.

Patrick 94%
Sublime. J’espère que l’équipe de Bunna a pris la recette en note, car ça peut difficilement être meilleur que ça! Nez : Une belle fumée de tourbe, posée délicatement dans un sublime écrin de xérès fruité et sucré, le tout assemblé par un trait de caramel. Bouche : Ce que j’ai senti au nez se confirme, mais avec une dose d’épices supplémentaire, ainsi que du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe.

Martin 94.5%
Nez: Ouff, on est en territoire A’bunadh ici, cask strength sherry bomb city, terminus tout le monde descend… Tourbe, raisins, chocolat, vin rouge, cuir, dattes, tabac et caramel. Ça tire partout, mais aucun coup de feu ne se perd. Bouche: Coulis d’érable chaud, miel et raisins, pâte de fruits, chêne et poivre blanc, cannelle. Le tout bien enrobé d’une soyeuse fumée de tourbe. Hallucinant comme présentation. Finale: Longue et épicée, sur des accents de xérès, de beurre d’érable, de pommes, de raisins et de boucane tourbée. Caramel et chocolat, framboises. Équilibre: Un superbe dram, à garder pour les grandes occasions. Bunnahabhain nous allonge par terre de plus en plus avec ses éditions spéciales.

Bunnahabhain 17 ans Fèis Ìle 2014

53.4% alc./vol.
Fût d’ex-Cognac Cask avec une finition en fût de Sauterne – 301 bouteilles

Patrick 90%
OK, vous n’aurez pas de surprise en buvant ce whisky, ça goûte le Cognac, le Sauterne et le vieux scotch. Quelqu’un a un problème avec ça? Nez : Parfum avec une touche de Cognac, mais un Cognac plutôt sucré. Et aussi un peu de bois, typique d’un bon vieux scotch. Bouche : Du Cognac, du Sauternes, du bois brûlé, pas de surprises… Mais who cares? Finale: D’une belle longueur, plein de belles saveurs.

Gordon & MacPhail Discovery Caol Ila 13 ans

43% alc./vol.

André 84%
Nez étonnamment doux pour un Caol Ila parfois fougueux; poires, bananes, vanille, fumée de tourbe franche, pommes poires, abricots. Texture diffuse et épare en bouche, le whisky s’efface presque immédiatement après l’entrée en bouche; purée de bananes, tangerines, agrumes, vanille et fumée un peu brute. Courte finale poivrée finement et fumée, hyper douce et volatile.

Patrick 85%
Toujours une valeur sûre que ces Caol Ila de Gordon & MacPhail ! Bref, pas une bête de compétition, mais ma bouteille s’est vidée rudement vite le dimanche en regardant le football. Nez: Une belle fumée de tourbe très aromatique et très fraîche, avec de agrumes, de poires et des pommes. Bouche: De la fumée de tourbe bien mesurée, laissant ainsi s’exprimer les agrumes et les fruits du verger. La texture est un peu mince, mais pas au point que ce soit désagréable. Finale: Un peu courte, fumée et poivrée. Point bonus, la finale donne le goût de s’en servir un autre verre!

Bowmore 25 ans 2018

43% alc./vol.
Vieillissement en ex-bourbon cask & Spanish Sherry Cask.

André 88%
Élégant mélange de fruits secs, raisins mauves séchés, tourbe terreuse et chocolatée, sel de mer séchés sur les galets, prunes, oranges, cerises marasquin, réglisse. La bouche est souple mais légèrement trop diaphane, on dirait que les saveurs extraordinaires n’ont pas le support sur lequel s’attacher; fruits sauvages, cerises, réglisse, prunes, cerises marasquin, oranges, salé et iodé avec une belle vague de tourbe maritime terreuse et chocolatée, caramel. Sensation minérale également en bouche. Petite touche de lilas et de volette en fleur en supplément. Ce que ce whisky gagne en intensité des saveurs, il le perd en texture très ordinaire. La finale rappelle plus la compote de rhubarbe et de framboises, le sel de mer et la tourbe terreuse. Belle constance des saveurs fruitées et de l’ambiance maritime.

Kim 85%
Nez : sur la pêche, mais plutôt hermétique, fleurs d’oranger. Bouche : le bois est très présent, après 25 ans il ne reste plus beaucoup de tourbe, céréalier, pêche et abricots.

Bowmore 26 ans The Vintner’s Trilogy 2 of 3 – French Oak Barrique

48.7% alc./vol.
Vintners Trilogy est une collection de Bowmore qui cherche à mettre en avant l’impact que peuvent avoir de très longs affinages en fûts de vin. Cette édition de 26 ans d’âge a débuté sa maturation de 13 ans en ex-bourbon cask pour ensuite être transférés en French Barrique pour 13 années supplémentaires.

André 92%
On déguste une barre de chocolat noir fourrée de fruits secs et de raisins, le tout sur le bord de la côte de l’Ile d’Islay en se réchauffant tout près du feu de plage se nourrissant de bois morts soutirés sur la plage. Quelqu’un dans le groupe a préféré le café noir très corsé pour le vent du large pousse les effluves frivoles jusqu’à nos narines excitées par l’air frais et maritime. Les premières gorgées sont gonflées de fruits; prunes, cerises noires, raisins secs, dattes, entrelacées de café expresso et de chocolat noir amer, la réglisse rouge. L’air est envoûté des embruns de fumée de tourbe terreuse humidifiée par l’air salin. On distingue aussi les notes de ‘’parma violet’’ des anciens embouteillages de la distillerie, mais tout juste de façon discrète, souvenir d’une période tirée du passé de la distillerie. Le whisky se fond finalement en bouche dans des soupirs poivrés et fumés ainsi que sur la confiture de fruits sur une toast brûlée nappée d’une couche de beurre salé. Dégustation épique…

Patrick 93%
Du bon vieux Bowmore comme j’aime tant! C’est riche, intense et complexe comme j’aime tant. Nez : Parfum de chocolat noir, de sel, de beaux fruits tropicaux et une touche de chêne épicé. Bouche : D’abord du sel, des fruits tropicaux et du chocolat noir. Puis du beau chêne épicé et de la fumée de tourbe qui vient admirablement compléter le tout. Finale : D’une belle longueur, salée-sucrée, fruitée et marquée par le chêne.

Martin 92%
Nez: Tourbe cireuse, fruits rouges, feuille de tabac, herbe verte. Le paradis? Bouche: Chocolat noir, tourbe et touche de fruits tropicaux. Poivre rose. Miam. Finale: Chaude, épicée, suave et agréable. Équilibre: Un dram d’exception, toute les bonnes notes du peated sherry cask.

Bunnahabhain 2002 Fèis Ìle 2018

58.2% alc./vol.
Spanish Oak Finish, bottle #249 of 1500

André 89%
Raisin mauves, fruits séchés, chocolat noir, dattes, figues, ainsi qu’une touche spicy boisée et de clou de girofle. Ce qui étonne en bouche, c’est l’aspect maritime salin en arrivée, puis le gâteau aux fruits et aux raisins, les fruits séchés, qui s’accompagne d’une onctuosité légèrement pâteuse du genre purée de dattes et de caramel. Suivent les notes d’oranges, la confiture d’abricots et le chocolat. Finale moyenne en longueur, épicée et astringente ou les notes du chêne sont plus importantes.

Kilchoman Single Cask Release – Plowed Society Joe Boston

60.1% alc./vol.
Cask number 364/2010, type Bourbon – Distillé 22.7.2010 – Embouteillé 24.11.2015

André 88%
Très doux et posé au nez. Belle sensation sirupeuse et calme; sirop de salade de fruits en conserve, miel, pêches et poires, ananas flambé, tourbe terreuse sirupeuse, fruits tropicaux, miel chaud, vanille crémeuse, iode. M’attendant à un uppercut alcoolisé, je suis agréablement surpris de la douceur du whisky en bouche. On commence par une vague de salade de fruits tropicaux, des poires au miel, de la belle vanille puis un bon apport de tourbe terreuse et de viande cuite sur feu de plage, genre jambon fumé. Si la première gorgée est relativement innofensive, les gorgées subsquentes sont plus musclées et les notes de phénols provenant de la tourbe s’accumulent en couche successives et la sensation camphrée est décuplée. Le whisky développe aussi un aspect minéral un peu bizarre, genre craie ou poussière de pierre que l’on vient de couper. La finale est sur la pomme verte et les fruits tropicaux fumés et une bonne montée en alcool. Comme toujours, Kilchoman nous montre que si l’habit ne fait pas le moine, l’âge d’un whisky ne fait pas nécessairement foi de sa qualité.

Patrick 88%
Un très bon whisky, riche et intense, avec tout ce qu’on peut attendre d’un jeune Islay. Merci à Rémi pour l’échantillon! Nez : Fumée de tourbe et cendre intense, avec un peu de poivre. Bouche : Une tonne de fumée, de cendres et de poivre. Très intense! Finale: Très longue et fumée.

Martin 87%
Nez: Tourbe fruitée bien en place, vanille, bois, crème et fruits tropicaux. La force de l’alcool se fait bien sentir. Brace for impact! Bouche: Tourbe, miel, vanille, fruits rouges et melon. La morsure de l’alcool prend étonnamment son temps, ce qui nous permet d’explorer plus pleinement l’éventail de saveurs. Bois, épices enflammées et retour de la tourbe. Finale: Bien sucrée, fumée et épicée. Notes langoureuses de vanille, de fruits rouges, de raisins et de bois. Boucane de tourbe herbeuse. Équilibre: Un autre bon single cask de Kilchoman, mais parfois un taux d’alcool trop élevé peut aussi gâter la sauce.