Kilchoman Maury Cask Matured

50% alc./vol.
Un ensemble de 19 fûts de Maury millésime 2021 a été assemblé pour cette cuvée, permettant de produire environ 15 000 bouteilles. Maury est l’une des AOC de vins doux naturels du Roussillon, près de Perpignan. C’est une zone relativement petite (seulement quatre communes), et même en incluant ses voisines plus importantes, Rivesaltes et Banyuls, la production reste limitée. La plupart des Maury sont doux, mais il en existe aussi des secs, élaborés à partir de cépages blancs ou rouges, principalement le grenache, le macabeu et le muscat. L’élevage se fait en barriques, en grands foudres ou, plus typiquement, en bonbonnes de verre exposées à la lumière directe du soleil. Ce procédé confère au vin un profil aromatique alliant la douceur du Porto au caractère rancio oxydatif du Madère, par exemple.

André 84%
Nez à la fois très sucré et très salé. Céleri salé dans les Bloody Mary, Clamato et caramel un peu brûlé, dattes, figues, chocolat au lait, terre humide, cassonade. La fumée de tourbe au nez est relativement réservée mais s’affichera plus fortement en bouche. Accents de tourbe herbacée, fruits rouges séchés, bois carbonisé, iode, poudre de cacao, cendre froide, caramel et énormément d’épices. Finale sur le chocolat épicé et poivré, la fumée de tourbe terreuse et organique, ainsi que des notes de réglisse noire. Un whisky hors-norme qui polarisera les avis positifs et négatifs.

Patrick 83%
Tout qu’une expérience! Mon premier « Maury Cask » et quoique l’expérience ne fut pas pleinement satisfaisante, elle fût tout de même suffisamment divertissante pour que je veuille recommencer! Nez: Oh, c’est spécial : Le gros von rouge tannique domine presque complètement la fumée de tourbe maritime. J’y retrouve aussi du chocolat noir, du caramel et un subtil zeste d’orange. Bouche : L’arrivée en bouche est ici aussi dominée par le vin rouge, mais celui-ci est à prime abord moins tannique et plus marqué par le caramel. Puis, les tannins reviennent en force, avec du bois carbonisé, la fumée de tourbe salée, le cacao amer et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, mais c’est aussi ici que ça se gâte… Le vin rouge m’apparait très astringent et amer, avec un feeling d’avoir mordu dans une branche d’arbre dont la sève est plutôt acide.

Martin 88%
Nez: Les fruits noirs prennent rapidement l’avantage, avec la mûre, la cerise et le cassis, soutenus par une fumée de tourbe élégante. Le cacao, le cuir et une légère note de noix complètent un ensemble riche sans paraître trop lourd. Bouche: La texture est ample et veloutée. Les saveurs de pruneau, de chocolat noir et de caramel profond s’entrelacent avec la tourbe, avant qu’une pointe de poivre, de café et de zeste d’orange ne vienne rafraîchir l’ensemble. Finale: Longue, sur les braises, les fruits macérés, le bois épicé et une fine salinité. Équilibre: Le Maury apporte beaucoup de profondeur sans éclipser la fraîcheur et l’identité maritime propres à Kilchoman. J’adore.

Kim 92%
Le Maury a certainement donné sa couleur! Nez : Pomme enrobée de caramel, une rondeur et une gourmandise qu’on retrouve peu chez Kilchoman. Du soufre! Ben oui, mais ça ne me déplait pourtant pas. Confiture de fraises et de la tourbe qui se pointe entre deux couches de caramel au beurre. Bouche : Vanille, miel de trèfle, voire même fleur de trèfle rouge, encore le caramel, un soupçon de sirop pour la toux que je semble trouver dans de nombreux Kilchoman. C’est bon, très bon. Et surtout, ça me ramène à ma visite du vignoble Mas Amiel, dans l’appellation Maury.

Kilchoman Triskele Casks – Exclusivité Québec

49% alc./vol.
20% STR, 75% bourbon et 5% oloroso sherry – 600 bouteilles

Patrick 87%
Un des rares avantages du monopole de la SAQ est de permettre à des distilleries de taille moyenne, comme Kilchoman, de se frayer un chemin jusqu’à nous sans avoir à combattre une compétition parfois déloyale de la part des géants ou de se retrouver noyée dans un raz-de-marée d’une offre diversifiée (ouin, ça par contre, ce n’est pas en faveur des consommateurs). Nez: La fumée de tourbe maritime de Kilchoman est au premier plan, avec des notes d’agrumes, de fruits rouges cuits et de vanille. Bouche : La fumée de tourbe maritime est accompagnée de beaux petits fruits rouges sucrés, avec une bonne dose de bois carbonisé et un peu de chocolat noir amer. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel, le bois carbonisé et une touche de petits fruits rouges subtile.

Martin 89%
Nez: La fumée de tourbe s’exprime sans brusquerie, accompagnée de citron confit, de pomme mûre et de vanille. On y ajoute des notes de fruits secs, de caramel et une légère touche de noix. Bouche: Les premières saveurs mettent en avant la tourbe et le malt grillé, rapidement rejoints par l’orange, le miel, le chocolat au lait et une pointe de poivre noir. La texture est grasse et souple. Finale: Persistante, sur les embruns, les braises, les épices douces et un chêne délicatement toasté. Équilibre: Les trois élevages se complètent avec naturel, offrant une expression à la fois gourmande, maritime et résolument Kilchoman.

Kim 88%
Nez : Pudding chômeur, bâton de cannelle, en fait, vin chaud aux épices. La tourbe s’intègre à ce côté réconfortant, évoquant un feu de bois dans un marché de Noël allemand. Bouche : Sirop antimucosités (pas mauvais, mais intense), pâte de coing, confiture de mures, cerises noires, feuilles mortes. D’une belle rondeur et d’une certaine sévérité à la fois.

Kilchoman Loch Gorm 10 ans Edition 2026

46% alc./vol.
Vieilli pendant au moins 10 ans dans des fûts de sherry oloroso (spanish & french oak) ayant appartenu à la Bodega José y Miguel Martin et seasoned pendant 5 ans. Les 23 fûts sélectionnés par le fondateur de Kilchoman, Anthony Wills, sont un assemblage de 20 fûts neufs et de 3 fûts de second remplissage provenant de deux millésimes différents.

André 85%
Classique du style de la distillerie et poli avec soin par l’utilisation de fûts de sherry. Le nez est hyper doux et raffiné, belles notes de sucre et une impression de fumée de tourbe minérale et poussiéreuse avec un accent cendré. Tourbe herbacée, petits fruits rouges sauvages séchés, sucre caramélisé, zeste de citron, iode et embruns. La bouche est relevée et sèche. Prunes et framboises saupoudrées de poivre noir moulu, cendre froide, tourbe phénolique, embruns salins, ananas et bananes flambés et zeste de citron. Texture ronde agréable où le taux d’alcool s’est éclipsé. Pour la finale, un retour sur un mélange de cendre et de minéralité, sel et poivre, tourbe terreuse parfumée de romarin, des fruits rouges et à chair. À mon goût personnel, la hausse de la mention d’âge de cette série me plait moins, mais l’idée est peut-être de rendre le tout plus grand-public…

Patrick 93%
J’ai (presque) toujours été fan des Loch Gorm et cette édition se classe parmi les meilleures, ce qui n’est pas peu dire. Nez: La fumée de tourbe maritime de Kilchoman est ici délicieusement enrobée de délicieux fruits mûrs et de riche mélasse sucrée. J’y retrouve aussi de la viande rouge et des noix grillées. Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe salée et enrobée de fruits mûrs et de caramel. A la seconde gorgée, j’y retrouve aussi du bois carbonisé, du poivre, de la cannelle et du chocolat noir. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Plus profond que les autres expressions de la gamme, il dévoile des arômes de raisins secs, de chocolat noir, de cuir, de noix et de fumée de tourbe, relevés par une pointe d’orange confite. Bouche: La texture est crémeuse et enveloppante, portant des saveurs de figue, de café, de mélasse, de braise et d’épices douces, tandis que la fumée reste présente sans jamais dominer. La richesse du sherry prend rapidement de l’ampleur. Finale: Longue et chaleureuse, sur le cacao amer, les fruits noirs, le chêne toasté et une belle salinité. Équilibre: Une expression dense et parfaitement maîtrisée, où le sherry enrichit la tourbe au lieu de la masquer. Les meilleurs combos.

Kim 86%
Nez : Tourbe fraiche et végétale, avec une fumée qui évoque certains mezcals, au point où j’aurais envie de le boire sur une plage du Mexique. Bouche : Adieu le mezcal, on entre dans une confiserie : fudge crémeux, jujubes à l’anis, croquant aux noisettes. Le tout, servi par un sympathique bonhomme vêtu d’un tablier de cuir, et qui offre aux adultes une sélection de cigares. Très chouette, outre peut-être la finale un peu carton brun.

Kilchoman Machir Bay Evolution 1.0

46% alc./vol.
Le profil caractéristique de Machir Bay – 90 % de bourbon, 10 % de sherry oloroso – demeure inchangé, mais la distillerie a introduit davantage de fûts de sherry ayant contenu du whisky. Lancé en 2012, Machir Bay a évolué au fil des ans grâce à un vieillissement progressif. Cependant, cette dernière évolution représente le changement le plus significatif à ce jour.

André 88%
Édition phare de la distillerie, l’ADN est bien présenté, l’apport des types de fûts s’exprime bien au travers d’une palette aromatique tout de même conservatrice mais agréablement bien mariée. Le nez s’ouvre sur des notes de citron et d’agrumes, tourbe poussiéreuse et cendrée, beaucoup d’iode et de poivre, de l’abricot également. Pour être franc, on cherche l’apport des fûts de sherry dans la présentation du nez. En bouche, la fumée de tourbe semble s’être décuplée, tout comme les notes d’embruns et d’iode. C’est là que le fût de sherry se pointe le bout du nez, sans grande pompe, avec des notes de raisins et de petits fruits séchés. Un édredon de vanille duveteuse enrobe le tout. La texture est agréable, légèrement cendrée et minérale. La finale quant à elle est poivrée, saline et affiche une pléiade de fruits tropicaux à chair.

Patrick 90%
Ok, ce n’est pas le Machir Bay auquel je m’étais habitué depuis des années et, malgré que j’adorais l’ancienne version, je ne la regretterai pas car la nouvelle est excellente. Bravo Kilchoman, un autre bon coup! Nez: Fumée de tourbe maritime, citron, fleurs, pêches et de subtils raisins secs. Bouche : Fumée de tourbe maritime, fruits mûrs, miel, caramel et poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 90.5%
Nez: Une fumée nette ouvre immédiatement le bal, suivie de citron, de vanille, de pomme verte et d’embruns marins. Quelques minutes d’aération dévoilent des céréales maltées, une légère note de coquille d’huître et un soupçon de poivre blanc. Bouche: Les saveurs oscillent entre le miel, les agrumes et la cendre froide. Sa belle texture huileuse soutient la tourbe, et laisse sortir le malt grillé, le caramel léger et une pointe de gingembre. Finale: Vive et persistante, sur la fumée, le sel marin, le citron confit et une discrète amertume minérale. Équilibre: Un dram énergique où la fraîcheur, la fumée et le caractère côtier s’imbriquent avec beaucoup de naturel.

Kim 79%
Nez : Lime grille sur le BBQ, roquette fraiche, raisins verts, sucre d’orge, cendre froide. Bouche : Étrange mélange de saveurs… Sirop pour la toux, asperges poêlées, noix de coco grillée, carvi, fenouil. Sans être catastrophique, il est trop astringent pour mon bonheur et pas à la hauteur de ce que livre habituellement Kilchoman.

Kilchoman 100% Islay 15th Edition

50% alc./vol.
Cette année, notre whisky de 9 ans d’âge est un assemblage de 54 fûts ayant contenu du bourbon, distillé à partir des récoltes d’orge Concerto et Publican de 2014 et 2015, cultivés sur le site de la distillerie, tourbé à 20ppm, cette édition est limitée à 13,000 bouteilles.

André 90%
S’il y a un whisky du portfolio qui peut se prétendre le digne représentant de l’idéologie de départ qui a mené à la fondation de la distillerie, c’est bien le 100% Islay. Cette édition est brute, sans trop d’artifices et laisse place aux céréales et aux éléments géographiques entourant la distillerie. Au nez, le bourbon s’exprime avec affirmation; fruits tropicaux, air salin, céréales séchées nappées de miel, vanille crémeuse, tourbe organique. C’est simple mais salement efficace. L’ensemble est vraiment très souple et hyper doux au nez. En bouche, sorbet au citron, sirop de poires, poivre moulu, tourbe très clean herbacée, le tout est livré sur une texture huileuse et grasse d’où filtre des étincelles de fumée de tourbe et de vanille. L’alcool pleinement intégré. Le whisky livre une image mentale très forte de sa provenance géographique. La finale est feutrée, la tourbe – bien équilibrée – sert de canevas aux fruits tropicaux à chair et aux céréales au miel. Le tout est parfumé de sel de mer et de fumée herbacée et organique.

Patrick 90%
Toujours un pur plaisir que ces 100% Islay! Intense, savoureux et complexe, j’y retrouve tout ce qui fait d’Islay un lieu à part pour la fabrication du whisky. Nez: Fumée de tourbe maritime, beurre salé, foin frais et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, la fumée de tourbe salée est accompagnée de beurre, de fruits tropicaux, de caramel, de sucre blanc et de chêne brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Le malt fraîchement concassé se mêle à la fumée de tourbe, au zeste de citron et à une touche de pomme verte. Une légère note de beurre salé et de foin coupé apporte une dimension rustique très agréable. Bouche: Les agrumes ouvrent la dégustation avant que la tourbe ne prenne de l’ampleur. La texture est grasse et dynamique, portant des saveurs de céréales grillées, de miel, de poivre blanc et de cendre froide, avec une tout petite pointe de vanille en soutien. Finale: Persistante, saline, citronnée et légèrement cendrée. Équilibre: Une expression vive et authentique où le caractère du malt et de la ferme s’affirme autant que la tourbe.

Kim 84%
Nez : J’ai l’impression de visiter une cour à bois, ou du moins de ranger une corde de bois encore vert. Vient ensuite une bouffée de jujubes rouges, des feuilles de cigare et du blanc de poireau. Bouche : Légumes verts printaniers comme l’asperge et la tête de violon, sucre d’orge, un petit côté carton brun ou grains entiers. Sympathique, facile à boire, mais sans grande complexité.

Bruichladdich Octomore Edition 16.1 Ochdamh-mòr

59.3% alc./vol.
Élaboré à partir d’orge Concerto provenant à 100 % de l’Écosse continentale, maltée à 101,4 PPM et vieillie en fût pendant 5 ans, âgé dans des fûts de bourbon de premier remplissage.

André 92%
La douceur de ce whisky est impressionnante, sa texture exquise même s’il affiche un amalgame de saveurs relativement conservatrices. Nez sur les fruits tropicaux à chair (abricot, poires et melon au miel) et d’une poignée de grains de céréales séchés sur feu de tourbe, influences maritimes allié d’une minéralité vivifiante. En bouche, nous avons de la banane flambée, de la vanille et des grains séchés, sorbet au citron, iode recouvrant les galets, flocons de noix de coco, miel. Texture moelleuse et huileuse, préservant la bouche de l’alcool. La tourbe est présente mais demeure feutrée. En finale, poussière de pierre, céréales séchées, fumée de tourbe terreuse et citronnée, poivre moulu et sel de mer. À mon goût personnel, ce whisky tombe ‘’drette’’ dans ma palette aromatique, j’adore !

Patrick 89%
Un beau gros Octomore intense et savoureux comme il se doit. Si tout amateur de whisky sérieux se doit d’en avoir une bouteille, il demeure que le rapport qualité-prix plutôt douteux fait en sorte qu’il est sage de s’arrêter après cette première bouteille. Nez : Fumé de tourbe intense mariée à des embruns marins, avec des agrumes, des notes florales et une touche de vanille. Bouche : Porté par une belle texture, je ressens d’abord une explosion de fumée de tourbe salée et poivrée, puis une goutte de miel, des agrumes, de l’anis et une sensation minérale. Finale : D’une belle longueur, fumée et très salée.

Martin 90%
Nez: La fumée est massive mais étonnamment nette, portée par des notes de citron, de malt chaud et de vanille. Derrière cette première impression apparaissent la pomme verte, les coquillages, le poivre blanc et une légère touche de cendre humide. Bouche: Une texture huileuse envahit rapidement le palais. La tourbe devient plus terreuse, accompagnée de miel, de crème au citron, de céréales grillées, de poivre noir et d’une salinité franche qui lui donne un petit côté « solaire ». Finale: Très longue, dominée par la braise, les agrumes, la réglisse et une minéralité presque crayeuse. Équilibre: Malgré une intensité impressionnante, rien ne paraît excessif. La précision du distillat permet à chaque nuance de rester parfaitement lisible. Solide.

Kim 86%
Nez : Incursion dans un magasin de pneus, suivie d’une exploration d’une partie de ma collection d’herbes et d’épices, bouquet garni, sarriette, zaatar, menthe séchée. Bouche : Les herbes sont encore bien présentes, surtout la menthe et le thym du zaatar, mais accompagnés d’une sucrosité gourmande et surtout de la tourbe intense typique des Octomore. C’est bien, même si j’aurais aimé un peu plus de rondeur, mais je fais ma difficile.

Islay Violets 33 ans

46.2% alc./vol.
Ce single malt d’Islay de 33 ans d’âge est censé être un « malt mystère », mais une seule gorgée suffit pour comprendre qu’il s’agit forcément d’un Bowmore. Il est mis en bouteille à 46,2 % à partir d’un lot de whisky initialement élevé en fûts de chêne américain, puis affiné en fûts ayant contenu du cognac.

Patrick 90%
Wow, j’ai l’impression de retrouver le Bowmore dont j’étais tombé follement amoureux il y a plus de vingt ans! J’adore ce whisky non seulement les souvenirs qu’il m’apporte mais aussi simplement parce qu’il est rudement bon! Nez : Fumée de tourbe florale et maritime, avec une note savonneuse, du cuir, de la lavande et des agrumes. Bouche : Fumée de tourbe florale et maritime typique des Bowmore d’il y a plus de vingt ans, agrumes, caramel, vanille et lavande. Finale: D’une belle longueur, florale et maritime.

Ardbeg Dolce 2026

47.8% alc./vol.
Agé en fûts de bourbon et de vin Marsala de Sicile. Vieilli dans des fûts de vin fortifié Marsala « dolce » (doux). Inspiré par le rythme de vie lent et émouvant de la Sicile et par le charme glamour du cinéma des années 1960.

André 89%
Douce fumée de feu de plage parfumée d’abricots, de miel et de marmelade d’oranges, crème à la vanille assortie d’un zeste de citron frais. La bouche est gorgée d’ananas flambés et d’abricots, de chocolat noir, oranges roulées dans la cendre, le tout sur fond minéral et de fumée de tourbe tropicale et d’une pointe herbacée. Finale plus pointue, iodée et très poivrée, qui affiche une montée prononcée de fumée de tourbe sur fond de fruits tropicaux. Beau retour pour cette édition Ardbeg Day qui semblait en panne d’inspiration depuis quelques années. Whisky challengeant à évaluer à la croisée de lignes aromatiques que l’on n’aurait peut-être pas mariées au départ.

Patrick 93%
Ardbeg comblera ses fans avec cet embouteillage! Délicieux, d’une complexité rarement vue, j’ai bien fait de m’en prendre deux bouteilles! Nez : Le parfum d’Ardbeg comme je l’aime, avec la fumée de tourbe hyper aromatique terreuse et maritime, admirablement adoucie par les abricots, des raisins secs, des dattes et un peu d’agrumes. Bouche : Menoum! Fumée de tourbe terreuse et maritime, cannelle, anis, pommes cuites, fruits séchées, miel, agrumes, herbes grillées et chocolat noir. Extrêmement complexe, je pourrais écrire encore plusieurs lignes pour décrire chaque saveur que je détecte. Superbe texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, fumée, avec des pommes, du tabac et du sel.

Martin 91%
Nez: Crème brûlée, fumée de tourbe délicate, citron confit, sucre brun, vanille, amandes. Bouche: Une texture crémeuse s’installe rapidement avant de dévoiler caramel salé, braise froide, brioche beurrée, chocolat blanc et zeste de lime, le tout relevé par une pointe de poivre blanc. Finale: Longue, cendrée puis doucement mielleuse, avec des réminiscences de biscuit, de tabac et de chêne toasté. Équilibre: Ça faisait un certain temps que le Ardbeg Day n’avait pas été aussi bien célébré. Un dram exceptionnel, où la gourmandise n’éclipse jamais la fraîcheur fumée. Un contraste séduisant tout en restant remarquablement bien intégré.

Kim 92%
Nez : Je sais pertinemment que je ne dois pas me laisser influencer par le nom d’un whisky, qui relève du marketing, mais tout de même, je perçois une douceur rarement vue chez Ardbeg. J’ai rarement fait des desserts au BBQ et jamais au fumoir, mais c’est l’impression qu’il me laisse. Des pêches grillées, de la guimauve, des abricots séchés, du chocolat au lait, le tout déposé ensuite au fumoir une bonne heure, et servi avec de la crème glacée à la vanille. Bouche : Adieu le dessert, bienvenue la bouchée de pneu en caoutchouc qui aurait commencé à flamber. Bref, du classique Ardbeg! Il faut quelques minutes pour que mes papilles retrouvent la sucrosité ainsi que les fruits à noyau qui m’ont tant séduit au nez. J’ai toujours été fan de l’équilibre entre tourbe et sucrosité, et ici Ardbeg tombe dans mes cordes.

Ardbeg 25 ans

46% alc./vol.
Embouteillé le 28 juin 2021

André 92%
Le fût de bourbon s’est agréablement bien donné sans dominer l’ensemble dans cette édition. Nez hyper tropical et de fumée de tourbe feutrée et maritime. Ananas grillés sur le feu de camp, mangue, crème à la vanille, citron jaune et vert, sel de mer, douce fumée de tourbe un peu crasseuse et industrielle. Ce n’est un whisky de contraste mais plutôt de nuances, alors il faut beaucoup d’attention afin de disséquer le whisky en détails. La bouche évoque le feu de camps sur le bord de la mer, sur fond de minéralité et d’un feeling industriel crasseux, les cordages de bateaux et l’huile à moteur dans la cale dont le plancher est rempli d’eau de mer. Bel amalgame de fruits tropicaux à chair (ananas, poires, mangue). À la seconde gorgée, belle notes mentholées et camphrées, herbacées également et garnies de poivre moulu. La finale regroupe tout ce qui est présenté au nez et bouche ; feu de camps, fruits tropicaux, cendre, poussière de pierre, camphre et iode. Très complexe, tout en nuances et douceurs.

Patrick 94%
Quand on ouvre une telle bouteille (merci Vincent!), les attentes sont évidemment élevées. Et bien, si vous n’aimez pas ce whisky, c’est que vous n’aimez pas les scotchs d’Islay, point final. Nez : La fumée de tourbe est dominée par la créosote et une touche salée. J’y trouve aussi une touche d’agrumes, d’huile et du bois carbonisé. Bouche : En bouche, la première impression est dominée par un délicieux sel de mer. J’y trouve aussi quelques volutes de fumée de tourbe, du chêne épicé, de la vanille, des agrumes et des pommes rouges sucrées. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Bunnahabhain Feis Ile 2023 – Canasta Cask Matured

51.2% alc./vol.
Ce whisky a été entièrement vieilli dans des fûts de sherry William et Humbert Canasta, très rares. Ces fûts contenaient autrefois un mélange de sherrys Oloroso (75 %) et Pedro Ximenez (25 %). L’utilisation de ces fûts Canasta pour faire vieillir ce whisky a permis d’obtenir le meilleur des deux mondes, avec des saveurs complexes : le sherry Oloroso est épicé, tandis que le Pedro Ximenez est beaucoup plus sucré.

Patrick 88%
Très bon, un superbe mélange de chaleur et de douceur. Nez : Parfum de xérès crémeux, avec du nougat et du chocolat au lait. Bouche : Juste assez sucré pour demeurer agréable, avec du chocolat au lait et des fraises nappées de vanille et de miel. Finale : D’une belle longueur, tout en douceur.