Douglas Laing Old Particular Laphroaig 15yo

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL13743, Distilled September 2004, Bottled November 2019, 282 Bottles

André 89%
Un Laphroaig discipliné et étonnamment doux au nez, pas aussi médicinal que les distillery bottling. Zeste de citron, poires, ananas, oranges, sel de mer séché au soleil sur des galets, feu de plage, fumée de tourbe phénolique bien distante, belle vanille onctueuse. Bourbon cask all the way. En pregnant le temps de laisser le whisky s’aérer, les notes de tourbe sale se précisent, aspect un peu crasseux et presque d’huile à moteur souillée, ce qui est étrange avec la sensation d’air frais apportée par les fruits tropicaux. La texture en bouche est un peu trop diffuse malgré des saveurs définies. La tourbe est phénolique et crasseuse, cendreuse aussi, salée et fruitée. La pérennité des saveurs est au depart discutable mais si l’on espace les gorgées, on se rend compte que les notes phénoliques remontent au nez après quelques minutes. Plus le whisky respire, plus les notes de tourbe crasseuse prennent de l’ampleur. Longue finale, fumée et tourbée à souhaits nappant les fruits tropicaux.

Patrick 93%
Du Laphroaig à son meilleur, avec tout ce que j’attends de cette distillerie et même plus. J’ai certaines attentes envers Laphroaig, et la complexité n’en fait pas partie… Mais ici, c’est tout de même superbement complexe et équilibré! Nez : De la grosse fumée de tourbe sale typique de Laphroaig, avec du bacon gras, des pommes vertes. Appétissant. Bouche : Oh que c’est du bon jus ça! De la belle fumée de tourbe grasse, du sel de mer, des pommes vertes et de l’orge sucrée. Le tout porté par une texture extraordinairement huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Douglas Laing Old Particular Bowmore 18 ans

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL13709, Distilled December 2001, Bottled December 2019, 339 Bottles.

André 92%
Wow, quel nez! Grosses tranches d’ananas frais, oranges, zeste de citron et une solide livraison de tourbe puissante bien assaisonnée de fruits tropicaux. La bouche est juteuse et pulpeuse, remplie d’ananas baignant dans son jus et de cendre froide. La tourbe est prononcée, phénolique, terreuse et salée mais hyper rafraichissante. Bon retour sur les oranges et la poire à chacune des gorgées, mais la saveur principale demeure l’ananas. La tourbe est définitivement plus prononcée que celle livrée habituellement dans les embouteillages réguliers. Ce qui diffère aussi, c’est le côté fruits rouges qui est absent et donne toute la place à la signature du bourbon cask. Longue finale, tourbée, cendreuse et assaisonnée de fruits tropicaux nageant dans un nuage de phénol. J’ADORE!

Patrick 83%
Un whisky avec un mélange de saveurs vraiment étrange. Sans être mauvais, je ne peux pas dire que j’y prends grand plaisir. Nez : Parfum étrange, avec un mélange d’ananas, de fruits tropicaux et discrète fumée de tourbe. Bouche : Bizarre. Des épices, du bois, du sucre, des fruits tropicaux, du sel et de la fumée de tourbe. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : Toujours marquée par le mélange étrange de fruits tropicaux, d’épices et de fumée de tourbe.

Single Cask Nation Caol Ila 12 ans

59.3% alc./vol.
2nd Fill Bourbon Hogshead Cask #510, Distilled January 2007, Bottled May 2019, 294 Bottles

André 88%
Nez brut, sur la grosse fumée graisseuse, algues mouillées, enbruns maritimes, côté industriel assez présent, gomme de pin, sel de mer. Bouche huileuse et grasse, fumée terreuse, aspect industriel encore une fois, graisse de viande cuite sur des morceaux de charcoal, bonbons mentholés, feu de plage. Dans l’expectative d’une pérennité à la hauteur de la force des saveurs, je reprends une deuxième lapée et attend, puis attend… Déception sur l’aftertaste qui est un peu court. Je ne parle pas de la fumée mais bien de l’ensemble des saveurs. Saveurs de citron et lime, les pommes vertes, le tout saupoudré de poivre moulu. Un Caol Ila un peu brut dans l’approche mais qui respecte la ligne de la distillerie.

Patrick 90%
Un Caol Ila classique, ou plutôt un Islay classique, avec de la belle grosse fumée de tourbe huileuse. Nez : Parfum de fumée de tourbe intense, avec de la suie et du poivre. Bouche : Un beau whisky fumé et huileux à souhait, avec une tonne d’épices et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, épicé, boisée et fumée.

Jim McEwan’s Celtic Heartland Bunnahabhain 34 ans 1973-2008

46.1% alc./vol.
Refill Sherry Cask Matured, Limited edition of 669 bottles

André 88%
Nez très doux et fruité. Fruits tropicaux et jus de poires, ananas, pommes poires, un fond de sherry distant, des oranges confites et une touche de caramel. La bouche est onctueuse, belle texture collante. Ce qui manque rapidement, c’est l’apport de tourbe rappelant le charcoal et le sel de mer puissant qui nappe la salade de fruits tropicaux, composée en bonne partie de poires, d’oranges et d’ananas. En finale de bouche on a droit à une touche de cannelle et qui s’étire sur des vagues iodées, de coconut et des mottes de terre mouillée.

Patrick 93%
Un grandiose whisky qui répond à mes attentes face à un scotch de 34 ans! Riche, complexe, superbement balancé, du plaisir à chaque gorgée. Nez : Du sucre, des prunes, de la cannelle et des fleurs. Appétissant! Bouche : Porté par une superbe texture huileuse, on retrouve des saveurs de prunes, du miel, des oranges, du chêne et une touche de fumée de charbon. Finale : D’une belle longueur, onctueuse, complexe et discrètement sucrée.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Port Ellen 25 ans

40% alc./vol.
Distilled September 1982, Bottled November 2007 from Refill Sherry Butts

André 86%
Tourbe médicinale bien discrète, foin séché, tourbe agricole et animale, jus de citron, céréales séchées. Le nez est plutôt effacé et la tourbe domestiquée après 25 ans dans le fût. Les premières impressions rappellent le fût de bourbon et non de sherry, les fruits rouges étant pratiquement absents. Si la bouche est très feutrée, la bouche développe des saveurs plus prononcées de tourbe terreuse un peu sale, pas au début mais plus lorsque le whisky coule en gorge. De belles notes camphrées et verdâtres émergent lentement après ingestion, notes de vanille, d’eucalyptus, de sel de mer, jus de citron. La texture est plutôt platte et sans trop de consistance, quel dommage. Finale de bonbons casse-grippe eucalyptus et camphre, courte.

Patrick 90%
Je n’ai jamais goûté de Port Ellen qui serait simplement « ordinaire »… Et dire que non seulement cette distillerie fut démolie, mais qu’en plus, Diageo a pris près de 40 ans avant de se dire que ça pourrait être une bonne idée de la reconstruire. J’attends avec impatience le jour où nous pourrons enfin trouver ce nectar à la SAQ du coin à un prix raisonnable! D’ici une petite dizaine d’années? Nez : Le parfum incomparable de Port Ellen, maritime à souhait, avec une fumée de tourbe intense, mais tout de même bien équilibrée et une subtile touche d’agrumes. Bouche : Fumée de tourbe, épices du bois sec et brulé, sel de mer intense, orge discrète et agrumes rafraichissants. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la fumée et surtout par le sel.

Bunnahabhain 11 ans 2007 French Brandy Finish

52.5% alc./vol.
Maturation initiale de 8 et demie et affinage de 2 année et demie en Ex-French Brandy Butts.

André 87%
Noix grillées, raisins secs, pelures de pommes, fruits secs, dattes, oranges et caramel. La bouche est costaude, saveurs de chocolat noir amer fondu nappant des fruits séchés et des raisins secs, des dattes, mélange de gingembre et de cannelle suivie d’une bonne part de caramel fondu. La texture est finement aiguisée et cendreuse, très poivrée aussi. En background, on a encore des souvenirs de tourbe terreuse discrète qui se mélange aux saveurs de fruits diverses. La finale est poivrée et épicée, longue et soutenue.

Patrick 91%
Un superbe Bunnahabhain, avec tout ce qu’on peut attendre d’un « brandy finish ». J’adore, wow ! Nez : Sucré, plein de fruits, avec du chocolat et une touche de sel très subtile. Wow, appétissant ! Bouche : Très sucré, très fruité, avec une bonne dose de chocolat et une touche boisée. Le tout porté par une belle texture huileuse. Bonus, on ne sent pas la force de l’alcool. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chocolat et les fruits.

Lagavulin 11 ans Offerman Edition

46% alc./vol.

André 88%
Quelle belle façon de présenter un whisky si affirmé. Bananes, poires, pommes vertes. Ça sent les bonbons en forme de bananes jaunes presque oranges que l’on retrouve encore dans certaines confiseries. On oscille aussi entre les saveurs de fruits tropicaux, les agrumes, l’ananas, le citron et les saveurs plus maritimes et nordiques avec du sel de mer et des algues marines séchées sur les galets. Un taux d’alcool de cette intensité permet de détecter les nuances de saveurs très facilement et on a aussi réussi à gerder une texture bien huileuse et amoureuse bien agréable duquel s’échappe des notes tourbées médicinales domestiquées. Saveurs primaires de bananes et d’ananas, de sel de mer, d’herbe verte mouillée et de fumée de tourbe. Les notes de sherry nous manquent un peu tout de même. Finale moyenne en longueur, tourbée, phénolique et médicinale mais aussi avec un bon taux de sucre de fruits.

Patrick 89%
Un superbe whisky, comme je m’attendais venant de Lagavulin. Intense et savoureux, il n’a pas la finesse du 16 ans, mais ça demeure très bon. Nez : Fumée de tourbe intense, pleine de suie et avec une touche de sel – le tout fait penser aux cendres fumantes d’un feu de camp sur le bord de la mer. Bouche : Tel que senti au nez, c’est de la belle fumée de tourbe pleine de suie et de sel, avec aussi de belles épices. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée huileuse.

Bowmore Vault Edition Second Release

50.1% alc./vol.

Patrick 91%
Bowmore comme je l’aime, et compte tenu que c’est l’une de mes trois distilleries favorites, ce n’est pas peu dire! Oh que c’est bon! Nez : Un beau parfum maritime, avec du sel et des algues, complété par une touche de bois en train de sécher sur le bord de la plage! Bouche : Le sel de mer de Bowmore à son meilleur, du bois, de l’orge et une belle note de fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, boisée, fumée et salée.

Bruichladdich 16 ans The Bordeaux First Growth Series Cuvée “D” Pessac-Leognan

46% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe whisky, il est dommage que Bruichladdich ne présente plus ce type de scotch! L’ensemble de cette série fut magistral, et cet embouteillage en est un autre bel exemple. Nez : Parfum dominé par des notes de vin agréablement sucré, avec de belles notes de raisins verts et une touche d’orge. Bouche : Toujours le vin sucré et les raisins verts, avec un peu de bois frais et agréablement épicé. Finale : D’une superbe longueur, sucrée et épicée.

Riverstown Bunnahabhain 12 ans Moine Single Cask 1997-2000

54% alc./vol.
259 bouteilles, Cask 5415

Patrick 93%
Un autre embouteillage qui démontre que Bunnahabhain est une distillerie tellement sous-estimée. Wow, un whisky qui m’en a mis vraiment plein la gueule, j’adore! Nez : Une superbe fumée de tourbe enveloppante, avec des agrumes, de la cendre et une touche sucrée. Bouche : Fumée de tourbe intense, avec de la cendre et du poivre, accompagné d’agrumes, de caramel et de vanille. Finale : Interminable, fumée, épicée et subtilement sucrée.

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