House of McCallum Vintage Caol Ila 13 ans

50.5% alc./vol.
Distillé le 6 octobre 2008, embouteillé en septembre 2022 – Graves Cask Finish #31479/31480 – 738 bouteilles. Les Graves sont une région viticole de France qui tire son nom de Gravier, qui signifie Gravel en français. Située dans la région viticole de Bordeaux, sur la rive gauche de la Garonne, la région viticole des Graves est connue pour produire certains des meilleurs vins rouges, blancs et doux de Bordeaux. Curieusement, l’appellation Graves n’est qu’une partie de la grande région des Graves, qui comprend également des appellations de premier plan comme Sauternes et Pessac-Léognan.

André 89%
Nez de tourbe orangée, aspect sale et crasseux, framboises et cerises, sel de mer, poivre. Une impression minérale apparait après quelques minutes et s’accompagne de bacon cramé à poêle. En bouche, le cask finish est bien apparant, de belles notes sucrées embaument les narines en se mélangeant de cette fumée de tourbe aux accens industriels bien prononcés. Superbe en bouche, la texture est délectable, grasse et moelleuse. La fumée de tourbe a revêti un beau manteau sucré et les notes de camphre émergent langoureusement sur la langue. Mélange de framboises, cerises et oranges, bouche à la fois crasseuse et minérale. Longue finale tourbée et poivrée, invoquant la couleur rouge.

Patrick 90%
Un scotch bâti avec brio, dont j’apprécie chaque goutte. Le fait que les saveurs semblent évoluer au fil de la dégustation contribue grandement à me le faire aimer. Nez : La délicieuse fumée de tourbe « propre » de Caol Ila, avec une discrète note fruitée et fruitée. Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe, mais les petits rouges sont ici un peu moins discrets, sans toutefois tenter de voler la vedette. Avec une discrète pointe salée-sucrée et porté par une belle texture, l’ensemble est très plaisant à boire. Après quelques gorgées, j’ai un peu l’impression de lécher un billot de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 87%
Nez: Une belle tourbe fruitée, pas trop agressive, sel marin et agrumes. Jerky ou bacon, c’est selon. Bouche: Les fruits des champs prennent pied ici d’entrée de jeu. Le sel et la tourbe arrivent rapidement pour calmer le jeu. Une belle game de sucré-salé se pointe le nez. Finale: Bien épicée, notes de poivre et de bois, sans oublier la tourbe et bien sûr les petits fruits qui nous font perdre un peu les pédales. Équilibre: Un solide dram tourbé. On aime ou on aime pas, mais en tout cas, moi j’aime bien…

Kim 85%
Nez : Kiwi, pêche, gomme balloune, vernis, la tourbe est quand même plutôt subtile pour un Caol Ila. Bouche : Orange amère, biscuits aux figues, cendres froides, et encore de la gomme balloune.

Port Charlotte SC:01 2012

55.2%
 alc./vol.
Whisky fortement tourbé de 9 ans d’âge, issu de sa série Cask Exploration. L’orge, à 40 ppm de phénols, est maltée avec de la tourbe de Caithness plutôt que d’Islay. Assemblage de trois lots différents : 16 fûts de sherry ainsi que des fûts de whisky américain de premier et de second remplissage. Tous ces fûts ont ensuite été transposés dans des fûts de Sauternes (chêne français). La récolte 2011 a été produite par sept de leurs partenaires agricoles, tous situés à moins de 16 kilomètres de la distillerie. Pour la première fois dans cette série, cette cuvée est composée à 100 % d’orge cultivée sur l’île d’Islay.

André 89%
Un chariot de pâtisseries sortant du four à côté du kiln sur Islay. Pâtisseries au babeurre, compote de poires, ananas grillés sur le feu de camp, abricots, tourbe organique grasse et terreuse, cendre froide. La bouche est onctueuse, remplie de fruits tropicaux à chair, un peu de zeste de citron et de cendre, fond terreux se mariant à la fumée de tourbe organique, pâtisseries au beurre et confiture d’abricots, sel de mer sur pierres séchées brûlées par le soleil. Finale mêlant le chocolat noir amer et le poivre moulu, retour sur un mélange poire-ananas et abricots.

Patrick 92%
Mes attentes étaient élevées et elles sont satisfaites! Port Charlotte et Sauternes, un mélange gagnant! Nez : De la délicieuse fumée de tourbe agrémentée d’une touche de sucre et de raisin vert. Bouche : Wow, délicieux, de la fumée de tourbe intense, avec du chêne du sucre, des raisins et de belles sources chaleureuses. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et épicée!

Martin 92%
Nez: Tourbe terreuse, cuir brun, agrumes confits et un filet d’huile d’olive. Bouche: Onctueux à souhait, sur la résine, le café torréfié, les épices chaudes et la réglisse. Plus on le déguste, plus chaque gorgée révèle une complexité plus savoureuse. Cendre chaude. Finale: Longue, fumée sèche, légèrement saline, accompagnée d’une amertume chocolatée subtile. Équilibre: Brut, vigoureux et nuancé, ce dram marie la puissance de la tourbe à une élégance profonde – un Port Charlotte exceptionnel.

Mac-Talla Mara Cask Strength

58.2% alc./vol.

André 89%
Nez étonnamment doux pour un taux d’alcool si puissant. Zeste de citron, sel de mer, belle tourbe huileuse, fruits tropicaux à chair, pommes vertes, sirop de poires… semblable à l’édition Terra mais avec un nez plus homogène disons. Esprit maritime au menu! La bouche est médicinale, citronnée, minérale et tropicale. À la seconde gorgée, j’ai une sensation mentholée puissante et des notes maritimes encore plus définies. L’alcool est plus ressenti en finale de bouche, plus franche et médicinale, herbacée également mais du style fines herbes à cuisiner. On se doute bien que c’est du Caol Ila car avec la quantité phénoménale de whisky qu’Ils produisent et la facilité de se procurer de leurs fûts… mais au final, ce whisky ne reflète pas nécessairement la ligne habituelle de la distillerie.

Patrick 90%
J’adore! Un beau whisky intense, Mac-Talla est définitivement l’une de mes belles découvertes de la dernière année. Nez : Un succulent parfum avec une bonne dose de sel, de la fumée de tourbe relativement délicate et une touche d’orge sucrée. Rudement efficace ! Bouche : La fumée de tourbe est ici plus agressive, avec une bonne quantité de sel, avec une discrète note sucrée. Porté par une belle texture, d’une rare intensité et savoureuse. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et savoureuse.

Martin 90%
Nez: Oh! Pâte d’amandes, fruits frais, sucre blanc. Vanille et biscuits, avec une touche végétale et poivrée. J’ai de la difficulté à discerner la tourbe, mais jusqu’ici le voyage est excitant. Bouche: La vague de tourbe tant attendue se présente, mais avec une timidité qui laisse place au chocolat, aux fruits rouges, aux agrumes, au bois cendreux et à la vanille. C’est délicat et c’est bon! Finale: Chaude et longue, sel de mer, chêne, vanille, tourbe huileuse et cassonade. Équilibre: Un bien beau trip, de belles notes qu’on ne voit pas souvent dans le portrait, un dram à savourer tranquillement.

Lagavulin 12 ans Special Release 2022 – The Flames of the Phoenix

57.3% alc./vol.
Refill American Oak et Virgin Oak Casks.

André 85%
Notes médicinales en entre de jeu, puis un peu peu crasseuses par la suite. Fruits de mer, sel de mer, gingembre, poivre, vanille et citron. La bouche affiche de fortes notes minérales, l’ensemble st astrigent, poivrée, fumée et industrielle du type Caol Ila. Aspect boisé bien ressenti sur fond phénolique. Belle texture grasse et huileuse. À l’ingestion, notes herbacées et verdâtres, poires, citron, sel et poivre, vanille. Finale maritime et fumée, bois sec, poivre et caramel éventé. Un peu quelconque comme présentation, notes de bois encore verdâtres et de la cendre trop présentes.

Patrick 85%
Les Lagavulin 12 ans sont toujours superbes, mais rien pour expliquer pourquoi celui-ci était 50% plus cher que l’édition précédente…  Mis à part l’avarice de Diageo!  Nez : Un beau parfum avec des agrumes fumés, une touche de vanille et du sel discret. Bouche : Du bois sec, des sources, du sel intense, de l’huile et une grosse dose de fumée enveloppant le tout. Finale : D’une belle longueur, huileuse, épicée et fumée. 

Old Particular Big Peat 15 ans Single Cask Refill Sherry Butt #DL15586

48.4% alc./vol.
Distillé en octobre 2006, embouteillé en février 2022 – 687 bouteilles. Refill Sherry Butt #DL15586. Fût unique provenant d’une distillerie d’Islay dont le nom n’est pas dévoilé, mais il y a fort à parier qu’il s’agit d’une distillerie qui contribue au blended malt de Big Peat. Il a été tiré d’un fût de sherry de second remplissage, vieilli pendant 15 ans, puis mis en bouteille à un taux de 48,4 %, sans ajout de colorant et sans filtration à froid.

André 87%
Au départ, j’avais de bonnes notes off-key alors j’ai laissé respirer une bonne demi-heure et ça s’est amélioré. Approche maritime et minérale, citron et crème fouettée à la vanille, cendre froide, belle sensation huileuse. La bouche est hyper crémeuse et huileuse, cendrée et tourbée, parfumée de sel de mer et d’huile un peu crasseuse, citron et poires, céréales séchées et fumées appuyées de notes de framboises distantes sous un ciel de minéralité. Sensation de poussière de pierre, purée de bananes. Finale camphrée et cendreuse, minérale et maritime, souple et huileuse, pastilles casse-grippe au citron. Mon cœur penche pour un Laphroaig?

Patrick 93%
Intense et savoureux « au boutte », avec une complexité digne des meilleurs scotchs. Je comprends pourquoi on a mis ce fût de côté! Nez : De la viande fumée cuite au BBQ, avec des céréales sucrées et de l’espresso.  Bouche: Du gros sel, de la grosse fumée, de l’huile, de la viande, du café noir et un peu de céréales sucrées. Après quelques gorgées, j’y retrouve aussi de discrets petits fruits. Finale: D’une belle longueur, fumée et salée. 

Old Particular Caol Ila 12 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en août 2009, embouteillé en février 2022 – 306 bouteilles – Cask DL15589

Patrick 90%
Un superbe Islay, du Caol Ila à son meilleur, me faisant penser à un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig.  Nez : Un beau parfum de sel, de fumée de tourbe, de charbon et de suie. Alléchant ! Bouche : Du sel intense, du charbon, de la cendre, de l’huile, du chêne épicé et du steak cramé sur le BBQ (certains diront « bien cuit »). Finale: D’une longueur moyenne, avec du sel, de la fumée, du pain brûlé.

Kilchoman Machir Bay 2021

46%
 alc./vol.

Patrick 90%
J’adore Machir Bay, et la version 2021 ne fait pas exception. Nez : Superbe parfum de fumée de tourbe sucrée et fruitée, avec des oranges bien mûres, de la confiture aux fruits des champs et une petite note boisée. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois carbonisé, de la confiture de fraises et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et discrètement fruitée.

Lagavulin 12 ans Special Release 2023 – The Ink of Legends

56.4% alc./vol.
Âgé en ex-fûts de tequila Don Julio Añejo

André 87%
Nez plutôt réservé pour ce classique d’Islay, festif et tropical sur fond de tourbe végétale distinctive. Viande fumée cuite sur le bbq nappée de poivre concassé, terre mouillée, odeurs qui inspirent le végétal, sel de mer, agave, zeste de citron, bananes vertes, sucre des bonbons en gelée et bois calciné. Superbe texture, souple et moelleuse, intégrant agréablement bien le bon taux d’alcool, celle-ci demeure tout de même punchée, affichant beaucoup de poivre et d’éléments rappelant le végétal; citron, herbe verte fraichement coupée, eucalyptus, poivre broyé, tourbe verte, ananas et bananes vertes, chocolat noir et bois calciné. Longue finale, fumée et axées sur le bois vert et le charcoal, à la fois végétal et animal comme rendu.

Patrick 92%
J’ai toujours été fan de l’édition annuelle de 12 ans cask strength de Lagavulin, et je suis très heureux qu’ils aient osés challenger le statut quo en utilisant une finition originale. Je pense d’ailleurs m’en acheter une deuxième bouteille, ce que je fais rarement. Nez: La délicieuse fumée de tourbe de Lagavulin se marie admirablement bien avec les herbes de la tequila, du sucre et du sel, des prunes mûres et sucrées ainsi qu’une touche d’agrumes. Bouche : L’incomparable fumée de tourbe de Lagavulin, les herbes de la tequila, du gros sel de mer, des agrumes, beaucoup d’épices. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : D’une belle longueur et d’une belle intensité, avec de la fumée et les herbes de la tequila.

Kim 88%
Un classique de mes débuts comme fan de whisky. Comme j’aimais empester le Bal du lézard (où le Laga était offert à prix d’ami) avec l’odeur de tourbe qui émanait de mon verre. Bien hâte de découvrir cette version spéciale.
Nez : ah, ce classique bacon au créosote qui assaille d’emblée mes narines! Outre me rappeler mes expériences de fumoir un peu ratées, il a aussi un côté très médicinal, de vieille trousse de premiers soins. Et c’est ce qui fait son charme… quand on aime!
Bouche : miel épicé un peu rugueux, une légère amertume rappelant des légumes verts comme des rapinis poêlés, clémentines grillées presque brûlées (oui, je sais, c’est un peu beaucoup précis). Finale longue et juteuse qui donne envie d’y revenir.

Duncan Taylor Single Cask Laphroaig 10 ans

54.2% alc./vol.
Cask 56396, Distilled 09/2011, Bottled 12/2021, Bottle #241 of 249.

André 92%
Un Laphroaig 10 ans en version cask strength avec cette douceur en bouche, c’est assez hallucinant. Le nez livre tout un amalgame de flaveurs qui challengent beaucoup à la dégustation; vanille fumée, camphre et éléments médicinaux, zeste de citron, iode, sous une toile minérale et maritime. La texture en bouche est wow, hyper douce et atténuant le degré d’alcool. Ça se boit comme de l’eau (ou presque). La bouche est plus verdâtre; tourbe végétale, fenouil et salicorne, huile à moteur souillée, miel, sorbet au citron, oranges, sel de mer. Le fond comprend bien l’adn de la distillerie mais des nuances de saveurs sortent de la ligne directrice habituelle de la distillerie. Étonannt comment la bouche développe des éléments crasseux aux fils des gorgées tout en gardant une texture et une sensation clean. La finale est maritime et tropicale à la fois, sur le zeste de citron, le sel de mer et la camphre aux accents verdâtres. Seul point négatif, les 340$ demandés, sorry mais un moment donné faut pas rire du monde.

Patrick 84%
Un très bon whisky, mais dont la texture laisse un peu à désirer et dont la finale est un peu décevante pour un tel whisky. Nez : Un intriguant parfum de fumée de tourbe et de pommes vertes avec du chêne brûlé. Bouche: De la fumée de tourbe intense, une pincée de sel, des fruits du verger encore verts et du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, un peu boisée.

The Red Cask Co – Caol Ila 11 ans

58.2% alc./vol.
Distillé 17.10.2010, embouteillé en 2022 – Partiellement âgé dans le fût de xérès Oloroso #319104

Patrick 92%
C’est mon premier Red Cask, et je dois admettre être impressionné. Riche, intense, bien équilibré et délicieux, avec tout ce que j’adore dans le scotch en général. Nez : De la fumée de tourbe cendreuse, avec une pointe de xérès et un peu de bois. Bouche : Ici, le xérès fruité est plus présent, se mariant admirablement avec de la fumée de tourbe épicée, une goutte de caramel et de la vanille très discrète. Finale: D’une belle longueur, fumée et un peu fruitée.