Kilchoman Loch Gorm 2021

46% alc./vol.
L’édition 2021 d’une cuvaison de 24 fûts de xérès oloroso remplis en 2011 et 2012. Ces fûts de sherry de 500 litres proviennent de la Bodega Miguel Martin en Espagne et sont remplis d’alcool Kilchoman tourbé à 50 ppm. Édition de 17000 bouteilles.

André 88%
Comme ‘’Electric Ladyland’’ est un classique d’Hendrix, le Loch Gorm est l’équivalent du whisky pour Kilchoman. Nez envoûtant de fumée de tourbe parfumée de fruits rouges séchés, gâteau aux fruits, de caramel, de sel de mer, raisins secs et oranges sur un tapis terreux. Bouche de chocolat noir dans lequel on a trempé des fruits séchés, de cerises bien mûres, raisins secs et prunes, oranges et cassonade. Les épices prennent l’avant-scène en finale de bouche, plus pointue et relevée (pour un 46% d’alcool). La finale est fumée, salée et chocolatée, succulente.

Martin 91%
Nez: Ooh, le xérès poussiéreux éclipse presque la tourbe de la distillerie. Tabac à pipe, dattes et raisins. Une tourbe bien viandeuse enrobe le tout. Le nirvana. Bouche: Raisins secs, huile, poivre noir, cannelle et muscade. Tourbe assez verte et terreuse, sel marin, touche de vanille. Finale: Douce et longue, un doux voyage, bois, vanille, tourbe, raisins. Équilibre: Un superbe embouteillage, les Loch Gorm ont toujours été mes favoris. Une valeur sûre, chère, mais sûre.

SMWS 53.456 Caol Ila 9 ans

57.9% alc./vol.
« Pouding chômeur at the shack » – Distilled 03/04/2014, from First Fill American Oak Oloroso Sherry Hogshead, 270 bottles.

André 83%
Nez de sirop d’érable et de miel, bois de chêne séché bien en évidence, fumée de tourbe un peu bizarre, goudronnée peut-être sous un ciel pâteux et licoreux. La texture en bouche est gourmande, huileuse et bien charnue. Je suis ambigu sur le First Fill Sherry cask que je trouve relativement discret. Bacon cuit dans le sirop d’érable, petits fruits sauvages, tar, iode, poivre. L’aspect de tourbe industrielle n’est pas très présente ici. La finale est incroyablement douce. Il y a une note bizarre de pickel qui apparait furtivement en rétro-olfaction mais on est plus sur la tourbe terreuse, saline et mielleuse pour les notes de la conclusion. Définitivement, le sherry cask ne fait pas le poids versus les 6 années passées en bourbon barrel.

Patrick 93%
Mathieu a bien fait sa job, il a choisi un rudement bon whisky ! Délicieux, complexe hier bâti, bref tout ce que je recherche dans un scotch. Nez : Un délicieux parfum de bacon trempé dans le sirop d’érable, avec de petits fruits rouges, avec du bois brûlé et une touche de vanille. Alléchant! Bouche : Intense, savoureux et porté par une superbe texture. J’y retrouve toujours le bacon trempé dans sirop d’érable et les petits fruits rouges, un trait de vanille mais aussi une belle fumée de tourbe aromatique. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 86%
Nez: Tourbe huileuse et miel dilué, bois sec, grain acéré. Bouche: Caramel salé et pierre lavée. La tourbe y est, la texture y est. Cendreux et liquoreux. Proscuitto et érable. Finale: Chaude et boisée, poivrée et tourbée. Fruits des champs et touche de vanille. Équilibre: Un dram fort, fumé et salin. Un bon caractère. Bien complexe, mais bien dispendieux aussi.

Kim 85%
Nez : plutôt hermétique, il prend quelques minutes à s’ouvrir, pour révéler tout d’abord de la sciure de bois, puis du zeste d’agrumes grillés et de la confiture de framboise.
Bouche : grains de café et chocolat noir, c’est décidément la torréfaction qui ouvre le bal. Les baies rouges compotées prennent la relève : framboises, fraises, canneberges.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Caol Ila 2008

55.6% alc./vol.
Batch 22/146, bottled 03/08/2022 from First Fill Sherry Cask #312051, 637 bottles.

André 89%
Wow! Quel nez gourmand, très bold et compact. Raisins secs et cerises, aspect terreux comme dans les warehouse humide, prunes et oranges, fumée crasseuse et industrielle, sensation cendreuse qui s’affichera en bouche plus fermement. La bouche est solide… intense comme rendu, très visqueux et gras donnant une belle plateforme aux saveurs et à l’intensité dont la distillerie peut faire preuve. Petits fruits sauvages, prunes, raisins, chocolat et oranges, cerises noires, suie sur le tuyau de cheminée et iode soutenu, gras de viande cuite sur la broche qui coule sur les brûleurs. Les fruits se développent de façon admirable en bouche et les notes tourbées filtrent aisément ce rideau fruité presque opaque. L’alcool est presque discret également en bouche. Finale minérale et poivrée, soutenue sur l’apport de fruits rouges et de notes tourbées.

Patrick 91%
Ça, c’est du beau gros whisky comme j’aime ! Gordon & MacPhail et Caol Ila, une combinaison gagnante ! Nez : Le parfum que j’attendais/espérais, avec de la fumée de tourbe, du sucre, des fruits rouges et de la charcuterie. Bouche : Dès les premières gouttes, j’y retrouve la fumée de tourbe et les fruits rouges du xérès, mais aussi du sucre, du chocolat au lait, de la vanille et du chêne brûlé. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée, épicée et avec une belle touche de chocolat au lait.

Martin 89%
Nez: Caramel épais, raisins, sherry goulu. Cuir, légère boucane et touche mielleuse. Bouche: Raisin, xérès, caramel et chocolat au lait, chocolat blanc et poivre rose. Texture grasse et opulente. Finale: Poivre, bois, fruits et vin. Épices et cuir, sur une bonne longueur. Équilibre: Un excellent dram, un splendide exemple d’un embouteilleur indépendant qui sait ce qu’il fait.

Kim 93%
Nez : puissant, légèrement chimique et salin, poires vertes, pamplemousse.
Bouche : complexe et puissant, ananas, dulce de leche, la tourbe est presque masquée mais se révèle comme une trame conductrice aux saveurs sucrées.

Murray McDavid Benchmark Caol Ila 8 ans Pauillac Wine Cask Finish

50% alc./vol.
Distilled 2014, Bottled 2022, 1399 bottles. Murray McDavid fût fondée en 1994 par Mark Reynier (actuel PDG de Waterford et Renegade), Simon Coughlin et Gordon Wright (Springbank Distillery), Murray McDavid s’est rapidement fait un nom grâce à sa maturation en fûts exquis. L’équipe est également connue pour avoir repris et « sauvé » la distillerie Bruichladdich. Ce Caol Ila, distillé en 2014 et fini en barriques de chêne français qui ont précédemment détenu du vin rouge français de Pomerol pendant deux ans et demi.

André 85%
Nez au départ bizarre avec une odeur de fromage vieilli qui se dissipe après uelques minutes. Tourbe crasseuse, mélange de citron et de fruits secs, oranges, prunes et sel de mer. Le cask finish est passablement ressenti en bouche, c’est à la fois funky et bien rendu comme agencement. Fruits sauvages séchés, mélange de citron et d’iode, fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, une touche minérale accompagne les effets du wine cask. La texture est moelleuse et sucrée, très agréable. La finale est un peu courte pour un whisky si tourbé, les notes de fruits rouges demeurent pratiquement plus longtemps que celles de tourbe.

Patrick 85%
Un beau whisky savoureux, mais qui manque un peu de profondeur et dont la finale est trop courte. Nez : De la belle fumée de tourbe, avec des notes sucrées et fruitées. Bouche : Fumée de tourbe poivrée, un peu de petits fruits rouge et du chêne épicé. Finale : Plutôt courte, fumée et épicée.

Martin 85%
Nez: Tourbe herbeuse et lointaine, cendre, céréales et pointe huileuse et vineuse. Bouche: Miel, bois et fruits rouges. On tombe dans le poivre noir et la cannelle. Finale: Longue et chaude, bien dosée avec une texture agréable. Équilibre: Un dram fort étonnant et plaisant à déguster, fumée et degré d’alcool rehaussent l’expérience.

Kim 90%
Nez : tourbe, fumée froide, zeste de lime, j’aurais envie de faire un accord avec une key lime pie, une pointe d’asperge bien fraîche.
Bouche : la tourbe s’impose, mais aussi un beau fumé de bacon. Le fut de Pauillac, un vin de Bordeaux, amène un côté tannique, qui assèche la bouche, ainsi que des notes de torréfaction (chocolat noir, café moka). Vraiment agréable!

Duncan Taylor Octave Caol Ila 15 ans 2008

52.1% alc./vol.
Distillé en 2008, embouteillé en 2023, 90 bouteilles, cask #4036549

Patrick 77%
Je ne suis pas fan des whiskys overpriced de cette ligne de whiskys, et cet embouteillage, dont la balance est quasi-catastrophique (bref, à l’inverse des notes de dégustation du producteur), ne fait que confirmer mon opinion. Bref, les trop petits fûts (Octaves), c’est une façon coûteuse de ruiner un bon whisky. Nez: L’arôme du whisky est relativement léger, avec du xérès terreux, pâtes aux champignons, de la fumée avec une touche médicinale et une discrète note d’agrumes. Bouche : D’abord le gingembre, puis du chêne grossier recouvert de gros sel. J’ai aussi l’impression d’un dessert au vin blanc passé date, et de saumon plus trop frais… Finale : D’une longueur moyenne, et sans grande balance.

Kilchoman 100% Islay 13th Edition 2023

50% alc./vol.
La 13e édition 100% Islay a été distillée à partir d’orge de type Publican cultivée à la ferme de Kilchoman en 2012, 2013 et 2014, elle a ensuite été vieillie pendant un minimum de 8 ans avant que 44 fûts de bourbon ne soient sélectionnés pour la sortie des bouteilles de cette année. Les 13,000 bouteilles sont titrées à 20ppm.

André 84%
Nez très doux offrant une texture huileuse, de belles notes de fruits tropicaux et de pommes vertes, une discrète tourbe végétale, de belles notes de citron et de poivre vert. La bouche inspire du citron maritime, de l’iode, un soupçon de caramel, de la cendre froide et des céréales séchées nappées de miel. Malheureusement la texture laisse à désirer (ce qui déçoit avec le nez huileux annoncé), c’est plutôt dilué comme rendu en bouche. L’aspect cendreux s’accroche en finale de bouche et laisse une sensation bizarre sur les dents presque à se confondre avec un sentiment minéral et de charcoal crasseux.

Patrick 90%
Un autre superbe Kilchoman qui m’offre exactement ce que je recherche à la base dans un scotch d’Islay. Nez: De la belle fumée de tourbe fraîche et enveloppante, avec une touche d’agrumes. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée de tourbe est intense et marquée par la cendre, avec quelques gouttes d’agrumes sucrés et une discrète note de vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et la cendre, avec une agréable note de fraîcheur.

Martin 87%
Nez: Tourbe douce et fruitée, mais plutôt timide. Petites notes d’embruns, de fleurs et de raisins verts. Bouche: Tourbe sucrée, orange, épices et cendre. La texture est plus ou moins au rendez-vous. Finale: Bien poivrée et boisée, chaude et longue. Sur des notes de fumée intense et de fruit-o-long géant. Équilibre: Si ce n’était de sa texture décevante, l’intensité des saveurs aurait sûrement propulsé ce dram au-dessus de 90.

Kim 77%
Nez : Sucre blanc, sirop simple, saveur de raisin chimique qui m’évoque de jeunes whisky pas très bons.
Bouche: Aurais-je mélangé mes échantillons? Ça goûte le jeune whisky pas prêt. Un peu de bois vert, encore le sirop simple, mais plutôt décevant.

Bunnhabhain Moine 2008 French Oak Hogshead Finish – Feis Ile 2019

57.4% alc./vol.
Bottle # 516 of 1872 bottles.

André 88%
Belle force cachée au nez, fumée à l’abricot et à l’ananas, fumée cendreuse et sale, sensation maritime, salée et très aérienne avec une touche minérale. Bouche parfumée à la fumée de tourbe terreuse, citron poivré, bois de chêne toasté, noix cuitea au four, caramel, abricot et zeste citron. La texture aide à supporter l’alcool qui demeure relativement discret mis à part un feeling cendreux spécial laissé en toute finale de bouche. Finale malpropre et cendreuse, citron et ananas, le tout boisé à souhait.

Ardbeg Heavy Vapours Committee Release 2023

50.2% alc./vol.

André 87%
Toute compagnies confondues, un super bon single malt, mais venant d’Ardbeg… une édition juste correcte. Nez de tarte au citron, crème à la vanille, crème brûlée, terre humide. Demeure très clean comme approche. La bouche évoque le bord de mer et le feu de plage lointain, les agrumes, la tarte au citron et la vanille onctueuse, miel, auquel s’ajoute une pincée de poivre, d’anis et de menthe herbacée. Encore une fois très clean en bouche, très loin de la tourbe crasseuse habituelle. Finale de longueur impressionnante, mentholée et citronnée, maritime sans trop de phénols.

Patrick 86%
Tout comme pour la version « plébéienne » de ce whisky, quoique très bon, ce n’est pas un scotch qui passera à l’histoire. C’est d’ailleurs mauvais signe quand certains liquor stores hors Québec les offrent sans limites d’achat… (mais au Québec, cette bouteille est disponible uniquement par importation privée ou loterie…) Nez: Fumée de tourbe fraîche et huileuse, avec un peu de charbon et une discrète touche de menthol. Bouche : Ma première impression est que je viens d’avaler une gorgée d’eau de mer fumée et huileuse. Plus, j’y trouve aussi les épices du bois sec et, contrebalançant la chaleur du bois, une touche de fraîcheur mentholée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, salée et boisée.

Martin 87%
Nez: Fumée épaisse, goudron, cuir et une pointe médicinale, avec des notes de chocolat noir et d’agrumes confits. Bouche: Grasse et charpentée, sur la suie, la réglisse, le café torréfié et une touche d’anis, avec un côté légèrement huileux. Finale: Longue et persistante, marquée par les cendres, l’iode et une amertume réglissée. Équilibre: Une version sombre et plus brute qu’à l’habitude, qui met en avant la lourdeur du distillat sans perdre la cohérence habituelle de la distillerie. C’est pas pour tous.

Kim 90%
Nez : Bouillon de poulet en poudre, fromage tortillon salé, pomme granny smith, olives vertes. Ça n’en a pas l’air, mais c’est plaisant à humer. Bouche : Impression de lécher l’intérieur de mon fumoir, bacon à l’érable, encore le petit côté vert, zeste de citron. L’alcool apporte une richesse… ou c’est moi qui aime les cask strength.

Ardbeg Anthology: The Harpy’s Tale 13 ans

46% alc./vol.
Premier opus de la Ardbeg Anthology collection, maturation en Ex-Bourbon & Ex-Sauternes Casks.

André 89%
Superbe nez, équilibré et doux. Zeste de citron, purée de bananes et une tonne de fruits tropicaux, mangue, melon au miel, oranges et une fumée de tourbe distinguée, maritime et minérale. En bouche la tourbe est plus herbacée et verdâtre, plus épicée aussi. Mélange très diversifié de saveurs; herbes diverses de style origan et herbes italiennes, zeste de citron, agrumes, mangue, oranges, melon au miel et chocolat blanc. La texture offre un fond plutôt riche et presque licoreux puis s’affuble d’un manteau d’épices appréciable. Très soutenu pour un whisky à 46%. La finale est plus crasseuse sur la tourbe, tropicale et fraiche, un peu parfumée d’eucalyptus, j’adore la rétro-olfaction zesty et citronnée ainsi que la longueur appréciable en bouche. Pas les Ardbeg en coup de poing du style Corryvreckan et Uigeadail, plus posé peut-être sans être nécessairement plus raffiné et complexe.

Patrick 90%
Un beau gros whisky complexe et savoureux, porté par une belle texture. Bon, 275$ (ou plus) pour un whisky de 13 ans, je ne peux pas me dire impressionné par le rapport qualité-prix. Nez: La délicieuse fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, huileuse, avec quelques agrumes et une touche de crème brûlée. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, on retrouve toujours au premier plan la fumée de tourbe maritime d’Ardbeg, du chêne et de discrets fruits tropicaux. Finale: D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel et de l’huile.

Martin 91.5%
Nez: Tourbe subtile, accents terreux et caoutchouteux. Citron, pierre lavée, oranges timides et fruits tropicaux. À l’aveugle j’aurais juré un Bowmore d’antan. Miam miam miam. Bouche: La tourbe ici est plus verte, plus végétale. Sel marin, agrumes, cendre, chêne, cannelle avec une touche de cacao. Un délice subtil. Finale: La fumée nous emporte dans un tourbillon de cendre, de vanille, d’agrumes et de sel. Équilibre: Effectivement très équilibré, un vent de fraîcheur dans ce nouvel univers de whiskys assemblés à la va-vite sans mention d’âge. Complexité et douceur incarnées.

Kim 88%
Humer ce whisky, c’est me projeter enfant, à errer entre les piles de pneus neufs du Canadian Tire. Viennent ensuite des baies rouges et des souvenirs, plus matures ceux-ci, de mezcal bien rustique. Au goût, j’ai un mélange d’épices rappelant le ras-el-hanout, puis arrivent des cerises noires, des tranches d’oranges caramélisées et du miel presque brûlé. J’ai l’impression d’assister à une valse de saveurs qui s’accordent et se complimentent les unes les autres.

Ardbeg Anamorphic

48.2% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon cask ayant eu un bousinage de type « high mocha ».

André 72%
Très douce tourbe chocolatée au nez, zeste de citron, herbe verte et épices à chili, poivre concassé. En respirant, le tout est remplacé par des notes de légumes verdâtres bizarre et de caoutchouc brûlé. La bouche est épurée et diluée, grandement influencée par des notes de plastic chinois cheap brûlé et d’éléments verdatres bizarre mélangé de gras de bacon cramé sur le bbq, de vanille et de chocolat. Plus j’enligne les gorgées, plus c’est bizarre. La texture est moche et sans vie. La finale est remplie de plastique et de fumée phénolique retenue. Déception et mauvais amalgame de saveurs, texture très ordinaire. Ça me laisse plus Amorphe qu’Anamorphic. Heureux de ne pas avoir payé pour une bouteille.

Patrick 65%
Quelle déception ! Du vrai vol que ce whisky! Un whisky que je trouve plus infect de gorgée en gorgée. Moi qui est autrement fan d’Ardbeg, je n’en revient pas d’avoir payé plus de 200$ pour ça.  Les gens d’Ardbeg tiennent leurs fans pour acquis et ça paraît, car une compagnie qui respecte ses clients n’aurait jamais osé vendre ce produit sous son propre nom.  Nez : Un parfum marqué par des notes de caoutchouc brûlé, de fumée de tourbe chimique, de l’anis, des artichauts et  un soupçon de vanille. L’ensemble m’a fait dire « oh oh.. »  Bouche : La fumée de tourbe saline est ruinée par le caoutchouc brûlé et les artichauts. Les piments épicés ne contribuent guère à réchapper l’ensemble. OMG. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par des notes de produits chimiques impropres à la consommation humaine.

Martin 79%
Nez: Tourbe végétale, chocolat noir fondu, café torréfié, fruits secs. Un accent presque umami, mêlant sauce barbecue et cuir. Bouche: Peu grasse et peu dense, oscillant entre la fumée de feu de camp, la réglisse noire et un certain sucre boisé. Notes de moka, terre humide, bacon fumé et clou de girofle. Finale: Persistante, fumée et épicée, avec une impression de cacao amer et de braise éteinte. Équilibre: Inhabituel, mais cohérent, belle dichotomie. Ce whisky bouscule les repères d’Ardbeg sans les trahir, offrant une variation surprenante qui plaira aux curieux plus qu’aux puristes. Un tour de force… ou un trompe-l’œil?

Kim 68%
Poivrons vert, goudron de houille, savon noir et notes salinent rivalisent pour l’attention de mes récepteurs olfactifs. Ouf, une cavalcade de saveurs en bouche. Tentons de les décortiquer : première vague sucrée sur le bout de la langue, rapidement chassée par la puissance de l’alcool qui, malheureusement, envahit un peu trop. Restent des notes de torréfaction et de noix rancies. Sans être abominable, il n’est pas très agréable non plus.