Old Pulteney 35 ans

42.5% alc./vol.

André 85.5%
Fruits tropicaux (agrumes, poires poêlées, nectarines) assaisonnés d’une bonne rasade de miel et de vanille duquel se soulève un filin de sel et des odeurs de gâteau aux épices. Nez facile d’approche et bien ficelé. En bouche, c’est la débandade totale, le whisky est fluide comme de l’eau, passager presque sans attrait. Bien qu’il nous livre un savoureux bouquet d’orange et d’agrumes, de céréales miel et noix nappés de vanille fraiche. Mais la texture… vraiment molle et sans vie. Les épices gagnent en force en finale qui s’appuient également sur les notes de bois sec que même la vanille ne parvient à adoucir et équilibrer correctement. Pour le prix et son âge vénérable, je m’attendais à une longue et passionnante histoire parsemée d’acteurs aux rôles définis et au grand savoir-faire.

Patrick 82%
Un bon dram rafraichissant que j’aimerais boire assis sur une plage d’Écosse. Bémol majeur, on jurerait avoir plutôt affaire à un whisky d’au plus une douzaine d’années. Nez : Miel floral et salin. Après quelques instants, des notes sucrées de gâteau aux fruits apparaissent. Bouche : L’arrivée en bouche est légèrement salée, avec de belles épices et une pointe de chêne. Ensuite, de puissantes notes d’agrumes viennent adoucir l’ensemble. Finale : Fraiche et d’une bonne longueur.

Glenmorangie Taghta

46% alc./vol.

André 85%
Chocolat au lait et caramel, miel et noix, avec une texture de beurre crémeux au nez. La bouche est huileuse et chocolatée, butterscotch ou toffee, fruits secs et miel, caramel un peu salé et oranges confites. J’adore la texture qui me rappelle le Glenmorangie Signet, surtout avec ses saveurs chocolatées. Belles épices en finale de bouche s’agrémentant de poivre. Agréable séquence des éléments plus doux avant de passer aux saveurs plus soutenues d’épices et de poivre. La finale s’essouffle malheureusement trop rapidement, surfant entre la douceur soyeuse du chocolat, du miel et du caramel et les épices un peu plus relevées. Nez prometteur, bouche qui livre la marchandise mais finale qui tombe à plat. Coït interrompu.

Patrick 85%
Un digne représentant de la maison Glenmorangie, mais j’ai l’impression que le caramel est mal balancé.  Non, pas à la hauteur de mes attentes, qui étaient élevées, je l’admets.  Nez : Nutella et dates, avec une touche d’huile de lin.  L’ensemble est complété par un généreux caramel écossais qui donne au tout un profil plutôt sucré.  Bouche : Texture huileuse, avec de belles notes épicées rappelant le vinaigre balsamique, de l’orange, des fruits mûrs, un peu de chocolat et de caramel et un fond de jambon salé.  Finale : D’une belle longueur, un peu salée.

Martin 87%
Riche et ambré, généreux et sirupeux d’apparence. Nez: Le premier vent qui nous vient est celui d’un malt mielleux classique de Glenmo. Pêches et agrumes. Légèrement terreux. Dattes et chocolat. Bouche: Texture huileuse et assumée. Dattes et raisins. Très sherry, mais en plus terre à terre. Toujours sucré et mielleux. Un peu de chêne vers la fin. Finale: Épicée, boisée et chocolatée. Très intrigante, sur le xérès et un peu de minéralité. Planche de chêne sèche et fruitée. Équilibre: Fort intéressant, un whisky qui sait se démarquer, bien que la plupart des autres embouteillages limités de la distillerie se démarquent davantage.

Douglas Laing Premier Barrel Blair Athol 11 ans

46% alc./vol.
388 bouteilles.

André 77%
Un whisky qui m’a laissé indifférent du début à la fin. Bonbons en gelée, raisins secs, sucre blanc. Bouche fraiche, aérée et diffuse, texture plus qu’ordinaire. Finale courte, saveurs passagères. Pas nécessairement de fausses notes mais en jouant la prudente on termine dans la singularité et le banal…

Patrick 79%
Bien, sans plus.  Le finale est vraiment décevante.  A acheter uniquement si vous avez besoin de la superbe bouteille en céramique come bibelot.   Nez : Caramel et vanille.  Miel subtilement fruité.  Bouche : Comme le nez, mais recouvert de chêne carbonisé et légèrement fumé.  Petit fond de pina colada.  Finale : D’une longueur moyenne présentant un mélange d’épices et surtout de poussière.  Une bonne finale donne le goût de reprendre une gorgée du whisky, mais ici on a plutôt le goût de se rincer la bouche avec de l’eau.

AnCnoc Flaughter

46% alc./vol.

André 88%
Tourbe verte sur un lit de céréales huileuses. La tourbe est fraiche et terreuse, maritime et légèrement salée avec des accents de poissons séchant sur le quai. Les céréales sont encore vertes et humides, le nez est frais et aérien. La bouche quant à elle est légère et savoureusement tourbée, camphrée et médicinal sur fond terreux, à la limite de la moue de café torréfié, duc chocolat noir amer. La texture en bouche laisse par contre à désirer, on dirait que celui-ci a perdu son côté huileux du nez et le whisky est super liquide en bouche sans mouth coating. Finale tourbée, longue et très liquide, influencé par de belles notes médicinales et de fumée de tourbe.

Patrick 91%
Une belle surprise : Un anCnoc très tourbé, délicieux, tout de même relativement complexe et d’une balance parfaite.  J’adore!  Nez : Cendre et pointe de fumée de feu de camp semi-étaient le lendemain matin d’une belle soirée!  Le tout est complété par une touche de chêne et de vanille.  Bouche : Suie et tabac légèrement agressif avec une pointe de cassonade et de fruits des champs (assez subtils, les fruits).  L’ensemble est très poivré.  Finale : Longue, poivrée et fumée.

Martin 90%
Un autre malt d’une pâleur sous le signe de la tourbe. Nez: Tourbe herbeuse et fraîche. Fleurs, céréales, miel et citron. Cendre et hareng fumé. Bouche: Belle texture riche. Tourbe crémeuse, cendrée et citronnée à la fois. Touches de chocolat noir ici et là. Finale: Moyennement longue et poivrée, sur des notes de planche de chêne brûlées par un feu de tourbe. Équilibre: Un autre excellent AnCnoc tourbé, quoiqu’un peu moins bien balancé que le Rutter et le Cutter.

Highland Harvest Organic Single Malt Scotch Whisky

46% alc./vol.
Finition en fûts de sauternes, Fût #470.

Patrick 65%
Goûte simplement mauvais.  Eurk.  Nez : Odeur de sucre moisi et de chêne pourri.  Bouche : Sucre de céréales moisies et épices de chêne.  Finale : D’une longueur moyenne et tout croche.

Martin 82%
Jaune criant, d’une pâleur qui emplit le coeur d’appréhension. Nez: Légère céréale devant une infime trace de mélasse jeune. Miel, bois humide et poires se manifestent, mais l’influence du fût semble discrète, trop même. Une vague de sucre d’orge arrive, toutefois fait peu pour nous donner espoir. Bouche: Orge fruitée avec une touche de cuir presqu’imperceptible. Peu huileux, mais son taux d’alcool soutient bien son ensemble. Fruits séchés, réglisse rouge, chêne poussiéreux. Un peu trop sucré. L’effet du Sauternes? Finale: Les fruits et la fumée légère descendent bien, avec un retour de miel, de poires et d’orge en rétro-olfaction. Équilibre: Se prend quand même bien, quoique le côté bio n’y change rien. Un peu trop sucré à mon goût, mais se servirait bien au dessert.

Glencadam 14 ans Oloroso Sherry Cask Finish

46% alc./vol.
« The Rather Enriched »

André 91%
Pommes vertes, fruits secs, dattes, le sherry est quand même discret mais sans ambiguïté. Le nez est rond et peaufiné (le miel et la vanille), même si parcellé de quelques épices poivrées. La texture en bouche est superbe, crémeuse et attachante, bel équilibre entre les éléments fruités et épicés, le tout entouré de caramel et de vanille apaisantes. Bonne touche d’épices et de poivre en finale et retour sur les fruits et le sherry en rétro et bonus double rétro-olfaction de dattes fraiches et d’orange.

Patrick 86%
Un très bon whisky, complexe, bien balance, mais un peu poussiéreux. Nez : Pomme verte, fruits secs, miel et peu de cassonade. Bouche : Arrivée en bouche bien boisée, mais rapidement submergée par une vague de fruits mûrs, des épices poivrées, un peu de vanille, une note d’orange et une bonne dose de poussière. Finale : Longue, fruitée, épicée et boisée.

Martin 91%
Nez: Pommes Granny Smith et fleurs blanches. Herbe et miel, melon même. Planche de chêne et xérès à l’horizon. Vanille et sucre en poudre, avec une touche d’orange et cacao. Bouche: Texture riche, astringence du sherry juste à point. Dattes, raisins, orange et tabac aromatisé. Belles doses de vanille, miel et caramel pour enrober le tout. Bois et fruits. On score bien ici. Finale: Épices, chêne et sherry. C’est long, c’est chaud et c’est bon. Équilibre: Une autre belle rareté. Pourquoi les meilleurs trucs sont-ils toujours en édition limitée ou bien disponibles uniquement ailleurs?

Aberfeldy Single Cask 1997-2012

57.4% alc./vol.

André 87%
Nez relativement posé pour le pourcentage d’alcool. Encore une fois Aberfeldy nous charme avec sa livraison de céréales au miel, de toffee, de cire d’abeille et de croustade aux pommes. La bouche est portée sur l’alcool, avalanche de céréales Sugar Crisp, miel et toffee, forte présence du fût de chêne, la vanille, la cannelle. Finale très longue et épicée, un peu sèche. J’aime le style sans prétention, la simplicité des saveurs, le taux d’alcool. Je n’aime pas le prix de 230$ US demandé.

Patrick 79%
Épices, bois, quelques fruits venant du fût de xérès.  L’ensemble est mal balancé et comporte de désagréables notes de soufre.  Définitivement un mauvais fût!  Quoi de mieux dans cette situation que de vendre la bouteille à prix d’or, ainsi les acheteurs crédules essaieront de se convaincre que c’est ce qu’un bon scotch doit goûter.

Glenmorangie 23 ans 1963

43% alc./vol.
Bouteille 15 de 50.

André 91%
Pâte de fruits, figues, raisins secs, dattes, coconut et noix, pêches poilées, le caramel. En bouche, beaucoup de dattes et de figues, les fruits secs sont omniprésents, les cerises noires, le raisin, la pâte de fruits, le chocolat noir. Les oranges apparaissent après un certain temps, mais la sensation chocolatée est vraiment unique. Finale longue, mais incroyablement douce, du chocolat noir fourré de fruits secs et d’orange. Un whisky unique de par son histoire. J’avoue qu’il est difficile de mettre en contexte la valeur de celui-ci versus les saveurs et le rendu en bouche. Mais l’expérience globale est définitivement unique. Sensations garanties.

Patrick 93%
Une balance exceptionnelle pour un whisky tout autant exceptionnel.  Il est toujours difficile de juger impartialement un tel whisky (lorsqu’il n’est pas servi à l’aveugle), mais je peux affirmer sans équivoque qu’il s’agit d’un excellent whisky.   Nez : Intenses raisins secs, des noix et un peu de sciure de bois.  Le tout est marié ensemble de façon assez envoutante qui nous encourage à ne pas nous attarder sur le parfum qui émane de notre verre, pour y plonger dans plus attendre.  Bouche : A l’arrivée, de belles épices chatouillent la langue, épices qui évoluent rapidement vers un jus de fruit sucré assez étonnant, ce dernier étant enveloppé d’une surprenante pointe de chocolat noir salé.  Finale : Longue et chaleureuse, avec des notes de caramel épicé, d’orange, de chocolat noir et de fruits mûrs.  En bref, la finale parfaite qui nous fait presque pleurer lorsqu’on constate que nous venons d’en boire la dernière gorgée.

AnCnoc 22 ans

46% alc./vol.

André 87%
Crème à la vanille, amandes, poires, miel, pommes poires, doux et hyper soyeux au nez et quelques fruits tropicaux. L’arrivée en bouche est un peu molle mais flexible à souhaits avant l’arrivée fruitée jumelée de poires et de raisins, de vanille, de poires et d’amandes et un filin d’épices. Finale longue et épicée, bataille de fruits sucrés et d’épices acérées.

Patrick 89%
Un très beau dram, offrant une superbe complexité, une balance incomparable et… un prix trop élevé. Nez : Épices sucrées, miel, caramel et subtile touche d’agrumes. Le tout reposant sur une planche de chêne carbonisée. Bouche : D’abord le bois brûlé, qui évolue vers un sucre réchauffé, du cuir et une note de vanille. L’ensemble est épicé et légèrement fumé. Finale : Longue, fumée et dominée par les épices du bois.

Arran Machrie Moor Peated 5th Edition 2014

46% alc./vol.

André 87%
Belle tourbe terreuse et maritime, mélangée d’herbe verte mouillée, de céréales de malt et zeste d’agrumes, beaucoup de vanille. Au nez, la tourbe de cette édition me plait beaucoup plus que ses prédécesseurs. Dommage que le whisky soit si mou en bouche, un manque de caractère qu’un taux d’alcool un peu plus généreux (50%?) aurait peut-être aidé à soutenir. La tourbe est éventée, le vieux bonbon de menthol oublié au fond du manteau d’hiver que l’on retrouve à l’automne, belle notes d’agrume et de citron maritime. La tourbe est par contre bien dosée, pas envahissante et ne dénature pas trop l’essence même de la distillerie. La finale est moyenne-courte, la tourbe est évidente mais ne monopolise pas la bouche, et se mélange agréablement avec les saveurs d’agrume et les accents maritimes.

Patrick 80%
Sans être mauvais, Machrie Moor demeure une déception venant d’une distillerie que j’adore autrement. Exclusivement pour les fans finis de la distillerie. Nez : Belle tourbe salée avec des notes d’algues marines. Aussi une très subtile note de fruits. Bouche : D’abord le sel, puis la fumée, ensuite la tourbe et enfin un cocktail de « végétation » et d’épices. Surprenant, la tourbe est plus subtile qu’on s’y attendait. Finale : D’une longueur moyenne et salée.

Martin 87.5%
Un autre chardonnay sous l’influence de la tourbe. Jambes exceptionnellement fluides et grasses. Nez: Claque sur la gueule de tourbe, ça faisait longtemps que de la tourbe ne m’avait pas remis à ma place de cette façon. Après au moins le troisième nez on peut y déceler orge sucrée, ananas, chêne et pêches. Bouche: Tourbe sucrée, miel citronné, pêches, fruits tropicaux, cuir, dattes et planche de chêne. Finale: Quelques grains d’orge fumés mêlés aux épices descendent doucement dans un douillet nuage phénolique. Équilibre: Qui aurait cru qu’une distillerie au caractère si floral n’avait pas assez froid aux yeux pour nous livrer une pareille bête déchaînée? Arran et tourbe, un partenariat surprenant.

Kim 92%
Peut-être avais-je faim en le dégustant, toujours est-il que j’y perçois des effluves de pizza garnie… poivron vert, champignons et un peu de tourbe. Weird, mais agréable. La pizza disparaît complètement en bouche, pour offrir un dram mielleux, sucré, d’où émane une douce fumée et un soupçon de poivre. Il représente particulièrement bien l’Écosse, comme un Jamie Fraser du whisky.