Old Pulteney Navigator

46% alc./vol.

André 85%
Chocolat fourré à l’orange et au sel de mer. La vanille est encore une fois omniprésente dans cette édition (tout comme le Flotilla Vintage 2000). En bouche, dualité des éléments opposés au niveau goût; vanille, coconut, fruits secs, oranges et sel marin, épices (cannelle). Beaucoup d’agrumes aussi. Plus franc que le Flotilla 2000, surtout en finale de bouche de par la conjonction des fortes épices et du sel de mer. Finale sur les oranges, le citron, les agrumes et le sel.

Patrick 89%
Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime bien ce scotch malgré son jeune âge apparent et son coût disproportionné par rapport à cette jeunesse. Nez : Parfum rappelant le doux sucre d’un bon « new make ». Pointe fruitée et d’agrumes. Bouche : Toujours le new make sucré. Des notes de vanille et de fruits viennent compléter le tout. On parle définitivement d’un très jeune whisky, ici! Finale : Longue, portée sur l’alcool et de savoureuses épices.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Isle of Jura 1997

46% alc./vol.

André 80%
Fruits exotiques, agrume, poires au miel, vanille, fruité mais éventé, coastal mais… trop évasif. La bouche est full volatile, démontre un certain côté maritime, mais l’ensemble es trop sucré et la texture est ordinaire et sans backbone réel. Les fruits exotiques sont en évidence et je dois avouer que j’ai bien de la difficulté à associer l’ensemble des arômes et saveurs au fût de sherry. Beau mélange salé/fruité en fond de bouche, il laisse deviner timidement ses origines maritimes. Finale courte et évasive, un peu de pêches et de poires, du miel, de la vanille. Un Jura dépersonnalisé de sa personnalité sherry cask et qui, même livré à 46% d’alcool et non-filtré, aura une texture et une structure bien ordinaire et ennuyeuse.

Patrick 89%
Gordon & MacPhail sont capable du meilleur comme du pire. Ici, il s’agit de la première catégorie! Nez : Mélange boisé de pin et de chêne, mariés ensemble par une subtile note épicée et vanillée. Bouche : Délicieux! Arrivée sucrée, fruitée et vanillée. Puis, le chêne, quelques épices et le caramel viennent compléter le tout. Finale : Retour du mélange chêne/pin, enveloppé de généreuses épices.

Martin 84.5%
Blond et paille foncée, muscadet. Nez: Céréale alcoolisée assez présente, qui laisse ensuite place à du miel. Léger cuir et zeste de citron. Le tout est légèrement trop subtil, plate même. Bouche: Bonbons au beurre, citron, miel, chêne. Plus enjoué qu’au nez. Texture crémeuse sur des notes de fruits confits. Finale: Assez sèche et moyennement longue, sur des pointes de planche de chêne poussiéreuse. Les épices astringentes du fût de sherry sont plus qu’au rendez-vous. Équilibre: Un dram qui n’offre pas grand chose au nez mais qui s’épanouit aux étapes suivantes. Une goutte d’eau l’aide, mais ça reste une goutte dans l’océan, pas de quoi virer fou.

Isle of Jura 10 ans Origins (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79.5%
Tourbe des iles qui me rappelle le Tobermory, pas la tourbe iodée et phénolique, mais plus végétale et organique. Nez huileux, beaucoup de nuances sur la vanille, de miel et de caramel ainsi que le sucre de fruits. Grosse poire mûre, la pomme verte, le raisin. En bouche, le whisky est plus relevé, épices boisées du chêne, la cannelle et encore la poire dans son jus avec une touche de sel. Une touche de tourbe terreuse aussi mélangée de poivre noir tranchant avec la poire, la vanille et le miel. Finale poivrée et épicée, qui écrase les pauvres fruits discrets, puis vagues de tourbe terreuse organique. Personnellement, je n’aime pas le style, la séquence des saveurs. De plus, de le diluer à 40% lui donne le coup de grâce final.

Patrick 88%
Toujours un très bon dram unique dans son genre.  Je ne comprends toutefois pas l’idée de l’avoir dilué à 40% alors que la tendance est plutôt de l’augmenter à 46%…  Dommage, ce procédé lui fait perdre quelques points.  Nez : Texture en bouche très huileuse.  Agrumes, vanille et une touche du pin si caractéristique de cette distillerie.  Sciure de pin en fait.  Bouche : Toujours la sciure de pin et les agrumes, le tout bien enveloppé par le chêne.  Aussi des notes épicées et salées à souhait!  Finale : Longue et salée.

Martin 83%
Nez: Légère tourbe voilée alliée à une douce céréale rappelant presque les Lowlands. Vanille, fruits et crème anglaise. Brin de scie. Bouche: Texture un peu décevante, mais qui mène sur de belles saveurs d’orge, de miel et de vanille. Bois de pin, tel l’ancien embouteillage, avec de belles épices. Finale: Air salin, bois et épices, petit retour sur le miel et l’orge. Équilibre: Pas mal, mais on aurait bien mieux fait d’augmenter ou d’au moins garder idem le taux d’alcool, mais non! On l’a baissé! Fail!

Old Pulteney Flotilla Vintage 2000

46.4% alc./vol.

André 83%
Douces arômes maritimes, abondante vanille, gélato au citron, coconut. Bouche épurée, caramel et vanille, appuyé par de bonnes salves épicées qui sont perceptibles en fin fond de langue. Celles-ci rehaussent ce whisky qui serait dans son ensemble, beaucoup trop doux. Il y a aussi un petit fond salé en background qui rappelle les origines maritimes du whisky. Finale un peu courte où la vanille saborde les autres saveurs et arômes (noix de coco, agrumes) qui demeurent presque muettes. Un whisky dominé par trop de vanille mais qui reste approchable et agréable.

Patrick 86%
Un très bon whisky, nous présentant une belle variation sur le thème de cette distillerie. Nez : Parfum fascinant présentant des notes de céréales inhabituelles. Le tout est complété par les agrumes et le chêne blanc sucré. Bouche : Épices du chêne, cassonade, fleurs, agrumes et oranges. Une belle complexité complétée par une belle note salée. Finale : Une belle longueur, le sel étant plus présent en finale.

Highland Park 21 ans 1990

40% alc./vol.

André 88%
Murray écrivait lavande et je crois qu’il est sur la coche. Le miel habituel est toujours bien présent, mélangé de fin salé maritime et de chocolat. J’adore la quiétude des Highland Park, ce whisky me rejoint à tous les niveaux. La bouche est légèrement aiguisée, le taux d’alcool semble plus fort, la lavande est en avant plan, assèche un peu la bouche avant l’arrivée du miel apaisant jumelé de chocolat fleur de sel, caramel. La balance est exacte, le déroulement et la séquence des saveurs sont bien orchestrés. Avec le temps les arômes de miel et de caramel sont omniprésents. La finale est douce et mielleuse, amalgame de toffee et de caramel et dans la ligne directrice de la distillerie.

Patrick 89%
Highland Park comme on l’aime, complexe, savoureux et d’un équilibre sublime. Dommage qu’on l’ait autant dilué, car la finale se retrouve noyée par toute cette eau. Nez: Fumée de tourbe florale et herbeuse, avec de belles pointes d’agrumes, de sel et quelques épices. Bouche : Toujours la fumée de tourbe florale, de lavande en fait, à laquelle s’ajoute des notes de citrons et d’oranges. Le tout se combine parfaitement avec les épices du chêne et un miel plutôt subtil. Finale: Épicée et fumée, mais un peu trop courte à cause du taux d’alcool de radin.

Hepburn’s Choice Blair Athol 10 ans

46% alc./vol.
Single cask, distillé en 2002 et embouteiilé en 2013, 378 bouteilles.

André 78%
Porté sur la poire et la pomme poire, les céréales fraiches nappées de miel, un peu de caramel, de la crème vanille. Pas de mauvaise conception mais aussi avec rien de bien singulier. La bouche est agréable et sans prétention, les poires encore, texture crémeuse et les grains de céréales concassés. Il y a quelques saveurs qui me rappellent encore le virgin oak cask, un edge fruits tropicaux crémeux bizarre, les noix, les raisins et le caramel. Finale douce et un peu trop dilué à mon goût personnel. Bien qu’agréable, ce whisky manque de panache et est un peu chancelant. Le rapport qualité-prix laisse peut-être lui aussi un peu désirer mais n’en demeure que les éditions de Blair Athol sont fort rares sur les tablettes de la SAQ alors question d’explorer, c’est un détour fort agréable.

Patrick 81%
Un bon whisky , sans plus.  Nez : Bel orge sucré avec une subtile touche de fruits et d’agrumes.  Le tout est complété par le sucre d’orge et une note de chêne.  Bouche : Orge sucré et épicé.  Touche de poivre et de… Sable.  Finale : D’une longueur moyenne et poussiéreuse.

Martin 81%
Une autre expression de la pâleur d’un chardonnay sec. Nez: L’orge sucrée est au rendez-vous, suivie de quelques fruits dans un yaourt nature avec un filet de miel. Très facile d’approche. Bouche: Caramel, vanille, et crème anglaise sont immédiatement ce qui marque le plus au palais. Quelques fruits tropicaux avec un peu de chêne salé viennent en complément au corps principal. Finale: Épices, poussière, noix et restant de caramel nous accompagent sur cette déscente excessivement courte, quoique plaisante. Équilibre: Bien que ce soit un dram très agréable et facile d’abord, son prix et sa rareté en font une curiosité, pas plus.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Arran 2000

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013

Patrick 90%
Une belle surprise complexe! J’aime! Nez : Nez léger, mais complexe. Marqué par des notes de fruits, de céréales et d’agrumes. Bouche : Texture douce et huileuse. Saveurs de jus de fruits, de caramel et de vanille épicée. Finale : Épicée et d’une belle longueur.

Martin 83.5%
Doré et léger tel un vin de glace liquoreux. Nez: Malt grillé et vanille. Quelque peu mielleux, quelque peu floral. N’offre pas un grand divertissement au nez. Semble ne pas coller avec le profil de la distillerie, quoiqu’il reste plaisant. Bouche: Beaucoup plus doux et sucré. Derrière un léger voile de fumée caoutchouteuse se cachent miel, poivre et cacao. Agréable, mais on détonne encore une fois de ce dont on s’attend d’Arran. Finale: Moyennement longue en surfant en douceur sur les notes précédentes, surtout celles de caoutchouc fumé et de poivre blanc. Équilibre: Je dois lui accorder ici quelques points pour le fait qu’il sait faire preuve de témérité en s’éloignant des caractéristiques typées de la distillerie tout en restant fort plaisant. Mais que voulez-vous, on aime ou on aime pas.

Edradour Straight from the Cask Châteauneuf-du-Pape Finish

59% alc./vol.
Première particularité d’Edradour, et non des moindres, c’est la plus petite distillerie encore en activité ; elle est le reflet de ce que furent les distilleries de ferme du temps où elles avaient fleuri dans toute l’Ecosse. Ses alambics sont les plus petits autorisés par la loi et elle ne compte que 3 employés (plus les guides chargés de vous faire visiter les locaux en saison). La production est à l’image du reste : confidentielle…12 fûts par semaine ! La mécanisation est quasiment absente des lieux et Edradour se vante de pratiquer la distillation à la main, telle qu’on la pratiquait sous l’ère Victorienne… Distillé le 28 mai 2002 et embouteillé le 12 avril 2013, 430 bouteilles.

André 78%
Le nez est très généreux, confiture de fruits, oranges, chocolat noir, épices diverses mais pas trop omniprésentes. Le nez demande du temps avant de se révéler mais une fois la lancée des fruits bien en place, l’ensemble est plein et entier. En bouche ; les fruits rouges, les dattes et les prunes, fruits secs, confiture de framboise, vanille et une couche d’épices plus compacte. Raisins secs de Raisin Brand, gâteau aux fruits, avec touche de bois sec et de plus en plus d’épices. Je lui trouve un déséquilibre en bouche que le nez de dévoilait pas. Le mélange des épices avec le sherry procure une sensation de vieux sherry poussiéreux, genre pierre ponce ou poussière de craie, en fond de bouche. À la limite, une touche de chlore ? Finale épicée et fruitée. Le nez annonçait quelque chose de bien mais la bouche est déséquilibrée et on a tenté de cacher les défauts du whisky sous la couverture du cask finish.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel. Si complexe, si intense. Un modèle à suivre. Nez : Parfum extraordinaire, complexe et riche. Vin intense, « shed à bois » et touche de sel. Bouche : Doux, sucré, mais tellement intense au niveau des saveurs : Vin, sel, épices intenses, fruits mûrs et toujours la « shed à bois », mais avec un sève plus présente. Finale : Longue, intense, dominée par le vin et les épices.
  

Arran 13 ans Private Cask SAQ

55.6% alc./vol.
Distillé le 28 mai 2001 et embouteillé le 8 juillet 2014 du fût de sherry #2001/95 spécialement pour la SAQ Signature, bouteille #5 of 342.

André 86%
Cœur de pommes rouges, poires, fruits rouges divers. Belle fraicheur, le xérès n’est pas en évidence même si le whisky est lui-même fortement porté sur les fruits. En bouche; cerises rouges, poivre, épices diverses, fruits confits, gâteau aux fruits. L’alcool est un peu agressif en introduction de bouche avant l’arrivée pacificatrice du chocolat noir et du toffee et un retour rapide sur les cerises noires. Belle finale malheureusement un peu trop influencée par l’alcool. La texture est superbe dans son ensemble, les saveurs sont douces mais pour moi il y a déséquilibre sur l’alcool à partir de la bouche.

Patrick 94%
La définition même d’un dram classique, tant pour le goût, la texture que son effet envoutant! Courrez en achetez une, il n’y en a qu’à peine plus de 300! Nez : Sucre d’orge et jus de raisin. Intense et envoutant. Bouche : Sucré-salé, avec les fruits, les épices du bois et les céréales se battant pour attirer notre attention. On ne sent pas du tout la force de l’alcool tellement les saveurs sont intenses et bien équilibrées. Finale : Longue et nous laissant dans un état contemplatif.

Martin 89.5%
Orangé roux et cuivré encore une fois rempli de promesses. Nez: Gonflé de multiples facettes, riche caramel, toffee, dulce de leche. Raisins, pruneaux et muscade. Sherry quelqu’un? Tabac à pipe. Bouche: Épices astringentes du xérès, encore un caramel onctueux, fruits rouges gorgés de jus, raisins secs, dattes, réglisse rouge et noire. Vraiment délicieux, avec un taux d’alcool qui rehausse admirablement le tout. Finale: Toutes les notes justes d’un sherry cask sont frappées, je me répète encore. Finale longue et sèche sur les accents classiques de la planche de chêne infusée de xérès. Équilibre: Excellent embouteillage, mais la question se pose, est-il trop cher? Son exclusivité à la SAQ ne change rien, mais son taux cask strength peut certainement valoir quelques dollars.

Highland Park 15 ans Freya

51.2% alc./vol.

André 83.5%
Le moins HP des Highland Park… Pas de sel, de miel, de bruyère, pas de chocolat… De biens beaux aurores boréales qui sont présentées ici avec une froideur presque scientifique. Beaucoup de fruits exotiques (melon d’eau, orange, poires vertes) avec un mélange de vanille crémeuse nappant des fruits rouges, de pommes vertes et des raisins. En bouche, la vanille et les fruits fumés, un peu salés et épicés. Cela me laisse presque indifférent… Cette précision chirurgicale de l’utilisation (exclusive) des fûts de bourbons dénature tellement les savoureuses notes des habituels HP, j’en suis vraiment déçu. Une touche citronnée émerge après quelque temps suivie d’une bonne vague fumée et de saveur de bois de chêne. La finale est encore plus fumée que la bouche (on fait quand même pas dans certains style d’Islay…) mais pour un HP, c’est presque hors-norme. C’est à croire qu’ils avaient écoulés tous les fûts de sherry dans le Dark Origins et qu’ils n’en restaient plus pour le Freya… Rajoutez à ça le prix… ouch…

Patrick 87%
Un très bon whisky, complexe, plutôt original pour un Highland Park, mais qui manque un peu de finesse. Nez: Bacon fumé et sucré. En fait, le bacon a un peu cramé dans le fond de la poêle. Bouche : Toujours le bacon brûlé dans le fond de la poêle, mais avec une belle note de miel épicé qui rend l’ensemble complexe et agréable. Touche de vanille et de chêne. Et, comme le bacon, assez huileux. Finale : Longue et fumée.

Martin 81.5%
Très jaune pour un HP. Nez: Plutôt diffus dans son ensemble. On discerne tout de même des fleurs, du miel et de l’orge, ainsi que du thé, des agrumes, du caramel et du poivre. Peu ou pas de fumée. Bouche: Assez huileux et affirmé à l’entrée en bouche. Épices, toffee, céréales, herbe, miel, citron et sel. Vraiment pas ce à quoi on s’attend normalement de la distillerie. Finale: Amertume un peu métallique. La sensation s’étire avec des notes de fruits sûrs, de pamplemousse et de vanille. Équilibre: Qu’avez-vous donc fait à mon Highland Park? Déstabilisant est un mot faible. Un malt peu complexe qui se développe plutôt maladroitement. Une expérience qui semble s’éloigner de toutes les valeurs de la distillerie.