Arran The Bothy Batch #4

53.8% alc./vol.
13800 bouteilles, embouteillé en avril 2018. Initialement vieilli en fût de bourbon de premier remplissage puis affiné pendant un minimum de 18 mois en quarter cask (petits fûts de 125 litres), cette nouvelle édition Arran The Bothy a profité de ce contact optimal avec le chêne pour effacer toute trace boisée sur sa palette aromatique et gustative. Hommage aux cottages appelés « Bothy » très présents sur les îles d’Écosse.

André 87%
Belle rondeur cireuse au nez agrémentée de notes de fruits frais; bananes, oranges, ananas, poires, pêches et de vanille onctueuse. Même si punchée, la bouche offre une belle onctuosité malgré l’alcool relativement puissant. À la première gorgée, ce qui frappe, c’est les notes salines et la touche de fumée discrète. Aux gorgées subséquentes, les épices (cannelle et poivre, puis l’anis et le bois brûlé) bien relevées qui couronnent les fruits frais, oranges, poires, ananas et bananes qui eux à leur tour nappent une coupe de crème glacée à la vanille et au citron. Finale de chocolat au lait fondu et de cacao.

Patrick 86%
Un très bon whisky, très intense, avec énormément de caractère. Et bon, j’aime le caractère d’Arran, alors je ne peux qu’aimer ce whisky. Nez: Parfum dominé par de l’orge fraîche, du chêne tout aussi frais, des fleurs semblablement fraîches, des agrumes pareillement frais ainsi qu’une touche de vanille. Bouche : Oh, intense! Du chêne sec, du poivre, de la vanille, des fleurs et des agrumes, le tout présenté dans un effet assez « coup de poing sur la gueule ». Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le poivre bois sec.

Martin 87%
Nez: Doux et suave, intensité à la hauteur du taux explosif. Céréales grillées, miel et sucre brun. Vanille, bois et fleurs blanches. Bouche: Fleurs, vanille, épices et bois sec. Huileux en bouche, légère touche de fumée. Poignée de clémentines. Finale: Chaude et sèche, le bois et les épices nous laissent sur une ambiance mielleuse et fumée. Équilibre: The Bothy a toujours été une série impressionante, et cet embouteillage n’échappe pas à la règle.

Arran Côte Rotie Cask Finish

50% alc./vol.

André 90%
Encore une fois, cette distillerie nous étonne par la justesse de sa présentation et le prix abordable, tout pour les aimer. Superbe nez de compote de fruits sauvages, de cosses d’oranges, d’abricots, de framboises, raisins mauves, prunes et de chocolat au lait. On a aussi un zeste de citron bien rafraichissant qui titille les narines. Belle texture onctueuse en bouche, on perçoit quelques notes de chêne séché et de bonnes épices au départ, puis du poivre broyé qui s’entremêle de fruits secs divers (oranges, nectarines, prunes, framboises, raisins, cerises) et de xérès. J’adore l’agence ment des saveurs et la texture enveloppante qui calme l’alcool. Longue finale planante, sur les fruits rouges épicés et des notes de cuir sur lesquelles on aurait renversé une coupe de vin rouge.

Patrick 90%
Un autre Arran qui livre la marchandise ! Les finitions en fûts de vin rouge sont souvent périlleuses, mais ici, on a réussi l’exploit avec brio. Nez: Un arôme de chocolat aux cerises, avec du coulis de fruits, le tout subtilement enveloppé par la force du chêne. Bouche : Marqué par du vin est très intense, mais aussi par des fruits chaleureux, du chêne robuste et une bonne dose de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par la force du vin rouge, du chêne et des épices de ces deux protagonistes.

Martin 90%
Nez: Fruits rouges goulus et caramel épais. Vineux, annonce d’une texture relativement riche. Orange, chocolat et chêne. Bouche: Texture au-delà des attentes, riche, épices à la hauteur du taux d’alcool. Fruité, omniprésence du vin rouge, enveloppant, feutré, hivernal. Finale: Le taux d’alcool semble élevé, mais est rapidement calmé par la texture du malt. Caramel et chêne grillé. Équilibre: Tout se joue sur le tableau de la texture. Définitivement une des belles réussites de la gamme des Cask Finishes de la distillerie.

Liquid Library Glen Garioch 21 ans 1992-2014

51.6% alc./vol.
227 bouteilles

Patrick 92%
J’adore ces vieux Glen Garioch de l’époque où leurs whiskys étaient tourbés et ce, avant que ça devienne à la mode! Cette bouteille en est un autre exemple spectaculaire! Complexe et balancé avec brio. Nez : Fumée de tourbe discrète, enveloppant des fruits exotiques encore plus discrets. Bouche : De la fumée de tourbe alléchante, quelques fruits exotiques, du bois légèrement brûlé, du caramel discret et de belles épices chaleureuses. Finale : D’une superbe longueur, fumée, sucrée et surtout épicée.

Highland Park Viking Legend Valfather

47% alc./vol.
L’édition la plus tourbée de la distillerie à ce jour et dernier opus de la série Viking Legend après les éditions Valkyrie et Valknut. Inspiré par Odin, le plus puissant des dieux nordiques, et évoque l’histoire viking de la distillerie installée dans les Orcades. La trilogie met en lumière le périple vers le Ragnarök, guerre de l’effondrement du monde actuel, fruit d’une maturation en Refill Casks.

André 84%
Je dois avouer que ma première sniff et ma première gorgée m’ont laissé froid, aussi froid qu’il peut faire froid sur le bord des Cliffs de Yesnaby un jour de pluie. Mais après avoir délaissé le verre presque 30 minutes sur la table de cuisine et d’y revenir, les vents d’Orkney avait ‘’presque’’ tout balayé mes déceptions. Le nez est relativement plat, très orienté sur le fût de chêne et les notes de vanille servent de toile de fond au reste des saveurs. En s’attardant avec attention, des poires apparaissent et on détecte également le miel distinctif de la distillerie et des saveurs qui rendent hommage aux origines maritimes de la maison. Poivre, caramel salé et une fumée de tourbe distante mais plus affirmée que par mal tout ce qu’on connait de Highland Park. La bouche est plus ronde maintenant, plus crémeuse et affiche de belles notes de poires, d’oranges et d’abricots précédant une vague de tourbe terreuse assez féroce saupoudrée de sel de mer et de fruits rouges séchés presque muets. Il y a quelque chose de bizarre en finale de bouche, une sensation de pierre ponce et de poussière de pierre séchée sur les dents suivie d’une montée d’épices fumées. Texture sèche mais étrangement crémeuse et vanillée à la fois. De mon point de vue, les fans de la distillerie ne seront pas impressionnés mais les nouveaux adeptes férus de tourbe mais pas de la distillerie aimeront probablement. Définitivement le plus tourbé de la distillerie, mais pas le mieux balancé et certainement pas le plus représentatif.

Patrick 90%
Un Highland Park qui a su garder sa personnalité malgré la tonne de tourbe qu’on a droppé dessus. Ce n’est peut-être pas aussi complexe que votre Highland Park habituel, mais si vous aimez la tourbe et Highland Park, ça vous en prend une caisse! Nez : Un beau mélange de fumée de tourbé, de bruyère et d’une touche de vanille. Bouche : Du bois brûlé, de la fumée de tourbe délicieuse, des épices et un petit peu de vanille crémeuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois, la fumée et la vanille.

Martin 89%
Nez: Une première vague d’alcool semble prendre le dessus, mais une fois qu’on laisse le verre respirer un peu, la ligne directrice de Highland Park parvient à nos sens. Miel, pommes vertes, bruyère et tourbe herbeuse. Vanille, crème et chêne. Le léger boost d’alcool finit par supporter agréablement les effluves. Bouche: Épices, miel et fruits. Malt, bruyère, crème et bois. On aime bien. Encore une fois, la force d’alcool qui semblait occulter le reste des saveurs s’avère au contraire un pilier de support qui tout en restant dans l’ombre leur permet de briller. Finale: Les épices et le chêne nous gardent sur une lancée chaude et longue, avec des notes de fumée, de pommes mielleuses et de fruits des champs. Équilibre: On peut lui reprocher peut-être sa forte teneur en tourbe, mais une fois reposé, c’est un whisky qui se dévoile admirablement et qui est bien supporté par son taux d’alcool légèrement torqué. J’adore.

Gordon & MacPhail Discovery Tomatin 2007-2018

43% alc./vol.

Patrick 80%
Pffft. Pas mauvais, mais… je me suis presque étouffé dessus. Si votre favori est le Glenfiddich 12 ans, vous allez adorer. Peut-être. Sinon, oubliez ça… Je dirais pas que c’est mauvais, mais je n’ai pas eu une goutte de plaisir à y goûter. Nez : Une odeur d’herbe qui est dans le composteur depuis au moins une couple de semaines. Avec une touche de sève de chèvrefeuille au printemps. Et une pincée d’épices. Bouche : De l’herbe, du compost et un peu de bois frais. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par l’herbe et une touche de bois fraîchement coupé.

Highland Park 12 ans Ferraretto Import – Italy

43% alc./vol.
Early 70’s

André 90%
Nez beaucoup plus mielleux que les nouvelles éditions, plus fumé aussi. La tourbe est ferme sans être puissante. En s’aérant, le nez développe des savoureuses notes d’oranges trempées dans le chocolat au lait et d’abricots, presque que de l’Amaretto, une touche d’épices, le poivre particulièrement. Divine texture, onctueuse à souhait, miel collant et oranges-nectarines, chocolat fumé et poivré, petits fruits sauvages séchés, cigar Cubain qui dégage par la suite des notes de caramel salé en finale de bouche. À chaque gorgée supplémentaire, les épices et le poivre gagnent en puissante et masquent les notes mielleuses qui se mêlents aux saveurs de compote de fruits rouges (raisins, dattes, cerises). Très intéressant de voir la différence entre les vieux embouteillages et les nouvelles versions.

Loch Lomond – The Open Special Edition 2019

46% alc./vol.

Patrick 87%
Même si ce n’est pas mon style de scotch, je me dois d’admettre que c’est très bon! Si vous aimez le Glenfiddich 12 ans et que vous voulez upgrader, ce whisky est pour vous! Nez : Pommes vertes, poires vertes et sucre blanc. Bouche : Exactement ce que j’ai décrit au nez mais, à ma grande surprise, même si ce n’est pas le type de saveurs que je recherche dans un scotch, c’est vraiment bon! Finale: D’une belle longueur, marquée par de les pommes vertes et les épices du bois.

Raasay – While We Wait – 2018 Release

46% alc./vol.
Légèrement tourbé – Finition en fûts de vin rouge toscan (Cabernet-Sauvignon et Cabernet-Franc) – Whisky produit par une distillerie mystère dans les Highlands, avec un mélange d’une expression tourbée et non tourbée, dans le but de présenter le whisky que la distillerie Raasay essaie de produire.

André 75%
L’affinage de vin rouge est bien présent au nez et cache relativement bien les effluves de jeune single malt maladroit. Après quelques temps à aérer, les notes de tourbe terreuses émergent lentement mais avec assurance et se mélangent au caramel surchauffé. Petits fruits sauvages, oranges, tourbe terreuse effacée, fruits secs. Belle texture douce en bouche, rapidement balayée par une vague puissante de tourbe puis d’alcool un peu chimique, puis de vin rouge, de fruits secs et d’oranges. Finale d’eau de Javel et de tourbe terreuse chlorée mélangée de fruits rouges. Pour être franc, comme le Cabarnet, ce n’est pas terrible. On va espérer que la distillerie fera mieux avec leur propre stock prévu 2020.

Patrick 92%
Premièrement, félicitations à la distillerie Raasay pour la profusion d’informations fournies sur la bouteille, qui donne l’heure juste à l’amateur avisé. Je leur souhaite de réussir un scotch qui sera aussi bon que celui-ci! Nez: Oh wow! Un superbe parfum présentant un mélange de fumée de tourbe délicate, des fruits, de la vanille et du sucre. Bouche : Oh que c’est bon! De la fumée de tourbe, quelques épices, des céréales, une bonne dose de fruits chaleureux et de la vanille. L’ensemble est chaleureux et sucré. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et sucrée.

Tomatin 30 ans – Batch 1

46% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whisky, léger, mais tout de même savoureux. Nez : Parfum relativement léger avec des agrumes, un peu de xérès et une touche de chocolat. Bouche : La douceur du xérès servi avec un morceau de chocolat au lait, avec une touche d’épices boisées. Finale : D’une belle longueur, sucrée et fruitée.

Old Pulteney 33 ans – Vintage 1983

46% alc./vol.

Patrick 93%
Un grandiose whisky, livrant la marchandise à tous les niveaux. Du bonheur à chaque gorgée. Nez : Un appétissant mélange de xérès crémeux, de fudge et de sel, servi sur une discrète planche de chêne. Bouche : Le xérès semble vouloir prendre toute la place, mais est rapidement rattrapé par le sel et le fudge. Le tout servi sur un délicieux écrin de chêne brûlé. Finale : D’une superbe longueur, marquée par le sel et le chêne.