Highland Park 46 ans 1968 • Cask Sample from Distillery Warehouse

40.1% alc./vol.

André 92%
Je gardais cet échantillon depuis quelques années déjà et j’ai eu cette semaine une bien mauvaise nouvelle reliée à un ami qui m’est très cher. J’avais besoin d’un whisky qui me soulèverais l’âme et qui serait un éloge à la vie. Alors j’ai opté pour ce sample précieusement gardé (trop) longtemps recueilli dans le warehouse de la distillerie. Ma ‘’tour guide’’ avait fermé les yeux sur l’échantillon de 50ml qu’on a bien voulu me remplir en plus de mon dram de tournée. Purée de bananes, tranches d’ananas dans leur jus, miel de bruyère, salade de fruits, oranges, dans une brume diaphane de tourbe légèrement salée. La finesse à l’état pur. La tourbe est plus frivole en bouche et est mariée de cacao et de chocolat au lait fumé. Encore ces saveurs de salade de fruits, d’agrumes agrémentés de sirop de poires et de miel, de petits fruits rouges, d’oranges et d’une touche de citron. La bouche est un peu molle au niveau structural mais les saveurs sont solidement bonnes et bien agencées. Retour discret sur la fumée mielleuse en finale avec un rétro-olfaction de sel de mer craintif. Slainte!

Grangestone Double Maturation Bourbon Cask Finish

40% alc./vol.
Highland Single Malt Scotch Whisky

André 79%
Ananas et poires, crème à la vanille, oranges, abricots, essence de bois de chêne. La bouche est un peu molle et sans passion, grosses notes d’oranges et d’abricots, pincée de cannelle, ananas nappés de crème à la vanille et au miel, fruits secs, cerises. Aucune texture malheureusement, ensemble hyper liquide avec une touche boisée et épicée en finale de bouche. Finale hyper courte, avec des saveurs délavées de fruits.

Patrick 78%
Un whisky biiiin ordinaire. À éviter. Nez : Un mélange hétéroclite de fleurs et d’épices. Bouche : Des épices, du bois brûlé, quelques fleurs… L’ensemble n’étant pas très emballant. Finale : Un peu courte, et boisée.

Martin 78%
Nez: Chêne, touche de malt, un peu de vanille et de fruits tropicaux éventés. Crème, fleurs blanches et miel. Retour du malt grillé. Bouche: Texture passable, fruits bien sucrés, cassonade et sucre à glacer. Bois et poivre rose. Finale: Chaude mais courte comme jamais. Fruits fades, bois et poivre. Équilibre: Super ordinaire. J’imagine que ça peut faire l’affaire de certains mais come on… Mais bon, je sais qu’au moins je vais vite l’oublier celui-là…

SMWS 66.128 Ardmore 12 ans

57.6% alc./vol.
« Great Fun » – Distillé le 21 juin 2005, 1st fill charred red wine barrique, 229 bouteilles

André 90%
Grosse tourbe terreuse emmitouflée dans un foulard de fruits rouges intenses, anis et réglisse rouge, figues et raisins secs, framboises, compote d’oranges, compote de pommes. Le nez est intensément attirant, alliant un ensemble de saveurs fruitées savamment bien mariées de fumée de tourbe terreuse. La rondeur générale du whisky camoufle bien le bon taux d’alcool. Cette rondeur demeure en bouche au départ avant d’être balayé par la foudre d’alcool et de tourbe puissante. Les fruits rouges demeurent – pommes, fruits sauvages – mais s’allient maintenant de saveurs plus typiques des fûts de bourbon, poires, ananas, orange, vanille. La tourbe migre maintenant vers une sensation cendreuse et sèche, réglisse, bois brûlé, anis. L’agencement des fortes épices et de l’alcool rend l’expérience assez brusque tout de même. Finale sur la barre de chocolat noir échappée dans la cendre de feu de foyer.

Patrick 94%
Nez : J’ai l’impression de manger une barre de chocolat Hershey’s aux fruits des champs, assis sur le bord d’un feu de camp sur lequel André, qui est parti chercher du bois, a oublié des toasts qui sont en train de brûler. Bouche : Finalement, André a oublié le bois, et a plutôt ramené une poignée de fruits des champs… Pendant ce temps, le feu a eu le temps de s’éteindre, et tout ce qu’on goûte est la fumée et la cendre… Avec un arrière-goût de la barre de chocolat qu’on avait mangé plus tôt. Finale : Fruitée, chocolatée, épicée et fumée, beaucoup plus longue que le feu qui s’est éteint à cause d’André qui a complètement oublié le bois.

Martin 90.5%
Nez: Belle subtilité, cacao et framboises. Tourbe certes, mais terreuse et discrète à la fois. bois et vanille. Bouche: Tourbe cendrée et terreuse, plus « continentale ». Belles épices bien goulues, raisins et cuir. Retour du chocolat. Finale: Puissante et persévérante. Chêne, poivre, cannelle, vanille et tourbe crasseuse. Équilibre: Superbe qualité et intensité de saveurs, bien que l’équilibre final me semble un tout petit petit peu malhabile. J’aurais aimé aimer ça autant que Pat. Quand même solide.

SMWS 135.14 Loch Lomond (Inchmoan) 13 ans

55.4% alc./vol.
« Tripping the Light Fantastic » – Distillé le 18 mars 2005, 1st fill red wine barrique, 247 bouteilles

André 77%
Nez sournoisement discret, sur les fruits tropicaux et les tranches d’ananas roulées dans la terre mouillée, cosses d’oranges, petits fruits sauvages, herbe verte légèrement mentholée, sel. Très étrange présentation. La bouche est déséquilibrée et y’a définitivement un off-key dans la barrique. C’est oxidé et râpeux au goût, la tourbe est franche et sans subtilité, aucune souplesse ou de profondeur. Côté saveur c’est difficile à dire avec la conjonction de l’alcool puissant et des saveurs de fût oxidé qui se mélange à de grosses épices pas subtiles. Avec beaucoup d’attention, un peu de citron et de saveurs maritimes, tourbe médicinale et hyper terreuse, une teinte de chloroplylle et beaucoup de poivre et d’épices des Caraibes. Trop longue finale méga bizarre de tourbe indescriptible. À 13 ans, ce Inchmoan est encore un ado boutonneux. On aurait dû lui laiser la chance de (peut-être) s’améliorer, c’était difficile de faire pire. J’ai jeté le reste de mon échantillon.

Patrick 89%
Définitivement, Loch Lomond a changé quelque chose ces dernières années dans leurs procédures et ce, pour le mieux! Wow, c’est gros, c’est savoureux, c’est plein de bonheur! Nez : Salé, sucré, fruité et fumé. Et tellement appétissant! Bouche : De la belle fumée de tourbe médicinale, du sel et de beaux fruits mûrs un peu trop discrets. Finale : D’une belle longueur, tourbée et avec une touche de bois brûlé.

Martin 81%
Nez: Un peu bizarre comme tourbe, plus près de la poche des Lowlands qu’autre chose. Les fruits arrivent prestement pour étouffer cette bizarre impression pour notre plus grande satisfaction. Bouche: Sucré salé, fumée iodée, quelques fruits. Épices et tannins du bois, avec une astringence moins hot qui nous guide vers la finale. Finale: Bois, épices et le reste des saveurs ne perdurent pas très longtemps, encore une fois mais pas pour les mêmes raisons pour notre plus grande joie. Équilibre: Quelques fausses notes gâchent malheureusement cet embouteillage. Au prix qu’on paye ces expressions de la SMWS, je trouve cela un peu dommage.

SMWS 4.242 Highland Park 13 ans

58% alc./vol.
« Coastal Landscape with Smoke » – Distillé le 17 janvier 2005, Ex-Bourbon Barrel hogshead, 262 bouteilles

André 89%
Ok… Ça me fait penser à une recette ou l’on aurait fait tremper des tranches d’ananas dans un whisky tourbé pis qu’on aurait ensuite flambé et servi avec une crème à saveur de vanille et de miel. On retrouve donc de l’ananas, du sel de mer, de la tourbe assaisonnée de miel de bruyère, du caramel salé. On retrouve aussi du limoncello agrémenté de miel et du gâteau éponge. Niveau texture, c’est un gros hit. Le whisky est sirupeux et bien rond malgré la masculinité de la tourbe et du sel de mer un peu franc. Agrumes, oranges, citron, sel de mer, ananas flambé, tourbe mielleuse, chocolat noir, cendre froide en finale. On perçoit légèrement la pointe acérée de l’alcool en finale de bouche, vite envahie par les saveurs de fruits tropicaux et d’agrumes dans un nuage de fumée à saveur de vanille et de miel.

Patrick 92%
Un beau whisky riche, complexe, avec un mélange de saveurs tellement agréable. Définitivement pas typique d’Highland Park, mais quand même superbe. Nez : De la vanille au premier abord, puis de la fumée de tourbe et de la guimauve. Bouche : De la guimauve à la vanille, de la fumée de tourbe, de la cendre et de belles épices. Finale : D’une superbe longueur, fumée, épicée et subtilement sucrée.

Martin 92%
Nez: À travers la tourbe vanillée, on parvient tout de même à percevoir la colonne de céréales de Highland Park. Bonbons au caramel. Bouche: Tourbe, vanille, caramel salé et cendré. Superbe. Belles épices enflammées. Oh que ça touche la cible! Finale: Bien chaude et poivrée, sucrée et poivrée à souhait. Miam. Équilibre: Un superbe amalgame de conditions gagnantes: Cask Strength, Single Cask, Highland Park. Wow.

SMWS 42.35 Tobermory 9 ans

62.0% alc./vol.
“Salted Malted Chocolate Cupcakes” – Distillé le 25 juin 2008, Refill barrel, 205 bouteilles

André 85%
La première sniff en versant dans le verre offre effectivement de belles notes de chococlat qui disparaissent progressivement dans un nuage d’alcool. Puis, notes de coconut et de fruits sauvages trempés dans le chocolat, une touche de sel de mer. J’avoues que je trouve le nez relativement fermé et pas facile à décortiquer. La bouche est un uppercut d’alcool salé, parfumé aux saveurs de fruits de mer prérarés sur un feu de plage. L’alcool est trop présent à mon goût et masque les belles subtilités que le whisky aurait pu nous offrir. La texture en soi est huileuse, bien charnue, poivrée et mélangée de fruits tropicaux. J’aime beaucoup les notes citronnées effervescentes qui se marient au poivre et présentent une combinaison singulière. Longue finale propulsée par l’alcool et des booster de sel de mer.

Patrick 90%
Un gros whisky intense. J’ai rarement vu autant de sel dans un scotch, j’aime bien! Comme l’indique son code saveur, c’est définitivement « oily and coastal ». Nez : Du popcorn au beurre très salé, servi en accompagnement d’un plateau de fruits de mer. Bouche : Donne l’impression de licher un bloc de sel! Bref, du sel, des fruits de mer et une touche de chocolat. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : Très longue, salée, subtilement boisée et chocolatée.

Martin 86%
Nez: La tourbe est maritime, quoique discrète. La texture huileuse se fait presque sentir. Queue de homard trempée dans le beurre à l’ail, pour faire un peu différent du discours de Pat. Bouche: Caramel salé et tourbé. Belle céréale solide dans une tornade de poivre blanc. Ça fesse! Finale: Une fois son courroux passé, on laisse place aux épices, à la fumée de tourbe et au bois de chêne. Équilibre: On aime bien sa texture et ses saveurs, mais on gagnerait à le voir un peu plus docile au niveau du degré d’alcool.

SMWS 112.46 Inchmurrin 14 ans

56.7% alc./vol.
« A wafer a while » – Distillé le 19 octobre 2004, 1st fill Moselle oak hogshead, 368 bouteilles

André 85%
Sel de mer et beurre demi-sel, petits fruits sauvages et vanille crémeuse, caramel Écossais, Banana Split. J’avais de grosses attentes en bouche mais la texture est un peu trop molle et diluée à mon goût, ce qui tranche d’avec la vigueur du sel de mer très prononcée. La bouche confirme les attentes du nez, une touche sucrée plus présente qui se mélange de fruits tropicaux et de crème à la vanille couronnée de caramel salé. Retour sur la boisson gazeuse Cream Soda puis un mélange de sel et de poivre. Atypique et challengeant.

Patrick 91%
Un autre superbe SMWS, complexe, avec un superbe mélange de sel et de sucre comme j’adore. Meilleur à chaque gorgée. Nez : De la gomme balloune aux fruits des champs avec un peu… D’huile solaire? Bouche : Une belle journée à la plage, avec la gomme balloune, la lotion solaire, du sel et une touche de cidre. Finale : D’une belle longueur, salée, huileuse et savoureuse.

Martin 86.5%
Nez: Fruits et caramel boisé. Sucré salé, céréales et noix de beurre. Bouche: Céréales épicées, vanille et fruits macérés. Touche de caramel et de poivre rose. Finale: Chaude, longue et bien torquée de poivre. Équilibre: Pas mauvais du tout, une bonne colonne avec bien du caractère.

SMWS 26.127 Clynelish 7 ans

60.9% alc./vol.
« Juicy Delight » – Distillé le 19 septembre 2011, 2nd fill barrel, 235 bouteilles

André 89%
Une vieille âme de whisky, qui démontre une complexité et un équilibre étonnant pour son jeune âge. Nez citronné et mielleux, un peu festif, sirupeux dans sa texture. Pommes poires, miel, lime et citron, un peu vif tout de même avec ce taux d’alcool qui demandera un peu de temps pour s’équilibrer. Incroyable texture, bien ronde et charnue, presque huileuse aussi. Sel de mer, citron, agrumes, pommes vertes, ananas, miel, vanille. Les tonalités de crème à la vanille sont solides et la texture, je me répète, vraiment unique. J’ai une touche de Cream Soda aussi en finale de bouche hyper funky. Finale de fruits à chair, pommes vertes, ananas, poires, un peu spicy et salty. J’adore.

Patrick 90%
Un beau whisky qui porte bien son nom… Très juicy, très savoureux, j’aime! Nez : Ça sent bon, ça! De belles brioches mielleuses avec une touche de cannele et quelques grains de sel. Bouche : La brioche est plus discrète, mais le sel est présent sous la forme d’une bûche échouée sur la plage, avec de l’ananas et… Heu, du riz? Finale: D’une longueur moyenne, salée, subtilement épicée et savoureuse.

Martin 88%
Nez: Fruité et intense, notes de vanille, de rose et de sirop simple. Cannelle et caramel salé. Encore une fois une belle subtilité au niveau du taux d’alcool. Bouche: Doux et sucré, comme du sucre en poudre. Les épices chaudes nous rattrapent assez vite dans l’expérience. Bois, vanille et crème. Finale: Chaude et épicée, un bon scotch pour revenir d’une balade au froid. Équilibre: Solide, un bon cask strength, à la hauteur des attentes qu’on a envers la SMWS.

Douglas Laing XOP Highland Park 21 ans

48.3% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL12546, Distilled September 1996, Bottled June 2018, Bottle #38 of 271

André 90%
Vagues citronnées maritimes, ananas, oranges, miel, poires, bois séché et chauffé, tourbe relativement puissante et terreuse surtout pour un HP. Un peu simpliste comme approche mais rien de désagréable. La bouche est costaude, poussée par la force de la fumée de tourbe terreuse et du bois brûlé et caramélisé, qu’adoucisent par la suite le mélange d’agrumes, de citrons et d’oranges et d’amoureuses tonalités mielleuses. L’influence maritime s’exprime avec des notes de sel de mer et de poivre frais moulu qui se marient de draps de tourbe bien relevés. Longue finale, super épicée, salée, poivrée et tourbée. Un embouteillage inhabituellement tourbé qui donne une autre vision sur cette distillerie chérie de bien des amateurs.

Patrick 88%
Nez : Un parfum floral comme j’ai rarement vu ça! En fait, un superbe mélange de fleurs, de fruits sucrés et de vanille. Bouche : Du bois épicé et brûlé, avec une grosse dose de fleurs, une touche de fumée de tourbe, quelques grains de sel, du miel… Délicieux! Finale : D’une belle longueur

Old Particular Talisker 8 ans

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL12756, Distilled November 2009, Bottled September 2018, 402 Bottles

André 88%
Un Talisker dénudé de son côté xérès, un peu brut et robuste. Fruits à chair blanche, sensation de fraicheur, feu de bois de plage, tourbe bien prononcée, enbruns maritimes, viande cuite sur le bbq dont le gras coule sur les grilles bien chaudes, oranges et le zeste de citron. La bouche est huileuse, parcellée de cendre froide et de sel de mer. On est définitivement sur le bord de mer avec toutes les images que ce whisky fait déferler dans votre imagination. Malgré cette sensation huileuse, la texture de bouche ne l’est pas tant que ça et ce même si cela n’affecte pas vraiment la qualité des saveurs qui explosent au fil des gorgées. La signature de la distillerie se reconnait aux notes entremêlées de sel de mer et de poivre noir broyé. En addition, de bonnes épices et du bois de plage brûlé pour une finale soutenue. Superbes saveurs maritimes mais une texture légèrement décevante, même avec un taux d’alcool relevé et la non-filtration.

Patrick 90%
Un très bon Talisker, différent des Talisker auxquels je suis habitué. La fumée de tourbe poivrée typique y est, mais tout le reste est original et savoureux. Pour ceux qui adorent Talisker et recherchent quelque chose de nouveau! Nez : Des agrumes et des pommes vertes, avec de la fumée de tourbe et du sel. Bouche : De la belle fumée de tourbe poivrée, des agrumes, des pommes vertes, du BBQ huileux, de la cassonade. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, poivrée avec une petite touche d’agrumes.