Bruichladdich Octomore Edition 14.1 Ochdamh-mòr

59.6% alc./vol.
Maturation de 5 ans en First-fill ex-American whiskey casks, fabriqué avec de l’orge de type Concerto provenant du «mainland » Écossais, tourbé à 128.9ppm.

André 89%
Incroyablement doux et muet au nez pour un whisky si alcoolisé et tourbé. Vanille crémeuse, sirop de poires, zeste de citron et melon au miel, pommes vertes, cendre froide. Ressemble étrangement au Lagavulin 12 ans Special Release 2024. Très étonnant en bouche. Pas mal straight forward, beaucoup de citron et de vanille, melon eu miel et miel d’acacia, fruits tropicaux, fumée de tourbe médicinale soutenue, grosses notes de sel de mer et de poivre en fond de bouche. Finale cendrée et maritime d’esprit tropical et parfumée de pâte à choux. Belle rétro-olfaction de citron fumé.

Patrick 90%
Dans le plus pur style d’Octomore, je demeure toujours surpris de la qualité, de profondeur, de la complexité et de la texture pour un si jeune whisky. Nez : Ça a beau être un Octomore, la première chose que j’ai senti, c’est les agrumes. Mais c’est vrai que ça n’a pas été long avant que la fumée vienne emporter toutes autres sensations! Bref, agrumes, fumée et, en faisant un effort, du caramel salé et des grains de café fraichement grillés. Bouche : Ok, ici, la fumée de tourbe, c’est aussi subtil qu’un coup de poing dans la face! Ceci étant dit, après quelques gorgées, je remarque si la fumée de tourbe est terreuse et salée, j’y retrouve aussi du de la vanille, du caramel, des agrumes, des pommes vertes, du café, des noix et une touche mielleuse très discrète. Le tout porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et vanillée.

Martin 93%
Nez: J’ai peur de de Barad-Dûr. Tourbe terreuse et fumée grasse, caramel brûlé, vanille crémeuse, noix de coco, agrumes vifs, zeste de citron même, contrastant avec la signature fumée. Bouche: Texture dense et percutante, mêlant suie iodée, malt toasté, sucre caramélisé, fruits mûrs, café torréfié et épices chaudes. Wow. Finale: Très longue, persistante, marquée par la fumée, le chêne brûlé, le poivre noir et un léger retour salin-minéral. Équilibre: Un dram radical, intense, brut et cendré. Mais d’une étonnante complexité, où la puissance sert à l’expression d’un malt ultra-tourbé sans tomber dans la caricature.

Kim 93%
Nez : d’emblée, une chose me vient en tête : c’est vert et frais! Concombre extra juteux, jus de lime, chimichurri, salade d’asperge. Ça me donne envie de le marier avec un ceviche ou un tartare de poisson.
Bouche : la verdure cède place à une impression de… Noël, et je ne m’y attendais pas du tout. Orange confite, dulce de leche, noix de Grenoble et pacanes caramélisées, sucre à la crème. Juste wow!

Talisker 8 ans Special Release 2024 – Tidal Churn

58.7% alc./vol.
Les couches originales de charbon de bois de l’intérieur des fûts ont été polies par des pierres et de l’eau, puis légèrement torréfiées.

Patrick 89%
Une expérience qui sera, je l’espère, souvent répétée par Talisker et sa compétition!  Le whisky est peut-être un peu jeune pour y retrouver son plein potentiel, mais ne serait-ce que pour avoir l’air cultivé, ça vaut la peine d’en acheter une bouteille pour parler des bienfaits d’un polissage avec des pierres et de l’eau de mer. Nez : Agréable, la fumée de tourbe poivrée habituelle de Talisker étant adoucie par le sucre de fruits du verger nappés de vanille crémeuse. Bouche : Un superbe mélange de saveurs équilibrées avec brio. Évidemment, de la fumée de tourbe rincée à l’eau de mer, mais aussi des épices, de la vanille, des pommes mûres, des poires vertes, des algues, du poivre et du bois brûlé. Et encore du sel. Finale : Fumée et salée. En fait, j’ai le même feeling en bouche que je retrouve 30 minutes après m’être baigné dans la mer!

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #17

58.3% alc./vol.
Embouteillé en novembre 2023

Patrick 90%
Afin d’éviter d’écrire un texte trop long (voir n’importe quel texte d’André), tout ce que vous avez de savoir est : Laphroaig, cask strength. Nez: L’incomparable fumée de tourbe de Laphroaig, à mi-chemin entre le labo médical et le chantier routier d’asphalte. Genre, un hôpital sur le bord de la mer à Islay qui brûle de la tourbe pour chauffer, séparé par un champ de bruyère d’un feu de camp sur la plage, pendant qu’on mange une poignée de noix assis sur une couverture en cuir. Bon, ok, ça prend de l’imagination, mais je vous mets au défi de feeder ça à votre générateur d’image IA favori! Bouche : Porté par une superbe texture, j’y retrouve de la fumée de tourbe crasseuse et iodée, du cuir, du tabac, des agrumes, du miel, du sucre, des noix et un peu de vanille. Genre, pas mal toute ce qui faut pour que ce soit bon. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur des notes fumées et épicées.

Lagavulin 12 ans Special Release 2024 – Fireside Tales

57.4% alc./vol.
Maturation provenant d’un mélange de first-fill bourbon et de refill casks.

André 91%
Moi qui disait que les éditions annuelles perdaient en qualité, je ne sais pas si mon commentaire a trouvé preneur mais là… wow! Quel superbe Lagavulin, typique, clean, représentatif et contextuel. Nez sans ambivalence du bourbon cask, laissant toute la place à la fumée de tourbe, aux vanillines et à l’inspiration maritime. Ananas cuits sur le feu de plage, citron, vanille, iode, fumée de tourbe crasseuse. Plutôt conservateur mais présentation irréprochable. Exquise texture en bouche, très veloutée et crémeuse. Beaucoup de vanille et de citron en approche, poires en conserve, cendre froide, sel de mer, ananas, pommes vertes, fumée de tourbe terreuse. Avec l’aération, le whisky devient huileux en bouche, la fumée est encore mieux intégrée. Finale de bonne longueur, tourbée et iodée, remplie de fruits tropicaux et de crème vanillée. Le meilleur de la série depuis 2019 selon moi.

Patrick 94.5%
Même si, tout au long de votre vie, vous avez contemplé des milliers de couchés de soleil, il arrive parfois d’en voir un qui nous surprend, nous force à nous arrêter quelques minutes pour le contempler. C’est exactement le feeling que m’a procuré ce Lagavulin. Comme un coucher de soleil, celui-ci n’apporte rien de vraiment nouveau « sous le soleil » (jeu de mot involontaire, mais consciemment accepté), mais m’a plongé dans un état de plénitude. Nez : Aaaaah! (sourire béat). Même après avoir bu la moitié de ma bouteille, je ne peux m’empêcher de rester longuement contemplatif à chaque fois que j’hume ce whisky. Au point que j’en perds mes mots. Enfin. Fumée de tourbe, léger sucre, légère vanille, chêne brûlé. Rien d’original, juste du classique présenté parfaitement. Bouche : La fumée de tourbe, du charbon de bois, de la vanille sucrée, des épices et un peu de bois vert… Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur un mélange de fumée de tourbe et de chêne carbonisé.

Ardnahoe 5 ans Inaugural Release

50% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon casks et Ex-Oloroso Sherry casks.

André 85%
Nez en deux temps, sur les fruits tropicaux et les fruits rouges. Raisins secs, prunes et cerises noires, puis ananas flambés, abricots et compote de bananes. Fumée de tourbe relativement discrète, bien terreuse, minérale et saline sur fond de chocolat noir amer. La bouche offre des notes tourbées plus affirmées ; oranges, prunes et cerises, ananas, abricots, zeste de citron. Mélange de terre grasse et de chocolat noir accompagné de nonnes notes de poivre. Bonne texture en support au taux d’alcool. Finale citronnée, fumée et fruitée, minérale, de longueur respectable. À défaut d’être original, c’est bien construit. Pourrait ressembler à un Kilchoman.

Patrick 83%
C’est toujours excitant de goûter au premier whisky d’une nouvelle distillerie, surtout si celle-ci est située sur Islay. Bref, est-ce que justement, ça goûte le scotch d’Islay? Oui! Toutefois, je crois que qu’il me faudra encore patienter quelques années avant de devenir aussi fanatique que je le suis pour certaines de ses voisines. D’ici là, je vous recommanderais tout de même d’en acheter deux bouteilles, une pour boire, l’autre pour garder! Nez : Fumée de tourbe typique d’Islay, avec des notes de pommes cuites, de biscuits et d’agrumes. Bouche : J’ai le sentiment d’un jeune whisky, avec une belle fumée de tourbe aromatique, une touche de sel, de la crème pâtissière, du zeste de citron et un soupçon de gingembre. La texture en bouche, malgré le 50% d’alcool, trahit la jeunesse du whisky. Finale : D’une belle longueur, fumée et subtilement salée.

Martin 85%
Nez: Embruns salins, fumée douce, vanille et une pointe d’agrumes confits. Fruits rouges et un peu d’ananas épicé. Bouche: Structurée, sur le caramel, la poire juteuse, une fumée cendrée et une nuance herbacée légère. Finale: Moyennement longue, saline et légèrement épicée, avec un retour de tourbe fine et de malt grillé. Équilibre: Un whisky prometteur qui capture bien l’identité côtière d’Islay, offrant une fumée élégante et un profil harmonieux malgré sa jeunesse.

Kim 81%
Nez : Tourbe maritime évoquant un feu au bord de la mer, à marée basse, avec les algues qui sèchent sur les rochers. Léger sucre d’orge, ananas pas tout à fait mur, jambon fumé. Bouche : C’est un whisky écossais de 5 ans et ça parait. Le bois est très présent et ça rend l’expérience plutôt râpeuse, aride. Il faut garder en tête que c’est une première itération.

Dràm Mòr Caol Ila 9 ans 2015

55.2% alc./vol.
Cask No.302611, Finished in French Oak Oloroso Hogshead, 288 bouteilles.

André 86%
Pas de subtilité ici, on va droit au but. Tsunami de tourbe médicinale et terreuse, sur fond très sucré, écorce de citron et ananas flambés sur le feu de camps, suie de cheminée ramonée, citron et sel de mer. La bouche est sucrée, vraiment sucrée, la texture huileuse mais le whisky n’offre malheureusement aucune longévité en bouche, les saveurs s’affadissent très rapidement. Sucre de confiserie, iode, malt vert, citron, cendre froide, un peu d’eucalyptus et une poignée de petits fruits rouges dans un nuage de fumée de tourbe médicinale. À l’aération, les notes cendreuses gagnent du terrain, tout comme les fruits rouges. L’ensemble demeure agréablement doux compte tenu du taux d’alcool et des saveurs prononcées de tourbe. La finale est de bonne longueur et dévoile quelques fruits tropicaux absents depuis le début de la dégustation sur un édredon de fumée de tourbe sale et médicinale.

Patrick 91%
Tout ce que je suis en droit d’attendre d’un dram de single malt d’Islay se retrouve ici. Intensité et subtilité se côtoient admirablement bien pour mon plus grand plaisir. Nez: Un envoûtant de fumée de tourbe, d’embruns maritimes, de fumée de cigare et de très discrets petits fruits sucrés. Bouche : Dès les premiers instants, la fumée de tourbe, de cigare et les embruns marins se livrent une bataille épique afin de satisfaire mes papilles gustatives. Une fois que les protagonistes se sont légèrement essoufflés, les discrets petits fruits sucrés viennent faire une courte apparition pour nous séduire à la va-vite. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, fumée, salée et subtilement fruitée.

Martin 91%
Nez: Fumée maritime, citron confit, coquille d’huître et algue humide. Pierre lavée et gros sel. Bouche: Une approche franche et tranchante, sur la tourbe minérale, le zeste d’agrumes, la cendre froide de cigare et une touche bien médicinale. Finale: Longue et persistante, iodée, avec une amertume fine et poivrée. Toujours le cigare froid à la fin. Équilibre: Un Caol Ila droit, direct et marin, qui capture l’essence d’Islay dans une de ses formes les plus pures. J’adore ce dram.

Kim 75%
Nez : Empyreumatique, sur la grosse fumée goudronnée, même médicinale. J’ai l’impression d’avoir le nez dans une vieille trousse de premiers soins poussiéreuse. Ça ne fait pas dans la dentelle, mais j’y discerne de petites pointes de fruits verts comme le kiwi et le raisin. Bouche : Eh boy! Ça fesse dans le dash encore là, avec un imposant côté torréfié qui s’ajoute à l’empyreumatique, amenant du chocolat noir, de l’écorce de cacao et des grains de café. Bien que ces saveurs soient intéressantes, l’ensemble manque d’équilibre et de raffinement pour être plaisant.

Dràm Mòr Ruadh Maor 9 ans 2013

58.5% alc./vol.
PX Cask, Highlands Single Malt, distillé à Glenturret, Cask No. 9007141, 318 bouteilles.

André 84%
Nez offrant un mélange de figues, prunes et d’oranges dans un nuage de fumée de tourbe terreuse diaphane. En bouche, les saveurs sont plus affirmées, la tourbe monte lentement en crescendo pour s’installer confortablement. Terre mouillée, fruits rouges nappés de caramel fondu, viande sur bbq et gras cramé sur la grille, bonbons à la cannelle de bonne force qui pointe en finale et s’accompagne de chocolat noir amer, de caramel et de beaucoup de tannins du bois de chêne très sec et astringent. Petites notes chlorées en rétro-olfaction.

Patrick 89%
Un très bon dram qui enter dans la catégorie « ouvrir la bouteille et en jeter le bouchon ! ». Nez: Un superbe parfum où s’entremêlent la fumée de tourbe et de beaux fruits bien mûrs et sucrés, ainsi qu’un petit soupçon de caramel brûlé. Bouche : La fumée de tourbe est ici beaucoup plus intense que ce le nez laissait présager, laissant les fruits mûrs sucrés se contenter de l’arrière-scène. En fait, ceux-ci prennent graduellement plus de place, mais… Finale : …à mesure que les saveurs évoluent vers la finale, la fumée revient à l’avant-scène!

Martin 90%
Nez: Viande fumée, goudron, prune mûre et céréale maltée. Toutes de belles notes classiques des Highlands qui nous transportent ailleurs. Bouche: Texture grasse et sauvage, sur la suie, le bacon salé, les fruits noirs compotés et une amertume bien boisée. Finale: Longue et très robuste, avec des relents terreux et une persistance cendrée. Une tourbe sale mais discrète chapeaute le tout. Équilibre: Un dram animal et sans compromis, à réserver aux amateurs de tourbe brute et de caractère sec. Superbe.

Kim 84%
Nez : Tourbe citronnée et vive, caoutchouc, raisin vert évoquant même certains vins blancs plus minéraux, poussière de pierre. Bouche : L’intensité des petits bonbons cœurs à la cannelle, mariée à du zeste d’orange confit et un bâton de creamsicle à l’orange… juste le bâton. La tourbe s’efface totalement derrière le fût, mais contrairement à certains autre Dram Mor, ça ne me gâche pas trop l’expérience.

Dràm Mòr Blair Athol 10 ans 2011

54.7% alc./vol.
Cask No. 300943, Finished in first fill Bourbon Hogshead, 265 bouteilles.

André 77%
Bourbon cask à l’honneur avec la livraison de tarte au citron et meringue bien vanillée et un soupçon caramélisé, de poires dans leur sirop, de miel. La bouche est franche, tant sur la sensation d’alcool, que sur la jeunesse du whisky et l’apport verdâtre et herbacé du bois de chêne. Bol de céréales séchées, zeste de citron, vanille soupoudrée de poivre moulu. C’est très maigre comme livraison d’arômes et saveurs. Finale trop longue pour la qualité de l’expérience, citronnée, boisée et herbacée.

Patrick 80%
Un bon scotch, mais dont les saveurs de bois sec épicé donnent l’impression d’un taux d’alcool beaucoup plus élevé qu’en réalité. Nez: D’abord les céréales, avec une goutte de vanille et un soupçon de poires. Bouche : Plein de bois sec et épicé, mais avec aussi de la rhubarbe et des pêches. Finale : Plus longue que ce que le nez laissait présager, s’étire longtemps sur le bois sec, brûlé et épicé.

Martin 85%
Nez: Fruits secs, caramel foncé, cuir et un soupçon de tabac aromatisé. Bouche: Dense et veloutée, sur la prune et la datte, le chocolat noir, les épices douces et un bout de zeste d’orange. Finale: Persistante, chaleureuse, avec un retour légèrement boisé mais bien sec et épicé. Équilibre: Un whisky riche et classique, idéal pour ceux qui aiment les profils fruités bien construits. En contraste avec mes comparses j’aime beaucoup ce dram.

Kim 81%
Nez : Poire verte, anis étoilé, muffins aux bleuets, zeste d’orange, son de blé et un côté de saveur chimique que j’ai du mal à nommer, évoque un peu l’aneth. Bouche : Poivre blanc, pain au levain voire même brioche à la vanille, confiture d’abricot sur un craquelin au seigle. Un peu simplet mais pas moche.

Dràm Mòr Benrinnes 10 ans 2013

57.5% alc./vol.
Cask No. 300745, Refill Bourbon Hogshead, 278 bouteilles.

André 81%
Notes tropicales et sucrées pour débuter; citron, vanille, ananas et poires. Taux d’alcool relativement en retrait. La bouche est étoffée et ferme; avalanche de poivre, bois sec intente, alcool brûlant et astringent … difficile d’y retrouver les saveurs plus frivoles. Alors on laisse le verre respirer de longues minutes avant d’y revenir. Fruits tropicaux dans un bol de bois, cerises marasquin, pincée de cannelle, coconut, zeste de citron, crème à la vanille. Finale de pommes poires, de bananes et crème vanille saupoudrée de poivre.

Patrick 86%
Un bon dram facile à boire dont le seul défaut est son rapport qualité/prix… Nez : Bois frais, sève, agrumes. L’ensemble est frais et d’une intensité bien mesurée. Bouche : Pendant une seconde ou deux, j’ai goûté le bourbon dans mon verre comme je l’ai rarement vu dans un scotch. Puis, le tout évolue vers le chocolat blanc, du poivre de Sichuan, une grosse dose d’épices venant du chêne et une subtile touche de pommes grillées qui apportent dans leur sillage une pincée de sucre bien agréable. Finale : D’une belle longueur, fruitée avec une goutte de vanille et une bonne dose de chêne.

Martin 84%
Nez: Fruits mijotés et compotés, toffee, malt grillé avec un beau gros caramel épais. Bouche: Pleine et texturée, sur le raisin sec, le cake aux épices, le vieux cuir et un soupçon de noisette torréfiée. Finale: Longue, huileuse, légèrement tannique et bien épicée. Je remarque malheureusement une vague de soufre en queue de parade. Équilibre: Un dram généreux et structuré, bien ancré dans un style old-school que j’adore, malgré la note sulfureuse en fin de parcours.

Kim 77%
Nez : Gourmande explosion de fruits tropicaux (ananas, papaye), de sucre vanillé et d’épices (cannelle, cardamome). Évoque certains bourbons plus doux, mais sans le maïs. Bouche : Alors qu’au nez j’avais affaire à une véritable salade de fruits, là j’ai plutôt l’impression de lécher le bol en bois qui l’a contenue. Pain grillé, pratiquement brûlé, écorce de cacao et grains de café viennent asséner un coup de poing un peu trop malté, qui déséquilibre le whisky.

Dràm Mòr Inchmurrin 10 ans 2013

55.7% alc./vol.
1st Fill Oloroso Finish, Cask No. 1186, 209 bouteilles.

André 87%
Conseil: aérer un bon 20 mins avant de goûter. Nez gourmand et lourdaud. Petits fruits rouges pâteux, réglisse, zeste d’orange et bois de cèdre, figues et dates, cannelle et tarte aux pommes, une touche de vernis à bois. Belle texture un brin huileuse adoucissant le taux d’alcool, caramel brûlé, dates, cerises noires, chocolat noir au poivre noir. Finale sucrée au fudge et au chocolat au lait fourré de caramel, gâteau aux fruits, cerises, réglisse rouge et une pincée de poivre, gingembre et de cannelle. Tannins du bois bien ressentis mais relativement bien intégrés.

Patrick 88%
Un superbe cocktail de fruits tropicaux mais présentés avec une dose de chaleur à la manière écossaise! Nez: Les arômes venant de mon verre débordent d’un beau mélange de fruits tropicaux mûrs et de caramel. Bouche: Chaleureuse et présentant des fruits tropicaux mûrs et sucrés, ainsi que du chêne brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 86%
Nez: Ananas grillé, cire chaude, bonbon surette et zeste d’orange. Bouche: Franche et vivante, avec des notes de fruits tropicaux, de gâteau aux agrumes et aux épices, de bois sec avec un soupçon d’herbes amères du bas du fleuve. Finale: Assez longue, à la fois sucrée, herbacée et bien poivrée. Équilibre: Un dram bigarré, presque insolent, qui sort des sentiers battus sans avertir.

Kim 72%
Nez : Poignée de jujubes surs ou de Skittles, comme un mélange de saveurs artificielles de fruits, boite à cigare, réglisse rouge, une touche qui me rappelle du plastique brûlé, mais c’est tellement léger que je me demande si je l’hallucine. Bouche : Ah non, je n’ai pas rêvé ce côté plastique! Au goût il vient voler la vedette, amenant avec lui des légumes verts bouilli (choux de bruxelles, brocoli), du fromage bleu et des noix caramélisés. Bref, pas le mix le plus plaisant dans un whisky. La finale sucrée vient sauver le tout de la catastrophe.