Bunnahabhain 17 ans Fèis Ìle 2014

53.4% alc./vol.
Fût d’ex-Cognac Cask avec une finition en fût de Sauterne – 301 bouteilles

Patrick 90%
OK, vous n’aurez pas de surprise en buvant ce whisky, ça goûte le Cognac, le Sauterne et le vieux scotch. Quelqu’un a un problème avec ça? Nez : Parfum avec une touche de Cognac, mais un Cognac plutôt sucré. Et aussi un peu de bois, typique d’un bon vieux scotch. Bouche : Du Cognac, du Sauternes, du bois brûlé, pas de surprises… Mais who cares? Finale: D’une belle longueur, plein de belles saveurs.

Gordon & MacPhail Discovery Caol Ila 13 ans

43% alc./vol.

André 84%
Nez étonnamment doux pour un Caol Ila parfois fougueux; poires, bananes, vanille, fumée de tourbe franche, pommes poires, abricots. Texture diffuse et épare en bouche, le whisky s’efface presque immédiatement après l’entrée en bouche; purée de bananes, tangerines, agrumes, vanille et fumée un peu brute. Courte finale poivrée finement et fumée, hyper douce et volatile.

Patrick 85%
Toujours une valeur sûre que ces Caol Ila de Gordon & MacPhail ! Bref, pas une bête de compétition, mais ma bouteille s’est vidée rudement vite le dimanche en regardant le football. Nez: Une belle fumée de tourbe très aromatique et très fraîche, avec de agrumes, de poires et des pommes. Bouche: De la fumée de tourbe bien mesurée, laissant ainsi s’exprimer les agrumes et les fruits du verger. La texture est un peu mince, mais pas au point que ce soit désagréable. Finale: Un peu courte, fumée et poivrée. Point bonus, la finale donne le goût de s’en servir un autre verre!

Bowmore 25 ans 2018

43% alc./vol.
Vieillissement en ex-bourbon cask & Spanish Sherry Cask.

André 88%
Élégant mélange de fruits secs, raisins mauves séchés, tourbe terreuse et chocolatée, sel de mer séchés sur les galets, prunes, oranges, cerises marasquin, réglisse. La bouche est souple mais légèrement trop diaphane, on dirait que les saveurs extraordinaires n’ont pas le support sur lequel s’attacher; fruits sauvages, cerises, réglisse, prunes, cerises marasquin, oranges, salé et iodé avec une belle vague de tourbe maritime terreuse et chocolatée, caramel. Sensation minérale également en bouche. Petite touche de lilas et de volette en fleur en supplément. Ce que ce whisky gagne en intensité des saveurs, il le perd en texture très ordinaire. La finale rappelle plus la compote de rhubarbe et de framboises, le sel de mer et la tourbe terreuse. Belle constance des saveurs fruitées et de l’ambiance maritime.

Kim 85%
Nez : sur la pêche, mais plutôt hermétique, fleurs d’oranger. Bouche : le bois est très présent, après 25 ans il ne reste plus beaucoup de tourbe, céréalier, pêche et abricots.

Bowmore 26 ans The Vintner’s Trilogy 2 of 3 – French Oak Barrique

48.7% alc./vol.
Vintners Trilogy est une collection de Bowmore qui cherche à mettre en avant l’impact que peuvent avoir de très longs affinages en fûts de vin. Cette édition de 26 ans d’âge a débuté sa maturation de 13 ans en ex-bourbon cask pour ensuite être transférés en French Barrique pour 13 années supplémentaires.

André 92%
On déguste une barre de chocolat noir fourrée de fruits secs et de raisins, le tout sur le bord de la côte de l’Ile d’Islay en se réchauffant tout près du feu de plage se nourrissant de bois morts soutirés sur la plage. Quelqu’un dans le groupe a préféré le café noir très corsé pour le vent du large pousse les effluves frivoles jusqu’à nos narines excitées par l’air frais et maritime. Les premières gorgées sont gonflées de fruits; prunes, cerises noires, raisins secs, dattes, entrelacées de café expresso et de chocolat noir amer, la réglisse rouge. L’air est envoûté des embruns de fumée de tourbe terreuse humidifiée par l’air salin. On distingue aussi les notes de ‘’parma violet’’ des anciens embouteillages de la distillerie, mais tout juste de façon discrète, souvenir d’une période tirée du passé de la distillerie. Le whisky se fond finalement en bouche dans des soupirs poivrés et fumés ainsi que sur la confiture de fruits sur une toast brûlée nappée d’une couche de beurre salé. Dégustation épique…

Patrick 93%
Du bon vieux Bowmore comme j’aime tant! C’est riche, intense et complexe comme j’aime tant. Nez : Parfum de chocolat noir, de sel, de beaux fruits tropicaux et une touche de chêne épicé. Bouche : D’abord du sel, des fruits tropicaux et du chocolat noir. Puis du beau chêne épicé et de la fumée de tourbe qui vient admirablement compléter le tout. Finale : D’une belle longueur, salée-sucrée, fruitée et marquée par le chêne.

Martin 92%
Nez: Tourbe cireuse, fruits rouges, feuille de tabac, herbe verte. Le paradis? Bouche: Chocolat noir, tourbe et touche de fruits tropicaux. Poivre rose. Miam. Finale: Chaude, épicée, suave et agréable. Équilibre: Un dram d’exception, toute les bonnes notes du peated sherry cask.

Bunnahabhain 2002 Fèis Ìle 2018

58.2% alc./vol.
Spanish Oak Finish, bottle #249 of 1500

André 89%
Raisin mauves, fruits séchés, chocolat noir, dattes, figues, ainsi qu’une touche spicy boisée et de clou de girofle. Ce qui étonne en bouche, c’est l’aspect maritime salin en arrivée, puis le gâteau aux fruits et aux raisins, les fruits séchés, qui s’accompagne d’une onctuosité légèrement pâteuse du genre purée de dattes et de caramel. Suivent les notes d’oranges, la confiture d’abricots et le chocolat. Finale moyenne en longueur, épicée et astringente ou les notes du chêne sont plus importantes.

Kilchoman Single Cask Release – Plowed Society Joe Boston

60.1% alc./vol.
Cask number 364/2010, type Bourbon – Distillé 22.7.2010 – Embouteillé 24.11.2015

André 88%
Très doux et posé au nez. Belle sensation sirupeuse et calme; sirop de salade de fruits en conserve, miel, pêches et poires, ananas flambé, tourbe terreuse sirupeuse, fruits tropicaux, miel chaud, vanille crémeuse, iode. M’attendant à un uppercut alcoolisé, je suis agréablement surpris de la douceur du whisky en bouche. On commence par une vague de salade de fruits tropicaux, des poires au miel, de la belle vanille puis un bon apport de tourbe terreuse et de viande cuite sur feu de plage, genre jambon fumé. Si la première gorgée est relativement innofensive, les gorgées subsquentes sont plus musclées et les notes de phénols provenant de la tourbe s’accumulent en couche successives et la sensation camphrée est décuplée. Le whisky développe aussi un aspect minéral un peu bizarre, genre craie ou poussière de pierre que l’on vient de couper. La finale est sur la pomme verte et les fruits tropicaux fumés et une bonne montée en alcool. Comme toujours, Kilchoman nous montre que si l’habit ne fait pas le moine, l’âge d’un whisky ne fait pas nécessairement foi de sa qualité.

Patrick 88%
Un très bon whisky, riche et intense, avec tout ce qu’on peut attendre d’un jeune Islay. Merci à Rémi pour l’échantillon! Nez : Fumée de tourbe et cendre intense, avec un peu de poivre. Bouche : Une tonne de fumée, de cendres et de poivre. Très intense! Finale: Très longue et fumée.

Martin 87%
Nez: Tourbe fruitée bien en place, vanille, bois, crème et fruits tropicaux. La force de l’alcool se fait bien sentir. Brace for impact! Bouche: Tourbe, miel, vanille, fruits rouges et melon. La morsure de l’alcool prend étonnamment son temps, ce qui nous permet d’explorer plus pleinement l’éventail de saveurs. Bois, épices enflammées et retour de la tourbe. Finale: Bien sucrée, fumée et épicée. Notes langoureuses de vanille, de fruits rouges, de raisins et de bois. Boucane de tourbe herbeuse. Équilibre: Un autre bon single cask de Kilchoman, mais parfois un taux d’alcool trop élevé peut aussi gâter la sauce.

Kilchoman Madeira Cask Finish Single Cask 523/2011

56.4% alc./vol.
Embouteillé exclusivement pour la SAQ, 258 bouteilles, distillé le 1.9.2011, embouteillé le 20.2.2019

André 86%
Comme Martin l’écrivais, j’ai moi aussi des notes de fromage au nez. Pas désagréables mais inattendu. Notes de poires trempées dans le caramel fumé aussi, de fruits tropicaux, pêches. Je trouve le nez plutôt fermé et pas très expressif. La bouche est plus punchée, raisins verts, de la vanille et des pétales de noix de coco séchées, de la belle grosse fumée et de la cendre refroidie, des fruits tropicaux et du zeste de citron à profusion, avec une touche de sel de mer et aspect de pierre calcaire en finale de bouche. Un Kilchoman qui me laisse un peu froid.

Patrick 93%
Le mélange de saveurs idéal. La SAQ a eu la main heureuse avec cet embouteillage, bravo! J’ai pris soin d’en acheter une bouteille avant de publier cette évaluation, hahaha! Nez : Fumée de tourbe marquée par la cendre, caramel et touche fruitée relativement subtile, mais tout de même enveloppante. Bouche : Oh que c’est bon!! Un superbe mélange de jus de fruits et de fumée de tourbe cendrée, avec un peu de poivre et une touche de bois épicé. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 91%
Nez: Whoa! Tourbe subtile et efficace, bardée de fruits et de toffee, de malt grillé et de fromage cendré. Incroyable! Bouche: Tourbe herbeuse, belles épices, fruits rouges et poivre. Le chêne limite un peu le tout, en empêchant les saveurs de partir dans toutes les directions. Finale: Belle longueur, belle chaleur, la tourbe et le épices sont au rendez-vous. Exquis! Équilibre: Un excellent Kilchoman, un excellent Islay, un excellent scotch! J’ai de la misère à percevoir la finition de madère, mais ça reste un foutu bon whisky!

Signatory Laphroaig ‪16 ans 1995 Cask #52

58.1‬% alc./vol.
Distilled 04/04/1995, Bottled 16/06/2011, Bourbon Cask Barrel #52, Bottle #34 of ‪193.

André 89.5%
Belles vagues de fruits tropicaux, ananas, bananes, grist, amandes non-salées, tarte au citron, fumée de tourbe phénolique puissante. La bouche est beaucoup plus posée, crémeuse et onctueuse, j’adore le mélange d’ananas et de citron, oranges, belle grosse crème vanillée, sensation de grist, ces céréales concassées nageant dans un nuage de tourbe maritime phénolique, aspect huileux en finale de bouche qui cache bien les notes camphrées. Le whisky est beaucoup plus réservé en bouche qu’au nez. La tourbe se diffuse lentement partout en bouche et laisse une sensation de cendres froides et de citron rafraichissant vraiment agréable. Longue finale maritime, camphrée et sur les fruits tropicaux.

Elements of Islay LP8

53.5% alc./vol.
Distillé en 1998, cet opus Laphroaig est composé de trois Ex-Madeira Wine cask.

André 86.5%
Cerises noires, figures et raisins secs, oranges sanguines, agrumes, céréales au miel, voile diaphane de fumée terreuse iodée. La bouche est médicinale et fruitée; fruits secs, cerises noires, oranges, prunes, raisins secs. Éléments médicinals et rondeur en bouche, pitch à toiture, tourbe terreuse, sel de mer, camphre et pastilles casses grippe à saveur de vanille et de miel, antiseptique, mais la texture est huileuse et féminine. Finale camphrée, maritime et épicée à la cannelle. Un bon Laphroaig, singulier mais à 280$ pour un 500ml… No way.

Patrick 94%
Oh que c’est bon ça, un Laphroaig hyper intense, mais tellement bien équilibré qu’il semble presque doux. J’aime. Nez : Impressionnant, un Laphroaig où le xérès prends presque le dessus. Bref, du xérès sucré, du chocolat, de la belle fumée de tourbe et un soupçon de poivre. Bouche : Finalement, on retrouve en bouche la belle grosse fumée de tourbe typique de Laphroaig, du poivre, du bois brûlé et du beau xérès sucré pour marier le tout. Finale : D’une belle longueur, salé et fumé, avec une touche subtile de fruits sucré.

Martin 93%
Nez: Sherry sucré, chocolat blanc, tourbe solide mais qui sait partager la scène. Poivre, chêne et purée de fruits. Bouche: Caramel et xérès, tourbe sucrée, malt et chêne. Menés par de belles épices, on voit la finale au loin. Finale: Fumée salée et poivrée, elle se déroule sur une bonne longueur. Retour de la purée de fruits. Équilibre: La force et les saveurs sont superbement équilibrées. Un Laphroaig distillé à son état le plus pur.

Old Malt Cask Laphroaig 16 ans 2001-2017

50% alc./vol.
742 bouteilles.

Patrick 90%
Un beau gros Laphroaig qui ne décevra pas, du moins jusqu’à ce que le compte de la carte de crédit arrive. Non mais 400$ pour un 16 ans, faut pas connaître la valeur de l’argent pour acheter ça. Nez : La fumée de tourbe crasseuse typique. En fait, peut-être plus crasseuse que d’habitude, genre de la vieille graisse de moteur et une poche de hockey après les séries. Bouche : Toujours la belle grosse tourbe crasseuse, avec une bonne dose de charbon et d’huile à moteur, avec aussi de belles épices. Finale : D’une belle longueur, très fumée et épicée.