Artist Collective #3.6 Ardmore 9 ans

46% alc./vol.
2009-2019 from 7 Ex-Laphroaig Bourbon Casks, Limited Edition of 2294 bottles. La distillerie Ardmore a de tout temps produit un single malt tourbé (entre 12 et 14 ppm de phénols). Dans le processus de maltage, la tourbe utilisée provient de Saint-Fergus, village situé dans l’Aberdeenshire. Elle élabore également une version non tourbée baptisée Ardlair. Illustration titrée «BAA-Annam» par Brigitte Althape.

André 84%
Encore un produit étonnant de cette sous-estimée distillerie. Le nez est phénolique et mentholé, salin et maritime, tourbe délicate herbeuse et camphrée, citron, bananes, ananas, poussière de pierre. La texture en bouche est fortement diluée mais les notes de tourbe phénolique se gonflent après l’ingestion. Tourbe mentholée, sensation à la fois minérale et herbeuse, poires, sel de mer, zeste de citron. Finale un peu courte pour le whisky lui-meême mais relativement longue pour les notes tourbées médicinales et maritimes.

Patrick 90%
Un beau whisky simple, mais rudement efficace. Nez: Wow, le parfum de fumée de tourbe de style Islay est beaucoup plus intense que ce que je m’attendais, et prends d’ailleurs presque toute la place. Bouche: De la tourbe intense, avec un beau mélange maritime et terrestre, complété par une belle note épicée. Le tout est porté par une belle texture malgré la dilution à 43% du whisky. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 85.5%
Nez: La tourbe maritime est la première note qui s’en dégage, suivi de menthe, de banane, d’herbe et de fruits tropicaux. Pierre lavée sous tout cela. Bouche: Légère tourbe, air salin, poivre léger, chêne et malt grillé. Eucalyptus et cannelle, sur une texture qui pourrait être plus charnue. Finale: Un peu courte à mon goût, sur des accents de poivre, de cannelle, de bois et de sucre brun. Touche de fruits. Équilibre: Un beau Ardmore, à la hauteur des embouteillages officiels. Rien de bien compliqué ou audacieux, mais un dram tout de même fort agréable.

Artist Collective Bunnahabhain Staoisha 5 ans 2014

61.2% alc./vol.
Collective 4.1 – Refill Sherry Butt

Patrick 94%
J’ai acheté cette bouteille en l’honneur de mon fils qui est né 2014, et je suis rudement heureux de mon achat! Bref, un whisky superbe, je serai heureux de lui offrir ma deuxième bouteille à ses 18 ans! Nez: Un beau mélange de xérès et de fumée de tourbe terreuse et une touche de crème et de caramel. Après quelques secondes, le xérès devient plus évident. Bouche: Ça ne m’est pas arrivé souvent : Je suis parti à rire en y goûtant la première fois tellement c’était bon! Du beau xérès chaleureux mélangé avec de la fumée de tourbe fraîche et terreuse ainsi qu’une note de fudge. Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et fruitée.

Martin 88.5%
Nez: Raisins secs et bois poussiéreux, fumée et citron confit. Bouche: Tourbe et sherry, quand tu nous tiens… extraordinaire! Fumée, raisins rouges, pamplemousse, poivre et cannelle. Finale: Xérès, tourbe et force du fût forment un mélange explosif qui ne nous laisse pas sur notre appétit. Équilibre: Un autre dram de licorne.

Artist in Residence Oak Barrels

40% alc./vol.
Maïs, orge et seigle.

Martin 79%
Nez: Le trio de céréales est bien défini dès le départ, on y ajoute quelques notes de fruits secs et de noix, de vanille et de bois très vert. Un vent de jeunesse m’inquiète un peu à ce stade-ci. Bouche: Seigle et branche verte qui craque. Pomme de tire et pointe de vanille. On est rapidement engouffré par le poivre et la mélasse du new make. Finale: Chaude, courte et plutôt agressive. Les notes boréales énumérées plus haut sont toujours parmi nous. Une petite cuillère de caramel avec une autre de sirop Buckley’s comme « chaser ». Équilibre: Le pari de tout faire avec des ingrédients locaux est tout à l’honneur de la distillerie, mais pour jouer dans les ligues majeures ça va prendre beaucoup plus de maturation, ou au moins tenter des finitions spéciales pour adoucir le rendu final.

Auchentoshan 12 ans

40% alc./vol.
Nouvelle référence phare de la distillerie, ce single malt des Lowlands provient de l’assemblage de fûts de bourbon et de fûts de sherry.

André 84%
Noix, fruits et vanille, chocolat rafraichissant et très approchable. Une réelle amélioration sur l’ancienne version 10YO. Un digne représentant de la nouvelle génération des Auchentoshan.

RV 81%
Nez très floral et tréflé, bien balancé avec caramel en background. Trop discret en bouche, avec un chocolat un peu amer et retour sur les fleurs en finale. Prend beaucoup de temps à ouvrir en bouche, donc bon pour un matin de pêche tranquille ou bien pour grand-maman qui regarde passer les « machines » qui reviennent de la messe du dimanche. Par contre assez subtil pour que je me tire une chaise berçante à coté d’elle sur le perron pour moi aussi tranquillement regarder passer les chars avec elle.

Patrick 86%
Arômes d’amandes, de fruits et de vanille. En bouche, d’abord le malt, puis les fruits et enfin les amandes caramélisées. Une belle finale agréable, si ce n’est un peu courte. Un incontournable lorsqu’on a besoin d’un scotch des Lowlands pour une dégustation. Et avec un cheddar vieilli, un incontournable tout court.

Martin 80.5%
Nez: Fleurs et légère vanille. Orge, miel et fond de charbon. Cerise et amandes. Un nez subséquent nous révèle chêne, agrumes et meringue ou plutôt un souvenir de chocolat blanc. Bouche: Rapide, les saveurs frappent en un éclair et se fondent dans la finale. Miel, vanille, lavande, fleur de cerisier. Un petit citron fumé parvient à percer les nuages. Un goût très franc, du genre « c’est de même ». Finale: Beaucoup trop courte malgré de belles épices. Plusieurs m’accuseront d’hérésie, mais pour ce qui est des lowlands, je porte le Glenkinchie un petit peu plus près du coeur. Équilibre: Quand même super départ pour la soirée, j’ai soif. Vous avez réveillé le monstre.

Auchentoshan 1998 Sherry Cask Matured

54.6% alc./vol.

André 84%
Nez floral – fleurs blanches – vanille, pommes et bananes. Costaud en bouche et légèrement acide; purée de fruits non sucrée, mélange d’épices (cannelle). Finale sur l’orge et les amandes trempées dans le miel soutenu par un tapis d’épices et de citron en arrière-plan. Vraiment bien et intéressant de découvrir un Auchentoshan avec autant de panache et en version cask strength de surcroit.

Patrick 88%
Parfum puissant de cerises au chocolat. En bouche, on découvre une belle texture huileuse comme on les aime. Le sucre fruité du xérès prend une place étonnante, au point qu’on ne sent presque pas la force de l’alcool. La finale relativement longtemps s’étire sur un xérès chocolaté des plus agréable. Un whisky à prendre à la place du dessert! Il faut définitivement aimer les « wine finish » pour l’apprécier, et il saura aussi satisfaire les amateurs d’un taux d’alcool plus élevé.

Martin 84%
Nez: Assez robuste et épicé, noix, orge et pelure d’orange. Un peu de miel et un peu de caramel, mais le degré d’alcool masque un peu tout le reste. Bois sec. Bouche: Miel, fleurs et vanille. Crème et ananas, raisins blancs et xérès. Pas trop mal. Finale: Longueur moyenne, complexité inexistante. Épices, bois et pommes vertes. Équilibre: Un bon Auchentoshan, mais un scotch quelconque. Dommage car sa finition et son taux d’alcool semblaient être des pas dans la bonne direction.

Auchentoshan 1999 Bordeaux Cask Matured

58% alc./vol.

André 81%
Sirop d’érable, poudre de calcaire. Puissant en bouche, chocolat au piment, vanille avec l’effet bien présent du cask finish. Finale aux accents de bourbon, sucrée et épicée. Personnellement, je trouve le pourcentage d’alcool trop fort et sans valeur supplémentaire à l’ensemble.

Patrick 89%
Au nez, très marqué par le vin et l’orge. En bouche, un vin profond et intense. En fait, on dirait presque un brandy! Finale longue et riche. Un peu unidimensionnel, mais pour ceux qui aiment les wine finish, et les cask strength, parfait.

Martin 83%
Nez: Voile d’alcool, vanille, orge, miel, épices et vin. Un peu de craie. Bouche: Épices et vin, chêne et xérès. Feu roulant. Le taux d’alcool est n peu exagéré ici. Finale: Chaude et épicée, presque trop. Équilibre: Un bel essai, le wine finish n’est pas tout-à-fait raté, mais le degré d’alcool n’est malheureusement pas adapté à cet embouteillage. C’est rare que ça arrive, mais ici c’est trop fort.

RV 81%
Même le vin n’y peut rien dans ce produit anodin. Odeur de caramel et de poussière végétale, puis de caramel brûlé, en étant suffisamment patient une variété de saveurs font beaucoup évoluer le nez. Le même phénomène se répète en bouche, où l’alcool se fait sentir et pimente ce qui d’abord semble être soit un bon bourbon bon marché soit un whiskey de qualité mais ordinaire. La finale est de son côté emportée vers un single malt très ordinaire, concluant ainsi une autre édition qui n’ennuie pas mais étonne guère d’une distillerie qui semble se complaire dans cette stratégie.

Auchentoshan 21 ans (nouvelle édition 2009)

43% alc./vol.

RV 80%
Nez loin d’être invitant avec son navet dans un jardin tard au mois d’octobre après plusieurs gelées, fruits mûrs et plastique. Le plastique se transforme ensuite en bananes métallisées de manière trop lente, et il faut attendre la finale pour un léger kick d’épices. Assez ordinaire, sans particularité autre que son nez repoussant, un goût correct et le fait qu’il compte 21 ans n’excuse pas ses 150$.

Patrick 88%
Nez : Quel nez! Chêne, xérès et soupçon d’épices rappelant le bourbon. Le tout est marié agréablement par une touche de vanille. Bouche : Épices, chêne et xérès chaleureux, le tout baignant dans le miel et le caramel. Finale : Chêne et fruits mûrs qui s’étirent longuement. Balance : Savoureux et complexe, un dram dont je ne me tanne pas. Dommage qu’il soit si dispendieux.

Martin 90%
Sa teinte est d’un ambre riche et franc qui tire à fond sur le cuivre. Nez: Insolite. Extrêmement doux et mature à la fois. Un méli-mélo de raisins, de lozenge au citron, de feuille de tabac, de fleurs et de chocolat, le tout évoquant une douce barrique de xérès. Bouche: Corps sirupeux sur de belles notes de miel, de muscade, de cannelle et d’orange. Un beau couple de cassonade et de légère mélasse vient couronner le tout de manière on ne peut plus péteuse. Finale: Infime amertume et acidité agréable. Dattes et épices chaleureuses nous crient sherry. Équilibre: Personnellement, j’y trouve un tout petit manque de coeur au ventre, surtout à ce prix, mais dans son créneau il démontre une magnifique complexité. Le Highland Park 18 des Lowlands.

Auchentoshan 29 ans 1988 PX Sherry Cask Finish

49.7% alc./vol.

Patrick 92%
Un Auchentoshan à son meilleur qui a ravi le fan de cette distillerie que je suis. Wow. Nez : Parfum très fruité et sucré, avec une touche de vanille et… Beaucoup d’attentes envers la bouche! Bouche : Oh! De beau fruits chaleureux, les épices du bois brûlé, du sucre chauffé… Wow! Finale: D’une superbe longueur, épicée et marquée par les fruits mûrs.

Martin 84%
Nez: Cuir et conserves de fruits. Orange, vanille et cacao. Bouche: Sucre brun, raisins et fruits épicés. Cannelle. Finale: Bois, cuir et cannelle. Équilibre: Un beau sherry cask, qui essaie tant bien que mal de cacher le caractère singulier de la distillerie.

Auchentoshan American Oak

40% alc./vol.

André 69%
Pas de doute, on est dans le fût neuf avec ses arômes qui puent (et non sentent…) et que je déteste. Il faut avouer que depuis près de 2 ans, ce que nous présente la distillerie ne m’épate pas beaucoup… Nez présentant un mélange d’oranges presque pourrîtes et de vanille crémeuse, tombées dans un sac de pelouse juste tondue et humide. En bouche, le whisky est plus tolérable (je ne dis pas meilleur… ce n’est pas pareil), les épices tirées du fût sont plus frénétiques avant que ne reviennent les oranges et la vanille puis les agrumes et un citronné ensoleillé un peu acide (c’est peut-être la bile qui me remonte en bouche…) qu’enveloppera un nuage d’épices assez opaque qui demeurera en bouche de façon prononcée. La finale (souhaitée) est rêche et acide, oranges, vanille et agrumes.

Patrick 65%
Si vous être du genre à voler des sous-vêtements sales dans les bacs de lavage et vous les appliquer contre le visage, ce whisky est pour vous! Sinon, je peux vous garantir que l’expérience n’est pas du tout agréable. Nez : Sent le jus de bas pas propres qui dégoûtent de sueur acide. Bouche : Arrivée de bois épicé, avec une vague de miel rapidement engloutie par un raz-de-marée de jus de bas et de sueur. Finale : S’étire sur le chêne, mais laisse surtout une impression de sous-vêtements sales en bouche.

Martin 78.5%
Jaune doré tirant de peine et de misère sur tarte à la citrouille. Nez: Vanille, citron et orge quand même plaisante. Je suis agréablement surpris de moins retrouver la poche sale habituelle des lowlands que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Chêne épicé plutôt discret. Retour de la vanille avec une petite vague de fenouil. Peu de citron et de meringue. Pas top, mais pas horrible non plus. Finale: Courte et sèche, sur quelques épices volatiles et un rayon de miel passager. Équilibre: Un autre triste NAS, sans plus, mais qui ne se prend pas pour un autre non plus. Plaira possiblement au néophyte, mais le connaisseur ne sera pas rassasié. Au mieux un whisky du mercredi soir.

Auchentoshan Classic

40% alc./vol.

André 71%
Poires trempant dans leur jus presque ranci, miel, malt verdâtre encore mouillé trempant dans un baril de chêne pas encore sec, vanille, côté zesty, alcool encore jeune. Agréable texture en bouche, crème pâtissière, fruits tropicaux, malt vert, pincée de citron, poires, pelures de bananes, pointe de cannelle. Les saveurs s’étiolent rapidement en bouche, aucune longueur et la sensation de whisky diluée gagne rapidement l’ensemble des saveurs. Finale liquide et éphémère, poires et fruits tropicaux, diffus et anonyme.

Patrick 65%
Oh que c’est méchant ça. Tellement mauvais, je ne peux pas croire qu’on ait embouteillé ça sous le propre nom de la distillerie. Ceci étant dit, le mot « propre » ne m’est pas spontanément venu en tête en goûtant ce whisky. Nez : Oh que ça sent mauvais: ça me fait presque penser au jus qu’il y a dans le fond de mon bac à compost. À moins que ce ne soit une toilette bleue dont on a pas fait le ménage depuis trop longtemps, compte tenu des notes chimiques qu’on y retrouve aussi. Bouche : Définitivement plus la toilette bleue que le bac à compost, c’est comme trop chimique. Finale : Trop longue.

Martin 75%
Ambre pâle, or léger. Nez: Miel floral, avec notes de poire, d’orange et même de lime. Faible malt derrière tout cela, mais il est difficile de se faire un portrait précis tellement le nez est diffus. Bouche: Minéral sur des saveurs de sucre mielleux, limette, poire et cumin. Encore plutôt confus et propulsé par une vague d’alcool jeune mal placée. La lime aide à étouffer la minéralité exubérante de cet embouteillage, mais à peine. Finale: Très courte avec des accents de poire sèche qui déboulent rapidement sur un retour de la vague d’alcool mentionnée précédemment. Cruel manque de complexité. Équilibre: Tant qu’à se garder une expression de base, vaudrait mieux coller au 12 ans. Même pour le prix, donne plutôt envie de se tenir loin des Lowlands. Un bon coup de la SAQ de ne pas rentrer ça en succursale.