Shelter Point Double Barrelled Single Malt

50% alc./vol.
Fruits du mariage de 5 fûts spécialement sélectionnés, vieillis pendant 6 ans pour être ensuite affinés pour une période supplémentaire de 335 jours en fûts de chêne français ayant préalablement contenu du vin Quail’s Gate Pinot noir produit en Colombie-Britannique.

André 84%
Salade de petits fruits sauvages séchés, de raisins secs et de chocolat, cerises. On détecte encore en background l’influence micro-distillery, qui est difficile à expliquer, l’influence du bois peut-être. Belle texture dans laquelle se niche l’alcool dont la force est bien contrôlée. On a effectué un virage sur els fruits à chairs en bouche, du style abricots et ananas, le miel qui se mélange maintenant avec les raisins, les prunes, la réglisse rouge et les fruits secs. La bouche est plus sèche, poivrée et épicée aussi. Longue finale, fruitée mais effilée par les notes d’épices et de bois de chêne séché.

Martin 86%
Nez: Petit vent d’alcool fruité qui laisse place à des pointes de bois, de vanille et d’épices. Bouche: Caramel, malt grillé, cannelle, colle à timbre, fruits rouges et fortes épices. On est pas loin de la force du fût. Finale: Bois, épices, gomme balloune et fruits, Équilibre: Assez punché, mais pas trop en même temps. Nez sournois, bouche progressive et finale soutenue, un bel embouteillage dans les single malts canadiens.

Shelter Point Evan’s Family Reserve Caribbean Rum Cask Finish

46% alc./vol.
Affinage en Ex-Rum casks des Caraïbes provenant de la Barbade et de la Martinique.

André 81%
Popcorn au beurre, vanille, citron, pomme Délicieuse jaune. C’est très ‘’céréalé’’ et un peu agricole comme nez. Pas du tout ce que je m’attendais. La bouche présente un mélange de céréales au miel, de jus de citron, de miel chaud, la banane, les oranges, poires et de passablement de tannins du bois accentuant l’effet de l’alcool. C’est plutôt sec et légèrement astringent en bouche malgré la vanille. Avec le temps, les notes de bananes prennent plus d’importance. La finale affiche encore de bonnes céréales, de la vanille sucrée ainsi qu’une pincée de sucre caramélisé. Plutôt déçu vu ce que j’ai gouté provenant d’eux à date.

Martin 79%
Nez: Vanille épicée, mangue séchée, caramel et une pointe d’ananas confit. Pommes, beurre et bois sec. Bouche: Notes de mélasse, de cannelle, de pain d’épices et une petite nuance saline. La texture est riche et onctueuse, on y rajoute quelques notes additionnelles de miel, de citron et de malt grillé. Finale: S’étend sur le bois toasté, le sucre brun et un rappel de banane flambée. Équilibre: Un dram généreux qui essaie d’être harmonieux, avec une douceur tropicale du rhum qui tente de rehausser sans masquer la trame maltée. On y est presque, but no cigar.

Shelter Point Montfort District Lot 141 Single Grain Whisky

46% alc./vol.
Édition limitée de 1400 bouteilles. Triple distillé et vieilli en American et French Oak Casks.

André 83%
Amandes, poires et miel, fond de fût virgin oak artisanal, notes herbeuses aussi. J’avoues ne pas être fan. Si le nez me laissait froid, la texture en bouche est étonnante, huileuse et grasse. Elle évoque les cerises roulées dans le poivre et la cannelle, le chocolat au lait, le miel aussi. Finale plus relevée sur les épices, mielleuse, notes de caramel et d’anis, bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Chêne, vanille et pâte à pain en puissance. Poire, malt, fraise et une infime touche de banane. Bouche: Malt doux, épices, poire, vanille et chêne. Herbe, crème avec ne serait-ce un soupçon de ce qui ressemble à un cuir tourbé. Finale: Chaude et épicée, avec malt, vanille et bien d’autres sensations rappelant un bon scotch. Équilibre: Solide single malt canadien. Assez concis comparé au Shelter Point standard, ici on ne s’égare pas.

Shelter Point Single Cask Rye

58.8% alc./vol.
Distillé en mai 2009, cask #346, sélectionné pour le Kensington Wine Market. Patrick Evans est un agriculteur de troisième génération dont la famille est agriculteur dans la vallée de Comox, en Colombie-Britannique, depuis le début du XXe siècle. Il est maintenant rejoint dans l’entreprise par au moins une de ses trois filles et son gendre Jacob. Patrick a acheté le terrain qui est maintenant Shelter Point Farm & Distillery en 2005. Située le long de la côte de l’île de Vancouver où la rivière Oyster rencontre la mer, elle était autrefois une ferme de recherche de l’Université de la Colombie-Britannique avec une grande étable laitière. Cette étable laitière sert maintenant d’entreposage de fûts et d’entreposage d’orge.

André 87%
Vieille cire d’abeille et rye à saveur de réglisse, cerises, cannelle, et purée de pommes. À la fois simpliste dans le style mais qui le définit aussi précisément au niveau saveurs. À l’aération, les notes de réglisse s’épanouissent encore plus, des tonalités de poivre apparaissent aussi. Pommes rouges, réglisse, cerises marasquin trempées dans le poivre, cannelle et caramel. Background tannique avec du bois bien ressenti. La texture est agréable avec une sensation huileuse qui camoufle bien l’alcool puissant mais que le poivre et les épices à chili réussissent à transpercer. Finale bien épicée, un brin végétale aussi, avalanche de cannelle et de pommes caramel, seigle poivré.

Patrick 90%
De loin le meilleur Shelter Point que j’aie eu. En fait, c’est mon premier rye de cette distillerie et je peux dire que j’adore! Riche, complexe, intense et bien balancé, un superbe rye. Nez : Un parfum envoûtant s’il en est un! Du superbe seigle sucré et fruité, présentant une alléchante complexité. Bouche : Une tonne d’épices, du charbon de bois et de beaux fruits mûrs. Gros et intense. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement sucrée.

Martin 89%
Nez: fruits rouges et seigle épicé à souhait. Réglisse et épinette. Bois et cerise, miel et caramel, poivre et cannelle. On se lèche les babines. Bouche: Une texture enveloppante sans être trop huileuse, remplie de sucre brun, d’épices, de seigle frais et vert, de bois et de compote de fruits des champs. Bien qu’on puisse prendre un certain temps pour tout assimiler, le poivre et les épices ne se gênent pas pour nous envoyer sur notre chemin. Finale: L’épine dorsale de cette chaude et longue finale est la planche de chêne, sur laquelle repose caramel, pommes mûres, épices et poivre intransigeant. Solide.

Shelter Point Smoke Point Whisky

55% alc./vol.
Ex-Laphroaig Quarter Casks, Bottled 2019, 1044 bottles. Single grain whisky fait d’orge maltée et non maltée et affiné pendant 8 mois en Ex-Laphroaig Casks.

André 89%
Nez singulier de tarte aux pommes cuite pour un certain temps sur un feu de tourbe. Celle-ci n’est pas up-front, mais plutôt effacée, poires sur un édredon de crème vanillée, pommes vertes, amandes. Le taux d’alcool est lui aussi relativement discret en bouche qui s’ouvre sur des notes sucrées de crème vanillée et de caramel salé, puis de salade de fruits (pommes poires, poires, pommes vertes, ananas), coiffé d’un nuage de tourbe terreuse lointaine. Finale finement salée, phénolique et fumée, un peu plus edgy sur l’alcool poivré.

Martin 87%
Nez: Au-delà des fruits rouges qui nous accueillent d’entrée de jeu, une genre de fumée de viande cuite sur le BBQ se présente. Bois sec et vanille poivrée. Touche de cornichon mariné. Bouche: Sucre brun, compote de fruits, viande fumée, on disparait ensuite rapidement dans les épices de son taux d’alcool. Un peu de céréales et de colle à timbre perce vers la fin. Finale: Moyennement longue, mais chaude à souhait. Notes de chêne, de vanille, de chocolat au lait et de crème. Un peu de poivre et de cannelle. Équilibre: Intéressant, j’aime bien le côté fumée de bbq qui sort un peu des sentiers battus pour un whisky se disant fumé. Belle expérience.

Shieldaig – The Classic Finest Old

40% alc./vol.
Blended scotch compose de plus de 25% de single malts provenant de distilleries des Highlands, vieillis en Ex-Bourbon casks.

André 78%
Nez très générique. Vanille, grains de céréales, toffee et miel, une touche infime de sherry en background. Bouche très ronde et j’avoue, agréable. Amandes, miel, vanille, fruits secs lointain, céréales séchées au soleil, sirop de salade de fruits, se terminant pas des notes de tourbe terreuses passagères. Très courte finale, ou la tourbe prédomine, beaucoup d’accents de bois et une bonne astrigence.

Patrick 80%
Somme toute un bon whisky si vos attentes demeurent très basses. Enfin, c’est aussi une bonne raison pour rester sobre. Nez : Parfum sucré, avec des biscuits à l’orge, une touche de vanille subtile et une bonne dose de whisky de grain. Bouche : Dominée par le whisky de grain, qui masque presque les biscuits à l’orge et la vanille. Le tout est accompagné par une touche très discrète de poivre. Finale : Assez courte, marquée par les céréales.

Martin 77%
Nez: Biscuits thé social, touche d’orange et de cassonade. Vanille et un peu de miel. Peu convaincant. Bouche: Texture assez légère, bonnes notes de miel et de sucre brun. Poivre rose et pointe de cannelle et de chêne. Finale: La puissance du grain nous fesse, maladroitement certes, mais nous rentre dedans pareil. Au moins ça ne dure pas. Équilibre: Au nez et en bouche, on espère avoir de quoi de potable, mais le reste de la dégustation fait patate en bout d’viarge.

Shieldaig Speyside 12 ans

40% alc./vol.
Single Malt Scotch Whisky

André 77%
Pommes vertes et rouges, sherry discret, sirop de poires, melon au miel et d’agrumes peut-être. Pour être franc, faut être imaginatif pour trouver et élargir la palette aromatique. Bouche sans passion, diluée et sans structure globale. Fruits séchés et fruits tropicaux, une pointe de xérès, une pincée de poivre, tarte au citron et meringue, vanille, touche de bois de chêne. Très courte finale, cosses de pommes, fruits tropicaux, citron, miel, vanille.

Patrick 79%
Sans être mauvais, je ne peux pas dire que ce fut plaisant à boire. Je ne répéterai pas. Nez : Orge maltée, de l’herbe et des épices. Bouche : Très boisé, avec de l’orge, une bonne dose d’herbe et quelques épices. Porté par une texture en bouche pas très agréable. Finale : D’une longueur moyenne, et épicée.

Martin 77%
Nez: Panier de pommes sucrées, salade de fruits et sucre en poudre. Un peu de céréales, sinon bien peu d’autres arômes sont décelables. Bouche: Texture fade et aqueuse, notes de citron, de malt, de sirop simple pas assez sucré. Poivre et crème, sherry dilué. Quelques fruits tropicaux. Bien pâle. Finale: Courte et légèrement épicée. Bois, sucre blanc, poivre et fruits, toutes ces saveurs y sont, mais trop diluées dans leur essence. Triste. Équilibre: Palette plus ou moins variée, couplée à un manque cruel de puissance et de colonne, pour un spiritueux final plate. Pas nécessairement mauvais, mais plate en maudit.

Signal Hill Canadian Whisky

40% alc./vol.
Maturation en Refill Casks, Virgin White Oak, Ex-Bourbon Casks, mashbill composé de 95% Corn et de 5% Malted Barley.

André 81%
Nez plutôt réservé, sur les fruits séchés et la cassonade au départ, oranges défraichies et le rhum brun, raisins secs, caramel poivré. Les notes de grains de céréales séchés et de seigle prédominent en bouche. Agréable douceur apportée par la cassonade, le miel et le sirop d’érable, auxquelles se mélangent les cerises, prunes et raisins, la pomme caramel. La finale est poivrée et offre aussi des notes de clou de girofle, bien camouflées dans le caramel, le miel et le sirop d’érable. Un whisky Canadien bien discret et réservé.

Patrick 87%
Un superbe whisky offrant une belle évolution en bouche, avec une arriver sucrée qui évolue vers les épices à chaque gorgée. Facile et plaisant à boire, que demander de plus? Mes attentes sont définitivement dépassées! Nez : Du chêne, de la vanille, du caramel et un peu de maïs. Globalement, surtout sucré et boisé. Bouche : Un superbe feeling en bouche de belle cassonade chaleureuse, avec une goutte de vanille et un peu de chêne brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse, boisée et épicée.

Martin 84%
Nez: Sucre brun, colle à bois et fruits déshydratés. Raisins et caramel assortis de touches d’épices comme le poivre et la cannelle. Le bois sec et frais qui évoque le rye vient nous taquiner les narines subtilement. Bouche: Pin sec, herbe fraîche, fruits rouges et acétone prennent la tête, suivis de près par une bonne dose de poivre et de petits coeurs rouges de la St-Valentin. Un doux coulis de sirop d’érable se faufile à travers le tout. Finale: Quoique bien solide sur la base de ses épices et du jeune bois, sa durée est extrêmement décevante. Équilibre: Un bon petit whisky canadien de nouvelle génération. Si ses créateurs sont en mesure d’allonger sa finale, on pourrait éventuellement avoir droit à un gagnant.

Signatory Bruichladdich 25 ans 1990

58% alc./vol.
Refill Butt Cask #141, Distilled September 26th 1990, Bottled November 2nd 2015, 619 bottles

André 86%
Superbe nez avec un twist maritime et des saveurs gourmandes; pommes jaunes, poires, miel, amandes, une touche de fruits rouges aussi, cosses d’oranges. Belle texture huileuse qui vous prend rapidement à bras le corps avec amour, le whisky colle immédiatement partout en bouche. Fruits à chair et tropicaux, pommes, fruits sauvages, sel de mer et poivre concassé. La finale est longue et soutenue, très épicée, vraiment très épicée… Une réelle surprise entre l’annonce du nez et la finale qui est complètement à l’opposée du spectre aromatique. Des gros points en plus pour la succulente texture, mais des points en moins pour l’expérience et l’agencement et l’harmonie des saveurs qui est difficile à suivre.

Patrick 92%
Un excellent whisky, tellement facile à boire!! C’est bon, tout simplement. Nez : Orge sucrée, pomme rouge et un beau bouquet de fruits exotiques. Bouche : De beaux fruits mûrs, du bois brûlé et des pommes bien cuites. Finale : D’une belle longueur, riche et intense, avec un peu de sucre et une belle dose de vanille et de fruits.

Martin 92%
Nez: Fruits dans leur sirop et pomme de tire. Quelques fleurs. Bouche: La planche de chêne, les fruits confits, les épices et la compote de pommes. Finale: Longue et épicée, avec une belle chaleur qui coule sur des notes de fruits en compote et de vanille. Équilibre: Un excellent cask strength qui, tout en restant mordant, parvient à nous en faire redemander encore et encore…

Signatory Vintage Bladnoch 1992

43% alc./vol.
Distillé en 1992 et embouteillé en 2007. Édition limitée de 838 bouteilles.

André 85%
Elle est douce et herbeuse la douce plaine des Lowlands Écossaise. Herbe vanillée, miel, jus de citron dilué à l’eau, ça me fait penser à de la chlorophylle, le côté verdâtre, les feuille et l’herbe fraiche, les grains de céréales nappés de vanille et de miel. La bouche est fraiche et assaisonnée d’épices, feeling mentholé, puis vague de vanille et de miel d’où ressurgissent les épices un peu pointues. L’ananas ou les pommes vertes peut-être, les poires. Finale poivrée et un peu plus perchée, belle texture en bouche, la vanille s’accroche quand même et ambrasse les saveurs citronnées avec passion. Un embouteillage qui démontre le style autant de la distillerie que de la région.

Patrick 80%
Nez de céréales mouillées et légèrement sucrées.  En bouche, toujours les céréales, mais avec une note de vanille brûlée.  La finale, plutôt courte, s’étire sur ses même notes.  Ok, une bonne base pour un blend.  Le whisky est bien équilibré, sans fausse note, mais sans non plus réinventer quoique ce soit.  Ordinaire.

Martin 81%
Ambre jaune pâle peu ragoutant. Nez: Orge humide avec vanille et légère poche suintant des lowlands. Bouche: Surprenant au départ avec de jolies notes de vanille, miel et sucre en poudre. Les céréales sont quand même au rendez-vous, avec un peu d’agrumes et de pêche. Finale: Quelques épices agréables, mais le tout disparaît un peu trop vite et ne laisse pas d’impression durable. Équilibre: Un whisky qui me laisse vraiment sans émotion.

RV 87%
L’habit ou le casque ne fait pas la sœur. Pas mauvais, c’est tranquille et rempli, mais alors vraiment rempli de vanille française, qui me pointe vers certains whiskies canadiens. En bouche très affirmé quoiqu’indéfini avant une pointe de sherry qui s’empare des parois des joues et du bout de la langue. La finale commence de manière très surprenante avec des agrumes et de la pêche, qui persiste en finale qui tient davantage des single malts que des rye. À prime abord, j’avais l’impression de faire face à une bouteille qui serait la maîtresse de mon verre; or, la petite coquine surprend en se faisant douce, malléable et agréable.