Royal Brackla 16 ans

40% alc./vol.
Construite en 1812, la distillerie Royal Brackla est située au nord-ouest du Speyside. En 1835, sur ordre de Guillaume IV, elle fut la première à recevoir un agrément royal. Plus que confidentiel, le single malt qu’elle élabore est le reflet exact du paysage bucolique et verdoyant de sa région d’origine.

André 84%
Céréales mielleuses, poires, compote d’oranges, fruits tropicaux, abricots séchés. Je ne m’attendais tellement à rien de ce whisky que j’avoues, je suis agréablement surpris par ce nez. L’arrivée en bouche est plus musclée que le nez, notes de poivre peut-être et beaucoup d’épices aussi, de cannelle et de gingembre, bois de chêne sec, poires, oranges, miel, vanille et céréales maltées qui s’accompagne d’une touche de fruits exotiques et de fleurs blanches. Le nez change rapidement et les arômes sont très volatiles. J’ai aussi l’impression d’une couche poudreuse sucrée qui me rappelle da poudre des gommes Bazooka. La finale est courte, poires et oranges, fruits exotiques.

Patrick 87%
Un très bon whisky et très agréable à boire. Le tout est relativement complexe et bien équilibré, mais manque un peu de profondeur à cause de la trop grande dilution. Nez : Arôme marqué par le xérès, avec des notes d’orange, de caramel et de petits fruits rouges. Appétissant! Bouche : Xérès et orange, touche de chocolat au lait et chêne légèrement brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 85%
Nez: Raisins secs, pommes cuites, cannelle avec une touche florale. Bouche: Souple et soyeuse, sur la figue, beaucoup de vanille, le cuir léger et le caramel salé. Finale: Longue, élégante, avec des notes boisées et une pointe de cacao. Équilibre: Un whisky feutré et bien texturé, raffiné dans sa présentation. Un dram au style je dirais princier? sans pour autant chercher l’exubérance. Pourtant quelques degrés d’alcool de plus l’auraient probablement propulsé plus loin.

Royal Canadian Small Batch

40% alc./vol.

André 83%
Cassonade, oranges, céréales Puff, sucre, sirop d’érable. Très soyeux en bouche, élégant et fruité, agréable et sans brusquerie. Plus sec en finale, asséché par les épices, mais toujours aussi varié et généreux.

Patrick 75%
Le jour qu’il me reste seulement ça dans ma Whisky Room, j’arrête de boire. Nez : De la cassonade, des oranges et des épices. Bouche : Du caramel, des épices, du chêne brûlé et une touche d’agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et sucrée.

Martin 85.5%
Nez: Sucre brun, blé soufflé, seigle, oranges. Assez unique, mais tout en conservant bien les propriétés de base d’un whisky canadien. Douces épices. Bouche: Plus ou moins huileux. Cassonade, fruits rouges, céréales, épices et chêne. Avec ces saveurs je me serais attendu à un petit côté sous-jacent de vernis à ongles, mais ici on surfe tout en douceur. Finale: Moyennement longue, mais sèche sur un combo cannelle/muscade assez intéressant. Framboises et mûres. Équilibre: Un bel exemple d’un whisky canadien qui présente toutes les notes qu’on attend de lui, sans toutefois trop des lacunes des expressions plus cheap.

RV 82.5%
Montagnes russes canadiennes. Commence avec une belle montée d’orange, mais une très grave chute de lilas pourri. La bouche est endormante, trop légère, froide, austère par son grave manque de texture. D’une finale débutant de manière crasseuse, le bois vient agrémenter le paysage pour refaire monter le wagon au-dessus des 80. Dommage que le nez a trop rapidement plonger le parcours dans des bas-fonds négligeables.

Royal Reserve

40% alc./vol.

André 74%
Poivre blanc sur bois vanillé, très vif. Nez acéré et baveux. Bouche vide et sans structure menant sur une finale (souhaitée) de toffee et d’alcool. Ok, « Done on the check list ». Next !

Patrick 75%
Nez de whisky canadien bon marché. Bon marché dans le sens de cheap. Arrivée en bouche intense et épicée, avec poivre blanc, mais sans grand raffinement. Finale avec touche de caramel. Définitivement pas un grand whisky de dégustation. En fait, aucun plaisir à boire ca. Pourrait peut être bon dans un cocktail qui permettrait d’en cacher le goût.

Martin 74%
Nez: Touche dominante de rye, par-dessus caramel, vanille, bois de chêne et poivre noir. Acétone marqué du whisky canadien cheap. Bouche: Léger rye, accompagné de caramel, d’épices, de vanille et de bois, toujours en gardant l’impression de vernis sous-jacente. La texture est quasi-inexistante. Finale: Longue, mais pas pour notre plus grand plaisir. Les notes de vernis et de bois étouffent le peu de caramel et de vanille qu’on aurait pu apprécier. Équilibre: Vraiment un whisky de base, dans un cocktail peut-être? Par contre sa seule rédemption serait sa douceur qui plaira peut-être à bien des amateurs. Pour ma part je passe.

RV 77.5%
Et puis bof. Rye, sel et poivre et mélange de caramel. Arrivée épicée du rye, assez mollo avec une mince présence d’orange. Début de finale assez vineux, dans le même ton, mais pas vraiment d’aftertaste sauf un peu de bois mouillé.

Royal Reserve 1975

40% alc./vol.

Patrick 70%
Un whisky qui manque définitivement de finition et de balance.  Doit être potable lorsque servi avec beaucoup de Coke et de glace.  Nez : Alcool de grain rappelant presque une vodka.  Touche de panier de fruits, mais faut vraiment la chercher!  Bouche : D’abord l’alcool, puis les herbes mais ensuite ça se bouscule : Orge, caramel, chêne, vanille et quelques fruits.  Finale : Assez courte, portée sur l’alcool.

Martin 69%
Coloris à mi-chemin entre le doré et le roux clair. On ne peut s’empêcher de penser au Crown Royal. Quelques particules en suspension nous font penser à un Raw Cask, mais il serait fort mal avisé dans ce cas-ci de se faire de faux espoirs. Les canadiens sont là après tout. Nez: On commence avec l’alcool qui nous foudroie d’un uppercut sans crier gare. Si on ose baisser sa garde un peu, on peut déceler un petit côté fruité noyé dans la térébenthine. Un vent de cerise transporte des notes de bois et de vanille avant de les larguer dans une bassine de solvant à peinture. Touche de poivre et de jus de raisin Welch’s. Bouche: Arrivée en bouche plus mielleuse que prévu. Je suis même agréablement surpris de me faire servir un peu de caramel et de fruits des champs mêlés aux épices du seigle. Finale: Retour du solvant, avec épices, toffee et bois. Heureusement, la finale est très courte. Seul le poivre blanc demeure longtemps en bouche. Équilibre: Ce n’est quand même pas un désastre sur toute la ligne. C’est juste que dans la vie, il y a des choses qui ne changeront jamais, et le Royal Reserve en fait malheureusement partie. Comme chanterait si haut et fort ma petite Simone : « La peinture à l’huile c’est bien difficile, mais le Royal Reserve c’est pour laver mes pinceaux… »

Russell’s Reserve Single Barrel

55% alc./vol.

André 92.5%
Dans le style bourbon, ce whisky est direct dans la ligne de mire. Au nez; cannelle, clou de gifofle, réglisse rouge, belles épices bien dosées, très fruité et texture feutrée et vraiment sexy. On a juste envie de se tremper les lèvres dans le verre et de déguster le whisky afin de s’en reservir un autre verre rapidement. La bouche offre une texture hallucinante, l’alcool est perceptible mais aucunement agressif, grosse livraison de fruits rouges et de réglisse, cosses d’oranges. Ma grand-maman Fortin gardait un plat de bonbons à la cannelle en forme de poissons de couleur rouges et blancs qu’elle gardait à côté de sa chaise berçante et c’est exactement le souvenir que ce whisky m’inspire. Les saveurs du rye nuancent beaucoup la douceur générale. On note aussi de belles vagues de caramel et de toffee onctueux qui nappent la bouche de façon amoureuse. Les grains de poivre explosent en petits feu d’artifice de saveur en bouche, c’est définitivement savoureux. La finale est longue, sirupeuse et très texturée, fruits rouges, réglisse, poivre, épices, toffee. Savoureux et complexe, on pourrait le sitoter pendant des heures à jouer à cache-cache à essayer de trouver de nouvelles saveurs.

Patrick 89%
Un très bon bourbon avec une belle intensité et une complexité savoureuse. Je ne pouvais qu’aimer ! Nez : Parfum très fruité, avec des cerises, mais aussi des fraises et des raisins. Aussi, des notes de vanille et un peu de « jus de bois ». Bouche : Jus fruité, épices et bois brûlé. Avec un peu de cassonade qui vole sous la formation. Formation qui est en fait entourée d’épices. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 93%
Nez: Maïs, cannelle et poivre. Vanille et bois, tout ce qui est typiquement bourbon. Beaux gros fruits rouges. Bouche: Très doux et agréable. Cannelle, vanille et maïs. Le chêne reste présent, mais tout est bien dosé et présenté. Finale: Longue, chaude et agréable. Poivre rose et retour des céréales. Équilibre: Exquise douceur et complexité, un whisky à déguster en douceur pour y trouver son bonheur.

Saint James Spirits Peregrine Rock 3 ans

40% alc./vol.

André 82%
Salade de fruits et poudre de gomme Bazooka, vanille crémeuse. Notes de céréales maltées et étrangement… de sherry et de fruits séchés. En bouche, le whisky est éventé et on constate rapidement que la complexité et l’équilibre ne sont pas au rendez-vous. Les saveurs dans l’ensemble sont liées par l’utilisation du bourbon cask; miel, carré de toffee, vanille. Les notes de poivre et d’eucalyptus nuancent un peu les saveurs dans qui sont dans l’ensemble relativement restreintes. La finale est courte et diaphane, sans surprises. Décevant et prévisible.

Patrick 90%
Un superbe whisky d’une qualité que la plupart des distilleries n’ont jamais atteinte. J’adore ce whisky, dommage qu’il ne soit plus disponible par ici. En fait, je n’ai pas réussi à retrouver de traces récentes de cette distillerie, ce qui m’inquiète un peu… Nez : Un peu de fruits, du bois brûlé et des épices. Bouche : Fumée, épices, fruits mûrs, bois brûlé, le tout porté par une surprenante texture huileuse pour un si jeune whisky. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 82%
Nez: Fruits frais dans un sirop sucré, eau d’érable, sucre en poudre. Vanille et gomme balloune, léger malt grillé. Bouche: Très sucré, fruits, vanille et bonbons. Le sucre détruit tout autre espoir de complexité. Finale: Belles épices, un peu de bois ressort ici. Mais le tout est étrangement enveloppé dans une balloune de gomme Bazooka. Équilibre: Trop fruité ou juste fade en général? On va juste dire: « pas prêt ».

Sakurao Japanese Single Malt

43% alc./vol.
Vieilli pendant au moins 3 ans dans une combinaison de fûts de Bourbon, de chêne neuf américain et de Sherry, il a ensuite été affiné pendant plusieurs mois dans des fûts de mizunara, le célèbre chêne japonais. Ce Single Malt Sakurao a été distillé, vieilli et assemblé dans la région d’Hiroshima, au bord de la mer intérieure de Seto.

André 80%
Premières sniff; alcool à friction. On laisse respirer un 15-20 minutes… Yaourt à la vanille accompagné d’une coulée de miel, toffee et une touche de citron, charcoal. La bouche, crémeuse, offre des notes de poires dans leur sirop, de miel et d’oranges ainsi qu’une touche de bois de chêne épicé et des cosses de pommes vertes. Je cherche les notes provenant du Sherry. Il y a une petite touche de fumée et de cendre très singulière en finale de bouche. La finale est courte, amère et épicée, mélangeant fruits tropicaux, fumée cendreuse et bois calciné.

Patrick 87%
Tout comme mes collègues, ce whisky m’a plutôt laissé indifférent lors de mes premières dégustations. J’ai toutefois écrit ces mots sur le bord d’un lac perdu en forêt, ce qui m’a permis d’apprécier à sa juste valeur sa délicatesse et sa subtilité, et surtout de lui accorder plusieurs points de plus. Bref, un whisky à déguster lorsqu’on est très zen. Nez : Parfum frais et légèrement sucré, avec des notes d’oranges sucrées, de vanille, de chêne sec et une petite volute de fumée tellement subtile qu’on pourrait croire y avoir rêvé. Bouche : Un malt délicat, tout en subtilité, avec des notes d’oranges et de raisins secs, du chêne craquant et une pointe de fumée très subtile. Finale : Un peu courte, marquée par l’orange et le chêne brûlé.

Martin 80%
Nez: Je ne sais pas si les notes disons plus « asiatiques » sont issues de mon subconscient, mais bon. Thé noir infusé, écorce de yuzu, fleurs blanches et fine touche de bois toasté. Bouche: Texture douce, crémeuse mais aqueuse, sur le miel, la vanille, les amandes et une légère pointe de gingembre. Agrumes et chène ne sont pas loin derrière. Finale: Moyennement longue, florale et subtilement épicée. Traces de poivre noir et de petits fruits à chair blanche. Équilibre: Léger mais structuré, ce whisky parvient à charmer par sa fraîcheur, mais la texture trop fine ainsi que le soupçon d’acétone en bouche lui coûtera quelques points.

Samaroli Islay Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.
Cask #1883

Patrick 90%
Selon moi, je dirais une bonne dose d’Ardbeg, avec un soupçon de Laphroaig. À moins que ce ne soit du Octomore avec du Kilchoman? Peut-être du Caol Ila? En tout cas, si vous aimez les scotchs « traditionnels » d’Islay, vous ne serez pas déçus! Couleur : C’est la première fois que j’écris au sujet de la couleur, mais ce whisky est si pâle que malgré l’étiquette, j’ai validé en le sentant si c’était vraiment un whisky. Vous savez à quel point Ardbeg est pâle? C’est deux fois plus pâle ici! Nez : Parlant d’Ardbeg, c’est justement ce à quoi ça me fait penser. Tourbe maritime intense, goudron, agrumes subtiles, chêne sec et beau bouquet d’épices. Bouche : Tonne de fumée et d’épices, sel de mer, agrumes et touche de goudron. Bref, ce qu’on attend d’un « blended malt » d’Islay. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 83%
Nez: Tourbe affirmée et camphrée dès le départ. Herbe et citron. Cendre. Bouche: Herbeux et boisé. Orge et tourbe. Assemblage en bouche plutôt maladroit à mon avis. Le nez était plus prometteur. Finale: Moyenne, cendrée, tourbée, boisée et épicée. Équilibre: Un Islay qui n’est malheureusement pas à tout casser, à moins que le prix de la bouteille ne soit honnête.

Säntis Appenzeller Single Malt Edition Säntis

39.5% alc./vol.
Old Oak Beer Cask. Étiquette originale à 40%, mais corrigée par la SAQ.

André 77%
Le nez est plus prononcé et un brin pétillant. Encore les céréales nappées de miel, la vanille, sucre, céréales mouillées. Arrivée plus relevée, les pastilles au miel pur la gorge sèche. Texture très fluide, sans bien de complexité, la bouche est tout de même intéressante mais manque de variantes. Finale sur les grains de céréales sèches, et de miel… Ca me rappelle les blocs de miels avec la cire qu’on vendait anciennement. J’aime plus cette édition que celle en small oak beer barrel mais pas à aller jusqu’à en acheter une bouteille.

Patrick 79%
Nez : Le fond de tonne me rappelle l’ancien Mail St-Rock de Québec, les notes de miel floral se confondant à une odeur de vomi mal lavé. Bouche : Floral, mais toujours accompagné par cette petite touche de déjection de lendemain de veille qui me laisse la gueule tout croche. Finale : Pas si pire. Balance : Presque. Une mauvaise batch d’ingrédients ou de fût?

Martin 79%
Nez: Miel et fleurs, un peu de fruits, pour ensuite tomber dans un nuage de Febreeze et de bois. Petit côté sucré et minéral. Bouche: Sucré et fruité. Sucre d’orge, céréales et chêne. Assez plaisant quoique très très doux. Finale: Une fois le bois et le sucre passés, on reste avec une impression métallique en bouche, presque du cuivre teinté de soufre. Je ne suis pas du genre à aisément détecter le soufre comme d’autres, mais ici il y a définitivement quelque chose de louche. Équilibre: Ce n’est pas un horrible malt, j’y trouve bien des qualités, mais la finale laisse un goût un peu trop biscornu à mon avis.

RV 83%
Un peu trop bien appuyé. Étonnament plus foncé et boisé que son frère d’arme, le nez est dans la zone fruitée. Arrivée d’abord juteuse de sève puis on s’éloigne définitivement du fruit pour s’accoter sur le bois et le caramel, qui finit par être très pesant. Finale toute en grain caramélisé, et la bière du baril se fait sentir. Ça reste un whisky intéressant, comme si Couvreur avait choisit les barils de bière au lieu de sherry, mais c’est davantage pour un marché de niche que grand public.

Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.