SMWS 53.275 Caol Ila 10 ans

59.9% alc./vol.
« Gauze and effect », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 253 bouteilles

André 80%
Crasseux au max, genre tuyau de poêle devant être ramonée, sel de mer et vieux cordage de bateau de pêche, fruits de mer, tourbe médicinale et un style industriel. L’entrée en bouche est incroyablement douce pour un taux d’alcool si élevé (maritime, sel de mer et médicinal, oranges, vanille, cendre froide, touche de citron frais) mais se déséquilibre rapidement et devient hyper alcoolisé et monopolisé par les notes de bois de chêne sec, de cendre de foyer et de sel de mer. Finale crasseuse, franche et sèche.

Patrick 90%
Caaaaaaaooooool Iiiiiiiiilaaaaaaa! Les arômes, les saveurs, la texture, tout y est. Nez : De la fumée de tourbe, du sel, des algues… L’ensemble est très maritime avec une touche minérale. Bouche : Toujours la fumée, le sel et le côté minéral. Mais aussi du bacon, des chips sel et vinaigre, un peu de bruyère, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, salée et huileuse.

Martin 89%
Nez: Fumée de tourbe grasse, coquille d’huître, zeste de citron et corde goudronnée. Bien complexe dans sa présentation. Fleur de sel wawaou! Bouche: Vive et huileuse, sur la cendre chaude, le bacon fumé, l’anis et une salinité tranchante. Finale: Longue et sèche, iodée, poivrée, avec des notes persistantes de charbon et d’herbes salées. Le large de Kamouraska. Équilibre: Un dram explosif, parfaitement typé Islay, qui évoque une puissance brute sans compromettre sa clarté aromatique. Je suis vendu.

SMWS 53.284 Caol Ila 10 ans

59.8% alc./vol.
« Smoky, Malty Minerality » – Embouteillage spécial pour le Islay festival de 2019 – Distillé le 24 septembre 2007, Refill hogshead, 282 bouteilles

André 90%
Ballade sur la plage de Port Ellen un jour ou le vent porte les effluves de la malterie. Quelques amis ont décidé de se faire un ‘’get together’’ en mangeant des fruits de mer cuit sur un feu de plage fait de bois mort. Sel de mer, limonade citronnée, fruits de mer… et effectivement minéral, genre galets remplis de sel de mer séchés au soleil. Pas loin, un pêcheur répare le moteur de son bateau qui a perdu de l’huile souillée très odorante. La bouche est hyper huileuse, remplie d’ananas et de citron, puis de tourbe phénolique et de pousière de pierre assaisonnée de sel de mer. La texture est vraiment superbe et l’effet gras et huileux coupe l’alcool un peu acéré. Finale bien salée et poivrée, tourbe phénolique, saveurs qui démontre la fierté de ses origines. À presque 200 balles pour un 10 ans, la barre était haute.

Patrick 90%
Un excellent Caol Ila, riche, complexe, et… Surprenant! J’ai jamais vu autant de sel dans un Caol Ila! J’aime! Nez : Feu de camp de tourbe, sur lequel on a fait cuire des pétoncles, le tout sur le bord de la mer. Bouche : À l’arrivée, le sel est super intense, puis la tourbe vient recouvrir le tout, et ensuite suivie par du poivre, des roches et une touche sucrée. Finale : D’une superbe longueur, fumée, tourbée, salée. Savoureuse.

Martin 90%
Nez: Ah, la belle tourbe des îles… Cuir, iode, air marin, pierre lavée et agrumes. Bien huileux et salé. Bouche: Tourbe bien salée, eau de mer, fruits mijotés, épices et bois. Finale: Chaude et punchée. Sel marin, algues et pierre. Superbe. Équilibre: Vraiment bien, un solide « hit » pour la SMWS. Un excellent peated single cask.

SMWS 53.288 Caol Ila 11 ans

59.9% alc./vol.
« Vigorous, concentrated intensity », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 266 bouteilles

André 87%
Une tarte à la lime et citron dégustée sur le quai en regardant les Paps of Jura de l’autre côté du canal. Des embruns maritimes chargés de sel de mer chatouillent nos narines. Le vent a même réussi à porter quelques fines particules de fumée de tourbe d’un feu allumé plus loin sur la plage sur lequel des fruits de mer sont à cuire. Sensation sucrée mêlée d’oranges et de pitch à toiture. Texture licoreuse sucrée et salée à la fois. Mélange de fruits rouges et de fruits exotiques, pommes, oranges, citron, agrumes, fumée saline et crasseuse, huileuse aussi, se changeant en quelqu chose de plus cendreux en bouche après quelques minutes. Quelques éléments verdâtres également, du style herbe mouillée et bois coupé encore vert, eucalyptus et camphre. On est loin de l’habituelle sensation crasseuse et industrielle souvent inspirée par cette distillerie. Finale de moyenne longueur, épicée et poivrée, cendreuse et généreusement tourbée.

Patrick 89%
Un Caol Ila rappelant un Laphroaig, avec tout ce que j’aime d’un scotch d’Islay. C’est gros, intense et très bon. Nez: De la fumée de tourbe et de feu de camp, un peu d’algues et de sel de mer, le tout complété par un peu de bois sec et une touche fruitée discrète. Bouche : Du goudron, de la fumée de feu de camp, de la tourbe, des épices intenses, des oranges, du citron, des fleurs, des sardines grillées, du bois et du caramel salé. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et fumée.

Martin 90%
Nez: Cendre froide, algue sèche, citron confit et un trait médicinal. La tourbe iodée fait bien son effet ici. Bouche: Nerveuse et saline, avec de la fumée vive, du poivre blanc, du poisson fumé et une note d’eucalyptus. Une poignée d’oranges et de pommes rouges vient compléter le portrait gustatif. Finale: Longue, sèche et insistante, sur la suie, les coquillages et un brin d’orge grillée. Les épices poivrées arrivent à la fin pour voler le show. Équilibre: Un Islay musclé et bien cadré, qui impose sa tension minérale sans demander son reste. Un dram qui n’a pas froid aux yeux.

SMWS 53.314 Caol Ila 10yo

58.6% alc./vol.
« Anthracite seasoning dust », Distilled 22/02/2009 from Refill Ex-Bourbon Hogshead, 304 bottles

André 86%
Un jeune Caol Ila un peu fougueux et parfois imprévisible. Sorbet au citron, pommes vertes, tourbe aux accents industriels, bandages et anticeptiques, herbe verte, sel de mer. Agréable texture, huileuse et cendreuse à la fois. Pas de doutes, le fût de bourbon est à l’honneur. La bouche est camphrée et crasseuse, vieille huile à moteur, pitch à toiture et goudron chaud pour pavage des routes, jus de citron, menthe verte poivrée. Finale pointue et fougueuse, punch d’alcool et de tourbe puissante, très poivrée.

Patrick 89%
Un très bon whisky tourbé, riche et savoureux, qui saura satisfaire tout amateur du genre. Nez: De la délicieuse fumée de tourbe sucrée, avec des agrumes, des pommes vertes, du goudron, de l’herbe fraîchement coupée… Alléchant. Bouche: De la fumée de tourbe, du goudron, du bois brûlé, du sel, des Band-Aids et une touche sucrée. Finale: D’une superbe longueur, fumée et salée.

Martin 91%
Nez: Citron et pierre lavée, touche d’algue et de sel marin, crème fouettée et zeste de lime. Pain frais, miel, craie et limoncello? Bouche: Boisé, fumé et sucré. Notes de céréales, de poivre doux et de miel. La texture est adéquate, maintenant des touches de poisson fumé, d’asphalte et de vieille braise de feu de plage. Finale: Longue et tourbée, ses notes évoquant presque plus un Ardbeg et non un Caol Ila. Équilibre: De la bombe. Les notes sont justes à presque tous les niveaux.

SMWS 53.320 Caol Ila 12 ans

58.2% alc./vol.
« Raiders of the flossed ark » – In Celebration of Islay Festival 2020, Distillé le 24 septembre 2007, Refill Bourbon Hogshead, 285 bouteilles.

André 91%
On plonge le nez dans directement dans l’eau salée de la mer, en ressortant les narines nous titillent des fruits de mer bouillant sur le feu de camps sur la plage, effluves portés par le vent du large. Oranges, huile à moteur, oranges, vanille fumée, cendre froide. Très posé pour un Caol Ila si jeune. La bouche est vanillée, salée et maritime, très tourbée aussi. Oranges, oranges, vanille, cendre froide, huile souillée, sel, eucalyptus. Longue finale, tourbée et huileuse, full maritime, camphrée et bonbons casse-grippe.

Patrick 92%
Du grand Islay classique, avec la fumée, la cendre et le sel dont je raffole! Un dram rudement efficace. Nez : Un arôme très puissant qu’on a aucune difficulté à sentir à plusieurs pieds de distance! De la cendre, de la fumée de tourbe maritime, de la pierre et une petite pincée de poivre. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, de la cendre, de la fumée de tourbe et énormément de sel, mais aussi des roches, de l’umami, du paprika, du bouillon de soupe au poisson asiatique et un tout petit soupçon de chocolat et de chêne sec. Finale: D’une superbe longueur, salée et fumée.

Martin 89%
Nez: Une belle tourbe herbeuse et maritime traditionnelle d’Islay. Cendres, pierre lavée, bois, fruits et vanille. Pincée d’herbe verte. Bouche: Encore la tourbe et la cendre. Touche de meringue. Poivre blanc et chêne bien carbonisé. La tourbe devient crasseuse et huileuse à notre plus grand plaisir. Finale: Longue et épicée, avec une chaleur traduite par son degré d’alcool et sa teneur en phénols. Sel de mer et algues séchées. Équilibre: Toutes les notes du cask strength peated scotch whisky sont frappées avec justesse. La seule chose qu’on peut reprocher à ce dram est peut-être de moins se démarquer parmi ses homologues de l’ile d’Islay.

SMWS 53.329 Caol Ila 12 ans

56.5% alc./vol.
« Intense Seaside Experience » – Distillé le 24 septembre 2007, Refill ex-bourbon hogshead, 287 bouteilles

André 91%
Pas si intense en fait… Nez défini par ses origines maritimes. Iode, algues, douce fumée de tourbe crasseuse et terreuse, ananas cuits sur le feu de camps, miel, citron. La bouche est riche et fait preuve d’un équilibre exquis. La texture est ronde et gourmande. Super mélange de citron, d’agrumes et de bleuets. Mélange équilibré de sel de mer et de fumée de tourbe. Fruits de mer cuits sur la plage, bananes flambées, ananas nappés de miel, cannelle et poivre. Certaines saveurs sont à l’extérieur du cadre habituel du bourbon cask. Belle finale, lente et langoureuse, très salée et fumée; le bourbon cask à son meilleur. Un whisky de terroir, oui.

Patrick 91%
Un beau gros Islay intense, crasseux, salé, sucré et complexe. J’adore ! Nez: De la grosse fumée de tourbe crasseuse, de fruits de mer, d’huile et d’épices de barbecue. Intense! Bouche : Un beau mélange intense de fumée de tourbe crasseuse, huileuse et sucrée avec du sel de mer, de la cendre de feu de camp, des épices chaleureux et de superbes, mais discrets fruits des champs qui apporte une subtile, mais superbe note sucrée. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et un peu fruitée.

SMWS 53.335 Caol Ila 7 ans

61% alc./vol.
« Wine and Brine » – 7 mars 2012, Ex-bourbon hogshead puis refill ex-Madeira hogshead, 261 bouteilles

André 90%
Le nez est à saveur de tourbe crasseuse et de suie de cheminée ramonnée, de sel de mer séché sur des galets, vanille, bol de fruits tropicaux, fruits de mer. Mélange d’usine de traitement des fruits de mer côtoyant un complexe traitant le charbon. La bouche étonne par sa douceur, l’alcool est en retrait. Fruits tropicaux, raisins verts, citron vert, charbon, suie et vanille. Finale fraiche et crasseuse, maritime aussi, sur les raisins verts et le citron, le sel de mer et la poussière de charbon. Un Caol Ila pas trop Caol Ila, à la texture divine et un mix de saveurs singulier.

Patrick 89%
Un très bon scotch, mais je pensais que le vin de Madère allait être plus présent. Enfin, j’aime bien tout de même ! Nez: Un parfum presque divin, avec du sel, de la fumée, des fruits frais, une touche d’agrumes, quelques volutes de thé et une goutte de caramel. Bouche: Un mur de fumée et de sel à la première gorgée. A la seconde gorgée, j’y retrouve aussi une touche de vanille, de discrets fruits, du sucre et du thé noir. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et subtilement sucrée.

Martin 85%
Nez: Floral et salé, touche de sirop simple. Vanille, mangues et autres fruits tropicaux. Sucre blanc et touche de tourbe plutôt timide. Bouche: Sel et pommes vertes croquantes. Touche de bois, accompagnée rapidement de poivre blanc et d’épices puissantes. Pointe de tourbe cendreuse au travers de tout cela. Finale: Chaude et très épicée. Le degré d’alcool fait bien son travail et en effraiera peut-être plusieurs. Poivre, cendre et bois sec. Pommes et fleur de sel. Vent maritime et citron pour compléter le tableau. Équilibre: Un peu trop intense à mon goût. Ne méprenez pas mes propos, un char de tourbe à 61% c’est toujours bon, mais il ye en a certains qui passent de façon un peu plus élégante que d’autres.

SMWS 53.445 Caol Ila 15 ans

56.7% alc./vol.
« Nothing to see here », Distilled 24-09-2007, ex-bourbon hogshead, refill american oak PX hogshead, 271 bottles.

André 91%
Nez très équilibré, affichant des notes de sel de mer et de fruits rouges intenses. Cerises, prunes, iode, camphre, viande cuite sur feu de bois et notes de tourbe médicinales bien dosées. La bouche est sublime, ronde et soyeuse. Texture huileuse s’aiguisant rapidement avec l’arrivée de l’alcool et des notes tourbées. Compote de fruits, cerises, prunes et raisins, viande fumée, sel de mer, camphre intense, caramel. Finale de bonne longueur, viandes cuite et enduites de caramel et de sel, fruits rouges, poivre intense et fumée de tourbe bien présente.

Patrick 95%
Attention, le plaisir croit avec l’usage. Si vous avez une telle bouteille à portée de main, annulez tous vos plans pour le lendemain avant même d’ouvrir la bouteille : Après, il sera trop tard! Le monde n’aura plus de sens, tout votre univers se retrouvera concentré dans votre verre. Vous ne pourrez pas dire que je vous avais pas prévenu. Nez : La fumée de tourbe liquoreuse enlace les notes de xérès fruité, de vieux vinaigre balsamique, de chêne brûlé, de miel, de sel et de tabac. Je pourrais passer des heures à simplement humer ce parfum. Bouche : De la grosse fumée de tourbe sale comme je l’aime, avec du goudron, des notes médicamenteuses, du sel, du chêne brûlé, du xérès fruité et du miel. Le tout porté par une texture en bouche enveloppante, voire grisante. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur des notes de bonheur, de joie et de plaisir intense.

Martin 91%
Nez: Fruits rouges et caoutchouc, vieux pneu et essence de vanille. Caramel un petit peu cramé. La tourbe est représentée ici sous un air assez particulier. Bouche: Belle texture d’entrée de jeu. Poivre rose, bois, framboises, agrumes et vin fortifié. Ça dégage! Finale: Bien poivrée et dosée, on nous en met plein la gueule, et on en redemande! Équilibre: Solide dram malgré tout! Techniquement ces ingrédients ne devraient pas trop marcher ensemble, mais comme la soundtrack de « Howard the Duck » de John Barry, étrangement ça fonctionne tempête!

Kim 91%
Nez : embruns salins, pneus neufs, « rim » de verre de margarita, avec en trame de fond les petits caramels mous carrés emballés individuellement et populaires à l’Halloween dans les années 90. Bouche : douceur et décadence! Un soupçon de tourbe qui recouvre, comme un drap de soie tout léger, une solide charpente boisée, caramélisée et voire même sucrée. Wow!

SMWS 53.456 Caol Ila 9 ans

57.9% alc./vol.
« Pouding chômeur at the shack » – Distilled 03/04/2014, from First Fill American Oak Oloroso Sherry Hogshead, 270 bottles.

André 83%
Nez de sirop d’érable et de miel, bois de chêne séché bien en évidence, fumée de tourbe un peu bizarre, goudronnée peut-être sous un ciel pâteux et licoreux. La texture en bouche est gourmande, huileuse et bien charnue. Je suis ambigu sur le First Fill Sherry cask que je trouve relativement discret. Bacon cuit dans le sirop d’érable, petits fruits sauvages, tar, iode, poivre. L’aspect de tourbe industrielle n’est pas très présente ici. La finale est incroyablement douce. Il y a une note bizarre de pickel qui apparait furtivement en rétro-olfaction mais on est plus sur la tourbe terreuse, saline et mielleuse pour les notes de la conclusion. Définitivement, le sherry cask ne fait pas le poids versus les 6 années passées en bourbon barrel.

Patrick 93%
Mathieu a bien fait sa job, il a choisi un rudement bon whisky ! Délicieux, complexe hier bâti, bref tout ce que je recherche dans un scotch. Nez : Un délicieux parfum de bacon trempé dans le sirop d’érable, avec de petits fruits rouges, avec du bois brûlé et une touche de vanille. Alléchant! Bouche : Intense, savoureux et porté par une superbe texture. J’y retrouve toujours le bacon trempé dans sirop d’érable et les petits fruits rouges, un trait de vanille mais aussi une belle fumée de tourbe aromatique. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 86%
Nez: Tourbe huileuse et miel dilué, bois sec, grain acéré. Bouche: Caramel salé et pierre lavée. La tourbe y est, la texture y est. Cendreux et liquoreux. Proscuitto et érable. Finale: Chaude et boisée, poivrée et tourbée. Fruits des champs et touche de vanille. Équilibre: Un dram fort, fumé et salin. Un bon caractère. Bien complexe, mais bien dispendieux aussi.

Kim 85%
Nez : plutôt hermétique, il prend quelques minutes à s’ouvrir, pour révéler tout d’abord de la sciure de bois, puis du zeste d’agrumes grillés et de la confiture de framboise.
Bouche : grains de café et chocolat noir, c’est décidément la torréfaction qui ouvre le bal. Les baies rouges compotées prennent la relève : framboises, fraises, canneberges.

SMWS 54.58 Aberlour 15 ans

56.6% alc./vol.
« Glowing embers of satisfaction », Distilled 02/10/2002 from 1st Fill Ex-Red wine Barrique, 150 bottles

André 86%
Rare de voir un Aberlour aussi funky et festif, on a normalement droit à un whisky avec une certaine prestance, une certaine stature un peu aristocratique. Ici, on parle plutôt de rave plutôt que d’un bal. On a troqué les fruits rouges et les cerises pour l’ananas, la poires, l’orange et un mélange de fruits tropicaux et de petit fruits sauvages. Dommage que la bouche soit ouverte sur une touche de souffre, discrète mais présente tout de même ainsi que sur le gingembre et les fruits plus rouges cette fois, les raisins secs. L’aération permet aux notes de souffre de disparaitre. Finale qui étonne par sa longueur, peut-être un peu plus pointue que le nez et la bouche, fruitée et poivrée.

Patrick 84%
Le parfum laissait présager quelque chose de meilleur que ça. C’est bon, mais sans plus. Mais bon, c’est probablement aussi que ce n’est pas dans ma palette de saveurs. J’éviterai les « spicy and dry » la prochaine fois, coudonc. Nez : Superbe parfum dominé par le xérès, avec des notes d’oranges, de papaye, de bananes, des biscuits aux brisures de chocolat blanc et un peu de cuir. Bouche : Un gros bouquet de fruits exotiques servis sur une planche de chêne brûlé et saupoudré de gingembre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir, un peu de tabac humide légèrement brûlé.

Martin 88%
Nez: Dattes, pacanes, pain grillé et caramel noir. On y retrouve aussi des accents de xérès, d’orange et de cassonade. Bouche: Ronde et concentrée, sur la confiture de fruits, le chocolat amer et un soupçon de café au lait. Un peu d’épices chaudes saupoudrent le tout. Finale: Longue et chaleureuse, boisée, légèrement tannique, avec une persistance fruitée. Équilibre: Un whisky profond et rassurant, à la fois classique et charnu, fidèle à l’ADN sherry d’Aberlour. Un dram dans mes cordes, oh ça oui…