Gordon & MacPhail Archive Release Glen Grant 56 ans 1962-2018

54.6% alc./vol.
Distilled 17/19/1962, Bottled 18/09/2018 from First Fill Sherry Butt Cask #4405, 55 bottles

André 89%
Oh la la… Jus de cerises marasquin, fruits séchés, figues trempées dans le chocolat noir amer, cuir mouillé. Aucune trace de l’alcool au nez, hormis une pointe d’épices bien discrète et des notes d’oranges sanguines qui s’expriment à l’aération. La bouche est très tannique et bois épicé bien ressenti. Réglisse rouge fraiche, cerises marasquin, raisins trempant dans le rhum brun accompagné de chocolat noir, fruits secs, figues, caramel cramé. La patience est de mise afin que toutes les saveurs se mettent à la table. La finale est hyper boisée, très tannique, sur le chocolat noir amer et les cerises, le coconut cuit au four et le tabac. N’eut été de la finale, il aurait scoré dans les 93%…

Patrick 96%
Démentiel. 56 ans en fûts… 1962… C’est fou de réaliser qu’un gars de l’autre bout du monde (moi) et qui n’était pas né à l’époque boit un whisky préparé par des Écossais qui sont probablement morts aujourd’hui! Nez: Un parfum qui donne presque le goût de pleurer! L’un des plus beaux parfums de xérès que je n’aie jamais vu, avec un équilibre parfait entre les fruits, le sucre, le chêne, les épices et le cuir. Je n’ose même pas en prendre une gorgée de peur de briser la magie! Bouche: Oh… Je ne saurai jamais trouver les bons mots… Un xérès magique, du cuir, du chêne, du sucre, de beaux fruits mûrs, des oranges de Séville, de la réglisse noire, quelques épices… Finale: D’une belle longueur, extraordinairement chaleureuse, pleine de xérès et d’épices.

Gordon & MacPhail Archive Release Glenlivet 39 ans 1979-2018

46.2% alc./vol.
Distilled 24/09/1979, Bottled 12/11/2018 from Refill American Hogshead Cask #19233, 37 bottles

André 92%
Nez rafraichissant de poires, pêches et d’ananas, fruits tropicaux et butterscotch. La bouche est poivrée et le taux d’alcool semble plus élevé. Mélange de jus de citron et de fruits tropicaux, de poires et d’ananas, melon au miel poivré. À l’aération de juteuses notes de melon se développent sensuellement et l’acidité citronnée s’évanouit lentement pour laisser un cocktail de jus de salade de fruits. La texture est grasse et enrobante. La finale est douce et lente, un trait d’épices tiré du bois et un souvenir de party festif dans les Caraïbes. J’adore!

Patrick 85%
Un whisky tout à fait unique, qui gagne à ce qu’on prenne un peu de temps pour l’apprécier à sa juste valeur. Il m’a laissé plutôt dubitatif : Ce n’est pas ce que j’attendais d’un scotch de près de 40 ans. Enfin, ce fut une belle expérience, mais ce n’est pas moi qui en achèterait une bouteille. Nez: Ouf… Un nez très particulier s’il en est un! Un étrange mélange d’herbes aromatiques, un je-ne-sais-quoi qui sent la grand-mère, du thym, du thym et du thym, des fleurs semi-séchées et après quelques minutes, une touche d’agrumes. Bouche: Toujours le thym qui essaie de prendre toute la place ainsi que les fleurs semi-séchées, une goutte de miel, de la lime des pêches encore un peu vertes et une pincée de poivre. Finale: D’une longueur moyenne, plutôt herbeuse.

Gordon & MacPhail Archive Release Linkwood 50 ans 1967-2018

42.4% alc./vol.
Distilled 23/02/1967, Bottled 26/01/2018 from 1st Fill Sherry Hogshead Cask #695, 29 bottles

André 65%
Il faut définitivement aimer les fruits secs et la pâte de fruits pour apprécier ce whisky. Avalanche de fruits secs, gourmandises pâte de fruits en rouleau pour enfants, oranges hyper mures, cerises noires, caramel brûlé et une bonne influence tannique du bois. Si le nez est attirant, la bouche est horrible, mal équilibrée, monopolisée par le bois et le cuir mouillé et la poudre de cacao. Les oranges et les cerises noires trop mures tentent de calmer la donne mais n’y arrivent même pas. La texture n’a aucun panache, amère et boisée au max. C’est horrible simplement. La finale est amère, comme la finale d’un café noir et des noisettes cramées. Fallait vouloir faire une passe de cash pour embouteiller un fût comme ça, sorry, y’a pas personne avec un minimum d’expérience (ou de goût) qui aurait sciemment voulu sortir un embouteillage comme ça sur la base de la qualité générale et ses qualités de dégustation.

Patrick 75%
Un whisky difficile à juger… Ce n’est pas le genre de scotch que j’aurais du plaisir à boire à chaque jour, mais c’est définitivement le genre d’expérience que je souhaite à chaque amateur de whisky de vivre au moins une fois! Ne serait-ce que pour pouvoir ressentir c’est quoi un whisky qui a passé beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de temps dans un fût. Nez: Je n’ai jamais senti du cuir et des fruits mûrs si intenses. Les fruits mûrs, en fait, trempent dans les noix grillées et le chêne, avec une goutte de caramel, le tout versé sur du cuir qui a chauffé longuement au soleil du mois de juillet. Spectaculaire. Bouche: Extrêmement astringent, après une gorgée je meurs d’envie de prendre un verre d’eau! Ou peut-être même de recracher la gorgée. Toujours les fruits extrêmement mûrs, des planches de chêne brulées, une touche d’orange amère, des épices à steak et des noix grillées. Finale: L’une des finales les plus mémorables que je n’ai jamais eu, surtout à cause du feeling que l’astringence apporte. Une fois que l’effet se dissipe, la principale sensation qui reste en bouche est d’avoir mangé du chêne sec!

Gordon & MacPhail Ardmore 1981

40% alc./vol.
Bottled 1996.

André 83%
Première fois que je goûte un Ardmore si peu fumé. Le nez s’ouvre sur les fruits du verger – pomme verte, poires, melon au miel – avant que s’intalle une fumée de tourbe terreuse et poivrée distante accompagné de fruits rouges séchés. La bouche est tropicale et finement maritime. Melon au miel, oranges, sirop de poires, iode, terreau d’empotage humide, pommes et poivre moulu. Après 2-3 lapées, j’ai des notes de réglisse rouge et de cannelle qui s’ajoutent. Malheureusement, la texture est un peu disparate et effacée. Les flaveurs du whisky s’évaporent rapidement et le tout vient ‘’flat’’ à vitesse grand V. La finale s’étire sur des tonalités de fumées de tourbe terreuse, sécheresse poivrée importante et notes d’oranges et de muscade.

Gordon & MacPhail Ardmore 1998

43% alc./vol.
Distillery Labels. Refill Sherry Hogsheads barrels.

André 86.5%
La rondeur du nez nous prépare à cette généreuse envolée fruitée; pommes rouges, cerises, réglisse fraiche, oranges et fruits séchés, gingembre et clou de girofle. Rien qui case la baraque mais un souci de bien présenter les choses. Un peu terne comme texture de bouche, le présenter à 46% lui aurait donné le kick qui lui manque car les saveurs sont superbes; anis, fruits secs, framboise et fruits sauvages, vieux tonneau de sherry dans un warehouse en terre humide, clou de girofle, poivre, cannelle, cerises noir, chocolat au lait fourré d’oranges, discrète tourbe terreuse avec une touche de miel en finale de bouche. Finale moyenne en longueur, épicée et poivrée avec un nuage diaphane de fumée de tourbe terreuse. Les versions da Ardmore en fût de sherry valent le détour.

Patrick 91%
Un Ardmore de 20 ans. Ça devrait être suffisant pour vous convaincre que c’est excellent. Un whisky fumé qui sait demeurer tout en balance et me faire tripper! Wow, un superbe whisky riche et complexe, avec tout ce qu’il faut à la bonne place. J’adore. Nez : Du sel, de la belle fumée, du chêne brûlé, un peu d’agrumes et des pommes vertes viennent compléter le tout agréablement. Belle fumée, chêne brûlé, un peu d’agrumes et de pommes vertes. Bouche : De la grosse fumée de tourbe salée plein la gueule, des pommes vertes, des épices venant du bois brûlé. Belle fumée intense, épices, chêne brûlé et un peu d’agrumes, et toujours ces surprenantes pommes vertes. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et avec une touche de pomme verte. D’une belle longueur, marqué par la fumée de tourbe salée et discrètement épicée.

Martin 89%
Nez: Légère fumée avec une grande complexité. Crème, miel et citron. Céréales, bois et pommes bien croquantes. Sel marin et jujubes. Solide! Bouche: Miel et vanille, douce céréale tourbée avec une pointe de poivre rose. Agrumes, chêne brûlé et cassonade. Miam! Finale: Bien musclée malgré son taux d’alcool qui flirte avec la limite inférieure du spectre. Belles vagues de chêne, de raisins rouges et de réglisse poivrée. Équilibre: Un bel assemblage de sherry et de timide tourbe. Gordon & MacPhail sont quand même pas pires pantoute quand il s’agit de faire des choix de fûts judicieux. Tout le monde gagne.

Gordon & MacPhail Ardmore 26 ans 1994 Batch #21/147

53.1% alc./vol.
Cask #10895, Distilled 22/09/1994, Bottled 9/6/2021 from Refill American Hogshead, Limited Edition of 219 bottles

André 88%
Nez très diffus, notes de poires, d’ananas, de melon au miel et de citron. Douce fumée de tourbe en retrait. La bouche est la copie conforme de ce que le nez aura livré. Mélange de fruits tropicaux et de fruits à chair, mais avec des notes tourbées et citronnées plus prononcées. La texture est soyeuse et douce, l’alcool à peine perceptible. Finale de citron poivré et de fumée de tourbe persistante suivie d’une vague d’alcool un peu sèche.

Patrick 92%
Ça, je pourrais en boire à tous les jours ! Une belle fumée de tourbe juste assez intense pour laisser de la place à une belle complexité de saveurs, que demander de plus ! Nez : Tsé, quand tu plonges le nez dans ton verre et que ça te mets un sourire dans la face… De la belle fumée de tourbe mélangée à des agrumes, de la vanille, du miel et un peu de chêne. Yep, le genre de whisky que je passerais plus d’une heure juste à le humer. Bouche : Toujours une superbe fumée de tourbe bien mesurée et balancée, avec des agrumes, des poires, des abricots, de l’ananas, des fleurs et une touche boisée. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, surtout fumée et boisée, mais avec aussi une touche de fruits tropicaux.

Gordon & MacPhail Ardmore 27 ans 1990

52.2% alc./vol.
Refill Bourbon Barrel, Batch 18/098, Bottled 07/09/2018, 179 bottles

André 94%
Cette distillerie du Speyside, souvent boudée parce que rarement mis à l’avant-plan et avec de trop peu nombreux embouteillages est une perle rare méconnue. Cette édition démontre tout le potentiel de cette distillerie au travers une palette aromatique et de saveurs incroyable et une texture hallucinante. Tarte aux pommes vertes cuites sur feu de tourbe terreuse, embruns de sel de mer, ananas rôti sur le feu de plage. La tourbe est tellement ronde et souple qu’elle s’évapore pratiquement au nez et fond sur la langue. En humant le verre et en fermant les yeux, on se lance et prenons une gorgée qui évoque aussi un panier de fruits tropicaux et de cosses d’oranges, des bananes flambées et les ananas, rappel légèrement terreux et maritime. La présentation est fraiche et inspire le grand air, le bord de mer autour du feu de plage. Douce finale à saveur d’oranges, les narines remplies de sel de mer et la tête embrumée de fumée de feu de bois un peu mouillé trouvé sur la plage. Superbe exécution, soucis du détail et une dentelle de saveurs agencées de façon magistrale. Quel voyage aromatique.

Gordon & MacPhail Benromach 12 ans (embouteillage des années 90)

40% alc./vol.
Cet embouteillage date de la période ou Diageo était propriétaire de la distillerie, avant de la vendre au négociant Gordon & Macphail en 1993. La distillerie fût réouverte en 1998.

André 81.5%
Tarte aux pommes, raisins secs, caramel et toffee, oranges. Le sherry ressemble à celui que j’ai évalué récemment dans l’ancienne version de Macallan des années 90’s. La présentation de ce whisky est relativement simple dans l’ensemble. Après avoir respiré un bon 10 minutes dans le verre, beaucoup de notes de toffee bien chaud et de caramel. La bouche est épurée et la texture décevante, pas de support huileux ou gras, on ressent la dilution malgré des saveurs intéressantes de cerises, oranges, toffee, tarte aux pommes tout juste sortie du four et un brin d’épices, la cannelle particulièrement. Légère sensation cireuse en finale, une touche florale peut-être, le xérès est noble sans être austère, caramel, épices et une légère note de fumée en toute fin de bouche. Après 2-3 gorgées, une touche de souffre apparait aussi.

Gordon & MacPhail Bunnahabain 14 ans 1991-2005

43% alc./vol.

André 82.5%
Herbeux et timidement maritime, se développant ensuite sur des notes de sel marin et une fraicheur surprenante, allié d’un cendreux et d’une fine tourbe parfumée à l’eucalyptus. Pas très représentatif des malts costaux d’Islay, mais a trouvé sa niche dans sa différence.

RV 87%
Plus vert que le Bunnahabhain normal, il ne faut vraiment pas se fier au nez très ordinaire pour retrouver de la tourbe très très verte au gout. Le finale aussi tire sur le grain vert, style pousse verte de samare d’érable trempé dans la cendre. Une édition de revendeur qui botte franchement le cul de la version propre de la distillerie.

Patrick 80%
Beurré, légèrement épicé. Huileux. Léger métal. Fruité au goût. Assez riche, mais semble manquer un peu d’équilibre.

Gordon & Macphail Caol Ila 10 ans – KWM 25th anniversary

58.6% alc./vol.
Distilled May 2007, Bottled July 2017, Ex-Refill Bourbon Cask #310229, 224 bottles

André 85%
Beau nez tourbé, étrangement tranquille et calme pour une édition de 10 ans d’âge version cask strength. Tourbe phénolique et médicinale, oranges, miel et vanille, fumée industrielle, clou de girofle et cannelle, vieux feu de foyer presque éteint, sel de mer. La bouche est franche malgré les saveurs de fruits tropicaux et les oranges. La conjonction tourbe et alcool aiguise un peu la bouche malgré les efforts de la vanille onctueuse. Agréable mélange de sel de mer et de tourbe phénolique un peu crasseuse, en gardant en arrière-plan ce souvenir de cendre refroidie dans la maisonnette sur le bord de la grève et la langue saupoudrée de grains de poivre moulu. Longue finale, poivrée et tourbée, phénolique à souhaits mais qui manque de nuance et de tonalité.