Elements of Islay CI11

55.4% alc./vol.
Ce whisky, distillé en 2008 à la distillerie Caol Ila, a subi un finish de 18 mois dans deux Oloroso Sherry Butt provenant d’une solera. Seulement 1206 bouteilles produites.

André 77%
Nez franc sur les fruits sauvages et le chocolat noir, le bois brûlé, les cerises noires, fumée masculine. En bouche, le xérès est calissement sulfureux, pas agréable du tout, notes de chocolat noir et de confiture de fruits, réglisse et cannelle, sel de mer, raisins secs, poivre concassé, oranges. Dommage que ces belles saveurs soient omnibulées par le sherry sulfureux. En respirant, le tout s’équilibre et des notes de caramel calment un peu l’ensemble mais des saveurs de chlore à piscine réémergent en finale de bouche. Ça a mal terminé les évaluations des 2 tasting kits…

Patrick 89%
Ça, ça répond aux attentes! Riche et complexe, très bien balancé, et avec une belle intensité. Nez : Beau parfum de xérès sucré, avec une subtile fumée de tourbe et une touche de caramel. Bouche : Fumée de tourbe, beau xérès sucré, un peu de caramel et quelques épices provenant du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée et de belles épices.

Elements of Islay CI8

55.2% alc./vol.
Le huitième venu dans la série CI est issu d’un mariage de 5 fûts de bourbon distillés en 2008 et embouteillé en 2017.

André 85%
Belle grosse tarte lime et citron dégustée sur le quai de Port Askaig. Pommes vertes Granny Smith, sel de mer et miel, tourbe organique. L’utilisation du bourbon cask laisse toute la place aux odeurs qui présentent bien la provenance maritime du produit. Le nez est un peu franc, je m’attendais à quelque chose de plus rond et dodu. En bouche, première impression, pour ne pas dire déception, c’est la texture qui offre très peu de rondeur et de texture, le whisky en est presque dilué et supporte peu les saveurs. Citron, vanille, sel de mer, poivre, tourbe terreuse organique parsemée de quelques poignées d’herbes vertes, pommes vertes, poires, miel. Laisser le whisky s’équilibrer une demi-heure dans le verre aide grandement à l’harmonisation des saveurs. Finale moyenne longue, un peu pointue, tourbée, saline.

Patrick 87%
Un très bon whisky qui, à défaut de proposer quelque chose de nouveau, présente un aspect classique fort bien réussi. Nez : La fumée de tourbe est évanescente, enveloppant à peine les pommes vertes, le citron et le seul de mer. Bouche: Ah! C’est ici que la fumée de tourbe se cachait! Celle-ci est mariée brillamment avec du sel de mer, des agrumes, des pommes vertes et une généreuse dose de poivre, le tout porté par une généreuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, marquée par le sel de mer.

Martin 88%
Nez: Fumée saline, citron confit, filet de porc grillé, herbes marines et résine de pin. Bouche: Franche et huileuse, sur le goudron, le poivre blanc, les agrumes confits et une touche d’ananas rôti. Finale: Longue, minérale, fumée et salée, avec un retour d’agrumes et de cendres. Un feu roulant d’épices du degré d’alcool. Équilibre: Un dram costaud et ciselé comme Arnold dans les années 80, qui combine la puissance de l’alcool brut avec une belle maîtrise aromatique.

Elements of Islay LG8

59.5% alc./vol.
Produit à partir de 2 ex-bourbon barrels distillés en 2006 à la distillerie Lagavulin.

André 89%
Poires, melon au miel, pêches, mangue, agrumes, vanille, bbq sur la plage, belle salinité maritime, tourbe crasseuse et terreuse. Sensation huileuse et de grasse de viande cuisant sur un bbq de plage, boisson au citron et agrumes, jus de salade de fruits tropicaux, la bouche est puissante et généreusement poivrée, l’alcool est franc et la tourbe puissante, cendreuse et un peu sale et industrielle, médicinale et camphrée. Notes de bois de chêne carbonisé aussi, bonbons casse-grippe à la menthe et Tiger Balm, bacon. Boisson au citron et au miel. Longue finale, bien poivrée, bacon bits, charcoal et fruits tropicaux. Un Lagavulin un peu unidimentionnel mais avec des saveurs justes.

Patrick 91%
Du Laphroaig cask strength, c’est rare qu’on se trompe avec ça. Nez : Du beau gros Laphroaig sale, avec de la belle fumée médicamenteuse. Bouche : Fumée intense et médicamenteuse, avec une bonne dose de charbon de bois et une touche de goudron, le tout porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, très fumée, épicée, goudronnée et tourbée.

Elements of Islay LP12

54.7 % alc./vol.
Fruit d’un mélange de 2 ex-bourbon casks et 2 sherry casks distillés en 2014, donc de 6 ans d’âge. Édition limitée de 1672 bouteilles.

André 82%
S’il y a la moitié du mélange qui provient de sherry Cask, je ne sais pas comment cela s’est transmit côté saveurs… Je n’ai rien trouvé de relié au sherry dans la dégustation. Nez maritime très iodé mélangé de foin sec et de bouses de vaches séchées au soleil. Présentation un peu brusque et rêche. Sensation de cendre froide en bouche à saveur de camphre médicinal très iodée et citronné. Poires, melon au miel, citron, cendre, iode. Finale cendreuse et herbeuse, marquée par le poivre et les fruits tropicaux à chair tout en demeurant très astringent. Une version sans trop de finesse et peu de complexité.

Patrick 75%
Dommage d’avoir embouteillé ce scotch à un si jeune âge, quelques années de plus et il aurait été spectaculaire. Fail. Nez : Le parfum est dominé par le sel de mer, des cendres froides et une touche d’agrumes. Bouche : Ouf, ça semble être un très jeune malt, ça. Bref, new make tourbé, agrumes, sel et fruits tropicaux. Mais surtout new make. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel et le new make. Après 30 secondes, ça devient même légèrement désagréable.

Kim 82%
Nez : Sucre d’orge, raisins verts, poivron vert grillé, cendre froide. Bref, ça sent le Islay très classique. Bouche : Ça part en douceur avec un rappel du sucre d’orge. La fumée est délicate et vire ensuite au miel de sarrasin et… au vieux cendrier. Sans tout gâcher, cette finale enlève un peu de plaisir.

Elements of Islay LP6

51.3% alc./vol.
Fruit du mélange de 4 fûts de type Ex-Bourbon Cask, distillés en 1998 et embouteillés en 2015.

André 90%
Une autre bouteille ouverte voilà plusieurs mois sur laquelle je reviens afin d’en faire l’évaluation. Flaveurs du bourbon cask bien en évidence dans un nuage de fumée de tourbe médicinal; ananas, zeste de citron, abricot et melon au miel, tourbe cendrée, sel de mer. La richesse de la bouche est impressionnante, la texture est duveteuse sans être huileuse, énormément de fruits tropicaux; ananas flambés, zeste d’oranges, sirop de poires, melon au miel, cendre froide, iode. Longue et douce finale, médicinale et maritime, fruitée avec générosité. Un délice.

Patrick 84%
Un beau scotch intense qui représente bien ce que j’aime sur Islay. Nez : J’y retrouve le nez de tourbe médicinale et maritime que j’aime tant dans les scotchs d’Islay, avec une touche terreuse et des cendres froides. Après quelques minutes, j’y retrouve aussi des agrumes et des ananas cuits. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve évidemment de la fumée de tourbe d’une belle intensité, mais aussi une tonne d’épices venant du chêne séché et brûlé, des cendres et de l’ananas cramé. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Ah, les parfums d’Islay, un trésor national… Goudron frais, algues séchées, miel foncé et pomme bien cuite. Bouche: Texture riche et vibrante, sur la fumée d’herbes, le caramel salé, le clou de girofle et une bonne dose de réglisse rouge. Finale: Longue, huileuse, saline, avec un retour hyper terreux et mentholé. Équilibre: Un Islay robuste et nuancé, qui jumèle intensité tourbée et gourmandise avec une belle maîtrise. Solide dram!

Elements of Islay LP8

53.5% alc./vol.
Distillé en 1998, cet opus Laphroaig est composé de trois Ex-Madeira Wine cask.

André 86.5%
Cerises noires, figures et raisins secs, oranges sanguines, agrumes, céréales au miel, voile diaphane de fumée terreuse iodée. La bouche est médicinale et fruitée; fruits secs, cerises noires, oranges, prunes, raisins secs. Éléments médicinals et rondeur en bouche, pitch à toiture, tourbe terreuse, sel de mer, camphre et pastilles casses grippe à saveur de vanille et de miel, antiseptique, mais la texture est huileuse et féminine. Finale camphrée, maritime et épicée à la cannelle. Un bon Laphroaig, singulier mais à 280$ pour un 500ml… No way.

Patrick 94%
Oh que c’est bon ça, un Laphroaig hyper intense, mais tellement bien équilibré qu’il semble presque doux. J’aime. Nez : Impressionnant, un Laphroaig où le xérès prends presque le dessus. Bref, du xérès sucré, du chocolat, de la belle fumée de tourbe et un soupçon de poivre. Bouche : Finalement, on retrouve en bouche la belle grosse fumée de tourbe typique de Laphroaig, du poivre, du bois brûlé et du beau xérès sucré pour marier le tout. Finale : D’une belle longueur, salé et fumé, avec une touche subtile de fruits sucré.

Martin 93%
Nez: Sherry sucré, chocolat blanc, tourbe solide mais qui sait partager la scène. Poivre, chêne et purée de fruits. Bouche: Caramel et xérès, tourbe sucrée, malt et chêne. Menés par de belles épices, on voit la finale au loin. Finale: Fumée salée et poivrée, elle se déroule sur une bonne longueur. Retour de la purée de fruits. Équilibre: La force et les saveurs sont superbement équilibrées. Un Laphroaig distillé à son état le plus pur.

Elements of Islay LP9

54.3% alc./vol.
Comme le laisse deviner son nom, ce whisky provient de la distillerie Laphroaig. Il a été distillé en 1998 puis vieillit des ex fût de Pedro-Ximénez pour une période de 20 ans. Seulement 714 bouteilles produites.

André 93%
Fruits sauvages, cerises noires, tourbe médicinale adoucie, cosses d’oranges, figues, chocolat noir fumé, raisins secs, caramel et réglisse rouge, le tout avec des accents minéral et un souvenir maritime. Le tout est recouvert d’un gros édredon de sherry réconfortant. La texture en bouche est renversante, soyeuse et très texturée, presque huileuse. Le mélange de saveurs est lui aussi écoeurant; fumée de tourbe aromatisée aux fruits secs, cerises noires et raisins, accents terreux et médicinal, une pincée de poivre, chocolat noir fourré de confiture d’orange, caramel chauffé sur le poêle, réglisse et cendre de foyer refroidie. On s’étonne de l’équilibre exceptionnel à chaque gorgée. Wow! Belle finale, douce et fruitée, tourbée et terreuse avec une touche maritime, moyenne en longueur.

Patrick 91%
Les gens de Laphroaig semblent être incapables de faire de mauvais whiskys. Que c’est bon! Nez : Parfum de fumée de tourbe bien mélangée avec une petite touche de xérès, de vanille et de chocolat au lait. Bouche : Du caramel, du chocolat et surtout de la fumée de tourbe, du bois brûlé et des épices. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Elements of Islay MA3

55.2% alc./vol.
Mélange de 2 barils de la distillerie Bunnahabhain fortement tourbé, distillé en 2004 et vieilli pendant 15 ans en Ex-Bourbon Cask, édition limitée de 734 bouteilles.

André 89%
Céréales baignant dans le jus de citron, oranges, accents maritimes et frais du large, pommes vertes, purée de bananes et ananas en dés, tourbe terreuse présente mais pas envahissante. Texture ronde en bouche, ananas et bananes flambées sur le feu de plage auquel se marie une minéralité un peu brute et des embruns de sel de mer portés par la tempête qui ronronne au loin. Oranges, ananas, bananes, citron, pommes vertes, melon au miel, tourbe terreuse et médicinale qui me rappelle Laphraoig a quelques égards, éléments herbeux aussi. À l’aération, l’équilibre du whisky gagne énormément. Longue finale, fumée camphrée terreuse, poivre et cendre froide.

Elements of Islay OC4

59.1% alc./vol.
La gamme Elements of Islay a été lancée par la maison de négoce Speciality Drinks, désormais connu sous le nom d’Elixir Distillers, et s’inspire des tableaux périodiques des éléments en empruntant les deux lettres acronymes de chaque distillerie. Ces embouteillages, sans filtration à froid ni d’ajout de colorant et disponibles en quantité limitée, dépeignent à merveille le paysage gustatif des distilleries de cette île écossaise iconique. Le plus tourbé de tous les whiskies d’Islay, présenté sous l’acronyme ‘Oc’ a été distillé en 2010 et embouteillé en 2017, fruit de 3 bourbon barrels.

André 93%
Nez accrocheur, à la fois élégant et brut. Il présente des notes d’agrumes et d’ananas, d’herbe mouillée, de tourbe huileuse et grasse médicinal, de vanille onctueuse et de poivre broyé, des accents maritimes, quelques éléments verdâtres et une touche de viande vieillie près d’un feu de plage. Quelle texture en bouche, hyper huileuse et qui aide à l’approche alcoolisée et très poivrée. Le whisky coule sur la langue dans un premier temps, puis on a droit à un uppercut de poivre assez direct puis l’alcool qui cache bien les saveurs d’agrumes, d’herbe verte mouillée et de tourbe brute et industrielle. La pérennité des notes poivrées est étonnante et propulse la finale sur une longue et langoureuse lancée épicée et tourbée. Une aventure aromatique et gustative qui me remémore des scènes du film Kalifornia, je ne peux expliquer pourquoi… Genre l’aventure inattendue très brute et ‘’in your face’’. On ne passe pas par quatre chemins pour cet embouteillage, attache ta tuque avec d’la broche. Seul hic; le prix exorbitant pour une bouteille de 500ml.

Elements of Islay OC5

59.8% alc./vol.
Ce nouvel Octomore de 7 ans d’âge est un Single Bourbon Cask distillé en 2011 et embouteillé en 2018.

André 91%
Grosse fumée de tourbe sale terreuse, agrumes, ananas, oranges, tarte aux pommes, sel de mer, jus de citron. Dans l’expectative d’un uppercut d’alcool et de tourbe aucunement subtil, je me lance avec une première lapée… Surprise, pas de tsunami d’alcool tourbé mais plutôt des grosses notes d’oranges et de citron, d’ananas et de pommes, la salade de fruits en can, une texture soyeuse arrondie par le fût de bourbon. Les notes tourbées quant à elle proviennent plus des notes de céréales au miel fumées, un peu crasseuses aussi. J’adore le clash de saveurs entre la fraicheur des fruits tropicaux et citronnées en contraste avec l’odeur crasseuse huileuse et souillée et celle de tourbe terreuse et mouillée ce qui met les papilles gustatives à rude épreuve. Malgré l’onctuosité du whisky en bouche, on perçcoit tout de même la jeunesse de celui-ci, plus dans la présentation générale et aussi dans sa fougue ressentie beaucoup plus en finale de bouche qui est un peu imprévisible, poivrée et tourbée. Ce Octomore démontre que complexité et équilibre vont parfois de pair avec jeunesse de maturation dans le monde du whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky, intense, percutant, et bien équilibré. Nez : Fumée de tourbe marquée par la cendre et une bonne dose de bois frais. Bouche : Une tonne de cendres, de la fumée de tourbe, une généreuse dose de bois brûlé et une petite note d’agrumes, le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.