Duncan Taylor Octave Springbank 22 ans 1994

50.7% alc./vol.
Single cask #639909, finished 9 months in Octave Cask, bottle 1 of 81.

André 94%
Gâteau aux fruits, caramel, pain d’épices, hyper rond, genre sherry capiteux, cerises Marasquin. Un peu acéré en finale de bouche, épices des Caraïbes, muscade, oranges confites, mandarines, pelure de raisins verts. Bouche ronde, pleine de muscade, de pelure de raisins mauves. Peut-être un peu trop dénaturé, on peine à discerner la distillerie qui se cache derrière les effets du fût d’octave mis à part le filin de sel de mer en finale de bouche. Quel présentation hors-norme, texture à faire rêver, intense et bold comme ensemble.

Duncan Taylor Octave Tullibardine 11 ans 2013

53.6% alc./vol.
Cask #10541765 – 90 bouteilles – Embouteillé en 2024

André 84%
The Gentle Dram… revamped. Fond floral, vite balayé par du caramel et du sherry intense. Cerises et fruits secs, fleur de vanille, caramel, pomme. La bouche est moelleuse, les épices équilibrées, notes de bois relativement bien intégrées, beaucoup de caramel et ses déclinaisons sucrées, fruits secs, épices boisées, oranges, pommes-caramel-cannelle-poivre. Très conservateur mais agréable à boire. Belle finale poivrée et parfumée de cannelle, fruits rouges et bois caramélisé. On ne réinvente pas le style mais ça se boit bien !

Patrick 80%
Un whisky un peu trop boisé à mon goût. C’est toujours le risque d’utiliser de si petits fûts, une fois que c’est « too much », il n’y a pas de retour arrière possible à moins de le diluer avec du whisky venant d’un autre fût moins marqué par le bois. Et c’est ce qu’on aurait dû faire ici, selon moi! En fait, Tullibardine est un spiritueux tellement léger que je suis surpris qu’on ait pensé que ça pourrait être une bonne idée. Nez : Le parfum est dominé par un riche xérès minéral, avec du caramel, une touche de chocolat noir et une goutte de vanille. Bouche : Chaleureuse, épicée et débordante de gros fruits mûrs. J’y retrouve du bois brûlé, des fruits des champs cuits, des clous de girofle et de l’eucalyptus. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, surtout boisée, subtilement fruitée.

Duncan Taylor Rare Auld Cambus 25 ans

55.1% alc./vol.
Distilled 09/1991, Bottled 01/2017, Cask #1112969, Bottle #185 of 238.

André 83%
Sans aucun doute le whisky de grain. Toute-épice et miel, vanille onctueuse, cannelle, oranges confites, melon au miel, un peu acéré en bouche mais le taux d’alcool est hyper tolérable et bien présenté. La bouche est un peu trop rectiligne, avec ses notes de céréales au miel nappées de caramel et d’oranges trempées dans le chocolat au lait. Finale de toffee et de caramel légèrement brûlé et de céréales séchées.

Duncan Taylor Regional Collection Islay Blended Malt

40% alc./vol.

André 88.5%
Un nez à la Kilchoman; j’adore ! Du charbon sale, ça sent la suie et les anciens trains à vapeur. L’attente est grande car au nez, il ne peut renier ses origines. Un p’tit côté sucré et salé agrémente le tout. Catastrophe… l’arrivée en bouche est molle mais ce n’est que de façon temporaire car il explose par la suite en bouche avec des attributs de kiwi et de fruits de la passion s’enveloppant d’une écharpe de tourbe et de suie de charbon. Belle longueur en finale même si l’effet n’est ressentie qu’en bout de langue plutôt qu’avec son effet enveloppant propre aux whiskies plus âgés, mais je suis loin d’être déçu mis à part l’arrivée en bouche où il se dépouille de quelques points.

RV 85%
Du beau petit gibier, facile à capturer et dévorer. Et un vrai Islay. Tourbe salée, un peu mince mais bien là. Appétissant, léger en bouche mais le sel demeure stable malgré la tourbe qui joue du coude. Finale de poivre blanc, assez longue pour un blend. Une réserve spéciale Islay pour la visite qui s’en tire très bien un soir seul lorsque le chasseur de single malt n’est pas à l’affût d’une très grosse prise.

Patrick 86%
Fumée poivrée et tourbe jaune. Tourbe jaune très intense, suivi de fumée aux stéroïdes et de sel. Belle finale. On dirait un single malt par son intensité!

Duncan Taylor Single Cask Highland Park 20 ans

54.4% alc./vol.
Ex-Bourbon Cask #501712520, Distilled 05-2003, Bottled 05-2023, 196 bottles.

André 89%
Melon au miel, miel, ananas, vanille et dentelle de fumée de tourbe iodée. La bouche est souple, gorgée de fruits tropicaux, parfumée d’un parfum maritime et de fumée de tourbe. Ananas flambés sur le feu de plage, melon au miel, abricot séché, sel de mer, poivre moulu et sucre en poudre. La fumée de tourbe est plus apparente en bouche qu’au nez. Finale hyper fruitée sur fond de tourbe légèrement crasseux soutenu par une bonne montée d’épices. Belle démonstration de l’intégration du bourbon cask au spirit de la distillerie sans perdre l’adn de saveurs.

Patrick 92%
Un superbe Highland Park avec tout ce que cela peut représenter. En fait, il est aussi meilleur de gorgée en gorgée, et la superbe finale fait en sorte que je lui ai donné quelques points de plus. Nez : Le parfum est frais et floral, avec du bois, du miel et une touche de fumée très discrète. Bouche : De la fumée de tourbe mielleuse d’une intensité bien mesurée, des fleurs, du bois épicé, voire poivré. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une superbe longueur, fumée et épicée.

Duncan Taylor Single Cask Laphroaig 10 ans

54.2% alc./vol.
Cask 56396, Distilled 09/2011, Bottled 12/2021, Bottle #241 of 249.

André 92%
Un Laphroaig 10 ans en version cask strength avec cette douceur en bouche, c’est assez hallucinant. Le nez livre tout un amalgame de flaveurs qui challengent beaucoup à la dégustation; vanille fumée, camphre et éléments médicinaux, zeste de citron, iode, sous une toile minérale et maritime. La texture en bouche est wow, hyper douce et atténuant le degré d’alcool. Ça se boit comme de l’eau (ou presque). La bouche est plus verdâtre; tourbe végétale, fenouil et salicorne, huile à moteur souillée, miel, sorbet au citron, oranges, sel de mer. Le fond comprend bien l’adn de la distillerie mais des nuances de saveurs sortent de la ligne directrice habituelle de la distillerie. Étonannt comment la bouche développe des éléments crasseux aux fils des gorgées tout en gardant une texture et une sensation clean. La finale est maritime et tropicale à la fois, sur le zeste de citron, le sel de mer et la camphre aux accents verdâtres. Seul point négatif, les 340$ demandés, sorry mais un moment donné faut pas rire du monde.

Patrick 84%
Un très bon whisky, mais dont la texture laisse un peu à désirer et dont la finale est un peu décevante pour un tel whisky. Nez : Un intriguant parfum de fumée de tourbe et de pommes vertes avec du chêne brûlé. Bouche: De la fumée de tourbe intense, une pincée de sel, des fruits du verger encore verts et du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, un peu boisée.

Duncan Taylor Single Cask Laphroaig 11 ans

53.7% alc./vol.
Ex-Bourbon Cask #56406, Distilled 09-2011, Bottled 06-2023, 216 bottles.

André 86%
Zeste de citron et poires dans leur sirop, tourbe médicinale et cendrée, iode, vanille sucrée. Très agréable au nez, alcool bien en retrait et une tonne de saveurs découlant de l’utilisation du bourbon cask. Superbe texture hyper ronde en bouche, ne laissant rien devenir du taux d’alcool. Fruits tropicaux, jus de citron, fumée de tourbe cendreuse et crasseuse sous fond médicinal, céréales séchées saupoudrées de sucre en poudre, vanille crémeuse, bois franc. Malheureusement ces saveurs s’affadissent un peu trop rapidement même l’essentiel de l’adn de la distillerie s’y retrouve. Finale abrupte, très fumée et iodée assortie de gingembre et de fruits tropicaux. Bon single malt sans flafla, mais là où je décroche c’est pour le prix à la caisse…

Patrick 92%
Wow, du beau gros Laphroaig intense et délicieux comme j’aime! Bon, pas au point de dire que le rapport qualité-prix est intéressant, mais vous n’aurez pas de regrets si vous mettez la main sur une bouteille! Nez : De la fumée de tourbe intense avec des notes médicinales, du goudron, des algues et du sel de mer. Bouche : Un beau whisky intense, avec du sel qui prend énormément de place, de la fumée de tourbe, un peu de goudron, des algues et une touche médicinale. Bref, du Laphroaig classique comme je l’aime, et porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une très belle longueur, salée et fumée.

Dunhill Gentleman Speyside

40% alc./vol.

André 80%
On fait dans la subtilité et la douceur ici… peut-être même la timidité. Céréales vanillées à l’orange. C’est très inoffensif comme nez mais aussi sans brusquerie. Les fruits et les amandes trouvées en bouche ne sortent pas du panier d’osier. Même la douce brise épicée ou la timide chaleur de l’alcool peine à soulever le tout qui malheureusement se tarit de façon embryonnaire en nous laissant sur notre appétit. Un soubresaut de menthe After Eight et de sel en finale et c’est la mort lente.

RV 83%
Gentleman certes, mais avec un brin de surprise sous le haut-de-forme. Timide de présentation olfactive, le tout demeure contrôlé avec de l’orge malté qui finit par s’en sortir au travers de la vanille. Le grain roule aussi sur les papilles avec un crescendo d’épices et de fumée disparate. Assez bon déploiement de diverses notes typiques du Speyside, bien évidemment tout en douceur.

Patrick 81%
Épices au nez, menthe agréable. Caramel intense en bouche, pain, léger fruits. Finale assez longue.

Dunville’s 1808 Blended Irish Whiskey

40% alc./vol.
Blended Irish Whiskey

André 81%
Nez inoffensif de poires, pommes vertes, de grosse vanille crémeuse et du soupçon de zeste de citron. La bouche est souple et moelleuse, les notes de bois de chêne épicé bien équilibrées. Bonnes notes de sucre en poudre recouvrant les gommes Bazooka, poires, bananes, vanille, poivre moulu, une touche d’oranges. Le whisky de grain est bien ressenti également en bouche. La finale est un mélange de miel, de vanille, poires et citron sur fond sucré. Rien d’impressionnant ou d’original mais une conception agréable et sans prétention.

Patrick 85%
Un whiskey qui a définitivement dépassé mes attentes et qui présente un rapport qualité/prix honnête. Nez : Parfum léger et herbeux, avec des fruits du verger et une touche d’agrumes. Bouche : Une belle présence en bouche, avec du chêne brûlé, du poivre, la fraicheur des fruits du verger et des agrumes. La texture en bouche est agréable et ce, malgré la dilution à 40%. Finale : D’une longueur moyenne, avec une discrète touche de fumée, des agrumes et une note sucrée.

Kim 76%
Nez : Alcool à friction, c’est mauvais signe. J’ai vraiment de la difficulté à sentir autre chose que ça… décapant à vernis à ongles et acétone? Bouche : C’est du whisky ça? Ça goute un peu l’eau de riz avec un petit peu de citron. Vraiment banal avec une finale molle.

Dunville’s 3 Crowns Peated

43.5% alc./vol.
Composé d’un whisky single grain, d’un single malt 10 ans et d’un sherry oloroso 15 ans, tous trois mariés ensuite dans un fût tourbé.

André 86%
Caramel salé et terre mouillée, tourbe terreuse, grains de café torréfiés trempés dans le chocolat noir, petits fruits des champs, poires. La bouche est fluide et légèrement diluée, la tourbe reléguée en acteur secondaire, mélange de poires et de melons, fruits rouges, vanille, miel, poivre, fumée de tourbe terreuse. Courte finale sèche et terreuse, sur des notes de fumée persistantes, salées et poivrées. Intéressant comme alternative au Connemara pratiquement impossible à trouver maintenant avec une tourbe abstraite tirée du fût imbibé de whisky tourbé plutôt que du grain tourbé lui-même.

Patrick 87%
Un beau whiskey original, avec un petit quelque chose me rappelant un single malt américain. Je comprends aisément le succès que ce whiskey a eu, malgré son prix un peu trop élevé pour un whiskey autant dilué. Bref, pas vraiment envie d’en acheter une bouteille malgré tout. Nez : Oh, c’est de la belle fumée de tourbe, ça! Aussi du plastique brûlé, des fruits mûrs, des légumes et du pain. Bouche : Des légumes grillés et fumés, des fruits mûrs, des céréales, une touche de sel et de poivre. Au niveau de la texture, le whiskey semble toutefois avoir été un peu trop dilué. Finale : D’une longueur moyenne, salée et tourbée.

Martin 85%
Nez: Pneu chauffé, tourbe goudronnée, pâte à tarte, fruits séchés, café et touche de cacao. Assez unidimensionnel, mais la tourbe offerte a une qualité moins répandue. Bouche: La tourbe demeure à l’avant-plan. Vanille, fruits rouges, caramel salé, retour du caoutchouc, pointe poivrée et boisée. Finale: Épices grillées, chêne, tourbe et fruits. Accents de steak ou de jerky vers la fin. Équilibre: Assez bien, on expérimente ici, mais bien que dans le Irish tourbé mon coeur demeure appelé par Connemara.