Edradour Natural Cask Strength Sherry Cask Matured – Vintage 2002

54.7% alc./vol.
Distilled 28.08.02, bottled 06.02.17 from sherry cask #1406, limited edition of 696 bottles.

André 90%
Savoureux, pâte de fruits, dattes, raisins secs, gâteau aux fruits, raisins séchés, chocolat noir, pâteux et compact. Très direct sur le sherry mais l’équilibre est parfait. À l’aération les notes de piment de cayenne apparaissent, le chocolat noir aussi, ce qui apporte une belle amertume afin de tabler les saveurs. Ces mêmes saveurs du nez poursuivront leur développement en bouche en se nappant d’une couverture très épicée, le gingembre et le bois de chêne séché. Le mélange de sherry collant très pâteux et de chocolat noir est définitivement pour les amateurs de whisky gourmands. Le côté pâteux est toujours présent et se confirme en bouche au niveau texture. Finale épicée et astrigente, belle sécheresse contrôlée, beaucoup de fruits, les raisins secs, les dattes et les fruits rouges en particulier. Il faut être un peu plus motivé pour acheté cette bouteille, mais elle vaut largement les 170$ demandés.

Patrick 89%
Un très bon dram pour l’amateur de whisky vieillit en fût de xérès. Sans être exceptionnel, on ne peut qu’aimer! Nez: Notes de beau fruit mur, avec une bonne dose de chocolat, un peu de vanille et un bois subtil. Bouche: Fruits mûrs intenses et chaleureux, subtil chocolat au lait, chêne brûlé et épices enveloppantes. Finale : Longue, s’étire sur les notes de fruits mûrs et boisées.

Edradour Straight from the Cask 10 ans

58.9% alc./vol.
Distilled 24th November 2006, Bottled 6th November 2017, Matured in sherry butt #385, limited edition of 973 bottles.

André 85%
Céréales au miel, vanille crémeuse, raisins secs, oranges confites et confitures, gâteau aux fruits. La bouche dévoile plus d’atours épicés mais les l’apport des fruits est important. Le sherry est plus tranché et épicé que l’autre version Natural Cask et je dois avouer que cette présentation me plait moins personnellement. Même si cet embouteillage est en fût de sherry je lui trouve des similarités entre le bourbon et le sherry, entre les deux… Un amalgame de céréales Sugar Crisp au caramel et de sherry goulu et collant, de raisins secs et de pâte de fruits. L’apport d’épices semble faire gonfler le taux d’alcool, ce qui enlève beaucoup de nuances aux saveurs. La finale plus franche et parcellée d’épices aiguisées. Entre cette édition et l’autre de 14 ans Natural Cask Strength, je n’ai aucune hésitation, mon cœur penche vers la seconde édition.

Patrick 92%
Un excellent whisky ou je dirais plutôt, mon genre de dessert! J’adore! Nez : Les beaux fruits mûrs du xérès, de la vanille, un peu de chocolat au lait, l’ensemble donnant l’impression d’un écrin de velours! Bouche : Wow! Du chocolat aux fruits, de la vanille et quelques épices vraiment subtiles. Du vrai dessert, surtout qu’on ne ressent pas la force de l’alcool. Finale: Longue, chocolatée, sucrée et fruitée.

Edradour Straight from the Cask Burgundy Finish

57.9% alc./vol.
Distillé en Juin 2000, vieilli en hogsheads vidés le 22 novembre 2008 pour une seconde maturation en fûts de bourgogne. Embouteillé le 6 août 2010.

André 89.5%
Un cask finish vous dites? Gosh, pas de doutes. Le genre de whisky que l’on adore mais que l’on a aussi de la difficulté à dire pourquoi. Le nez est envoûtant et d’une extrême richesse. Très fruité (particulièrement le raisin), de bonnes notes de gâteau aux épices et de cannelle. Bonne poussée alcoolisée en bouche, mais pas de la puissance attendue d’un whisky avec ce niveau d’alcool. Superbe équilibre entre le doux côté fruité et sucré et le côté plus relevé de l’alcool, des épices et de la cannelle. La bouche s’assèche par contre rapidement mais sans perdre de sa vigueur en finale et en rétro-olfaction. Conseil; le laisser respirer longuement afin de lui laisser atteindre sa maturité et son équilibre, et lorsque son alcool se sera évaporé convenablement, les arômes mettront plus de facilité à se livrer librement. Un single malt puissant et extraverti avec une pointe d’audace.

RV 85%
Trop Extrême c’est bien, mais il y a quand même des limites. Odeur de malt surbrûlé, à la limite du souffre, et une cerise très très forte. Sur la langue, l’alcool est très fort, et la cerise tombre en cendre. La finale est de longueur tout juste adéquat, et conclut un whisky qui n’a pas de faute ni de point fort, et qui mise à part son packaging splendide, saura tomber dans l’oubli.

Edradour Straight from the Cask Châteauneuf-du-Pape Finish

59% alc./vol.
Première particularité d’Edradour, et non des moindres, c’est la plus petite distillerie encore en activité ; elle est le reflet de ce que furent les distilleries de ferme du temps où elles avaient fleuri dans toute l’Ecosse. Ses alambics sont les plus petits autorisés par la loi et elle ne compte que 3 employés (plus les guides chargés de vous faire visiter les locaux en saison). La production est à l’image du reste : confidentielle…12 fûts par semaine ! La mécanisation est quasiment absente des lieux et Edradour se vante de pratiquer la distillation à la main, telle qu’on la pratiquait sous l’ère Victorienne… Distillé le 28 mai 2002 et embouteillé le 12 avril 2013, 430 bouteilles.

André 78%
Le nez est très généreux, confiture de fruits, oranges, chocolat noir, épices diverses mais pas trop omniprésentes. Le nez demande du temps avant de se révéler mais une fois la lancée des fruits bien en place, l’ensemble est plein et entier. En bouche ; les fruits rouges, les dattes et les prunes, fruits secs, confiture de framboise, vanille et une couche d’épices plus compacte. Raisins secs de Raisin Brand, gâteau aux fruits, avec touche de bois sec et de plus en plus d’épices. Je lui trouve un déséquilibre en bouche que le nez de dévoilait pas. Le mélange des épices avec le sherry procure une sensation de vieux sherry poussiéreux, genre pierre ponce ou poussière de craie, en fond de bouche. À la limite, une touche de chlore ? Finale épicée et fruitée. Le nez annonçait quelque chose de bien mais la bouche est déséquilibrée et on a tenté de cacher les défauts du whisky sous la couverture du cask finish.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel. Si complexe, si intense. Un modèle à suivre. Nez : Parfum extraordinaire, complexe et riche. Vin intense, « shed à bois » et touche de sel. Bouche : Doux, sucré, mais tellement intense au niveau des saveurs : Vin, sel, épices intenses, fruits mûrs et toujours la « shed à bois », mais avec un sève plus présente. Finale : Longue, intense, dominée par le vin et les épices.
  

Eimverk Distillery Flóki Icelandic Young Malt 1st Edtion

47% alc./vol.
Barrel #24, bottle #180, 2016. La distillerie Eimverk située à Garðabær, près de Reykjavik, est une entreprise familiale établie depuis 2009. Sous l’égide du maître distillateur Egill Gauti Thorkelsson, 4 fûts de « Icelandic young malt » ont été produits et commercialisés sous leur marque « Flóki », exclusivement disponible dans les magasins hors-taxe du pays. L’orge est séchée avec du fumier de mouton, abondamment utilisé dans le pays depuis toujours pour fumer la viande et le poisson. Les alambics de la distillerie sont chauffés par la géothermie grâce aux abondantes sources chaudes volcaniques à disposition. En novembre 2016, après la période de recherche de la bonne « recette » (163 essais avant de trouver « LA » recette définitive) et les 3 ans nécessaires à la maturation du whisky, le premier « Flóki Icelandic Single Malt » mûri en fûts de bourbon sera embouteillé. Toutefois, la production sera limitée à 500 bouteilles de 50 cl numérotées, titrant 40 %. Le nom « Flóki » provient d’un explorateur viking qui a donné le nom d’Islande au pays en 847. Ce spirit est vieilli pour une période de 1 à 2 années en fresh american oak barrel medium toast & char level.

André 72.5%
Ayant terminé voilà pas longtemps la série Vikings, je me suis dit que c’était probablement le bon moment pour moi, étant toujours dans le mood, d’essayer cette bouteille qui trainait depuis plus d’un an dans la whisky room. Singulier… Au départ, beaucoup d’influences du fût neuf, côté agricole, biologique et micro-distillery très prononcé. Vanille, poivre, grains de céréales mouillés, foin séché. Je dois avouer que j’ai eu l’image du crottin d’animaux aux premières impressions mais que je trouvais ça trop salaud pour l’écrire, mais qu’après avoir lu que l’orge est séchée avec du fumier de mouton, bien je dois confesser que c’est ça que ça goûte et que ça sent. La bouche est plus fruitée, genre oranges et citron poivré, ananas, poires aussi, finement épicé, herbe verte, moue de céréales avec une petite morsure du chêne séché. J’ai vidé le cabanon dernièrement afin d’y faire le ménage et j’ai trouvé le lit hivernal de la bellette que je voyais passer de temps à autre sur le terrain. Et bien, cette odeur de fourrure animale un peu sale me rappelle certaines des saveurs biologiques qui reviennent toujours en avant plan. La finale est orangée et fruitée, parsemée de notes de tranches d’ananas et de morceux de fûts neufs, céréales agricoles et animales très weirdo. J’avoues que je suis déstabilisé, pas nécessairement dans le bon sens du terme mais bon je crois que ce spirit est tout aussi unique que l’Islande peut le prétendre.

Patrick 65%
Pour faire un whisky original, il suffit de le vouloir. Pour faire un bon whisky, ce n’est définitivement pas aussi évident. J’imagine que je peux trouver ça cool d’avoir goûté à du purin grâce à ce whisky. Ou peut-être pas. Nez : Woooooh… C’est spécial. Peut-être que c’est le fumier de mouton? En tout cas, c’est agricole. Genre une grange, des céréales mouillées, du foin et un fumier ou du compost presque sec. Anyway, ça ne donne pas envie d’y goûter. Bouche : Un compost de bananes, de citrons, de poires, d’oranges, d’herbe et de chêne, avec un petit côté animal malade. Finale: Longue, et portée sur un mélange d’agrumes, de céréales et de purin.

Elements of Islay AR10

52.4% alc./vol.
Seulement 2 ex-fûts de bourbon d’Ardbeg distillé en 2001 ont été embouteillé pour cette édition de 17 ans d’âge.

André 92%
Belle tourbe camphrée et herbeuse rendue docile par le vieilissement en bourbon cask, vanille onctueuse, chocolat noir, fruits tropicaux, ananas, poires, melon au miel, jus de citron, médicinal et maritime comme il se doit. Le nez est docile et se laisse approcher facilement. Quelle texture en bouche… wow! Hyper sensuelle, licoreuse et huileuse. Au départ le sirop de fruits tropicaux en can, beaucoup d’ananas et de poires, puis arrivée massive de tourbe camphrée médicinale et terreuse, d’anis, de sel de mer et d’herbe mouillée. Fine sensation acide apportée par les notes de citron aussi. Aux gorgées subséquentes le whisky est plus sucré et laisse une bizarre sensation de cendre refroidie sur les dents. Belle longue et douce finale qui rappelle les feux de camps sur la plage, le whisky affiche aussi des notes de sel de mer et de poivre broyé, de menthol peut-être aussi. Quel superbe whisky avec une texture hallucinante.

Patrick 90%
Du Ardbeg cask strength, sans artifices. Je ne sais même pas pourquoi vous perdez votre temps à lire ces lignes, c’est évident que c’est excellent! Nez : La belle fumée complexe d’Ardbeg, avec du créosote et un peu de goudron. Bouche : De belles épices, du bois brûlé, du créosote et du goudron. Finale : D’une belle longueur, intense et marquée par la fumée et le bois brûlé.

Elements of Islay BN7 Bunnahabhain 16 ans

55.7% alc./vol.
Distillé en 2001 et le fruit d’une maturation pendant 16 ans dans deux fût Oloroso Sherry Butt. Édition limitée de 1620 bouteilles.

André 82%
Nez invitant de compote de fruits et de cerises, les fruits secs nappés de caramel, prunes, abricots, gâteau aux cerises ou aux fruits. La bouche est un peu molle, la texture est hyper fluide. Côté saveurs, on a droit à un gros panier de cerises fraiches qui s’accompagne de prunes et de raisins secs nappés de cannelle et de gingembre, de cosses d’oranges. Après quelques instants, sensation tannique et montée fulgurante des épices presque poivrés et fumée de tourbe sur encore cette sensation tannique. Puis notes de chocolat noir et de moue de café percolateur. L’équilibre général vient d’en prendre un coup. La finale est puissante, poivrée et épicée.

Patrick 83%
Jeune, robuste, voire même agressif. Bref, si vous êtes en manque de fumée de tourbe, ok, mais pour la subtilité, on repassera. Nez : New make, vin de vinier cheap et quelques volutes de fumée. Bouche : Ooooooh, c’est ici que ça se passe! De la grosse fumée intense, une tonne d’épices de bois brûlé et une trace de vin rouge. Robuste! Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et fruitée.

Elements of Islay BW5

50.2% alc./vol.

André 94%
Holy shit… Quel nez…wow… Belle fumée amoureuse sur des huiles grasses, de bitume et de tourbe aux agrumes et au citron, fruits tropicaux, poires, abricots, ananas, mangues, fruits de la passion, sel de mer, fumée de tourbe, affublé d’une belle couche de vanille onctueuse. Une belle symphonie de saveurs tropicales et festives. La bouche développe étrangement aussi des saveurs de fruits rouges, fraises et framboises, fruits sauvages en plus des fruits tropicaux et des cosses d’oranges déballés au nez. La texture est grasse et hyper enrobante, les effluves de tourbe sont bien dosés et ne cachent pas les saveurs les plus subtiles et l’onctuosité de la vanille gagne elle aussi en intensité que tranche de savoureuses notes de poivre concassé et une pincée de sel de mer. La finale est fruitée, fruits tropicaux, ananas, poires, fumée et finement camphrée, maritime et quelques notes qui rappellent l’eucalyptus. Quelle présentation, superbe équilibre, harmonie et diversité des saveurs.

Patrick 90%
Exactement ce que je recherche dans un single malt d’Islay. Savoureux, intense et construit avec brio, un superbe scotch. Nez : Appétissante fumée légèrement sucrée, avec un soupçon de fruits et d’agrumes et une touche de bois. Bouche : Superbe fumée, sel, sucre et quelques fruits subtils. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et légèrement fruitée.

Elements of Islay BW7

53.2% alc./vol.
Bowmore de 16 ans d’âge distillé en 2001, fruit de 4 sherry butt.

André 87.5%
Raisins et oranges, galets nappés de sel de mer séché au soleil, feu de plage lointain, barre de caramel salé, sherry typique de la distillerie avec son côté floral et de gomme savon. La texture est envoutante en bouche, ample et généreuse, raisins secs, prunes hyper mures, caramel salé, fleurs de lilas, sherry, oranges, chocolat et fumé de tourbe maritime. Finale de sherry poivré et de sel de mer.

Patrick 92%
Un superbe Bowmore comme je les aime, avec le sel, la fumée et une belle dose délicieuse de xérès. Nez : Le superbe parfum maritime de Bowmore, avec une bonne dose de sel, de la fumée de tourbe, le tout enveloppé par un délicieux xérès et un soupçon de chocolat noir. Bouche : Superbe sel, bois brûlé, légère fumée de tourbe, fruits mûrs et chocolat noir. Tout ce que je recherche dans un bon Bowmore. Finale : D’une belle longueur, salée, légèrement et du xérès.

Martin 91.5%
Nez: Classique nez de Bowmore, malt citronné, sel de mer, tourbe, pierre lavée. Raisins et dattes, xérès et chêne, oranges… Bouche: Xérès sucré, tourbe salée et épices enflammées. Chêne carbonisé et sel marin avec une touche de chocolat noir. Finale: Chocolat et fruits des champs. Bois et épices sur une longueur adéquate. Équilibre: Fûts de sherry, tourbe délicate avec le caractère d’un vieux loup de mer, c’est bien Bowmore dans sa forme la plus pure.

Elements of Islay CI10

58.2% alc./vol.
Dixième embouteillage Caol Ila de la gamme Elements of Islay lancée par la société Elixir Distillers. Cette édition distillée en 2008 et 2009 est issue d’un mariage de 3 fûts hogsheads provenant de la distillerie Caol Ila.

André 88%
Fumée intense mais douce, un peu cendreuse aussi, sale et crasseuse, notes d’agrumes et citronnées, poires, boisé, genre bois de chêne pas complètement séché, vanille et une pincée de sel de mer. Notes verdâtres aussi à lesquelles je ne peux rattacher aucune image en particulier. Manque un peu d’onctuosité en bouche mais on détecte un léger huileux un peu grassouillet qui rend l’ensemble facile à boire malgré le bon taux d’alcool. Le whisky offre un bon mélange de fruits tropicaux et d’agrumes, de pommes vertes, une fumée phénilique cendreuse et verdâtre, eucalyptus, notes de citron aussi et un baiser de citron en finale de bouche. Longue finale aux saveurs de bbq au charcoal sur la plage, iode, poivre, anis, chandelle à la citronnelle.

Patrick 85%
Un gros whisky intense, voire agressif. Nez : Fumée intense, subtilement poivrée, du malt et bois brûlé. Bouche : Bois brûlé, fumée poivrée et une tonne d’épices, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et épicé.