SMWS Distillery 24 Rare Release Macallan 14 ans

63% alc./vol.
Massive Oak Extraction – In celebration of the Spirit of Speyside Whisky Festival 2023 – 2554 bouteilles. Double sherry cask maturation en First Fill Oloroso et Refill Pedro Ximenez sherry casks. Édition de 2554 bouteilles.

André 90%
Ouf… on a du costaud là. On arrive encore moins à comprendre la merde que Macallan nous propose alors que des fûts comme ça sont disponibles. Grosses notes de figues et de pâte de raisins, caramel chauffé et réduit, Coke aux cerises et Glosettes aux raisins, dates. La bouche est musclée, l’alcool bien niché dans l’édredon de sherry puissant, licoreux. Bois de chêne gorgé de xérès, chocolat noir fourré de caramel, raisins secs, Coke aux cerises et Root Beer, vernis à meuble. Finale de grains de café torrifiés trempés dans le chocolat noir, de Coke aux cerises, caramel, tannins du bois de chêne et fruits secs, de très bonne longueur.

Patrick 89%
Un whisky difficile à évaluer… Il est tellement fort en alcool, qu’on ne peut le boire en insouciance: il faut doser avec précaution chaque gorgée, et même là, j’ai eu la tête qui tournant un peu après mon premier (généreux, il est vrai) dram. Cela étant dit, c’est du pur Macallan comme s’il avait été produit intégralement à la distillerie, la seule différence est que celle-ci n’a jamais osée mettre un embouteillage aussi intense sur le marché. Nez : Aaah, le parfum incomparable du xérès sirupeux de Macallan ! Bref, xérès sirupeux, caramel, du bois, un peu de cuir, une goutte de miel et un lointain arôme de café. Bouche : Du fait du taux d’alcool élevé, c’est un whisky très intense. En termes de saveurs, j’y retrouve du beau gros xérès pas subtil pour deux cennes, du cuir, de l’orange, du caramel, du bois et des toasts rôties. Finale : Très très très longue, marquée par le xérès et le bois.

Martin 89%
Nez: Caramel épais, xérès, raisins et bois poussiéreux. Zeste d’orange et ses huiles. Puissant. Bouche: Caramel, dattes, raisins, xérès chaud, vin fortifié, cannelle et poivre blanc. Extrêmement puissant, mais délicieux! Finale: Ce sherry bomb entraine dans son sillage tout ce portrait gustatif sans laisser de survivants. Extrême! Équilibre: Il ne passe pas la barre des 90 uniquement dû au paysage de destruction laissé par son taux d’alcool. Un excellent dram, un monstre de xérès qui ne pourra pas malheureusement plaire à tous, mais à qui on ne peut pas reprocher de manquer de mordant…

High West Campfire Batch 23PC8

46% alc./vol.
Un mélange de straight rye, de straight bourbon et de malt scotch.

Patrick 94%
C’est rendu que je cache ma bouteille quand la visite vient chez nous tellement il est bon: l’essayer, c’est l’adopter ! Jusqu’à date (cette évaluation fut écrite au mois d’août) c’est mon coup de cœur l’année! Nez: La fumée de pommier brûlé assez intense au premier plan, sucre du bourbon, vanille, caramel salé, cuir et chocolat noir. Bouche : La fumée est ici plus complexe, rappelant à la fois le pommier brûlé et la tourbe écossaise. Le tout est marié ensemble par du caramel bien salé, des épices, du zeste d’orange, du chocolat noir, du cuir et porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée et fumée. 

High West « A Midwinter Night’s Dram » Act 11

46.3% alc./vol.
Act 11, scene 20. Un mélange de straight rye avec finition en barils de Porto.

Patrick 90%
Un whisky dont je pourrais facilement abuser. Un beau mélange d’intensité et de facilité à boire. Nez : La première impression est sans surprise, avec du seigle et des fruits séchés! Puis, j’y retrouve aussi de la vanille, du caramel et des prunes. Bouche : Le seigle se marie bien avec le chêne, les fruits séchés sont bien sucrés, le caramel et la vanille s’assemblent avec de la crème anglaise et le tout est porté par une belle texture. Finale: D’une belle longueur, onctueuse et chaleureuse. 

Big Peat Halloween Edition 2023

48%
 alc./vol.
Exclusivité SAQ.

André 85%
Un whisky qui reflète bien ses racines. Sur fond maritime de sel de mer et de varech, nous avons un mélange de fumée de tourbe terreuse, cendrée, herbacée et maritime, du zeste de citron et de la crème à la vanille très sucrée. La bouche est à la fois sèche mais la texture demeure grasse et sucrée, presque mielleuse. Vanille, tourbe végétale et verdâtre, sel de mer, biscuits au citron, cendre froide, le tout sur fond de fumée de tourbe crasseuse et d’huile souillée. La finale (très différente de la bouche) s’étire sur des notes d’anis et de réglisse noire roulées dans la cendre froide. Je lui trouve des similarités avec un Kilchoman Bourbon Cask. Nice (trick or) treat.

Patrick 85%
Un whisky simple et efficace, idéal pour les fins de soirées un peu froides de la fin octobre!  Nez : Un beau mélange de fumée de tourbe et de sel, simple et efficace. Bouche : Le sel et la fumée sont rejoints ici par une bonne dose de chêne craquant et épicé. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 86%
Nez: Tourbe médicinale bien présente, suie froide, bacon fumé, embruns et une pincée de cacao. Bouche: Vive et tourbée, sur les cendres chaudes, le poivre noir, le bois brûlé et quelques notes sucrées de réglisse noire. Finale: Assez longue, iodée, sèche, avec une persistance de fumée et de sel marin. Équilibre: Typiquement Big Peat — bourru mais attachant, tout en intensité et en franchise, parfait pour les amateurs de tourbe brute.

Loch Lomond Peated Single Grain

46% alc./vol.

Patrick 81%
Un whisky qui m’a laissé un peu sur ma faim. J’aime beaucoup cette distillerie, mais ici, la structure et la texture laissent un peu à désirer. Nez : Le parfum est plutôt léger, avec une touche fruitée, de la rhubarbe cuite, de la vanille et de la fumée de tourbe très discrète. Bouche : La fumée de tourbe est ici moins subtile, sans être éclatante. J’y détecte surtout un mélange de rhubarbe et de légumes bouillis. Finale : Plutôt courte, fumée et légèrement boisée.

Martin 84%
Nez: Fumée douce et sucrée, un peu végétale, avec du caramel blond, de la vanille et une trace de charbon. Bouche: Texture peu huileuse, avec des notes de pomme cuite, de sucre d’orge, et une tourbe modérée mais persistante. Quelques touches de grain vert et de miel. Vague impression de pastilles pour la toux au loin. Finale: Moyenne, sur le bois grillé, la fumée et une fine note de noix. Équilibre: Un single grain assez expressif, qui brouille la ligne entre douceur et tourbe.

Macallan 18 ans Sherry Oak Cask – 2023

43% alc./vol.

Patrick 85%
Les Macallan 18 sont toujours des valeurs sûres. Celui-ci, malgré un certain manque de balance, demeure tout de même très bon.  Nez: Un beau parfum riche avec du gingembre, de la cannelle, de la mélasse, des oranges et surtout du xérès chaleureux. Bouche : Un beau whisky profond, avec du xérès riche et intense, de la cannelle, du gingembre, des oranges amères, du chocolat noir, des fruits séchés et du chêne (en fait, beaucoup (trop?) de chêne). Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

SMWS 93.174 Glen Scotia 8 ans

57.8% alc./vol.

 »Fortune Favours the Brave » – Distillé le 7 mars 2013, ex-fût de bourbon de 1er remplissage – 202 bouteilles

André 84%
On fait brûler des mottes de tourbe dans le foyer de la fermette? Fruits tropicaux dans un nuage de fumée de tourbe, notes herbacées et organiques, zeste de citron, ananas. En bouche, la texture est un peu quelconque, peu de structure, de support gras. Mélange d’herbe verte, de citronnelle, de sel de mer et de fumée de tourbe industrielle côtoyant un panier de fruits de mer. Palette aromatique limitée. Finale bizarre, sur des notes de cornichons fumés macérant dans la saumure.

Patrick 90%
Ça c’est du bon Glen Scotia ! Simple et efficace, j’adore ! Nez : Un beau mélange de fumée de tourbe et de sel de mer, ainsi qu’une touche florale et sucrée plutôt évanescente. Bouche :  Le sel est ici très intense, laissant la fumée au second plan.  J’y retrouve aussi du poivre, des herbes et des fleurs. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Isle of Harris – The Hearach – 1st Release

46% alc./vol.
Batch HE 00004 23

Patrick 83%
Comme je dis souvent avec les nouvelles distilleries, « c’est jeune mais prometteur ».  Bref, à acheter pour la collection (je m’en suis d’ailleurs acheté deux, une pour boire, l’autre pour garder!) Nez : Le parfum présente à prime abord de la fumée de tourbe mêlée avec des embruns marins, ainsi que de discrètes notes d’agrumes et de chêne sec. Bouche : Ici aussi, fumée de tourbe, air marin, agrumes et chêne sec. L’ensemble me paraît assez jeune (ce qui n’est pas une surprise considérant l’âge de la distillerie !). Finale: D’une belle longueur, fumée et boisée.

Martin 86%
Nez: Sel marin, vanille, légère brise d’embruns avec une fumée douce, suivi de vents de pomme verte et de miel. Bouche: Texture ronde et quand même élégante, sur le malt sucré, le caramel, la poire mûre, une touche d’agrumes confits et le retour de la pointe saline. Finale: De longueur moyenne, encore saline et légèrement boisée, avec une rétro-olfaction de vanille et de malt grillé. Équilibre: Une expression cohérente et raffinée, qui capte la fraîcheur côtière tout en restant accessible et harmonieuse. Un beau dram qui n’effraiera pas le débutant tout en demeurant agréable pour le dégustateur expérimenté.

Kim 76%
Nez : Plutôt hermétique d’emblée, avec un fond chimique évoquant de jeunes whiskys, il s’ouvre ensuite en rappelant un mezcal légèrement fumé et citronné. Bouche : Qu’est-ce que ça goûte? Pas grand chose… petite biscotte sèche, tannique il assèche la bouche sur un moyen temps. Si le tofu était un whisky, est-ce que ça serait lui? 

SMWS Glen Scotia 8 ans Campbeltown Malts Festival 2023

60.2% alc./vol.
« Lock, Stock & two smoking Funnels », Campbeltown Malts Festival 2023, Vintage 16-09-2014, First Fill Ex-Bourbon Barrel, 1276 bottles.

André 85%
Le nez ressemble pas mal à l’édition de l’année précédente. Sel de mer et zeste de citrons, fruits tropicaux dont le melon au miel, la poire et la papaye. L’aération permet de beaucoup équilibrer les saveurs et de dompter le taux d’alcool. Le fût de bourbon est encore à l’honneur en bouche avec son avalanche de fruits tropicaux à chair. Cendre de feu de foyer froid, iode, citron, compote de bananes, ananas flambé, vanille. L’alcool est beaucoup plus ressenti que dans l’édition 2022, ce qui assèche considérablement la sensation en bouche. Finale de bonne longueur, pointue, fumée et saline parfumée de fruits tropicaux.

Patrick 90%
Un superbe whisky offrant une belle complexité et une belle texture malgré son relatif jeune âge. Nez : Un bel assortiment d’arômes, avec une touche de fumée de tourbe, des fleurs, de la sauce teriyaki sucrée avec du miel, du thé chinois et des crevettes cuits dans le beurre.  Bouche : La fumée de tourbe est au premier plan, mais laisse tout de même une belle complexité de saveurs s’exprimer, telles que des oranges, des fruits de mets cuits au beurre, du caramel salé, des herbes aromatiques et une discrète note chocolatée. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et complexe.

Martin 89%
Nez: Fruits rouges confits, cuir fumé, sel marin et mokaccino. Pelure d’orange qui survole le tout. Bouche: Tourbée quoique gourmande, sur la fraise mûre du Québec, le caramel, les épices poivrées et une touche de chêne humide. Finale: Longue, chaude, avec des notes de cacao, de réglisse et de fruits compotés. Beurre de pomme et poivre rosé. Équilibre: Une expression vive et colorée, où Campbeltown rencontre le bourbon avec audace et panache. Si j’suis convaincu?

Kim 79%
Nez : mais pourquoi est-ce que ca me rappelle quand je volais du triple sec dans l’armoire de mes parents? Probablement à cause des effluves d’écorce d’orange, de citron frais et même un peu de poire jaune. Mais derrière se cache un fond de grain qui me rappelle de très jeunes whisky et ne me convainc pas. Bouche : ici aussi le grain est très présent, en plus d’une généreuse dose de sucre. J’ai un rappel de vin jaune, le petit côté astringent et terreux, ce qui me plaît quand même, mais ça reste débalancé.

SMWS 10 Small Batch – Bunnahabhain 7 ans

59.6% alc./vol.
« Sweet, Smoked Salmon Jerky » – Distillé le 17 octobre 2013 – Ex-sherry and re-charred hogsheads – 2333 bouteilles – Embouteillage commémoratif du Islay Whisky Festival 2021.

André 81%
Feu de plage et poires poêlées nappées de leur jus en conserve, petits fruits sauvages, iode, fumée minérale un peu brute. Bouche minérale et cendreuse, bons fruits rouges mais avec une sensation off-key pas agréable, genre poussière de pierre qui reste sur la langue. On dirait qu’on a léché une pierre sèche avec du sel de mer dessus. Longue finale mais pas dans le bon sens du terme, alcoolisée, sèche et minérale. Iode, cerises, ananas flambés, coquillages.

Patrick 92%
Ici, on ne réinvente rien, et c’est tant mieux! J’y retrouve tout ce que j’aime des bons vieux scotchs d’Islay classiques. Et n’est-ce pas l’un des plus beaux compliments qui soient? Nez: Un beau parfum de fumée de tourbe intense comme je n’en avais pas vu depuis longtemps à la SMWS! Bref, le traditionnel feu de tourbe sur la plage, avec du saumon fumé, des noix grillées nappées de miel et un peu de bacon. Bouche : La fumée de tourbe est encore plus intense ici, tout autant que le sel de la mer ainsi que le bacon croustillant. J’y retrouve aussi des noix, des fruits mers sur le grill, des épices et un subtil trait de vinaigre balsamique sucré. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Poire pochée, tourbe maritime, zeste de citron et une discrète note saline. Bouche: Minérale et vive, mariant vanille crémeuse, herbe séchée, noisette et pointe de fumée côtière. Finale: Moyenne à longue, sur la réglisse noire, la noix fraîche et un retour iodé. Cendres de plage. Équilibre: Un jeune Bunnahabhain un peu déséquilibré, intransigeant dans sa simplicité, où le fruité s’allie sans subtilité à la brise marine. C’est très bon mais un peu raide à mon goût.

Kim 92%
Nez : la céréale est d’emblée très présente et me rappelle les petits biscuits bruns servis dans les masterclass du NB spirits festival. Suit une belle tourbe fraîche, me donnant l’impression de griller du poivron vert sur un feu de bois de grève. Bouche : wow! Au-delà de la tourbe, à laquelle je m’attendais, j’ai une explosion de poivre et de sucre de canne. Malgré ce côté explosif, c’est balancé et les saveurs semblent se relancer. Comme un canon de Pachelbel sur les papilles!