Clan Denny Strathclyde 33 ans

57.2% alc./vol.

RV 87.5%
Et moi qui pensait que la guimauve était faite à partir de sucre. Le nez au-dessus du verre, le sherry puis la guimauve très sucrée donnent l’impression qu’on a pas à faire avec un single grain mais plutôt un single malt dans la trempe des Michel Couvreur ou des Aberlour. En bouche, bien que dans la poêle les résultats seraient désastreux, la guimauve se retrouve étrangement caramélisée. C’est plus tard, en finale et spécialement en aftertaste, où le grain qui descend lentement la gorge se fait bien sentir. Étoffé, bizarrement conçu mais bien gouteux, servi parmi ses confrères single grain il sortirait peut-être un peu malhabilement du lot mais parmi les single malts, il serait sûrement très bien accueilli.

Clan Denny North British 30 ans Vintage 1979

54.2% alc./vol.
La distillerie fut créée en 1885 par un groupe d’industriels parmi laquelle figure Andrew Usher, qui eut le premier l’idée de commercialiser en 1860 un mélange de whisky de malt et de whisky de grain. Ce premier blend fut vendu sous le nom de « Old vatted Glenlivet ». La distillerie North British commença à produire en septembre 1887. La distillerie utilise principalement le maïs comme ingrédient de base, mais également du malt vert . La distillerie fut la première à installer un « Saladin Box » pour produire son malt en 1948. North British est la dernière distillerie en activité à Edimbourg et aussi la seconde distillerie de grain en importance en Écosse. Outre la production de whisky de grain pour les marchés du blend (entre autres J&B, Famous Grouse, Chivas Regal, Lang’s, Isle of Skye et Cutty Sark), North British produit également d’autres alcools de grain: du gin et de la vodka.

André 90%
Grain whisky vous dites ? Pas de doutes. Mais ne vous fiez pas simplement aux céréales vanillées du nez avant de tirer vos conclusions. La bouche offre un éventail de saveurs très variées. Le grain est bien là, mais s’accompagne d’un voile très éparse de fumée, d’où s’échappe les fruits nappés de caramel avec le retour incessant sur le grain de céréales. La finale est longue et adoucie par les effluves de caramel, qui aident à apaiser le taux d’alcool qui est tout de même à plus de 54%. Le côté rêche de certains embouteillages de bourbons est plus proéminent en finale, ce qui avec le mélange des sucres et des fruits est assez déconcertant. Un découverte étonnante et singulière à un prix plus qu’abordable.

RV 91.5%
On s’en fiche du pure malt. Grain étonnamment vineux avec une pointe de vanille atypique mais très alléchante, le tout terminé olfactivement par du grain fumé. En bouche le grain s’est retiré et c’est la fumée profonde et le bois qui se font goûter. Retour sur la vanille et le chêne en finale, avec une longueur à la hauteur des 30 ans de la bouteille. Tout ce que j’attend d’un single grain single cask, et un prix plus qu’approprié.

Chivas Regal Royal Salute Hundred Cask Selection

40% alc./vol.

RV 85.5%
Cent fois la douceur? Très doux, même pour un blend, le fruit domine le nez avec le bleuet et les mûres qui laisse la plus grande impression olfactive. Rien pour déranger, autant la bouche que la finale se révèle tranquillement, presque nonchallament, et malgré son origine épars, ça ne tire pas nécessairement n’importe. Ultimement très doux, ca reste toutefois un verre où l’honneur de goûter 100 barils à la fois est plus grand que le plaisir des papilles.

Chivas Regal 21 ans Royal Salute

40% alc./vol.

André 87%
Panier de fruits bien garni, relevé par des notes de vanille et de chocolat. Très soyeux et velvety au nez. Raisins secs. Bouche extra douce, orangée où les céréales sont très présentes et aident à procurer un feeling aux accents de rye Canadien. Finale plus relevée, cannelle et bonbons durs et secs.

Patrick 88%
Un très bon blend, très complexe et dont la balance est maîtrisée avec brio. Très bon, la qualité des whiskys utilisés pour le créer nous donne presque l’impression qu’il n’a pas été dilué. Bravo! Nez : Raisins secs, crème, grains, planche de bois, vanille et chocolat… Rien ne domine, tout est en balance. Bouche : Chocolat épicé, oranges, notes fruitées et caramel. Finale : D’une belle longueur, s’étire plus longtemps en bouche que l’intensité des saveurs pouvait le laisser présager.

Martin 84%
Doré et ambré digne de son âge par rapport à son degré d’alcool. Nez: Fraises et vanille, bois et orge. Plutôt affirmé pour un 40% d’alcool. Attribuons cela à son âge. Fruits et épices. Bouche: Fraises et encore réglisse noire. Bois de chêne, gingembre et herbe. Très fruité, crème fouettée. Par contre sa texture est beaucoup trop diluée et n’offre aucune ligne directrice. Finale: Plus ou moins longue, mais trop simple. Chêne, épices et fruits des champs. Équilibre: Avec son emballage cossu et sa réputation, on comprend pourquoi cet embouteillage est populaire. Si seulement les gens savaient à quel point il se fait de meilleurs trucs sur le marché!

RV 88%
Une belle profondeur qui ne devient pas trop mélangeant comme trop de blends. Crème, beure et fond de grain au nez, avec une bouche de prune et de melon, assez fruitée. En finale, on s’étire sur le grain tout en demeurant en équilibre. Difficile à passer par dessus un prix aussi onéreux pour un blend, mais bien compensé par un whisky qui se boit et s’analyse aussi bien qu’un single malt.

Chivas Regal 25 ans

40% alc./vol.
Chivas Regal 25 ans est de retour après 99 années d’absence … Le nouveau Chivas Regal 25 ans rend hommage à la toute première version du Blend Chivas Regal, également un « 25 Year Old » whisky, qui a été expédié depuis Aberdeen, en Écosse, à New York en 1909 pour satisfaire les palais sophistiqués de la haute société américaine. Il devint rapidement la coqueluche des Américains et s’affiche désormais telle une icône mondiale. Lancé en grande pompe fin 2007 à New York, c’est une œuvre majeure reconnue comme telle par son créateur, le célèbre maître distillateur Colin Scott, qui a décrit ce whisky comme « sa plus grande réalisation personnelle ».

André 86%
Pêches, pâte d’amandes, mousse de sphaigne pour empoter les plantes, lait au chocolat. Finale légèrement fumée (cigare) et cosses d’oranges trempées dans le chocolat. S’apaise trop rapidement en bouche, mais agréablement doux. Si le côté menthe du Strathisla s’affirmait haut et fort dans l’édition 12 ans, le 25 ans démontre plus que les prunes et les fruits du Longmorn (et les Aberlour) tiennent la route plus fermement dans les éditions plus âgées.

RV 87%
Nez très volubile avec de l’orange boisé et de la confiture de fraise sans pectine. Au goût ce sont les prunes du Longmorn 16 qui font surface en compagnie de fumée. Beaucoup plus chocolaté que les autres, il est excellent même s’il manque un peu de finale, et qu’il est au même prix que 3 bouteilles de Lagavulin 16…

Patrick 85%
Orange et noix au nez. Au goût, chocolat noir, boisé brûlé, touche orange. En finale, un chocolat épicé prends énormément de place, laissant toutefois une très légère touche orangée se pointer le bout du nez. Agréable en autant qu’on a pas à régler la note…

Chivas Regal 18 ans

40% alc./vol.
Il a obtenu l’excellente note de 9/10 de Whisky Magazine ! La richesse des saveurs de Chivas Regal est le fruit du mariage par Colin Scott, le maître assembleur, d’une sélection des meilleurs whiskies de malt et de grain d’Ecosse.Ce véritable artiste, à la manière d’un nez qui marie les essences pour donner naissance au parfum, assemble les différents whiskies pour réaliser l’accord parfait. Chivas Regal 18 ans d’âge a reçu en 2005 la médaille d’or dans la catégorie Blend Deluxe 18 ans d’âge, dans le cadre de l’International Wine & Spirits Competition.

André 79%
Très riche et velouté au nez. Soyeux et posé. Chocolat noir amer suivi d’une légère fumée. Chocolats After Eight. Finale en guimauve en forme de cône avec du sucre rouge dessus à saveur de fraises et de framboises.

Patrick
La toute première bouteille de whisky que j’ai eu en ma possession!!! Nez riche et délicat, fruité et très légèrement épicé. Très délicat et raffiné au goût. Tout comme une superbe bourgeoise au sourire facile, mais dont les conversations tournent exclusivement autour de la météo et qui semble toujours habillée en pyjama et qui s’en accommode très bien. Bref, une belle bouteille à mettre sur une tablette pour impressionner les gens de passage, mais qui ne saura épater ceux qui s’y arrêteront vraiment.

Martin 84.5%
Nez: Cuir, herbe, malt et légère tourbe. Touche de pelure d’orange et nuage de crème. Ma foi appétissant. Bouche: Sucre blanc, miel, herbe, touche de tourbe. Les épices sont plaisantes, même si la texture laisse à désirer. Finale: Pointe de bois et de poivre timide. Raisins et orange, tourbe et malt. Assez l’fun. Équilibre: Un bon p’tit dram pour prendre sul’ coin du bar. 18 ans ça parait bien aussi.

RV 81%
Fruité du 12 mais un peu plus fancy, et plus herbeux. Les prunes sortent à force de reposer dans le verre, mais la bouche est beaucoup moins variée que le nez et la finale qui a davantage de texture. On voit qu’elle est plus travaillée, est légèrement meilleure, mais on reste assis bien calme sans se pitcher dans le sapin de Noël.

Chivas Century of Malts

40% alc./vol.
Ce vatted est constitué d’un mélange de 100 single malts Écossais(aucun whisky de grain), dont des distilleries fermées et en dormance. Le tout est le résultat de la toute première expérience du genre. Il a été lancé par Chivas Brothers et est maintenant devenu introuvable très rapidement.

André 92%
Le meilleur vatted que j’ai eu à goûter à ce jour. Une expérience en soi de part la rareté et surtout le résultat en bouche. Très visqueux, enrobant, balancé avec une finesse et une régularité rarement vue. Très fruité et boisé, vanille noix. D’avoir à orchestrer 100 single malts simultanément est un tour se force en soi. Une symbiose parfaitement dirigée ou toute les composantes de celui-ci ont trouvé leur place comme dans un grand orchestre. Il ne manque que Pavarotti que vous pourrez imiter une fois dégusté tellement vous apprécierez. Heureusement j’ai eu la chance de mettre la main sur une bouteille avant qu’elle devienne une pièce de collection inestimable. Acheté à New-York en 2003.

Catto’s Blend

40% alc./vol.
Catto’s est composé de 18 single malts et de 3 whiskies de grain.

André 84%
Épices et fruits sucrés à la fois. Très inusuel. Poivre blanc. Le feeling du poivre est plus que singulier mais le plaisir s’essouffle rapidement car la finale manque de structure et de consistance, disparait donc assez rapidement en bouche. Tout de même une belle surprise et un bon rapport qualité-prix pour un scotch qui pourrait être une « réserve spéciale » qui traine sur le meuble du salon et qui apparait en même temps que les amis qui viennent passer la soirée.

RV 84%
Gin, blend à la Chivas et vodka mélangés recouvert de caramel brûlé et de pêche. Étrange malt multi-tons bien poivré qui descend tranquillement, avec une assez bonne longueur. Un nez fatigué mais avec de très jolies courbes qui valent la peine d’être touché par les papilles.

Patrick 81%
Au nez, bonbon à la vanille et aux pèches et léger poivré. Au goût, l’approche initiale est très « bonbon », très sucré. Toutefois, à notre grande surprise, le sucre se transforme de façon stupéfiante en poivre blanc. Je n’ai jamais vu une telle transformation se produire. Stupéfiant. Cette extraordinaire transformation me donne l’envie de lui donner une excellente note. Toutefois, le mélange de bonbon à la vanille et aux pêches se transformant en poivre est… bizarre.

Campbeltown Loch 21 ans

40% alc./vol.
Ce blended, issu de la distillerie Springbank (qui fabrique aussi le célèbre Longrow) serait constitué (rumeur non confirmée) de plus de 60% de single malt Springbank. La ville de Campbeltown sur la péninsule du Kintyre accueillait plus de 20 distillerie au début du siècle dernier. De celles-ci, seule Springbank-Longrow subsiste toujours. Le Campbeltown Loch est aussi disponible en version de 15 et 25 ans..

André 91.5%
Céréales humides, orge. Nez très énigmatique. Très sucré en bouche; douceur de la soie, très velouté, mielleux et délicat. Une légère fumée en finale. Un philtre complexe et complet, digne des grands alchimistes de Campbeltown. Une bouteille à avoir dans sa collection, sans hésitations.

Cameronbridge 14 ans Single Grain

43% alc./vol.
La distillerie Cameronbridge fut la première distillerie en Ecosse à produire du whisky de grain. Cependant elle fut créée en tant que distillerie de malt, et produisit durant un temps à la fois du whisky de grain et du whisky de malt pour finir par ne plus produire que du grain. Cameronbridge fut fondée par John Haig, qui fut également un des fondateurs de DCL (Distillers Company Limited) qui allait devenir UDV et Diageo bien plus tard. La première licence légale d’exploitation fut délivrée en 1824, mais la distillerie produisait du whisky dès 1813 et appartenait alors à John Edington & Co. La distillerie produit également d’autres alcools à base de grain, comme le Gordon’s London dry gin, ou la vodka Smirnoff Ice.

André 77%
Paille sucrée, cannelle et écales de céréales. Très sec en bouche (pas de surprises) et hyper liquide. On a l’impression de boire de l’eau assaisonnée et sucrée. La finale est à saveur de menthe et très rectiligne.

RV 82.5%
Un embouteillage spécial, mais un goût plutôt ordinaire. Vanille et cuir, avec une touche de gâteau aux noix et de la muscade. On peut détecter une similitude avec le Compass Box Hedonism. L’arrivée est sucrée et tout en grain, mais subitement il prend un tournant bizarre de ciment et de feuilles mortes. En aftertaste, de longueur suffisante, le gâteau revient. Surprenant pour un grain mais on écrit rien de nouveau ici.

Patrick 80%
Cuir, trace de break et réglisse noire au nez. La première gorgée m’a levé le cœur, mais ensuite on a envie d’en reprendre une deuxième et une troisième gorgée. Un whisky vraiment paradoxal, marqué par les céréales et le Crush aux fraises. La finale est douce et s’étire sur une saveur de céréales mouillées. Rien pour me réconcilier avec les whiskys de grain, mais une découverte tout de même intéressante.