Cameron Brig Pure Single Grain

40% alc./vol.
Distillerie Cameronbridge.

André 75%
Nez très aromatique, feutré mais direct et défini. Céréales Cheerios au miel, miel d’abeille, nuage de xérès, beaucoup de vanille et d’effet du fût de bourbon. La bouche est disparate, saupoudrée de quelques épices bien nuancées de notes fruitées et de miel, quelques notes de réglisse en fin fond de bouche. La texture est tout diffuse et diluée, le taux d’alcool inapproprié, le whisky est fort probablement aussi trop jeune. La finale est courte, axée sur le miel, la texture est douce mais sans passion, sans nuances.

Patrick 70%
Goûté en comparaison avec son « frère » le Haig Club, ce single grain m’a énormément déçu. Tant qu’à boire ça, prenez de la vodka dans un verre sale! Nez : Parfum plutôt absent. Grains, épices du bois et caramel légèrement brûlé. Bouche : Goûte l’eau dans laquelle on aurait ajouté quelques céréales, un copeau de bois (juste un!) et de la vodka, pour l’alcool. Me rappelle des alcools cheaps dégustés dans des pays du tiers-monde asiatique. Finale : Courte, me fait penser à de la vodka servie dans un verre à bière mal lavé.

Martin 68%
Nez: Grain très aiguisé, miel et touche de vin. Vanille et retour de la céréale. L’alcool n’est pas très puissant, mais j’ai tout de même l’impression qu’en bouche ça pourrait fesser fort. Bouche: Fruité et mielleux, pour ensuite s’évaporer dans une mer de grain maladroite, accentuée de fruits rouges, d’alcool et d’épices. Un fond de new make transpire à travers tout cela. Finale: Brûlante et épicée, sur une planche de chêne qui baigne dans un mélange de sherry et de Everclear. Équilibre: Probablement trop jeune, probablement servi comme un single grain alors qu’il aurait dû servir d’épine dorsale pour un blend. En tout cas peu importe, ce n’est pas une bouteille que je peux recommander.

Cameronbridge 14 ans Single Grain

43% alc./vol.
La distillerie Cameronbridge fut la première distillerie en Ecosse à produire du whisky de grain. Cependant elle fut créée en tant que distillerie de malt, et produisit durant un temps à la fois du whisky de grain et du whisky de malt pour finir par ne plus produire que du grain. Cameronbridge fut fondée par John Haig, qui fut également un des fondateurs de DCL (Distillers Company Limited) qui allait devenir UDV et Diageo bien plus tard. La première licence légale d’exploitation fut délivrée en 1824, mais la distillerie produisait du whisky dès 1813 et appartenait alors à John Edington & Co. La distillerie produit également d’autres alcools à base de grain, comme le Gordon’s London dry gin, ou la vodka Smirnoff Ice.

André 77%
Paille sucrée, cannelle et écales de céréales. Très sec en bouche (pas de surprises) et hyper liquide. On a l’impression de boire de l’eau assaisonnée et sucrée. La finale est à saveur de menthe et très rectiligne.

RV 82.5%
Un embouteillage spécial, mais un goût plutôt ordinaire. Vanille et cuir, avec une touche de gâteau aux noix et de la muscade. On peut détecter une similitude avec le Compass Box Hedonism. L’arrivée est sucrée et tout en grain, mais subitement il prend un tournant bizarre de ciment et de feuilles mortes. En aftertaste, de longueur suffisante, le gâteau revient. Surprenant pour un grain mais on écrit rien de nouveau ici.

Patrick 80%
Cuir, trace de break et réglisse noire au nez. La première gorgée m’a levé le cœur, mais ensuite on a envie d’en reprendre une deuxième et une troisième gorgée. Un whisky vraiment paradoxal, marqué par les céréales et le Crush aux fraises. La finale est douce et s’étire sur une saveur de céréales mouillées. Rien pour me réconcilier avec les whiskys de grain, mais une découverte tout de même intéressante.

SMWS G4.14 Cameronbridge 33 ans

50% alc./vol.
“An absolute enchantment”, Distilled 30/04/1984, Bottled 30/06/2017, from 2nd Fill Toasted Oak Hogshead, 178 bottles.

André 91%
Wow… Exquis. Nez très fin, belle profondeur et une quiétude au niveau de la présentation. Crème brûlée et caramel, vanille, une touche de cannelle et de bananes flambées, chocolat au lait, noix grillées, oranges, céréales Sugar Crisp. Faut se faire à la palette aromatique des grains whiskies, on est souvent dans le même coin de saveurs. En bouche, une vraie soie… Doux et racoleur, onctueux comme un gros oreiller de plumes. Caramel, cassonnade, grains grillés recouvert de chocolat au lait, aspect sucré intéressant. La texture est vraiment hallucinante et éclipse complètement le taux d’alcool. Finale un peu courte, léchée et travaillée, sur les grains de céréales sucrés et caramélisée, presque des notes de rhum brun aussi.

SMWS G4.4 Cameron Brig 34 ans

47.4% alc./vol.
“Enjoy some R&R” – Distillé le 28 mai 1979, 156 bouteilles.

André 78.5%
Visiblement, y’a des choses qui s’améliorent pas même si attend qu’elle vieillissent. Le Justin Trudeau des whiskies. Décapant à meuble et nail polish remover s’adoucissant progressivement en libérant la vanille. Le nez agressif au départ demandera un bon 30 minutes pour s’équilibrer et s’arrondir. Émergent ensuite les saveurs de toffee, de miel et de vanille sucrée, les agrumes. Même en s’adoucissant, le nez demeure très orienté sur les céréales concassées un peu pointues. L’apport du fût de chêne apporte un contraste intéressant entre les saveurs sucrées et rondes et une fine sensation de bois sec, le toffee gagne aussi en importance plus le whisky s’aère. Céréales Honey Comb nappées de miel. La finale est un peu épicée et sèche mais bien balancé par les éléments sucrés. Dans la gamme des grain whiskies, il respecte la ligne directrice, mais je dois avouer que je suis déçu par la texture du whisky, surtout pour un 34 ans d’âge, dont je m’attendais à beaucoup plus de souplesse et de nuances.

Patrick 85%
Un vrai déjeuner estival, tout en fraicheur, en agrumes et en sucre. Agréable et facile à boire, on lui donnerait toutefois vingt ans de moins! Nez: Caramel sucré et vanille, avec une touche d’agrumes. Bouche : Belle texture huileuse. Au niveau saveurs, de la crème glacée aux agrumes, des oranges, une touche boisée, des amandes et un peu de pain frais… Bref, un genre de déjeuner estival. Finale : D’une belle longueur et agréable, avec des notes sucrées et de vanille.

English EN Français FR