Smirnoff Red Vodka

37.5% alc./vol.
Russie, 1860. Distillée trois fois, et étrangement à seulement 37.5%.

RV 69%
Est-ce que c’est de l’eau? Au nez, à part un léger cerise, on ne peut déterminer. En bouche, un vague croissante à rythme régulier trop prévisible nous amène vers une finale épicée, où le genièvre beaucoup trop fort s’empare des papilles, de manière fort peu élégante. Très voire trop ordinaire. À garder pour ses mix, sans aucun plus.

Skyy Vodka

40% alc./vol.
San Francisco, USA, 1992. À base de grain.

RV 78%
Olives et poivre, mais si éloignés qu’ils nous semblent isolés sur une île inatteignable. L’olive se poursuit au palais pour laisser place à l’amidon et les épices. La finale est par contre trop courte. Pas le genre de vodka qui aurait convaincu les frères Anglin de tenter de s’échapper de l’île maudite d’Alcatraz.

Sïku Glacier Ice

40% alc./vol.
Hollande. À base de grain et d’eau du glacier de 60000 ans Qualerallit Sermia, du Groeland.

RV 83%
Léger 7UP, vanille et menthe fraîche, qui du nez sur poursuit sur le palais jusqu’en finale. Variations plutôt subtiles donc facile d’approche, douce en bouche avec un petit saut maitrisé en finale qui davantage ravit que perturbe. Une belle vodka en douceur pour apprivoiser les demoiselles plus craintives de faire face à un alcool agressif et antisocial, mais qui comme dans le cas de Sïku, en tête en tête reposé est plein d’attentions.

M.A. Signature Vodka

40% alc./vol.
Montréal, Canada. Vodka à base de grains canadiens avec infusion de cucurma longa qui permettrait d’éviter la gueule de bois du lendemain.

RV 85%
Une vodka encore plus clean que sa bouteille (superbe), et que je ne classerais pas dans les vodkas aromatisées, car l’herbe est très subtile, certainement plus que le goût de genièvre de certaines mauvaises vodkas. Au nez, sent la vodka normale quoiqu’on y trouve un fin soupçon d’herbes qui deviennent sucrées (presque bonbon) en respirant. Arrivée ultra clean, l’alcool prend du temps pour sortir de la texture moelleuse mais elle finit néanmoins à s’installer doucement. Elle descend ensuite très bien, toujours de manière ultra clean, et la chaleur y est. Une vodka surprenante qui avec la Pur Vodka, est un signe encourageant que le Québec est capable de beaucoup mieux que l’infecte Kamouraska.

Shelter Point Stillmaster Vodka

40% alc./vol.
Canada. Vodka canadienne faite à base de single malt.

RV 87.5%
D’emblée, de la sélection du grain jusqu’au nom de la vodka, la comparaison avec l’ontarienne Stillwater single malt vodka est inévitable. Tout d’abord au nez, le grain est évident, mais se révèle un peu moins sucré que la Stillwater, avec un peu de vinaigre me faisant penser à certains corn whiskey. Du vinaigre on tombe dans le beurre en bouche, avec le malt qui pousse une chaleur surprenante, comme si cette vodka était à 50% d’alcool. La finale est pas mal plus intéressante, avec un beau mélange de grain légèrement poussiéreux, de citron et de sucre, le tout dans une bonne longueur. Quelques années plus tôt j’aurais crié au génie (comme je l’ai fait avec Stillwater) mais cette Stillmaster est suffisamment différente pour qu’on ne la qualifie pas de copie, et qu’on lui donne une note loin d’être honteuse, quoiqu’un peu inférieure.

Russian Prince

40% alc./vol.
Bacardi, Canada. Distillée trois fois.

RV 75%
Sucrée et subtile au nez, pour la vodka la moins dispendieuse au Québec, qui par dessus le marché vient dans une bouteille de plastique, elle promet olfactivement d’être pas si pire. L’arrivée en bouche commence par un feuillu sucré de trèfle tirant faiblement du côté du genièvre aigre, et en finale tout se gâche, avec une transition vers la menthe, malheureusement suivie d’une attaque rapide d’alcool, et d’un aftertaste qui ne laisse que le bout de la langue perplexe qu’une aussi belle lancée se termine de manière aussi lamentable. C’est le genre de bouteille qu’on aimerait pouvoir affubler de l’épithète de grande incomprise exquise, mais qui ne livre pas. Toute une agace.

Reyka Iceland Vodka

40% alc./vol.
Islande. Filtrée dans la roche de lave.

RV 84.5%
Doit respirer assez longtemps avant de produire des effluves notables de feuilles, de groseilles et de cerises de terre un peu timide par rapport à l’omniprésence de la pierre de cap (tuf) et la craie. Très discrète arrivée en bouche avec la pierre qui se poursuit, mais beau crescendo de sucre et d’épices en finale, subtile et très clean. Les roches volcanique de la filtration savent très bien contrôler les rênes des saveurs qui se font présentes sans toutefois être overpowering. Le chemin de la subtilité peut parfois donner de meilleurs résultats que celui de l’audace. Peut-être un peu trop calcaire à mon goût, mais bien découpée en phases précises, parfaite pour évaluer les subtilités de développement de cette alcool.

Rain Vodka

40% alc./vol.
Frankfurt, Kentucky, USA. Composée de blé blanc 100% organique et distillée par la Buffalo Trace, fabricant du réputé George T. Stagg Straight Kentucky Bourbon.

RV 84.5%
Feuillue, à mi-chemin entre la menthe et les feuilles de cactus; très verte avec un poivre discret, comme sa petite pointe d’amidon. En bouche, la menthe cette fois très douce et sucrée se poursuit mais n’évolue pas beaucoup, par contre en finale ce sont les épices et la pierre qui se réveillent assez bruyamment pour prendre le palais. L’aftertaste de retour sur l’amidon est léger, presque trop, mais je préfère davantage une telle vodka qui ne laisse qu’un souvenir éthéré à celle qui peut laisser un désastre de genièvre ou de plastique persistant. Comme vodka d’introduction, cette ondée tranquillement parfumée de fin d’été réveille juste assez les sens pour continuer les expériences et découvertes.

Polar Ice Vodka

40% alc./vol.
Toronto, Canada. Distillée 4 fois, au nom assez commun: Polar Bear existe aussi en Russie et en Australie, mais il ne s’agit du même producteur.

RV 75%
Assez uniforme au nez avec une impression de canne de noël. Totalement absente en bouche, mais un aftertaste presqu’appréciable de seigle plastifié. Avec un manque assez évident de personnalité, sans être mauvaise, quand un des points forts est d’être l’un des moins chère…on passe vite à autre chose.

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