Cutty Sark 12 ans

43% alc./vol.

André 81%
Nez de vanille crémeuse auquel s’additionne quelques notes fumées, ainsi que de pulpeuses notes de fruits tropicaux, de poires fraiches nappées de miel et d’écorce d’oranges bien mures. En respirant, le whisky affirmera avec plus de vigueur ses notes de grain whisky en dévoilant des notes épicées et plus pointues, céréales séchées, terre des champs brûlée par le soleil. La bouche est douce et approchable, mais l’éventail de saveurs est limité et on en fait le tour rapidement ; oranges et fruits tropicaux, miel et vanille, les poires pochées. Il faudra porter attention à la finale de bouche ou la sécheresse générale libèrera le chemin aux notes salées et épicées, fort soutenues d’ailleurs. On dirait aussi que des notes de sherry apparaissent progressivement. La finale est en dent de scie ; saveurs douces en contradiction avec les saveurs plus pointues d’épices et de poivre, ainsi qu’une certaine sécheresse apportée par le bois de chêne. Un bon blend, mais que je n’ajouterais pas à ma collection.

Patrick 90%
Un beau whisky riche et complexe, avec tout ce que j’aime dans un blend. Contrairement à André, oui, j’en garderais une dans ma collection. Nez : Un très bon parfum avec des notes de céréales sucrées, du miel et une touche de fumée. Appétissant. Bouche : Une belle fumée de tourbe délicate, un peu de fruits, des épices et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 82%
Assez doré et orangé. Nez : fruité, sur quelques notes de bois et de colle, vanille, fleurs et caramel. On dirait même un rye à l’occasion. Poire. Sherry. Bouche : assez doux, poire, punch aux fruits, épices, vanille et chêne. Peu complexe, il est difficile de s’y perdre. Melon au miel? Finale : assez relevée et affirmée, sur une longueur inattendue. On y décèle quelques fûts de sherry. Équilibre : un très bon blend, qui manque peut-être un peu de personnalité, mais qui mérite notre attention si on le trouve en spécial.

Bruichladdich Octomore Edition 07.2 Ochdamh-Mòr 5 ans

58.5% alc./vol.
Affichant un incroyable 208 ppm au compteur de la tourbe, et toujours élaboré à partir d’orge 100% écossaise, l’Octomore 7.2 est cette fois-ci, élevé en fût de chêne américain et en fût de Syrah des plus grands vignobles de la vallée du Rhône septentrionale. Édition habituellement destinée au duty-free.

André 91%
Fumée puissante et contrôlée, notes de fruits rouges et de vin rouge, d’oranges, sensation cendreuse, cerises noires, vanille crémeuse. Le nez est fin et raffiné malgré le haut taux de ppm et le taux d’alcool décoiffant. En respirant, les notes de vin rouges sont encore plus présentes. En bouche, équilibre et dualité de saveurs divergentes ; fruits rouges, vanille, fumée de tourbe fruitée et encore cette sensation cendreuse en texture de bouche. La finale est sèche et on ressent presque les notes tanniques du vin rouge. Une belle expression encore une fois. Le savoir-faire de McEwan est indiscutable et lui seul a le talent de nous faire visiter des contrées inconnues de cette façon.

Patrick 91%
Un superbe Octomore, frais et intense, qui m’a mis un grand sourire béat sur le visage. Nez : Beau parfum frais, avec de la savoureuse fumée, des notes d’orange, de subtils fruits rouges, de la vanille, du cuir et un petit quelque chose me rappelant une écurie. Bouche : Grosse vague de fumée, épices chaleureuses, quelques fruits rouges, cendre, agrumes, vanille très sucrée et évidemment, autant de tourbe qu’on peut en souhaiter ! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la fumée et les agrumes.

Martin 92%
Nez: Que serait un Octomore sans sa tourbe signature? Fumée légendaire, un peu d’orange, de cerise et de vanille. Son taux d’alcool est d’une sournoiserie. Bouche: Cuir et fruits rouges, bois et épices, petit punch d’alcool pas trop piqué des vers. Vanille et tourbe. Superbe duel qu’on ne retrouve que parfois chez Ardbeg, et encore! Finale: Belle longueur, marquée par les épices, la fumée de tourbe et les agrumes. Équilibre: La tour noire d’Islay a encore frappé. Rares sont les Octomore qui ne nous jettent pas sur le derrière.

Springbank 12 ans Green

46% alc./vol.

André 92%
Nez singulier et déroutant, avec une fraicheur maritime et une combinaison de fruits bizarre ; pomme verte, poires saupoudrées de poivre noir concassé, brise du large, pincée de fumée de tourbe, agrumes, oranges. Juste wow, singulier et hyper challengeant. En bouche, tarte lime et citron, agrumes, pelures de pommes vertes, texture crémeuse et huileuse, vanille et miel, le whisky est rafraichissant et rappelle le plein-air. Les saveurs sont définitivement uniques. La finale est finement poivrée et épicée, le mélange avec les fruits tropicaux frais nous varloppe d’un bout à l’autre de la palette aromatique. Un Springbank définitivement hors du spectre régulier de la distillerie, exceptionnel.

Patrick 85%
Un bon whisky savoureux et original. Au goût, on comprends aisément pourquoi on l’a appelé « Green »! Intéressant, mais je préfère la recette originale de Springbank. Nez : Intriguant… Salade de fruits avec des pommes vertes, des poires et des agrumes sur laquelle on aurait mis un peu de poivre noir, de sel et de cendres. Bouche : Wow! Le sel et la cendre en premier plan, supporté par la sale de fruits pommes vertes-poires-agrumes légèrement sucrée et épicée. Le taux d’alcool semble plus fort de quelques degrés de ce qu’il est vraiment. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Sheep Dip

40% alc./vol.

André 86%
Avec son nom qui soulève des tollés de rires et de jeux de mots douteux ce blended intriguant a tout pour surprendre. Au nez pléiade de saveurs maritimes et légèrement fumées, de miel et de caramel brûlé, orange-tangerine-agrume. Belle texture en bouche, avec les odeurs du nez se développant maintenant en bouche, saveurs auxquelles s’additionnent un filin de fruits rouges genre sherry. La finale est salée et poivrée, fruitée également. Beau et bon blended whisky à prix abordable de surcroit. Un bon compétiteur au Té Bheag, Islay Mist ou McClelland.

Patrick 89%
Un superbe blend plus intense que bien des single malts. J’en ferais bien mon dram quotidien! Nez : Fumée de tourbe, cendres, chêne brûlé, épices réchauffées et vanille. Bouche : Tourbe, cendres, et surtout du bois brûlé. Le tout accompagné d’un grand verre d’eau salée! Un peu comme si on mangeait des copeaux de bois brûlés et qu’on se gargarisait avec de l’eau salée, le tout sur le bord d’un feu de tourbe. Finale : D’une belle longueur, poivrée, cendrée et donne le goût de s’en servir un autre verre.

Famous Grouse 16 ans – 2013 Vic Lee Commemorative Edition

40% alc./vol.

André 84%
Vanille saupoudrée de cannelle, poires nappées de caramel, belles saveurs fruitées, fruits rouges divers, raisins secs. Bel équilibre des arômes, rehaussées d’épices. La bouche est souple et texturée, beaucoup de poires et de fruits rouges, caramel, vanille, cannelle, beaucoup d’épices avec une sensation poudreuse un peu sèche en fond de bouche, nous confirmant l’utilisation de fûts de sherry. Fruits secs. Finale soutenue et épicée, avec aussi passablement de sherry et de fruits rouges

Patrick 83%
Un bon blend complexe, mais malheureusement trop dilué pour qu’on puisse vraiment l’apprécier. A 50%, il aurait été stellaire, mais à 40%, j’ai l’impression que Vic Lee, bin on l’aime, mais pas tant que ça non plus. Nez : Appétissant et complexe parfum. Touche de fruits des champs, chêne, vanille et caramel. Bouche : Chêne brûlé, épices, fruits plus subtils qu’au nez, caramel… Un petit quelque chose me rappelant un bon whisky canadien, genre Forty Creek. Finale : D’une belle longueur et huileuse.

Martin 84.5%
Nez: D’un abord assez timide et discret, nous emmène vers des notes de sucre en poudre, de vanille, de caramel et de mûres. Un peu trop gêné je crois. Bouche: Superbe texture, caramel et raisins, fruits rouges avec une touche de cannelle et de chêne. Finale: Belles épices sur la planche de chêne, mais un petit côté métallique et fort en alcool épicé vient nous faire chier un tantinet. Équilibre: Un beau blend dans lequel le soin et la passion qu’on y a mis est évident, mais encore une fois trop dilué. C’est quand même une édition commémorative, n’aurait-elle pas mérité ne serait-ce que 50% d’alcool?

Glen Scanlan

40% alc./vol.

André 67%
Deuxième bouteille trouvée à Cuba… on prend ce qu’il y a de disponible… Whisky de grain fortement dilué avec de l’eau, nez anonyme et sans aucun attrait. Beaucoup de vanille, de sucre à glacer et quelques notes de chêne mouillé, pincée d’épices mais ensemble avec un minimum de balance même si le nez est définitivement tellement commun et boring. Encore cette odeur de banane (sentie également dans le River Queen Blended). La bouche est souple mais pas dans la texture elle-même mais plus dans la forte dilution et les saveurs tellement arrondies par le sucre. Notes de céréales, de miel, de vanille sur un petit édredon de sherry fruité. Sérieux, ce n’est pas désagréable à boire sans être un whisky qui vous fera des « wow ». La finale est plus soutenue sur le sherry et quelques épices éventées. Sans parler d’équilibre et de complexité, ce whisky est tout de même agréable si on considère le contexte et l’endroit d’où il provient. Mais au final, avoir à choisir, l’option rhum serait plus appropriée!

Patrick 69%
Un parfum plutôt poche, un goût mal balancé, et une finale insignifiante. Un excellente raison de pratiquer l’abstinence. Nez : Whisky de grain aussi jeune que la loi le permet. Céréales qui baignent dans l’eau, vanille, métal et bois délavé. Bouche : Chêne épicée, touche de vanille, un peu d’orge (mais pas trop, ça coûte cher!) et du sucre. Du côté de la balance de l’ensemble, on repassera! Finale : courte et plutôt mauvaise.

Cedar Ridge Single Malt Whiskey Batch #3

40% alc./vol.

Patrick 79%
Trop jeune, ce whiskey a définitivement besoin de quelques années de maturation supplémentaires. Littéralement 3 fois trop cher pour la qualité offerte. Nez : Parfum frais, végétal et légèrement fruité avec de subtiles notes de réglisse rouge. Bouche : Des fruits, du bois, de la sève et un petite touche métallique typique des whiskeys trop jeunes. Le tout est complété par une bonne dose d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et métallique.

Longmorn – The Distiller’s Choice

40% alc./vol.
Vieillissement en trois types de fûts : barriques traditionnelles, chêne américain et fûts de sherry Oloroso. Fondée en 1894 par John Duff, Longmorn est un whisky écossais du Speyside à la profondeur et à l’intensité unique. La distillerie est notamment connue pour ses larges alambics lisses, qui permettent un niveau de remplissage inférieur, augmentant ainsi le contact avec le cuivre lors de la distillation. Ce procédé est connu par les distillateurs comme le « kiss of the copper » (littéralement le « baiser du cuivre »), récolte ainsi les bienfaits de l’eau de source locale.

André 79.5%
Tsé quand quelqu’un prend une fucking débarque en vélo… Bien, c’est l’impression que cela donne en comparant cette édition d’avec les anciennes parutions de 15 ans et 16 ans d’âge. Au nez ; Pomme poire, sucre, raisins verts, caramel & toffee, herbe verte. Nez entre l’ancien Longmorn et certaines éditions Glenlivet. En bouche, la pomme verte, sensation presque poudreuse, texture pauvre et diluée, confiture d’oranges, les céréales maltées, la pomme poire, puis mélange bizarre de poivre et d’épices naviguant dans des eaux de caramel Écossais et de toffee. Finale poivrée et de gingembre, un peu sèche et astringente, à la limite presque résineux de bois de chêne. À lire cette évaluation vous vous direz « ça a l’air bon! » mais ne vous méprenez pas, la peinture de la meilleure qualité ne donnera pas une finition de belle qualité si le mur sur lequel elle sera apposée n’a pas été plastré correctement. C’est le problème ici, de superbes saveurs mais une toile de fond sans structure et une texture diluée. Difficile de faire passer ça aux amateurs de la distillerie.

Patrick 80%
Un bon whisky d’entrée de gamme. Quelqu’un devrait mentionner aux gens de Longmorn qu’un whisky de cette qualité devrait toutefois être vendu au moins 50% moins cher. Nez : Un peu de chêne et de caramel, ainsi qu’une touche de fruits mûrs. Manque de relief. Bouche : Xérès chaleureux, caramel, bois brûlé… L’ensemble est sucré et épicé. Finale : Courte mais pas mauvaise.

Westland Peated American Single Malt Whiskey

46% alc./vol.

André 90%
Si vous êtes un amateur de scotch single malt tourbé, ce whisky ne sera peut-être pas aussi punché que vous ne l’auriez espéré mais ne vous arrêtez pas à la première impression que vous livrera le nez avant de fixer votre idée. Au nez, fumée quand même discrète, feu de plage presque éteint, cannelle, céréales fumées. La texture en bouche est hallucinante, grasse et collante, belle tourbe pas trop accentuée, fruits secs, chocolat noir, pincée de poivre et quelques saveurs médicinales. Beaucoup de toffee et de caramel aussi. Texture juste wow… La finale est longue mais douce, la fumée s’évapore doucement, mais des épices plus prononcées de clou de girofle et de poivre.

Patrick 90%
Intense, original et savoureux. Exactement les saveurs que j’imaginais pour un single malt tourbé américain. On ne peut qu’aimer au moins un peu. Pour certains, ca sera toutefois à la folie ou à la folie! Nez : Wow! A mi-chemin entre la fumée de tourbe traditionnelle écossaise et les feux de camp de mon enfance. Le tout accompagné de suie et d’épices subtiles. Bouche : Succulente tourbe fumée, épicée et poivrée à souhait! Le tout avec de subtiles notes de cerises, café et chocolat noirs. Finale : Longue et marquée par le bois brûlé et le poivre.

Westland Sherry Wood American Single Malt Whiskey

46% alc./vol.

André 86.5%
Nez qui a de quoi déstabiliser n’importe lequel des dégustateurs, unique, singulier, très challengeant. Écorce de cerisiers fumés, réglisse rouge, caramel & toffee, chocolat noir, fruits séchés et cerises. Bouche ; équilibrée mais franche, beaucoup d’épices et de sherry, gingembre, oranges confites, pommes dans la tire de Beauce Carnaval, raisins secs. Finale ; longue, fruitée et épicée, texture onctueuse avec quelques notes de tannins tirés du sherry.

Patrick 84%
Un autre bon whiskey de Westland qui sera probablement excellent après quelques années supplémentaires de vieillissement. Nez : Sucre de petits bonbons rouges, avec du caramel, du chocolat et des cerises. Bref, très « dessert ». Bouche : Moins portée sur le sucre que le nez le laissait présager, mais tout de même intense sur la cerise. C’est toutefois les épices et le bois qui dominent. Finale : D’une belle longueur, très astringente, fruitée et épicée.