Ledaig 17 ans 1998

56.5% alc./vol.
Sherry Butt Cask #35, 540 bouteilles.

André 78%
Tourbe terreuse enveloppée de sherry hyper fruité et bien épicé. Pâte de fruits, gâteau de Noël, tourbe organique bizarre, caramel, cerises et framboises. La bouche est moelleuse avec une légère sensation de terre mouillée en arrivée de bouche, que la vague de fruits enveloppe comme elle le peut… mais il y a quelque chose qui cloche avec le sherry cask. Beaucoup de poivre noir moulu et de sel de mer, de tourbe, de chocolat noir, oranges. Punch d’épices aussi. C’est débalancé et maladroit comme présentation. La finale est longue, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons ; toutes les saveurs les plus pointues masquent presque complétement le sherry et les fruits tendres. Le whisky est trop franc et tranché, j’ai aussi un doute sur la qualité du fût de sherry, ou du mélange avec la tourbe particulièrement herbeuse de Ledaig que j’ai rarement aimé.

FEW Spirits Rye Batch 15-09

47.3% alc./vol.
Mashbill de 70% de seigle, 20% de maïs et de 10% d’orge maltée.

André 92%
Nez sans ambivalence ; rye poivré et cireux, accents terreux, comme la terre séchée qui s’élève des champs avec le vent par une suffocante journée d’été. Fruits rouges traditionnels du style, cannelle, les cannes de Noël rouge et blanche, puis montée d’oranges fraiches. La bouche est franche et directe mais le cireux du grain calme un peu les saveurs légèrement tranchantes. Le rye est en avant-plan, suivi des fruits rouges, la pomme, beaucoup de poivre et de cannelle et des épices bien relevées. L’effet cireux est encore présent en bouche. Après quelque temps, savoureuses notes de cassonade, toute-épice. La finale est très poivrée et épicée, avec une sensation astringente apportée par les épices et une finale de bouche terreuse et sèche, mélange d’oranges et de caramel. Dans l’exécution du style, c’est très réussi, direct et sans ambiguïté aucune.

Patrick 90%
Pour ceux qui aiment le rye, mais qui ont aussi l’impression que toutes les marques se ressemblent. FEW nous offre ici encore un excellent produit, mais avec une saveur unique à Chicago! Nez : Au premier abord, les épices du seigle avec une bonne dose de bois brûlé. Mais ne vous fiez pas à cette description qui semble traditionnelle : Ce whisky est complètement différent! Peut être est-ce le charbon, la réglisse ou un je-ne-sais-quoi de végétal me rappelant un rhum agricole? Bouche : Toujours les épices, le bois brûlé et ce je-ne-sais-quoi-de-végétal-me-rappelant-un-rhum-agricole. Intense et savoureux. Finale : Longue et s’étirant sur les épices et le bois brûlé.

Martin 92%
Nez: Vent de seigle affirmé sans être violent. Herbe verte, menthe, sucre blanc, cire, fruits rouges, pomme de tire et oranges. Bouche: Bois frais, épices du rye, pommes mijotées, grain précis. C’est bon en sale. Poivre et cannelle bien dosés. Finale: Longue, chute et fraîche à la fois. Le seigle fait son travail, et plus encore. Bois de chêne poivré, fruits frais et sucre. Intense. Équilibre: Un solide rye comme il ne s’en fait que dans des micro-distilleries de la sorte. Buy, buy, buy.

Inchmurrin 21 ans

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, tout en douceur ; Honey Comb, miel, poires, vanille, oranges, fond d’agrumes, bananes. Soupçon d’épices éventées et ayant perdu de leur force. Ode au bourbon cask. La bouche est douce au départ, sur les fruits tropicaux et le melon au miel, les céréales Honey Comb, la vanille fraiche nappant des poires coupées en cube, tranches d’ananas. Les saveurs sont superbes mais il manque un p’tit hook pour ficeler le tout correctement. La finale est rehaussée de gingembre sans pour autant cacher les autres saveurs beaucoup plus douces.

Knockando 18 ans 1992

43% alc./vol.

André 77%
Nez au départ agressif et passablement épicé. En respirant, le whisky s’adoucit et libère des notes de toffee, de miel et de vanille, orange roulées dans le sucre caramélisé et d’une pincée d’épices. En bouche ; saveurs bizarres d’herbe verte et de menthol, d’éclisses de bois sec et de céréales au miel se prolongeant sur des notes de gingembre et de poivre. Ce whisky est débalancé et difficile à suivre dans son développement en bouche. Finale ; sèche et épicée, petits fruits sauvages. Le profil aromatique de cette distillerie n’est pas dans ma palette de goût personnels. De plus l’amalgame des saveurs est douteux et chaotique.

Old Grand-Dad High Rye Mashbill

40% alc./vol.
Mashbill: 63% maïs, 27% seigle, 10% orge maltée.

André 79%
Nez cireux et voluptueusement fruité. Petits fruits rouges sauvages, cire de chandelle, réglisse rouge, oranges, cerises, pommes. Les épices du seigle sont bien là mais je m’attendais à plus de punch que ce qui est livré. La bouche confirme la dilution à 40%, la texture est flat et insipide malgré les superbes saveurs de réglisse rouge et de fruits sauvages, les épices et les grains de seigle concassés ainsi qu’une texture cireuse. Bel amalgame d’oranges et de pommes, de réglisse, de vanille et une touche de chêne séché, de clou de girofle et d’épices. La finale est de longueur appréciable et n’est soutenue que par les épices. Voici la façon de briser une recette gagnante en voulant économiser quelques degrés d’alcool supplémentaires. Shame!

Deanston 18 ans

46.3% alc./vol.
First fill bourbon cask finish.

André 83%
Nez d’une douceur superbe et agréable, très estival. Le champ de céréales au soleil, le miel bien chaud, le caramel, le toffee que nuance de belles pointes de gingembre un peu effrontées. Peut-être un peu trop conservateur au nez et peut-être plus un travail de nuances de saveurs du même acabit que des différences au niveaux de la palette aromatique. La bouche offre une surprise de taille avec son lot d’épices et de poivre. Je dois avouer que j’aurais plus misé sur le fût de chêne européen qu’un bourbon cask avec toute cette livraison épicée. La bouche confirme les saveurs du nez, mais dévoile aussi quelques notes fruitées de type fruits rouges et raisins secs, ce qui est encore une fois étrange pour ce type de fûts mais qui ne peut aussi renier ses origines avec ses notes de caramel et de miel. La finale livre des notes d’oranges et de céréales au miel, saupoudré de gingembre râpé et de poivre noir concassé. Les notes d’épices permettent au whisky de s’accrocher en bouche mais casse un peu le rythme lent et langoureux du caramel et du miel.

Patrick 82%
Un whisky typique des Highlands, mais pas si typique que ça d’un scotch de 18 ans : Vous êtes en droit de vous attendre à plus que ça! Bref, voici ce qui semble être un bon whisky lorsqu’utilisé comme base d’un blend car en single malt, il est plutôt sans grand intérêt. Nez : Chêne, vanille, miel avec une touche de gingembre. Léger et simple. Bouche : Une vraie planche de chêne liquide, avec une belle dose d’épices à steak, de gingembre et une subtile note poivrée et de discrets agrumes. Finale : Un peu courte, boisée et épicée.

Longrow Red 4e Édition 12 ans Pinot Noir Finish

52.9% alc./vol.
Édition limitée de 9000 bouteilles. Ce Longrow Red s’inscrit dans la ligné des éditions limités Longrow Red, qui associent le style fermier et marin de Longrow à des fûts de vin. Celui-ci est élevé 11 ans en fûts de Bourbon pour une finition de 1 an en fûts neufs de Pinot Noir Néo-Zélandais.

André 91.5%
Approche très fruitée au nez ; berries, confiture de fruits, gâteau aux fruits, marmelade d’oranges, puis montée de tourbe mouillée et terreuse. Le nez est singulier mais pas nécessairement difficile d’approche. Belle sensation en bouche, fluide mais avec des saveurs prononcées de fruits secs, de fruits sauvages, belles nuances tanniques et épicées provenant du fût mais qui ne gâchent pas les autres saveurs. Mélange de fruits sauvages, de réglisse rouge et de tourbe terreuse et poivrée. La finale est en crescendo poivré et épicé avec une sensation de fumée terreuse en arrière-bouche, un mélange bizarre mais on les saveurs trouvent chacune leur équilibre et leur utilité. Cela me rappelle une chorale avec les différentes tonalités qui parfois, lorsque l’on les écoute isolées, sonnent bizarre mais qui une fois dans l’ensemble donnent toute la nuance qu’il faut pour en faire une œuvre magistrale. J’adore cette édition de Longrow qui a su trouver une singularité sans perdre sa personnalité propre. Cette version est beaucoup mieux équilibrée que la première goûtée précédemment.

Glengoyne Cask Strength Batch 03

58.2% alc./vol.
Vieilli en fûts de Xérès Oloroso et bien-sûr brut de fût.

André 76%
Muet avec quelques soupirs fruités. Raisins secs nappant des céréales au miel ainsi qu’une copieuse dose de vanille. La bouche est acérée et sulphureuse, problème avec le fût de sherry… caramel bien goulu, avant que n’apparaissent la tornade d’épices et de poivre. On oublie bien rapidement les notes fruitées qui se noient dans le sulphure du sherry qui a tourné et les épices tranchantes, le gingembre particulièrement. Quelques pauvres petits fruits sauvages, de sherry et de raisins secs en finale, très pointue et débalancée. Un Glengoyne dénaturé avec mauvais goût et maladresse.

Patrick 92%
Le meilleur Glengoyne que j’aie bu à ce jour, un sublime whisky pur, savoureux et délicieux. J’en veux encore un verre svp! Nez : Nez beaucoup plus fruité que le souvenir que je garde des scotchs moyens de cette distillerie. Un beau panier de fruits avec des pommes, des poires, des fruits des champs, le tout posé sur une table en chêne qu’on viendrait tout juste de sabler. Et aussi une goutte de vanille. Bouche : Très savoureux, toujours le panier de fruits, mais les épices du chêne brûlé sont plus présentes ici, ainsi que la vanille. On détecte aussi une subtile note de caramel. La texture en bouche est vraiment trippante. Finale : Longue, savoureuse et donne surtout le goût de s’en servir un autre verre.

Yellow Rose Double Barrel

43% alc./vol.
Bourbon affiné en anciens fûts de Cabarnet Sauvignon. Ce whisky est un ‘’sourced whisky’’ c’est-à-dire qu’il n’est pas distillé sur place mais plutôt acheté à un autre fournisseur/distillateur.

André 81%
Un bourbon très doux au nez mais sans amputer les arômes qui définissent son appellation. Livraison de sucre et d’épices, fruits rouges provenant du cask finish, les cerises et la pomme rouge. Bizarrement, on ressent avec plus de force les effets du new oak barrel, avec ses saveurs citronnées et artisanales de vanille fraiche. En bouche, beaucoup de fruits rouges, essence de fruits, vanille, cannelle, avec un crescendo de cerises très prononcées. Les saveurs tirées du fût de Cabarnet masquent un peu trop les autres saveurs et laissent une sensation tannique en finale de bouche qui déséquilibre un peu le whisky. Ce whisky est facile à apprécier mais possède une ambiguïté bizarre entre les saveurs du new oak et du cask finish. Pour être franc, la plupart des gens l’apprécieront mais le dégustateur plus attentif ne se laissera pas berner si facilement. À 70$ la bouteille, pour un whisky qui n’est pas distillé sur place, je crois que c’est cher payé pour un whisky acheté à une autre distillerie. Easy money comme on dit…

Kavalan Brandy Oak

54% alc./vol.

André 90.5%
Ouverture sur un nez noble et très condensé ; fruits rouges, cerises en purée, prunes, gâteau aux fruits. Étonnant d’avoir des saveurs si concentrées chez un whisky d’environ 4 ans. Je pourrais comparer l’intensité des saveurs avec l’édition Solist Sherry cask, mais celui-ci offre également un petit côté vieillot très agréable ainsi que des saveurs d’oranges très mûres. En bouche, le whisky est très sucré, presque visqueux et liquoreux et offre encore ces mêmes saveurs avec une prédominance d’oranges, caramel et de fruits secs soulignées par une touche de poivre et de cannelle. Finale longue, un peu de sensation de vieux fût en fond de bouche, beaucoup de fruits secs et de sucre qui aident à supporter l’alcool. Pas la gamme de saveurs des plus étendues mais j’adore la présentation simple, directe et efficace.