Bruichladdich Single Cask Evolution Vintage 2006

64.3% alc./vol.
KWM bottling, Distilled 28-11-2006, Bottled 23-01-2018, from Riversaltes Cask #3307, 269 bottles. Distillé à partir d’orge Chalice, cultivée sur l’Ile d’Islay et vieilli en fût de vin Riversales.

André 89%
Le nez offre de solides notes de confiture de fruits, de fraises et framboises mais présenté en version très polie et arrondie. On détecte rapidement l’utilisation du wine cask qui apporte un rendu fruité bien différent de sherry ou porto. Donc, fruits; framboises et fraises, vin rouge, sensation un peu poreuse et ronde, miel et chocolat, un peu terreux aussi, genre terre mouillée. La bouche est fruitée et mielleuse, réglisse rouge, oranges et chocolat. Le wine cask a pleinement intégré les saveurs de céréales douces, tout comme les épices. La finale est longue et douce, sur les fruits rouges, les fruits sauvages nappés de miel. Une présentation unique comme Bruicladdich peut le faire, faut encore que cela tombe dans votre palette de goût.

Patrick 86%
Un gros whisky intense et pas très subtil. Mais ça reste quand même un whisky très le fun! Nez : Parfum très fruité, très vineux, avec quelques oranges et une note discrète de caramel et de chêne. Bouche : Intense à tous les points de vue : D’abord à cause de l’alcool, puis à cause du vin rouge et enfin à cause qu’il est très chaleureux. Aussi, une petite touche de caramel. Finale : Très longue, marquée par le vin rouge.

Martin 90%
Nez: Vin chaud, belle rondeur. Fruits mijotés, sel marin, chêne et cuir. Framboises et brin de scie. Bouche: Superbe texture, sirop de table, fruits rouges, miel et vanille. Épices, porto, sherry, bois et raisins. Sublime, mais avec un taux d’alcool qui n’est pas pour les néophytes. Finale: Longue, chaude et épicée. Encore les oranges, les raisins et le chêne sec. Équilibre: Excellent whisky, grande complexité, comme bien d’autres impossibles à retrouver…

Glenfiddich Winter Storm 2017 – Batch #1 – Experimental Straight from the Cask – Cask #7

51.4% alc./vol.
Glenfiddich de 21 ans d’âge affiné pendant 6 à 9 mois en fût de vin de glace Canadien. Cette version n’est pas distribuée sur le marché et est un échantillon tiré directement d’un des fûts.

André 92%
Très doux au nez, belle vanille crémeuse, céréales Sugar Crisp, bananes, ananas, savoureuses notes sucrées, salade de fruits tropicaux, oranges, poires, abricots, léger côté citronné et frais super agréable. Ce qui marque la bouche, c’est la texture huileuse et grasse, parfaite pour la dent sucrée; salade de fruits tropicaux, poires, ananas, oranges, raisins verts, wine gums. Very sticky… Finale un peu courte, mais compensée par l’hyper générosité des saveurs couvrant une vaste étendue de la palette des fruits, bonne envolée d’épices et de poivre aussi. J’aime beaucoup l’accent légèrement licoreux qui demeure en bouche après chaque gorgée et la sensation générale rafraichissante laissée par la finale. La douceur du spirit de Glenfiddich s’est très bien prêté au jeu du cask finish. Définitivement, j’aurais embouteillé à 51% plutôt que comme la version grand marché à 43%.

Patrick 91%
Un beau gros whisky intense, avec un beau mélange d’épices et de sucre. Nez : J’aime l’image d’André des céréales Sugar Crisp! Sucré, fruité, des pommes rouges mûres, une touche d’agrumes. Bouche : Oh, du caramel, du miel, du chocolat au lait, des épices, des pommes rouges, de la vanille et des raisins verts. Finale : D’une belle longueur, des épices et un peu de sucre.

Revue Québec Whisky 2018

André:


2018…Chère année 2018.
Année charnière, pour le 10eme anniversaire de fondation du Club, le tout premier au Québec. Il y a près de 20 ans, lorsque nous avons débuté la découverte du monde de ce spiritueux savoureux, nous n’étions pas légende dans le milieu, surtout au Québec. Le catalogue de notre monopole d’état préféré n’était pas aussi bien garni qu’il ne l’est aujourd’hui.

Dix années plus tard, nous avons créé un ‘’monstre’’ qu’il faut nourrir journalièrement car vous en redemandez. Ce qui nous servait comme base de données et compilation de notes de dégustations personnelles est maintenant une (la) référence indépendante dans le domaine. Merci à vous chers lecteurs. Merci aussi à tous les gens de l’industrie qui ont cru en nous. Je les passerai sous silence car de un, il y en a trop et de deux, les personnes concernées se reconnaitront.

3500 whiskies plus tard, je m’étonne de toujours être agréablement surpris par de savoureuses découvertes. Par contre, tout comme les couches de la société, on assiste à une brisure au niveau whisky; des whiskies bas de gamme, une zone intermédiaire qui est de plus en plus désertée au niveau des parutions et du haut de gamme hors de prix, qui ne cesse d’être de plus en plus haut de gamme. La tendance se dessine même du côté des whiskies Américains avec des bourbons sans mention d’âge à 150$ la bouteille… La demande est tellement forte que cela donne lieu à des aberrations ahurissantes. On est loin des années 2000 où l’on devait pousser la machine à marketing afin de vendre ses produits. Maintenant, tout peut se vendre, peu importe le prix, raison de plus pour vous cher consommateur d’avoir de bonnes références avant d’acheter. Notre site web Quebecwhisky.com trouve encore plus sa vocation.

Fascinant aussi de voir la vague sur laquelle surfe une quantité phénoménale de nouveaux adeptes (et parfois des prédicateurs improvisés spécialiste du whisky), cette même vague que nous avons eu la chance de voir éclore voilà environ 10 ans du côté sud de notre poreuse frontière. Côté production, toujours est-il qu’il se trouve des entrepreneurs visionnaires et persistants qui désirent produire des alcools de niche et du terroir Québécois, le tout en ayant à se taper les dédales sans fin de la législation Québécoise. Chapeau les gars (filles).

Cette année au niveau whisky, a été une des meilleures années à vie. J’ai eu la chance d’évaluer des éditions d’exceptions qui, même si elles ne trônent pas au haut du palmarès des meilleurs whisky 2018, sont au top de mes expériences de dégustation. Je repense au whisky McClelland distillé en 1878, Glen Grant 1966, Linkwood 1956, une dizaine de mythique Port Ellen, Ardbeg 21 et 23 ans, Lagavulin 37 ans, et j’en passe. Même si bien de ces whiskies ne sont pas accessible pour la plupart des communs mortels (comme moi d’ailleurs car je n’ai pas le budget pour me payer ces bouteilles), il devient de plus en plus facile de les évaluer car étant détaché de la notion de prix ou de rareté car souvent ce sont des échantillons que j’ai eu via des contacts. Il y a pire comme passe-temps me direz-vous… La passion n’est peut-être pas sous la même forme qu’elle ne l’était à mes débuts, mais un feu intérieur m’anime toujours lorsque je parle de cette boisson emblématique.

Pour terminer j’aimerais remercier des gens qui me sont chers et qui participent, parfois involontairement, à cette folie dont je suis épris; ma femme qui me laisse la priver de précieux temps avec elle lorsque j’évalues ou donne des formations, tout comme mes enfants qui sont témoin de ma passion, des amis passionnés tout comme moi avec qui je partage cette passion et beaucoup d’échantillons, les membres du C.A. du club qui prennent sur leurs épaules de grandes responsabilités et portent avec nous le flambeau de ce beau club qu’est devenu QuebecWhisky. Finalement, mon comparse Patrick, pour l’ensemble de l’œuvre!

N’oubliez pas que le plaisir ultime réside dans la découverte et l’expérience générale que vous tirerez de vos dégustations.
Créez des occasions de partage, et contaminez vos amis avec votre passion, le whisky est une religion contagieuse.

Bonnes découvertes les amis.
André

Meilleur Single Malt… une année fertile avec 7 embouteillages notés 95%
• Gordon & Macphail Glen Grant 47 ans 1966
• Gordon & Macphail Linkwood 60 ans 1956
• Port Ellen 25 ans 1978 4th Release & 24 ans 2nd Release
• Bunnahabhain Moine Mhor Brandy
• Brora 35 ans 13th release
• Ardbeg committee 2006 Uigeadail

Blended Whisky
Collectivum XXVIII Edition 2017

American Whisky
• Knob Creek 25th Anniversary, mention spéciale au Old Grand Dad 114 proof à 25$us

Canadian Whisky
• Lot 40 Cask Strength 11 ans et Two Brewers Yukon Release 07

Irish Whisky
• Teeling 24 ans Sauternes Batch 08/2016


Patrick


2018 fut une année mémorable car il s’agissait du 10ème anniversaire de Québec Whisky, le tout premier club de dégustation de whisky au Québec. Il y a 10 ans, en 2008, nous avions presque l’air d’extra-terrestres avec l’idée de lancer un club de dégustation de whisky ! Moi le premier, j’avais bien de la misère à imaginer pourquoi quelqu’un voudrait bien se joindre à nous ! Aujourd’hui, toutes les grandes villes du Québec (et même certaines moins populeuses, tel que New Richmond et ses 3706 habitants !) ont leur Club. Et que dire de notre présence virtuelle ? Au début, note site web ne servait qu’à conserver nos évaluations de whisky pour notre usage personnel. Aujourd’hui, nous avons près de 600,000 visiteurs par année, notre page Facebook est suivie par plus de 6500 personnes. En fait, il y a tellement de pages web et Facebook sur le whisky au Québec que je n’ai pas le temps d’en suivre la moitié.

Pour la petite histoire, tout a commencé en fait environ 5 ans plus tôt… Une passion partagée par trois amis (André, David et moi) qui ont rapidement fait le tour de ce que notre monopole d’état avait à fournir comme bouteilles et comme informations. Pour remédier à la situation, nous avons commencé à donner des formations pour la SAQ ( !) et surtout, nous avons voyagé. Nous avons vite découvert un foisonnement de festivals et de club de whisky : Il y en avait partout, sauf au Québec ! En particulier, le Festival du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, nous a particulièrement impressionné. Nous nous sommes rapidement mis en tête de recréer un tel festival à Québec… Mais par où commencer ? Nous avons demandé conseil, en particulier à Marc Laverdière, ambassadeur pour Highland Park et Macallan, ainsi qu’à Frank Scott, le président du Festival et du club de whisky de Fredericton. Ceux-ci nous ont recommandé, avant de tenter de lancer un festival, de créer un club de whisky : Nous aurions ainsi des participants potentiels, voir des bénévoles pour notre évènement !

Ceux qui nous connaissent savent toutefois que nous avons une grosse tendance à tout faire à notre tête en ignorant la plupart des conseils. Bref, oui pour un club de whisky (ça semblait plus simple à organiser qu’un festival !), mais pas question d’en faire un regroupement de « vieux pêteux » comme nous avions vu ailleurs. Nous voulions un club dynamique, démocratique, sans but lucratif, en fait plutôt une association de tripeux, de geeks de whisky. Je me souviens encore de la première activité du Club où plusieurs personnes s’attendaient définitivement à autre chose : D’ailleurs, à la fin de notre première année d’opération, je prédisais que le nombre de membres de la 2ème année serait inférieur à celui de la première ! Aujourd’hui, nous avons une liste d’attente pour se joindre au Club qui compte plusieurs centaines de personnes… Faut croire que nous avons visé juste finalement !

Bref, après 10 ans, nous avons organisé des centaines d’activités diverses. Au travers de celles-ci, le Club a accueilli des invités provenant des quatre coins du monde représentant plus de 50 distilleries différentes, dont Jim McEwan, Master Distiller de Bruichladdich, Anthony Wills, fondateur de Kilchoman, John K Hall, fondateur de Forty Creek, Angela D’Orazio, Master Blender de Mackmyra et bien d’autres. Nous sommes devenu une source d’inspiration (et d’envie !) pour tous les autres clubs au Canada !

Malheureusement, seule la SAQ nous ignore encore ostensiblement (l’organisation nous ignore, mais pas leurs employés « de terrain », pour la plupart des gens d’une grande compétence et d’une grande passion envers leur travail, que je salue bien bas), et les lois québécoises concernant l’alcool qui sont toujours aussi arriérées, n’ayant subi que quelques changements cosmétiques dans les dernières années – L’ensemble de la loi date d’il y a plus de 100 ans et n’a plus comme raison d’être que de protéger des « planqués » à la RACJ et au siège social de la SAQ. Et, à mon grand étonnement, de nombreux amateurs de whisky semblent s’accommoder très bien de cette situation. Il leur semble naturel d’obtenir un permis gouvernemental de la RACJ pour une réunion de famille, il leur semble naturel que le gouvernement, via la SAQ, décide de ce qu’ils peuvent boire – j’aime bien l’image des couches de bébé : Compte tenu de l’importance de celles-ci pour la santé de nos bébés, pourquoi celles-ci ne sont-elles pas vendues par un monopole d’état, qui pourrait s’assurer de la qualité du produit, et de collecter le 15% de TPS/TVQ ? Ou encore, la nourriture en général ? Les autos ? Si vous commencez à trouver que ça ressemble à un régime communiste, ben la SAQ, c’est ça.

Pour ce qui est de l’industrie en général, je pourrais presque répéter mot pour mot ce que j’ai écrit l’an dernier : Il y a de plus en plus de diversité, mais en termes de volumes, le scotch domine encore et toujours. Où j’ai constaté un peu de changement, c’est au niveau de l’apparition de nouvelles mention d’âge en remplacement les fameux « NAS » (No Age Statement). Le meilleur exemple étant Macallan, qui commence à remplacer son « strippers range » (Gold, Amber, Sienna et Ruby…) par ses nouveaux 12 ans Double Cask et Triple Cask. Je crois qu’il s’agit d’un premier signe que le prix des bouteilles « moyen de gamme » commence enfin à plafonner. Tout le contraire toutefois du prix des bouteilles « haut de gamme » qui continueront à augmenter tant qu’il y aura quelqu’un prêt à payer !

Enfin, quels sont les whiskys qui m’ont marqué l’an dernier ? Certains sont des nouveautés, d’autres non, mais c’était la première fois que je pouvais y goûter !

Meilleur whisky toute catégorie :
• Douglas Laing Glenrothes 25 ans Sherry Cask (toujours disponible à la SAQ!)

Meilleurs single malt scotch (à part les 2 gagnants « toute catégorie ») :
Ex-aequo :
• Lagavulin Distillers Edition 2001-2017
• Kilchoman 10 ans Single Cask Release pour le 10ème anniversaire de Québec Whisky
• Ardbeg 23 ans Twenty Something

Blended Scotch :
• Collectivum XXVIII (toujours disponible à la SAQ!)

Whiskey Américain :
• Triple Eight Distillery – The Notch 12 ans (cherchez pas, la SAQ est convaincue que personne n’aime le whisky américain)

Canadian Whisky :
• Lot 40 Cask Strength 11 ans (toujours disponible à la SAQ!)

Autres pays :
Ex-aequo :
• Teeling 24 ans – Batch 08/2016
• Midleton Dair Ghaelach – Virgin Irish Oak Collection – Bluebell Forest (toujours disponible à la SAQ!)
Bon, la majorité de ces whiskys peuvent vous sembler inatteignables, mais j’ai goûté à la plupart soit grâce aux activités du Club (4 sur 9), ou encore grâce aux activités et kiosque de dégustation à la SAQ Signature (3 sur 9, l’équipe de la SAQ Signature à Québec fait un travail incroyable !)

Sur ce, je vous souhaite une superbe année 2019 remplie de découvertes !

Patrick

Glenfiddich Experimental Series #03 Winter Storm 21 ans

43% alc./vol.
Glenfiddich de 21 ans d’âge affiné pendant quelques mois en fût de vin de glace Canadien.

André 82%
Attentes et déceptions, surtout après avoir goûté à la version directement du fût version cask strength. Nez fruité, les fruits tropicaux, frais et presque effectivement hivernal, rafraichissant plutôt, oranges sanguines, raisins verts, gros manteau sucré. Bouche douce et sucrée; poires, vin effervescent, raisins verts, sucre à glacer, légère touche citronnée et beaucoup de fruits tropicaux. Dommage pour la texture et la dilution qui affaibli la toile de saveurs. Courte finale sucrée.

Patrick 83%
Avec un whisky fait en quelque sorte en mon honneur, mes attentes étaient élevées (sans jokes, je suis le canadien qui a inspiré le produit en étant prisonnier de la distillerie pendant trois jours à cause de la pire tempête de neige en 60 ans!). Et je suis plutôt déçu. 21 ans pour ça, bof. Nez : Parfum léger, fruité et légèrement sucré. Bouche : Sucré, très épicé, des pommes cramées et boisé…. Je m’attendais toutefois à un produit mieux balancé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2011

50% alc./vol.
Port Charlotte réinvente sa gamme et son packaging en 2018. Toujours fabriqué à partir de 100% d’orge venant de 3 fermes (Dunlossit, Kilchiaran et Sunderland) et d’eau de source provenant d’Islay, cette édition justement nommée « Islay Barley » est un single malt ultra tourbé (40 ppm). Distillé en 2011 à partir d’orge récolté en 2010, il est ensuite vieilli sur Islay à 75% dans des fûts de whiskey américain de premier remplissage et à 25% en fûts de merlot et de syrah de second remplissage.

André 88%
Le nez est jeune et vif même s’il y a beaucoup de délicatesse sous ce 2×4 clouté de tourbe. Tourbe terreuse puissante remplie d’enbruns salés, herbe verte mouillée, citron et agrumes, fruits tropicaux, grains de céréales au miel, grosse vanille pulpeuse… mais faut passer au travers du filtre de tourbe assez opaque. La bouche est puissante et huileuse, tourbée et fumée, un peu crasseuse, morceaux d’ananas, de fruits tropicaux, agrumes, oranges et citron, une pincée de sel de mer, poignée d’amandes, céréales maltées. Notes médicinales impressionnantes, camphre et feu de bois encore mouillé. Ensemble un peu agricole dans la présentation. Finale sur le charcoal et le poivre broyé, terre mouillée, fumée sale et souvenirs maritimes, chocolat noir amer. Une belle édition, à mi-chemin entre les Octomore et les Laphroaig.

Patrick 93%
Que c’est bon. Menoum, wow, miam miam miam. T’aime la tourbe? Poses-toi pas de questions, tu vas adorer. Genre, les Laphroaig d’il y a 15 ans rencontrent les Bowmore de la même époque! Et en plus, beau bonus, on ne ressent pas du tout la force de l’alcool. Nez : Oh la belle fumée toi! Fumée de tourbe fraîche, gazon jauni, avec une subtile touche maritime. Bouche : De la fumée de tourbe subtilement sucrée, du créosote et un peu de poivre et pas mal de sel. Oh que c’est bon ça! Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et avec du bois très brûlé.

Martin 91%
Nez: La tourbe y est bel et bien, mais est masquée par la délicatesse des fruits présents. Algue et sel de mer viennent accompagner le tout, suivi de chêne mouillé et de miel, sucre en poudre et vanille. Bouche: Superbe texture, la tourbe est terreuse, mais elle sait bien s’éclipser pour montrer le miel, les fruits, le bois et la vanille. Finale: Poivre, cacao, bois et cendre. Tout en douceur comme retombée. Équilibre: Un grand scotch tourbé. Degré d’alcool à point, saveurs bien cernées et équilibrées, un dram qui nous garantit une belle soirée.

Bastille 1789 Single Malt

43% alc./vol.

Patrick 80%
Ouin… Pas évident de donner une note à ce whisky. C’est bon, mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas envie de m’en servir un autre verre. Probablement trop sucré. Nez : Parfum de jeune whisky de malt sucré et marqué par les céréales et par des fruits délicieusement sucrés. Bouche : Oh…. Meilleur que ce que je m’attendais! Du sucre très chaleureux, du chêne, quelques épices et un beau mix de fruits sucrés venant des différentes finitions en fûts. Finale :D’une belle longueur, fruitée et sucrée.

Frysk Hynder Single Malt

48% alc./vol.
Malt type: Barley, Distilled 04-06-07, Bottled 07-10-14 from Cognac cask #70C, bottle 448

André 35%
Sérieusement, un 35% généreux. Pour ceux de vous qui se disent « simonac, regarde tous les bons whiskies qu’il déguste », bien voici une évaluation qui montrera que cela n’est pas toujours une partie de plaisir. La cerise sur le sundae, après avoir passé une semaine de merde et de s’assoir le soir pour évaluer un whisky et tomber sur… ce… eee… pitoyable breuvage pour qui juste le fait d’être embouteillé est déjà un non-sens, de mettre en péril des consommateurs de la sorte et que « cela » réussisse à passer tous les tests de salubrité, c’est se demander si y’a des gens qui ont fait leur job correctement. Au nez, sirop pour la grippe à saveur de la cerise (c’est certain que même les parasite de la grippe ne survivront pas), de raisins mauves pourris nappés de caramel, grains de céréales trempés dans une mouture de jus de fruits. Holy shit… La bouche rappelle la bile suivant une bonne rasade de vomi dans la toilette, vous savez lorsque vous vous êtes vidé l’estomac et que les hauts le cœur sont si puissant que vous avez l’impression que les deux côtés de votre estomac se touchent à chaque reflux gastrique, le sirop de cerise hyper fruité, les raisins mauves, de gâteau aux fruits. Finale… Je ne peux pas vous en parler, car j’ai tout tenté pour m’enlever les « restants » de saveurs que j’avais en bouche. Ce whisky est dans la liste pour la palme du whisky le plus infecte jamais évalué sur ce site. Je ne pensais pas qu’évaluer des whiskies était un hobby à risque…

Macallan Edition No.4

48.4% alc./vol.
Cette edition est le fruit de 7 différents types de fûts; European/American Oak refill butts, European/American Oak refill hogsheads, American Oak first fill Vasyma hogsheads, European Oak first fill Diego Martin Rosado butts, European Oak first fill Jose Y Miguel Martin butts, European Oak first fill Tevasa butts/puncheons et European Oak first fill Tevasa hogsheads.

André 91%
Café au lait, chocolat au lait, cacao, pommes caramel, oranges, sherry onctueux, petits fruits sauvages, gingembre, brin de scie. En bouche; dattes, oranges, chocolat au lait, xérès calme et langoureux, gingembre et poivre, caramel, miel, raisins de Corinthe. Belle texture, ronde et sexy et qui cachent bien l’apport d’épices. Beaucoup de tannins provenant du bois encore une fois arrondi par les notes de chocolat au lait. Finale truffes au chocolat au lait fourré de raisins secs et d’oranges roulé dans les épices.

Patrick 93%
OK, je vais m’en acheter une bouteille sur-le-champ! Pour amateurs de whisky au xérès, difficile de trouver mieux sans se mettre en faillite. Nez : Parfum de fruits mûrs suaves et sucrés, avec du chocolat au lait et une pointe de vanille. Bouche : Wow! Du chocolat épicé, de la vanille, des fruits-mûrs-sur-le-party… Wow! Finale: D’une belle longueur, mais on voudrait qu’elle soit beaucoup plus longue tellement c’est bon!

Martin 93.5%
Nez: Oh my god, Macallan strikes again. Dattes, raisins, cuir, sherry, toffee, oranges, Nespresso et fruits des champs. Gingembre et cannelle. Bouche: Onctueux et crémeux à l’os. Caramel, sherry, raisins, cuir, tabac. Un sherry cask comme seuls Macallan savent maîtriser. Finale: Bois sec, xérès goulu, brin de scie et colle à bois. Doux cuir à peine fumé. Pâte de fruits rouges. Équilibre: Un travail de maître ici, la qualité et la diversité des fûts sont à l’honneur ici. Parfois on trouve Macallan cher, mais parfois il faut aussi payer pour avoir de balles choses.

Macallan 18 ans Triple Cask

43% alc./vol.
2018

André 87%
Poires caramélisées, chocolat blanc, oranges, vanille, bois de chêne chocolaté, nois de coco séché et rapé. Bien qu’appétissante, la texture en bouche manque de corps. Fruits secs, coconut, chocolat blanc et noir, poires, ananas, oranges qui s’accompagne d’un boisé toasté bien agréable et de notes de caramel ou de sirop d’érable. La finale est sèche et astringente, boisée et épicée. Un des bons Macallan des dernières parutions.

Patrick 89%
Un superbe whisky tout en retenue, mais qui saura combler bien des palais! Nez : Parfum très léger, presque absent. Des fruits, des noix et un peu de sucre à du malt parvient à percer. Bouche : Oh, c’est ici que ça se passe! De beaux fruits mûrs, un peu de chêne et du sucre succulent. Finale : D’une belle longueur, fruitée et légèrement épicée.

Martin 86%
Nez: Malt séché, légère boucane, pommes, poires, vanille et fleurs. Un peu de caramel et de noix. Assez intéressant! Cassonade! Bouche: Texture décevante, insipide. Par contre de belles saveurs sont au rendez-vous. Vanille, orange, chocolat blanc, malt, épices et chêne. Fleurs blanches. Finale: Agréable, mais courte. Chêne épicé, vague impression de malt et de caramel qui ne reste pas trop longtemps. Pouet-pouet, sac à pouet… Équilibre: Un whisky vraiment pas mauvais, mais pour un whisky de 18 ans, un Macallan et son price tag, de surcroît, un grosse déception.

Macallan 15 ans Triple Cask

43% alc./vol.
Combination de European sherry seasoned casks, American sherry seasoned casks et American ex-bourbon casks.

André 83.5%
Poires, discrets raisins, vanille, sucre à glacer, agrumes avec une touche d’oranges, chocolat au lait. Pauvre texture en bouche, le sherry est distant, les notes astringentes et la touche de bois vert est désagréable. Café au lait, toffee ou crème brûlée, oranges, xérès frileux, raisins, agrumes, poivre, beaucoup de tannins du bois et une sécheresse puissante. Finale soulignée une tonne d’épices ainsi que sur la sécheresse et l’amertume du bois, tout comme l’amertume de passer à la caisse. La descente aux enfers de la distillerie se poursuit. Shame…

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais à ma grande surprise, j’ai préféré le 12 ans! Nez : Parfum sucré et légèrement fruité, tout en subtilité. Bouche : Du beau sucre, du jus de raisin légèrement épicé et une touche de parfum de rose. Finale :D’une longueur moyenne, marquée par la chaleur du chêne et de la rose.