Midleton Barry Crockett Legacy

46% alc./vol.
No 9195. Midleton vient de rajouter à son portefeuille son tout premier single pot still, sous le nom de son maître distillateur, Barry Crockett. Avec la création d’une appellation dédiée, cette cuvée de Midleton est devenu un Single Pot Still (tous les pure pot stills actuels proviennent d’une seule distillerie: on a donc décidé de mettre en valeur ce fait, de la même manière que les distilleries écossaises avec leurs les single malts et single grains).

Pour plus de trente ans, Barry Crockett occupait le poste de Maître Distillateur à la Distillerie de Midleton, tout comme son père auparavant, Mr. Max Crockett. Pour être plus précis, Barry Crockett est né, a grandi et vécu dans la maison du Maître Distillateur, à l’intérieur même de la distillerie, et ce jusqu’à sa retraite il y a deux ans. Le Barry Crockett Legacy est un assemblage d’une sélection par Barry lui-même de whiskeys d’alambics maturés dans des ex-fûts de Bourbon ainsi qu’une sélection de distillats de whiskeys d’alambics maturés, eux, dans des fûts de chêne vierge.

André 91%
Nez très challengeant, les odeurs demandent de l’attentions et beaucoup d’analyse; poires, bois de chêne toasté, oranges & mandarines, réglisse rouge et pelures de pommes recouvertes de toffee fondu. Le côté cireux singulier du Redbrest est aussi perceptible, les saveurs qui rappellent les pommes rouges cireuses trempées dans le toffee, saupoudrées d’épices, herbe verte mouillée, fût de chêne toasté, vanille t miel, poires pochées, cannelle, pear drop. Ce qui étonne c’est la finale étirée par les épices et les cœurs de pommes rouges, les nectarine (oranges ou mandarines), melon au miel que tranchent d’agréables notes de poivre noir broyé. Une belle création, la palette aromatique du whisky appelle à la recherche et à l’attention. J’adore les whiskies qui me forcent à creuser et décortiquer.

Patrick 92%
Un excellent whiskey, riche, succulent, complexe et bien équilibré, dont le seul problème est prix exorbitant. Nez : Appétissant parfum dominé par les céréales où semble se mélanger les arômes sucrés et huileux d’un bon pot still et boisés d’un superbe bourbon. Bouche : Oh que c’est bon! Des céréales sucrées, du bois frais et des épices craquantes, avec une touche de vanille pour marier le tout ensemble avec brio. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices et les notes boisées.

Tomatin 1995-2016 Oloroso Sherry

46% alc./vol.
1912 bouteilles

Patrick 93%
Un excellent whisky. Je vais avoir énormément de difficulté à résister à la tentation de briser mon cochon pour me payer une! Nez : Xérès très sucré, avec une bonne dose de chocolat au lait, une touche de chêne et quelques noix. Bouche : Xérès au chocolat (ça existe, ça?), tabac frais, fruits mûrs, chêne épicé et une touche de miel. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et le chêne.

Laphroaig 27 ans 1989-2017

41.7% alc./vol.
Maturation initiale en Refill Hogsheads, vatting et tranférés en First Fill ex-bourbon cask & Refill Quarter Cask.

André 79%
Je pleure ma vie, du Laphroaig Select à 1500$… Nez discret, avalanche de fruits tropicaux, citron, lime, une pincée de sel de mer, bon taux de sucre qui camoufle la tourbe, grosse vanille onctueuse, banana split, oranges & nectarines. Signature des vieux Laphroaig ou la tourbe est en retrait. Laisser le verre s’aérer donne encore plus la chance au whisky de s’arrondir mais j’avoues que les notes de salade de fruits sont vraiment invitantes. La catastrophe viendra de la texture de bouche qui est vraiment à chier, en fait, il n’y a aucune texture, ça goûte le whisky dilué et sans structure (j’ai l’image du Laphroaig Select). Même les saveurs sont délavées, comme une vieille photo des années 20 à l’image balayée par le temps. La seule bonne chose c’est que la tourbe est plus soulignée en bouche qu’au nez, les saveurs senties sont bien là mais sans passion mis à part un léger pétard mouillé de poivre et d’épices. Courte finale, tourbe fruitée et tropicale.

Patrick 77%
Plutôt décevant. À se demander pourquoi il a été embouteillé comme single malt… Probablement parce qu’il aurait ruiné le blend dans lequel on l’aurait introduit, et pour profiter des collectionneurs naïfs et des riches parvenus. Nez : Fruits tropicaux qui pourrissent à proximité d’un feu de camp sur la plage. Le tout, c’est avec une créosote. Bouche : Le créosote, puis le feu de camp, les fruits pourris, des piments chauds, du bois brûlé et enfin un sel de mer enveloppant. Finale : Longue et s’étire sur le sel et les fruits pourris.

Canadian Club 40 ans

45% alc./vol.

André 85%
Fruits rouges, rye, butterscotch et vanille, poivre concassé, cannelle, clou de girofle, vieille réglisse rouge éventée, cireux bizarre genre plastique du magasin Tigre Géant. Bizarrement le nez est dans l’ensemble un peu sec. La bouche a beaucoup de caractère mais aussi une douceur noble et rustique; mélange de caramel, d’épices qui rappellent le rye, de fruits rouges, de pruneaux et dattes séchées, les céréales séchées et épineuses, terre battue très sèche. La finale est sur le caramel et le butterscotch, le poivre noir et les éclisse de bois sec, les céréales et de bonnes épices. Soyons franc, ce whisky est un bon whisky Canadien, sans plus. Si vous vous attendez à une grosse complexité et une texture unique, bien… vous allez attendre longtemps. Mais bon, un whisky de 40 ans à 240$ lorsque l’on regarde le prix des single malts du même âge, fort à parier que c’est le seul whisky de cet âge vénérable que bien des amateurs pourront se payer. Coudonc, ça flash dans l’étalage à whisky mais pas dans la bouche.

Patrick 93%
Ce whisky rencontre toutes les attentes que je suis en droit d’avoir de la part d’un whisky de 40 ans! Superbement balancé et suave. Nez : Cassonade et fruits mûrs, épices, bois brûlé et une touche de vanille. Bouche : Boisée, fruitée et épicée avec une touche de poivre. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 87%
Nez: Touche de rye et de caramel écossais. Fruits en pâte, poivre, cassonade et bois. L’ensemble demeure doux et posé. Bouche: Caramel, fruits rouges, touche de rye, bois brûlé, cassonade. Raisins secs et vanille. Les épices nous accueillent vers la fin. Finale: Bien épicée au poivre noir. La texture s’efface tranquillement ici et nous laisse sur d’éphémères notes de bois, de grain et de vanille. Équilibre: Bien bon, et comme on dit, à ce prix ça risque d’être la bouteille la plus vénérable de bon nombre d’armoires à whisky. La question, c’est va t-on le boire?

Kim 85%
Nez : caramel foncé, crème brûlée, un soupçon de jus de raisin et d’épices douces en filigrane. Bouche : juteux et beaucoup plus fruité que je ne le pensais, il fait saliver. Le jus de raisin est encore là, couvrant un léger bois. Facile à boire, doux comme un câlin, mais ne « challenge » pas mes papilles.

Ardbeg Fèis Ìle 2009

54.6% alc./vol.
Cask #1190, Toasted Oak Hogshead, distilled 11/05/1998, bottled 10/12/2008, warehouse 91, 282 bottles.

André 93.5%
Bonbons menthol et eucalyptus, sirop d’érable un peu brûlé dans le fond de la pan de métal, tourbe chocolatée, confiture d’oranges, graisse de bacon à l’érable, tourbe terreuse, enbrums maritimes remplis de sel de mer. La bouche est généreuse, texture un peu effilée sur les épices; miel, sirop d’érable, oranges confites, bonbons casse-grippe, eucalyptus, cannelle, sel de mer, raisins séchés, fumée de tourbe un peu sale. Finale sur les grains de café torréfiés et le chocolat noir amer, la tourbe terreuse et maritime, les oranges nappées de miel et de sirop, la cannelle, caramel. Un Ardbeg savoureux et divin.

Patrick 92%
Un beau gros Ardbeg intense et savoureux comme je les adore! Je comprends que l’on ait décidé de faire une édition spéciale de ce fût! Nez : Impressionnant, un Ardbeg avec du succulent sucre de bonbons fruités, mais avec aussi une bonne dose de sa tourbe médicinale et de sel. Bouche : À la différence du parfum, très boisé, légèrement poivré, avec du charbon de bois, un peu de fruits sucrés, une bonne dose de sel et évidemment l’omniprésence de la tourbe. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe.

Gordon & MacPhail Glentauchers 1997-2016

43% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon whisky, offrant une intensité surprenante pour son taux d’alcool. Nez : Parfum d’orge sucré, avec de la vanille et une note subtile de chêne et de pomme verte. Bouche : Le chêne, des épices, quelques agrumes et de la cassonade brûlante. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et le bois épicé.

Gordon & MacPhail Speymalt from Macallan 2007-2016

43% alc./vol.

André 81%
Nez frais de fruits tropicaux et exotiques, petits fruits sauvages, cœur de pommes rouges, miel caramélisé, chocolat au lait. Ouverture de bouche sur les épices légèrement fébriles principalement la cannelle, mélange de fruits tropicaux, d’oranges, de pommes rouges, la réglisse et de salade de fruits. La texture est agréable, la force des épices compense un taux d’alcool légèerement bas mais l’ensemble est peut-être un peu trop influencé par les notes de bois vert. La finale est un peu sèche, bien épicée et sur des notes de chocolat au lait et aux noisettes, la pomme rouge roulée dans la cannelle.

Patrick 90%
J’ai goûté à ce whisky avec beaucoup d’appréhensions, mais je dois admettre être agréablement surpris! Tout de Macallan s’y retrouve, sauf le prix, qui est raisonnable!! J’en ai d’ailleurs acheté 2!! Nez : Caramel, fruits délicats, fleurs sucrées, vanille… Délicieux! Bouche : Des fruits chaleureux et sucrés, les épices du bois, du miel, de la banane, de la vanille subtile et une touche de Caramilk. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Gordon & MacPhail 21 ans « Raise your spirits »

40% alc./vol.
Embouteillage spécial pour le Festival des spiritueux de Fredericton au Nouveau-Brunswick « Raise your spirits »

Patrick 84%
L’un des whiskys les plus difficiles à analyser que j’ai jamais goûté! Un bon whisky, sans plus, mais tellement plaisant à analyser que je pense m’en acheter une bouteille! Bref, complexe et peu orthodoxe. Nez : Cassonade craquante, agrumes, beurre salé, pêches… Wow, difficile à analyser! Bouche : Bonbons à la pêche surette (merci Maggie), bananes vertes, épices du chêne, beurre salé. Finale : Un peu courte, marquée par le bois et le beurre salé.

Oban Distiller’s Edition 2001-2016

43% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whisky qui a bien profité de son vieillissement supplémentaire en fûts de Montilla Fino. Un classique dont j’apprécie chaque édition annuelle. Nez : Vineux, avec les notes d’orange typiques d’Oban. Le tout est complété par des notes de cuir et de céréales. Bouche : Les fruits mûrs et le cuir, puis du caramel, du bois, des épices et du poivre. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par le bois et une touche de chocolat noir aux fruits.

Lagavulin Distiller’s Edition 2001-2017 Pedro Ximenez Cask Finish

43% alc./vol.

André 91%
Wow… Un Lagavulin drapé de soie et d’étoffe presque prolétaire, un whisky riche, tant au niveau texture que des saveurs et arômes. L’approche est feutrée, presque féline, j’imagine un animal sauvage guettant sa proie au travers d’un mur d’arbres et d’herbe. Le nez est soyeux, duveteux, avalanche de fruits rouges, les cerises marasquin, le chocolat noir, le sel de mer bien iodé, la tourbe animale. La bouche est par contre un peu trop diluée même si les saveurs sont d’une intensité remarquable; dattes, prunes, fruits secs, cerises noires, tourbe phénolique et animale, les fraises et framboises, le gâteau Forêt Noire, cerises marasquin, oranges sanguines. Personnellement, la seule chose qui m’accroche c’est la texture qui est un peu molle et les saveurs semblent s’estomper rapidement si on s’attarde trop à décortiquer le whisky. Outre la tourbe qui offre une persistance étonnante, les autres saveurs sont volatiles et frivoles. Finale tourbée, avec un retour sur des relents maritimes dont le sel de mer en avant-plan. Une belle présentation, un peu trop maquillée pour se faire belle et attrayante pour le grand public, mais certainement une valeur certaine lors de vos prochains achats.

Patrick 95%
J’aime, j’aime, j’aime… J’adore. La recette du whisky parfait: Tourbe et xérès. Et hop! Une bouteille de plus dans le panier! Nez : Aaaaargh… Lagavulin Distillers Edition. Je pourrais arrêter mon évaluation ici! Fruits rouges, caramel, fumée de tourbe, iode… En fait, quelques biscuits salés. Bouche : D’abord sucré et fruité, puis rapidement enveloppé par un nuage de fumée et d’épices. Puis, un peu de chocolat noir, toujours enveloppé par la fumée. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices, de la fumée et une touche de chêne.

Martin 94%
Nez: Tourbe affirmée mais douce, bois de chêne, fruits des champs. Le tout est très discret, tout en sachant ne montrer que l’essentiel. Cuir et vanille. On sent ici que l’on doit prendre son temps. Sel marin et palette de chocolat Laura Secord. Bouche: Fruits, vanille, raisins, cannelle et cassonade dès le départ, pour ensuite laisser briller tourbe végétale et bois sec. Touche de sherry bien sentie. Renversant. Finale: Longue, sur une intensité un peu faible à mon avis, mais qui transporte des saveurs telles que tourbe boisée, cerise noire, sherry goulu et poivre noir. Orange et chocolat. Équilibre: Un must buy. Cette édition est grandiose, tous les atouts du malt signature de la distillerie, enveloppés d’un voile doux et fruité qui saura attirer ceux qui habituellement fuient la tourbe, tout en séduisant les purs et durs.