Basil Hayden’s Caribbean Reserve Rye

40% alc./vol.
Un Kentucky Straight Rye Whiskey de 8 ans, assemblé avec un Canadian Rye Whisky de 4 ans, le tout affiné avec du Black Strap Rum.

André 77%
Grosse notes de mélasse er de cassonnade, de rye aux accents de réglisse rouge fraiche, pommes caramel, raisins secs, caramel surchauffé et de fruits sauvages. Le nez est très bizarre et définitivement singulier. Ça se gâte en bouche. La texture est moche et sans aucune aucune structure, sans support pour les flaveurs et on a l’impression de goûter de l’eau parfumée de diverses saveurs. Grosse mélasse chaude, pets de sœurs, raisins secs, céréales de seigle terreux et un peux heureux aux accents verdâtres, réglisse. Aucune aspect huileux ou gras, le tout est dilué et flat et les saveurs sont ingérées aussi vite que l’alcool lui-même. Finale expéditive, le rye est ressenti mais effacé par les notes de mélasse et de cassonnade. Rétro-olfaction de fruits roulés dans la terre mouillée, gingembre essoufflé.

Patrick 79%
Un whiskey (whisky?) très original qui, en fait, ne goûte pratiquement pas le whisky… Ni vraiment le rhum en fait! Pour ceux qui recherchent quelque chose de différent. Nez : Parfum extrêmement sucré et dominé par la mélasse, le tout complété par une touche subtile de fruits. Bouche : De belles épices, de la mélasse, des fruits discrets et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, épicée avec une bonne dose de mélasse.

Martin 76%
Nez: Du jamais vu, ou senti? Et je ne peux me prononcer si c’est une bonne chose. En tout cas c’est pas mal unique en son genre. Mélasse, vanille, bois et… céleri? Comme dit Pat, on cherche le rhum, on cherche le whisky, et en fait on ne trouve pas grand-chose. Bouche: Encore mélasse en premier, suive d’un mélange de fruits, de vanille et de bois, pour finir avec un retour dans la mélasse. Finale: Épices, bois, vanille et, bien sûr, mélasse. Équilibre: Dans le genre funky, je préfère quelque chose comme le Wiser’s Hopped. Dans la catégorie originalité, bravo. Dans la catégorie réussite, c’est à côté de la plaque.

AnCnoc 13 ans 2006-2019 (échantillon)

69.3% alc./vol.
Sample from Cask #46, Peated Third Fill Sherry Cask, Distilled 2006, Bottled 14/03/2019.

André 82%
Impressive… 69.3%! Tourbe terreuse avec des accents de bois virgin oak, touche de vieux zérès essoufflé, huile industrielle, presque médical aussi. Vieilles cerises séchées, terre mouillée, huile à moteur souillée, poires, céréales séchées. La bouche dévoile le puissant taux d’alcool et je dois avouer que la première gorgée fesse dans l’dash. Au départ, la tourbe terreuse arrive en trombe et monopolise la bouche en grande partie, l’alcool aidant il est difficile de discerner les autres saveurs. Une deuxième gorgée s’impose… On confirme la tourbe terreuse, la trace de sherry et de fruits secs, anis, huile souillée, poires, un trait d’agrumes aussi. L’effet de l’alcool se fait sentir sur la langue qui devient engourdie par le taux d’alcool. C’est hyper rare que je fait ça mais j’y vais avec un peu d’eau et laisse reposer un bon 90 minutes. Même sensation un peu franche et vive. Finale de camphre citronné et de cendre refroidie d’un feu fais sur la terre humide.

Patrick 91%
Gros. Gigantesque en fait. Un whisky coup de poing et j’en redemande! Nez : Superbe fumée de tourbe, avec de discrètes notes de céréales, de la vanille et des agrumes. Bouche : De la grosse fumée de tourbe huileuse, du chêne brûlé, de la vanille, des épices et du caramel. Finale : D’une longueur interminable et vraiment agréable.

Balcones True Blue 100 Proof

50% alc./vol.
Pot Distilled Straight Corn Whisky – Batch TB?018-2 – 11//6/18

Patrick 93%
Excellent, intense et original, le genre de whisky qui me motive à continuer à goûter des centaines de nouveautés par année. Wow. Nez : Riche parfum sucré de pommes au caramel, de cannelle, de cassonade et de biscuits au maïs. Bouche : Toujours les pommes au caramel, de la cannelle, du maïs et du bois brûlé. Intense et savoureux. Finale : D’une belle longueur, sucrée et boisée.

Martin 86%
Nez: Assez puissant, monté sur des notes de vanille, de toffee, de raisins et de maïs sucré. Un petit chêne brûlé couronne le tout. Bouche: Texture moyennement sirupeuse, raisins et céréales, épices puissantes, dont cannelle. Chêne carbonisé et vanille crémeuse. Quand même solide. Finale: Un feu roulant de cannelle, de fruits rouges, de vanille et de bois. Très peu de fumée. On reste sur les épices boisées un bon bout. Équilibre: Très agréable, quoiqu’on jurerait, tel ses autres expressions, que ce True Blue soit au-delà des 50% d’alcool.

Myriad View Strait Canadian Whisky

43% alc./vol.
Le penchant canadien du Strait Lighning?

Patrick 70%
Je ne comprendrai jamais la logique commerciale de mettre un tel produit sur le marché, à moins qu’on le vende 20$ pour 1,14L… Bref, pour l’effet ou les cocktails. Ceci étant dit, je prends du jus pas mal meilleur que ça pour mes cocktails, et ça fait une grosse différence. Nez : Mélange de vodka et de new make. Ou plutôt, de vodka manquée. Bouche : New make sucré, genre sucre blanc sans personnalité, mais avec tout de même une subtile note fruitée… Finale : La note fruitée s’étire au niveau de la finale, ce qui lui fait gagner quelques points.

Martin 65%
Nez: Quelques vagues notes canadiennes, comme fruits rouges, bois et caramel. Mais encore, on sent un peu de maïs et d’épices. Assez diffus comme nez somme toute. Bouche: Texture plutôt fade, notes de mélasse d’un new make de scotch, accompagné d’un peu de bois et de beaucoup d’épices. Touche de rye? Je ne saurais en être sur. On dirait que dans cette vague de sucre, on essaie de se trouver une identité. Finale: Chaude et poivrée, mis à part un vent de sucre en poudre et de bois, l’assiette qu’on nous offre est plutôt dénudée. Ouin. Équilibre: Je ne sais pas à quoi pensent les gens de Myriad View, soit on torche les gens au lance-flammes avec du whisky à 75% d’alcool, soit on nous passe un produit maladroit et presque insipide en nous faisant croire que la versatilité du whisky canadien nous fait tout lui pardonner, mais là j’ai l’impression qu’on me prend pour une valise. Poisson d’avril? Not so much…

Bunnahabhain 11 ans 2007 French Brandy Finish

52.5% alc./vol.
Maturation initiale de 8 et demie et affinage de 2 année et demie en Ex-French Brandy Butts.

André 87%
Noix grillées, raisins secs, pelures de pommes, fruits secs, dattes, oranges et caramel. La bouche est costaude, saveurs de chocolat noir amer fondu nappant des fruits séchés et des raisins secs, des dattes, mélange de gingembre et de cannelle suivie d’une bonne part de caramel fondu. La texture est finement aiguisée et cendreuse, très poivrée aussi. En background, on a encore des souvenirs de tourbe terreuse discrète qui se mélange aux saveurs de fruits diverses. La finale est poivrée et épicée, longue et soutenue.

Patrick 91%
Un superbe Bunnahabhain, avec tout ce qu’on peut attendre d’un « brandy finish ». J’adore, wow ! Nez : Sucré, plein de fruits, avec du chocolat et une touche de sel très subtile. Wow, appétissant ! Bouche : Très sucré, très fruité, avec une bonne dose de chocolat et une touche boisée. Le tout porté par une belle texture huileuse. Bonus, on ne sent pas la force de l’alcool. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chocolat et les fruits.

Gaelic Whisky Cùl na Creagan 12 ans

43% alc./vol.
Blended scotch produit par la maison Praban na Linne, embouteillé spécialement pour The Opinion Society Canada.

André 82%
Nez de fumée très douce caramélisée, réglisse rouge, tarte aux pommes, pelures de pommes rouges, céréales Sugar Crisp. Simple en bouche mais la texture est intéressante. Épices plus importantes aussi dont la cannelle et l’anis, belle fumée de tourbe pas trop prononcée, poivre et pommes caramel. Finale de fumée sèche et poivrée. Bon blend de semaine à mi-chemin entre les Highlands et Islay.

Lagavulin 11 ans Offerman Edition

46% alc./vol.

André 88%
Quelle belle façon de présenter un whisky si affirmé. Bananes, poires, pommes vertes. Ça sent les bonbons en forme de bananes jaunes presque oranges que l’on retrouve encore dans certaines confiseries. On oscille aussi entre les saveurs de fruits tropicaux, les agrumes, l’ananas, le citron et les saveurs plus maritimes et nordiques avec du sel de mer et des algues marines séchées sur les galets. Un taux d’alcool de cette intensité permet de détecter les nuances de saveurs très facilement et on a aussi réussi à gerder une texture bien huileuse et amoureuse bien agréable duquel s’échappe des notes tourbées médicinales domestiquées. Saveurs primaires de bananes et d’ananas, de sel de mer, d’herbe verte mouillée et de fumée de tourbe. Les notes de sherry nous manquent un peu tout de même. Finale moyenne en longueur, tourbée, phénolique et médicinale mais aussi avec un bon taux de sucre de fruits.

Patrick 89%
Un superbe whisky, comme je m’attendais venant de Lagavulin. Intense et savoureux, il n’a pas la finesse du 16 ans, mais ça demeure très bon. Nez : Fumée de tourbe intense, pleine de suie et avec une touche de sel – le tout fait penser aux cendres fumantes d’un feu de camp sur le bord de la mer. Bouche : Tel que senti au nez, c’est de la belle fumée de tourbe pleine de suie et de sel, avec aussi de belles épices. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée huileuse.

Martin 90%
Nez: La tundra et le sel marin propres à Lagavulin sont au rendez-vous. Tourbe végétale et pommes, fruits tropicaux au loin, vin chaud, bois et épices au pied du mur. Bouche: Explosion de fruits tropicaux et de cassonade, touche de poivre et de bois, fruits rouges et sucre blanc, ça démarre en trombe. Pointe de chocolat blanc sur une texture à laquelle je veux revenir. Finale: Longue, chaude et poivrée, comme un scotch de ce degré devrait l’être. Chêne, sherry, noix, vanille et sel marin. Sans oublier cette belle fumée de tourbe. Équilibre: Au début je croyais que ceci ne serait qu’un coup de marketing à la Game of Thrones, mais en ayant dans la collabo un amoureux de Lagavulin tel que Nick Offerman, fucking Ron Swanson, pas question de « Bend the Knee »…

Balblair 18 ans

46% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon cask et affinage en First Fill Spanish Sherry Butts.

André 87%
On ne peut nier la similitude entre la version 15 et 18 ans, mais avec un apport de saveurs découlant du sherry cask plus présentes dans le 18 ans mais tout en demeurant très équilibré. On retrouve donc au nez des savoureuses notes de fruits séchés, cerises, réglisses rouges, d’abricots et de chocolat noir et ce même mélange de miel d’abricots et de sirop de poires plus en background. J’ai encore l’image des gummy bears également. La bouche est bien texturée, plusieurs layers de fruits retrouvés au nez (oranges, cerises, abrcots, raisins secs, poires) nappés d’épices soutenues et persistantes. Finale à saveurs de cannelle et de fruits rouges, moyenne en longueur. Personnellement, je préfère l’édition de 15 ans à celle-ci.

Patrick 91%
J’ai dégusté ce whisky lors d’un festival de whisky, et habituellement, dans ces circonstances, je ne finis jamais mes verres car il y a trop de whiskys à goûter. Ici, j’ai fini mon verre, et j’ai eu envie d’en demander plus, plus, plus! Nez : Un parfum de gâteau aux fruits avec du fudge et une touche de vanille. Bouche : De beaux fruits mûrs, en fait du gâteau aux fruits, du bois brûlé, de belles épices… Un mélange complexe de fruits, d’intensité, de sucre, de profondeur et d’épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et les épices.

Martin 90%
Nez: Poires mijotées, caramel salé, vanille et bois brûlé. Chocolat et vanille à la fois. Réglisse, cannelle et raisins secs. Solide. Bouche: Pêches et miel, vanille, crème, chêne et caramel salé. Les fûts se marient superbement bien avec l’âge. Raisins et oranges. Finale: Longueur agréable, chaleur intéressante. Raisins secs, miel et caramel. Vanille et chêne. Une vague de fruits rouges arrive vers la fin. Équilibre: On a fini par se rendre là. Le malt de base de Balblair en est un de qualité. Quand on se donne la peine de le vieillir convenablement on a droit à de vraiment bons whiskys. À quand les Single Casks ?!

Balblair 12 ans

46% alc./vol.

André 81%
Au nez, les pommes vertes, miel, vanille, cosses d’oranges et poires. Une touche de citron aussi Un peu simpliste comme présentation, pas beaucoup de profondeur et de nuances. La bouche est un peu disparate au niveau saveurs; mélange de pommes vertes, oranges et poires, puis du miel poivré et épicé, drink au citron sucré, bois séché, ananas. L’alcool est puissant aussi, élevé par les notes de bois verdâtre et séché à la fois. Au gorgées subséquentes, bonnes notes de grain séché roulé dans le miel puis aromatisé au citron, les pelures de bananes, l’ananas. Finale puissante, l’alcool est un peu trop ressenti, beaucoup d’épices et d’astringence. Bizarre pour un whisky si jeune d’être autant influencé par les notes de bois verdâtre. Cela mérite peut-être plus de vieillissement. Cela n’a définitivement pas la finesse que l’on connaissait des anciens embouteillages.

Patrick 85%
Un whisky rafraîchissant, mais je m’attendais à plus de profondeur de Balblair, quelque chose de plus unique. Enfin. C’est quand même bon. Nez : Pommes vertes, agrumes et orge sucrée. Bouche : Le bois sec et ses épices, des oranges, des pommes vertes et du sucre blanc. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et la pomme verte.

Martin 84.5%
Nez: Mielleux et floral, avec une profondeur que le vintage 2005 du même âge représente moins. Pommes vertes et eau de rose, sucre en poudre et raisins blancs, planche de chêne qui baigne dans le sirop d’une salade de fruits. Bouche: Vanille et chêne, sucre d’orge et pommes, fruits tropicaux et épices. Solide pour leur nouvelle entrée de gamme. Finale: Poivrée et boisée, légère amertume minérale, raisins verts, pêches et poivre rose. Léger cuir fumé. Équilibre: Une expression d’entrée de gamme qui se défend bien, encore une fois je n’ai que de hauts espoirs pour le reste de cette gamme.

Ancnoc Peat Sherry Limited Edition 125th Anniversary

46% alc./vol.
AnCnoc Peat est un voyage au cœur des tourbières du Banffshire, situées à la frontière entre l’Est du Speyside et les Highlands. Vieilli en fûts de chêne américain ex-bourbon puis en fûts de Sherry espagnol, tourbé à 40ppm. Cette édition limitée, crée à l’occasion du 125ème anniversaire de la distillerie Knockdhu, rend hommage à son fondateur, John Morrison. Installée dans l’ombre de la mystérieuse colline « Black Hill » depuis sa création en 1894, Knockdhu est l’une des plus charmantes distilleries des Highlands écossais. Édition limitée de 3000 bouteilles.

André 86%
Le nez a besoin de temps pour s’équilibrer. Les notes de xérès donnent une bizarre d’impression au départ lorsque mélangées à de la tourbe terreuse mouillée. Grosses notes de fruits secs et de chococolat noir amer, terre humide, xérès aux cerises noires, raisins secs, cœurs de pommes, cannelle. Texture diffuse et qui manque d’amour. Bien que présente, la tourbe est diffuse et noyée dans les notes de fruits secs très bold, de raisins et de prunes, d’ananas, de terre grasse noire chocolatée, le poisson fumé, le caramel surchauffé, les cosses d’oranges et le poivre broyé. Finale camphée, parsemée de fruits rouges et d’accents terreux.

Patrick 91%
Pas le temps d’écrire ce que j’en pense, je courre m’en acheter trois bouteilles! Nez : Une délicieuse fumée de tourbé fruitée, avec des notes de caramel et de vanille. Bouche : De la fumée de tourbe, du sel, des fruits, un peu de caramel… Tout y est! Finale : D’une superbe longueur, savoureuse, fumée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Xérès et tourbe. Céréales séchées, bois et raisins rouges. Dattes, fumée et léger cuir. Chocolat noir et cerises. Quand même un bon melting pot. Bouche: Raisins juteux, chêne, cannelle et gingembre. Pommes bien rouges, cacao et cuirette. Finale: Assez chaude et puissante, malgré une texture qui tombe un peu à plate. Les arômes et saveurs semblent plus vouloir se battre que collaborer. Équilibre: Sherry et tourbe qui dansent ensemble. Mais quand on sait plus ou moins danser, ça risque plus ou moins faire un match du tonnerre. J’ai vu de meilleures tentatives que ça, mais bon, c’est pas mauvais. C’est juste dommage que cette édition anniversaire fasse un peu patate.