Gordon & MacPhail Glen Grant 1968

40% alc./vol.

André 85%
Party time comme dans le Sud! Citron lime. Très liquide et vraiment frais. Wave très longue, aftertaste qui s’étire et demeure longtemps en bouche. Super frais! Peut-être des poires en finale. Un scotch généreux, qui reste longtemps en bouche. Surprenant de la part d’un whisky si liquide. Ceci dit, de boire un scotch distillé en 1968 est une expérience en soi.

RV 84%
Marshmallow peaty. Sables orangé du Oban. Oranges. Entrée sophistiquée en bouche et bonne finale longue à plusieurs vagues successives. Arrivée gâteau mais long à développer, finale par contre forte en alcool et vanille trop forte, mais un aftertaste retour sur les bananes qui corrige le tout. Une cousine plus âgée à laquelle jaser n’est pas une corvée mais qu’on n’appelle pas souvent.

Patrick 90%
Agrumes. Oranges… Herbeux, huileux, trèfle. Wow! Évolue pendant plusieurs minutes dans la bouche, ce qui est selon moi la définition d’un excellent whisky… J’aurais aimé le voir à 50% d’alcool…

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Glen Elgin 1996

46% alc./vol.

André 83.5%
Citron et vanille, le tout tapissé d’épices. Belle texture à l’arrivée, même si c’est un peu dépouillé comme éventail de saveurs. Celles-ci apparaissent progressivement en bouche; bois sec, vanille, beaucoup de citron, puis arrivée inattendue d’épices qui dominent la finale, étonnamment longue d’ailleurs. Kick d’eucalyptus et de bonbons Certs, un peu d’Acidité aussi. Étonnant mais pas nécessairement dans ma palette de goûts.

RV 88.5%
Whisky aux fruits? Fruits au whisky. Au nez la cerise est fraîche, l’amalgame de la cerise et du grain est intéressant, est au aussi accompagné de yogourt. Même douceur en gorge ou le yogourt grec à la vanille précède le grain qui paraît un peu aigre tellement le reste de l’ensemble est sucré. Un certain nombre des whiskies sont fruités, mais chez celui-ci, je me demande presque si c’est aromatisé. Manque un peu de versatilité mais pour génial pour les soirées où un Islay semble un peu trop agressif.

Patrick 85%
Parfum de miel épicé, baignant dans la cire de chandelle. Petite touche de fruits. En bouche, d’bord les épices, puis la vanille et enfin le fruit du vin de xérès. Notes de chêne brûlé. La finale offre une belle longueur, s’étirant sur la chaleur du xérès. Bien équilibré ,je lui donne aussi des points pour l’avoir embouteillé a un taux d’alcool qui devrait être le minimum légal selon moi!

Glen Elgin 16 ans

58.5% alc./vol.

André 88.5%
Gros sherry et oranges, fruits secs, pommes rouges, raisins, pâte de fruits, abricot séchés, prunes, chocolat noir, poires. Rarement on aura vu un Glen Elgin dénaturé par rapport à la présentation traditionnelle. J’adore ce nez goulu et généreux, très intense. La texture en bouche est pleine et dodue, parsemée de belles épices, belles notes de chocolat immédiatement au nez puis se développant sur la cannelle, le gingembre et les épices poivrées. Les autres saveurs sont celles humées; oranges, raisins, cerises, abricot, poires. On ressent bien le taux d’alcool mais l’Intensité du sherry le camoufle bien et rend l’expérience très agréable. La finale est sur les fruits secs, les épices et le poivre. Un whisky intense et entier, peut-être un peu trop épicé par contre.

Patrick 88%
Un très bon whisky d’une distillerie trop discrète. Riche, complexe, savoureux et très bien construit. Un whisky parfait pour le samedi soir, au coin du feu. Nez : Parfum étonnamment léger pour un tel taux d’alcool. J’y retrouve des notes de xérès sucré au premier plan, du bois épicé et une touche chocolatée subtile. Bouche : Chaleureux xérès, chocolat noir et un peu de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et chocolatée.

Martin 89%
Nez: Le vieux sherry poussiéreux saute aux narines d’entrée de jeu. Fruits secs, raisins, pruneaux et tabac séché. Poudre de cacao, pelure d’orange. Évoque un certain âge et une certaine tradition. Bouche: Fruits rouges et chocolat noir, orange, caramel, raisins secs, planche de chêne. Le poivre et la cannelle virevoltent et menacent de tout emporter avec eux. Finale: Plus posée que le début de l’expérience, la finale est portée par la texture et les épices. Le goût de xérès est très présent, soutenu par la force de l’alcool. Fruits secs, caramel et orange. Tabac sec. Équilibre: Un beau dram, bien élégant et riche. Un autre qu’on ne trouve plus…

RV 87.5%
Méga caramel peut-être, probablement, vraiment, assurément pas subtil. Mais rien d’autre. En bouche, c’est la pomme dans le caramel qui s’installe et l’alcool attaque subitement en … Adoi! Très liquide, un peu crasseuse, une belle surprise violente après le nez ennuyant. Pour une Speyside qui semblait inoffensive, c’est une facette cachée peut-être dispendieuse mais que j’apprécie beaucoup.

Glen Elgin 12 ans

43% alc./vol.
Speyside 1900.

André 83%
Voici un parfait whisky pour chaud après-midi d’été. Frais au nez, agrumes et citrons, peppermint éventé puis oranges. Texture – malheureusement – ordinaire, un peu pétillante en bouche, sucrée et bien agréable. Belle finale, accentuée par le toffee, caramel. Très agréable et sans trop de prétention.

RV 82%
Beurre et fleurs très doux comme du lilas pas encore éclos, le nez laisse présager une suite très douce. En effet, ça se poursuit sur la langue, mais un léger goût d’œufs à la coq suivit d’épices vient agrémenter les saveurs. La finale manque de caractère sans être désagréable. Une bouteille passe-partout qu’il vaut mieux ne pas laisser traîner, car sans être grandiose un froid soir de novembre elle pourrait descendre rapidement.

Patrick 80%
Feuillu. Pas de personnalité. Ouin. En bouche, en plus du coté feuillu, une légère touche de fruits qui lui fait gagner quelques points. Une pincée d’agrumes en se dirigeant vers la finale qui lui offre une belle dimension supplémentaire. La finale est sèche, s’étire moyennement. En fait, en oubliant le nez, il offre tout de même une belle diversité, mais il lui manque toutefois une certaine profondeur. Agréable à boire, mais pas au point que j’en redemande…

Gordon & MacPhail Glenburgie 10 ans

40% alc./vol.

André 80.5%
Fruité et liquoreux, chlorophylle et citron. La bouche offre des arômes de canne à sucre et de raisins tandis que les céréales prennent le relais en fin de bouche accompagné par des écales de noix. Ce qu’il gagne en diversité et en saveur au nez, il le perd en texture et en présence en bouche où il demeure diffus et très évasif. La finale manque définitivement de raffinement et de distinction.

Patrick 82%
Au nez, usine de plastique (ou du moins ce que j’imagine que ca doit sentir). En bouche, orge, vin un peu astringent, avec une touche de sel qui lui donne une dimension et des points supplémentaires! Un Speyside légèrement au dessus de la moyenne, qui ne mérite ni un détour pour aller le chercher, ni un détour pour l’éviter. Le prix très raisonnable vous permettra de découvrir à peu de frais une distillerie bien cachée.

Martin 79%
Nez: Un peu de cerise artificielle saute au nez, presque un sirop pour la toux. Sucre d’orge, un peu de foin, un peu de bois et un peu de caramel diffus. Bouche: Texture un brin fade, notes de vanille, de sucre, de poivre noir et de planche de chêne. Fruits rouges et astringence du xérès. Finale: Courte et fade avec les saveurs susmentionnées bonifiées d’un léger vent de cuir tourbé. Rien d’extraordinaire malheureusement. Équilibre: Manque de punch, les saveurs ne sont soit pas assez affirmées ou pas assez en harmonie. Bien décevant que ce dram.

RV 82%
Plastique de blocs Construx et épices à steak diverses, le tout avec un peu de souffre d’allumettes. Plus vineux en bouches avec sa finale intéressante qui légèrement tourbée et salée, presqu’à la Bowmore. Un peu plus que convenable, sans quand même être révolutionnaire.

Duncan Taylor Glenallachie NC2 13 ans 1995

46% alc./vol.

André 82%
Floral et herbeux, paille un peu brûlée. Biscuits aux citron des restaurants asiatique. Fruits verts non mûris, crème de vanille en bouche. L’alcool est plus puissant en finale qui est d’ailleurs très ordinaire. Mais il se reprend en rétro-olfaction avec un bon retour sur les grains de céréales verts. Mérite peut-être pas son surnom de Glenallashit mais n’apportera rien de significatif à votre découverte des single malts.

RV 82%
Grain tranquille, prédominé de malt. Belle montée et douce vague sans cesse montante avec une bonne amplitude mais un manque de vitesse en bouche. Par contre, même si l’aftertaste se fait attendre, c’est vraiment point son point fort. Mais ça reste tout de même dans la gamme des whiskies sans nom que j’ai tendance à oublier.

Patrick 83%
Blé mouillé et agrumes au nez. Au goût, ce whisky qui semblait discret explose en saveur : citron, orange, fraises, bleuets et une touche de vin blanc. Finale intense mais courte de céréales mouillées et d’agrumes.

Murray McDavid Dufftown 10 ans 1997

46% alc./vol.
Fûts de Bourbon Ridge Zinfandel, limité à 3000 bouteilles.

André 76%
Nez très fruité – framboises, raisins secs, accompagnés d’une larme d’épice. L’arrivée en bouche est très sucrée, rafraichissante et puis… plus rien ! Coït interrompu. Une timide rétro-olfaction d’agrumes and that’s it… Comment peut-on décider de commercialiser un embouteillage tel que celui-ci ? Est-ce parce que c’est le mieux qu’on avait à tirer d’une distillerie si ordinaire?

RV 76%
Vineux du Bowmore Claret mais avec un fond de tourbe qui essaie (mais ne réussit) à sauver la mise. L’alcool est plus animé au nez mais tombe de haut sur la finale. Plutôt agrume avec une bouche qui n’est pas mon genre; chaque chaudron a sa guenille, mais c’est loin d’être la mienne.

Patrick 72%
Est-ce du vin fini dans un fut de whisky? La touche épicée me rappel plutôt un Syrah. Au goût, ouch… Soufre, savon et métal en fusion. Vraiment décevant après un tel nez. Un mauvais fût qu’on aurait du débiter et passer au foyer. Jim devait être en vacances cette journée là!

Connoisseurs Choice Gordon and MacPhail Dufftown 1999

43% alc./vol.

RV 82.5%
Bon petit gâteau, mais davantage p’tit gâteau Vachon que celui d’un fin pâtissier. La dégustation de ce malt débute par l’image que je me fais de l’image d’un scotch de revendeur: doux malt sucré légèrement fleuri, sauf qu’en respirant de la guimauve monte. L’arrivee est en herbe sucrée, en groseille et pruneaux et la finale est en fumée et en pâte à modeler. Un peu industriel comme friandise, mais vraiment pas si mal fait que ça.

Patrick 82%
Au nez céréales légères. En bouche, céréales avec touche de fruits. La finale est relativement courte. Bien balancé, mais sans grande personnalité.

Old Malt Cask Dufftown 28 ans

50% alc./vol.

RV 86%
Le whisky officiel de la poule à Colin. Vin sucré mais peu de bois à l’olfactive pour un malt de cet âge. En bouche, moelleux de céréales trempées dans le lait 3% qui deviennent de plus en plus sucrées, à la limite du sucre à la crème et la confiture de bleuets. En finale, le bois enfin retentit de manière subite mais aussi longuement, ce scotch est bien conçu quoiqu’un peu bizarre, donc peut-être un peu moins « whisky tout azimut bon pour tous ». Un vrai rigodon de vieilles cuillers pour accompagner le sucre et le bois de la cabane à sucre.

Patrick 80%
Parfum de céréales juteuses. En bouche, le bois s’affirme, toujours marqué par les céréales humides et sucrées. Toutefois ,une petite note de soufre vient un peu gâcher le tout. La finale n’est pas si longue compte tenu de l’âge du whisky. Décevant.

Cragganmore Distiller’s Edition 1992

40% alc./vol.

André 85%
Vanille à l’arrivée, une pointe de feuilles de menthe de Mojito. En bouche, lin et poche de jute. Mais le tout manque royalement de structure en bouche. En finale; léger épicé appuyé par l’alcool mais malheureusement trop courte.

RV 85%
Ce que ça cause au cerveau de sniffer du chlore? Caramel et vanille avec de traces de toile de piscine qui a passée l’hiver dans le cabanon et qui a séché. En début de wave, un sucré intéressant se présente, transige vers les serviettes de bain encore accrochées au printemps et conclut vers de la vanille mêlée à de la poudre à pâte. Plus bizarre que bon, mais la finale piquante assez longue est originale.