Glendronach 12 ans Double Cask

40% alc./vol.
Glendronach est un single malt à double maturation. Après avoir vieilli 12 ans dans des ex-fûts de sherry, le whisky est transféré dans des fûts en chêne américain.

André 83%
Après une pause de 6 ans, où cette distillerie attendait un nouvel acquéreur, cette nouvelle version, est vieillie 12 ans dans un fût de sherry et par la suite transférée dans un fût de chêne américain. Orange, fruits confits et sherry !!! La finale, où le chêne se montre plus avidement, est intéressante. Une réelle amélioration sur l’ancienne version de 15 ans d’âge qui manquait réellement de subtilité. On sens ici l’envie de revenir à quelque chose de plus peaufiné, avec plus de subtilité. Souhaitons que la transformation que les nouveaux propriétaires (les mêmes que la distillerie BenRiach) redonneront à ce single malt la place qui lui revient vraiment.

RV 80%
Un whisky qu’on ne garde pas en bouche. Mauvais irish, comment fait-on pour faire de l’orge vraiment ennuyante? Comme ca. En espérant qu’il va évoluer au nez, des œufs pourris similaires au Balblair, ce dernier devient insipide, long et vide jusqu’en bouche. La finale réajuste le tir avec du caramel à la Glenrothes et Glen Garioch, de bonne longueur, mais trop peu trop tard: un whisky qu’on garde pas en cave non plus.

Patrick 84% Blood orange et fumée. Malt et fruits. Très bon! C’est un whisky qui gagnerait à être plus connu. Très « Speyside », mais quand même unique. Simple, léger et riche à la fois, exactement ce que l’amateur de single malt recherche. Idéal autant en entrée qu’auprès du feu en fin de soirée.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Glen Spey 1995

43% alc./vol.
Distillé en octobre 1995 et embouteillé en août 2011 à partir de hogheads américains usagés.

André 81%
Pommes avec feuilles encore accrochées dessus, fond d’herbe, grain sucré. Ce sont plus les fleurs fanées qui s’affichent en bouche, s’accompagnant de la même touche herbeuse du nez mais en plus prononcé, le tout livré avec un nez changeant de crème soda, bien sucré. On dirait qu’il y a aussi une pointe de sherry en sourdine. La finale est tranquille, une lente descente en planeur dans les champs de céréales.

RV 75%
Mon nouveau standard de BAS (boring & Anonymous Speysider). Au niveau du sol, le malt a un nez très poussiéreux avec un peu de grain chimique, bref que des choses au mieux inoffensives. Au goût, facile: la même chose avec un peu d’herbe pris en dessous de la tondeuse. La finale? Facile encore: même chose, version plus longue. Ces bons vieux BAS se suivent et se ressemble malheureusement un peu trop souvent.

Patrick 85%
Je suis d’accord avec mes 2 collègues : pommes, feuilles, grain et poussière! En bouche, une belle impression de chaleur provenant d’épices caramélisées, avec un peu de fruits mûrs. La finale, qui réussit à bien conserver l’effet de chaleur, offre une belle longueur intéressante. Un bon whisky bien équilibré et plutôt agréable à boire

Glen Ord 30 ans

58.7% alc./vol.
Distillé en 1975, édition limitée à 6000 bouteilles. Les fûts employés pour le vieillissement sont américains, de 2e et 3e remplissage.

André 90.5%
Un des plus beau nez que j’ai senti à cette date. Quelque chose à la fois de singulier et très raffiné. Très fruité – abricots, tangerines, pamplemousse, enrobé d’une ceinture florale – et suivi d’un voile cendreux. Le nez est meilleur que la bouche, où celui-ci apparait plus posé, très doux et sensuel. En bouche, les fruits sont plus du type fruits séchés dans un contenant de bois naviguant sur une finale très longue et tellement équilibrée. Wow.

RV 92.5%
Un chef-d’œuvre d’ébénisterie. Dès qu’on le sent, on sait qu’on a à faire avec quelque chose de très élaboré et de distingué. Le bois se décline en plusieurs textures et saveurs, du caramel au chêne aux tanins. En bouche, toujours le bois, avec une petite touche de fruité. La finale commence avec la chaleur de l’alcool, puis le bois à peine fumé. L’aftertaste est un peu moins glorieux, heureusement pour les autres whiskies de mon top 5. Exactement mon genre, avec de l’expérience et de la surprise.

Patrick 83%
Nez extrêmement désagréable. Donne le goût d’aller voir ailleurs. Eurk. Au goût par contre, on sent une chaleur agréable marquée par les saveurs de fleurs, d’épices, de laurier de tabac et de café. Le tout est original et très bien équilibré. Si ce n’était du nez, ce whisky pourrait aller chercher au moins 10 points de plus.

Glen Moray 12 ans Chenin Blanc

40% alc./vol.
Speyside, 1897

André 83%
Poire. Mouthfeel intéressant, sans plus. Trouvé à Park Avenue Liquor NY à 28$.

RV 86%
Summer girl, pas un top babe mais pour laquelle on détermine tout de même le regard. Foin poussiéreux du malt sans le grain. Arrivée de peu d’agrumes, assez agréable. Finale de vin douillet et fruité intéressante. Finale d’été et de fraises.

Patrick 85%
Nez: Poires vertes malteuses. Goût: le vin et le malt. Vraiment bon. Original. Super rapport qualité/prix (28-30$).

Glen Keith 10 ans

43% alc./vol.
Glen Keith fut la première distillerie à être créée au XXème siècle. Cet ancien moulin fut transformé en distillerie par Seagram dans le but d’élaborer un single malt issu d’une triple distillation en 1958. La distillerie fut inaugurée par les frères Chivas. En 1970, cette méthode fut abandonnée et le nombre de ses alambics porté à 5. Quelques années plus tard un sixième alambic fut installé. Glen Keith fut la première distillerie à chauffer ses alambics au gaz et à informatiser son outil de production. Depuis 1994, Glen Keith fait partie de la gamme officielle « Heritage Selection ». Les distilleries du groupe « The Chivas and Glenlivet Group » appartenant à Seagram ont été rachetées par le groupe Pernod-Ricard le 19 décembre 2001.

André 84%
Bananes vertes et pommes Granny Smith, cuir et raisins. Vague vanillée et en sucre en dés. Bouche malheureusement trop soutenue par le sucre. Finale sur les grains d’orge, les céréales, le yaourt à la vanille et le miel chauffé. Une découverte très intéressante.

RV 85%
Tout un rapport qualité/prix, spécialement quand je me serais attendu à un autre Speyside anonyme. Terre et grain d’orge à la Longmorn, avec un soupçon agréable de zeste de citron, un nez inoffensif avant que la banane ne se fasse sentir. L’arrivée est dans le même élan de banane, très verte et très cireuse. La finale est toute aussi cireuse, ronde et juste assez chaud, avant la banane toujours reine.

Patrick 85%
Nez léger et épicé, avec une touche de banane et de cuir. En bouche, la banane (verte) explose, en libérant en même temps épices et agrumes. La finale s’étire un peu sur les épices. Assez bien balancé, original grâce à la banane. Un whisky intéressant qui devrait se boire quand même assez vite.

Gordon & MacPhail Glen Grant 1968

40% alc./vol.

André 85%
Party time comme dans le Sud! Citron lime. Très liquide et vraiment frais. Wave très longue, aftertaste qui s’étire et demeure longtemps en bouche. Super frais! Peut-être des poires en finale. Un scotch généreux, qui reste longtemps en bouche. Surprenant de la part d’un whisky si liquide. Ceci dit, de boire un scotch distillé en 1968 est une expérience en soi.

RV 84%
Marshmallow peaty. Sables orangé du Oban. Oranges. Entrée sophistiquée en bouche et bonne finale longue à plusieurs vagues successives. Arrivée gâteau mais long à développer, finale par contre forte en alcool et vanille trop forte, mais un aftertaste retour sur les bananes qui corrige le tout. Une cousine plus âgée à laquelle jaser n’est pas une corvée mais qu’on n’appelle pas souvent.

Patrick 90%
Agrumes. Oranges… Herbeux, huileux, trèfle. Wow! Évolue pendant plusieurs minutes dans la bouche, ce qui est selon moi la définition d’un excellent whisky… J’aurais aimé le voir à 50% d’alcool…

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Glen Elgin 1996

46% alc./vol.

André 83.5%
Citron et vanille, le tout tapissé d’épices. Belle texture à l’arrivée, même si c’est un peu dépouillé comme éventail de saveurs. Celles-ci apparaissent progressivement en bouche; bois sec, vanille, beaucoup de citron, puis arrivée inattendue d’épices qui dominent la finale, étonnamment longue d’ailleurs. Kick d’eucalyptus et de bonbons Certs, un peu d’Acidité aussi. Étonnant mais pas nécessairement dans ma palette de goûts.

RV 88.5%
Whisky aux fruits? Fruits au whisky. Au nez la cerise est fraîche, l’amalgame de la cerise et du grain est intéressant, est au aussi accompagné de yogourt. Même douceur en gorge ou le yogourt grec à la vanille précède le grain qui paraît un peu aigre tellement le reste de l’ensemble est sucré. Un certain nombre des whiskies sont fruités, mais chez celui-ci, je me demande presque si c’est aromatisé. Manque un peu de versatilité mais pour génial pour les soirées où un Islay semble un peu trop agressif.

Patrick 85%
Parfum de miel épicé, baignant dans la cire de chandelle. Petite touche de fruits. En bouche, d’bord les épices, puis la vanille et enfin le fruit du vin de xérès. Notes de chêne brûlé. La finale offre une belle longueur, s’étirant sur la chaleur du xérès. Bien équilibré ,je lui donne aussi des points pour l’avoir embouteillé a un taux d’alcool qui devrait être le minimum légal selon moi!

Glen Elgin 16 ans

58.5% alc./vol.

André 88.5%
Gros sherry et oranges, fruits secs, pommes rouges, raisins, pâte de fruits, abricot séchés, prunes, chocolat noir, poires. Rarement on aura vu un Glen Elgin dénaturé par rapport à la présentation traditionnelle. J’adore ce nez goulu et généreux, très intense. La texture en bouche est pleine et dodue, parsemée de belles épices, belles notes de chocolat immédiatement au nez puis se développant sur la cannelle, le gingembre et les épices poivrées. Les autres saveurs sont celles humées; oranges, raisins, cerises, abricot, poires. On ressent bien le taux d’alcool mais l’Intensité du sherry le camoufle bien et rend l’expérience très agréable. La finale est sur les fruits secs, les épices et le poivre. Un whisky intense et entier, peut-être un peu trop épicé par contre.

Patrick 88%
Un très bon whisky d’une distillerie trop discrète. Riche, complexe, savoureux et très bien construit. Un whisky parfait pour le samedi soir, au coin du feu. Nez : Parfum étonnamment léger pour un tel taux d’alcool. J’y retrouve des notes de xérès sucré au premier plan, du bois épicé et une touche chocolatée subtile. Bouche : Chaleureux xérès, chocolat noir et un peu de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et chocolatée.

Martin 89%
Nez: Le vieux sherry poussiéreux saute aux narines d’entrée de jeu. Fruits secs, raisins, pruneaux et tabac séché. Poudre de cacao, pelure d’orange. Évoque un certain âge et une certaine tradition. Bouche: Fruits rouges et chocolat noir, orange, caramel, raisins secs, planche de chêne. Le poivre et la cannelle virevoltent et menacent de tout emporter avec eux. Finale: Plus posée que le début de l’expérience, la finale est portée par la texture et les épices. Le goût de xérès est très présent, soutenu par la force de l’alcool. Fruits secs, caramel et orange. Tabac sec. Équilibre: Un beau dram, bien élégant et riche. Un autre qu’on ne trouve plus…

RV 87.5%
Méga caramel peut-être, probablement, vraiment, assurément pas subtil. Mais rien d’autre. En bouche, c’est la pomme dans le caramel qui s’installe et l’alcool attaque subitement en … Adoi! Très liquide, un peu crasseuse, une belle surprise violente après le nez ennuyant. Pour une Speyside qui semblait inoffensive, c’est une facette cachée peut-être dispendieuse mais que j’apprécie beaucoup.

Glen Elgin 12 ans

43% alc./vol.
Speyside 1900.

André 83%
Voici un parfait whisky pour chaud après-midi d’été. Frais au nez, agrumes et citrons, peppermint éventé puis oranges. Texture – malheureusement – ordinaire, un peu pétillante en bouche, sucrée et bien agréable. Belle finale, accentuée par le toffee, caramel. Très agréable et sans trop de prétention.

RV 82%
Beurre et fleurs très doux comme du lilas pas encore éclos, le nez laisse présager une suite très douce. En effet, ça se poursuit sur la langue, mais un léger goût d’œufs à la coq suivit d’épices vient agrémenter les saveurs. La finale manque de caractère sans être désagréable. Une bouteille passe-partout qu’il vaut mieux ne pas laisser traîner, car sans être grandiose un froid soir de novembre elle pourrait descendre rapidement.

Patrick 80%
Feuillu. Pas de personnalité. Ouin. En bouche, en plus du coté feuillu, une légère touche de fruits qui lui fait gagner quelques points. Une pincée d’agrumes en se dirigeant vers la finale qui lui offre une belle dimension supplémentaire. La finale est sèche, s’étire moyennement. En fait, en oubliant le nez, il offre tout de même une belle diversité, mais il lui manque toutefois une certaine profondeur. Agréable à boire, mais pas au point que j’en redemande…

Gordon & MacPhail Glenburgie 10 ans

40% alc./vol.

André 80.5%
Fruité et liquoreux, chlorophylle et citron. La bouche offre des arômes de canne à sucre et de raisins tandis que les céréales prennent le relais en fin de bouche accompagné par des écales de noix. Ce qu’il gagne en diversité et en saveur au nez, il le perd en texture et en présence en bouche où il demeure diffus et très évasif. La finale manque définitivement de raffinement et de distinction.

Patrick 82%
Au nez, usine de plastique (ou du moins ce que j’imagine que ca doit sentir). En bouche, orge, vin un peu astringent, avec une touche de sel qui lui donne une dimension et des points supplémentaires! Un Speyside légèrement au dessus de la moyenne, qui ne mérite ni un détour pour aller le chercher, ni un détour pour l’éviter. Le prix très raisonnable vous permettra de découvrir à peu de frais une distillerie bien cachée.

Martin 79%
Nez: Un peu de cerise artificielle saute au nez, presque un sirop pour la toux. Sucre d’orge, un peu de foin, un peu de bois et un peu de caramel diffus. Bouche: Texture un brin fade, notes de vanille, de sucre, de poivre noir et de planche de chêne. Fruits rouges et astringence du xérès. Finale: Courte et fade avec les saveurs susmentionnées bonifiées d’un léger vent de cuir tourbé. Rien d’extraordinaire malheureusement. Équilibre: Manque de punch, les saveurs ne sont soit pas assez affirmées ou pas assez en harmonie. Bien décevant que ce dram.

RV 82%
Plastique de blocs Construx et épices à steak diverses, le tout avec un peu de souffre d’allumettes. Plus vineux en bouches avec sa finale intéressante qui légèrement tourbée et salée, presqu’à la Bowmore. Un peu plus que convenable, sans quand même être révolutionnaire.