Speyburn Solera 25 ans

46% alc./vol.

André 83%
Belle douceur au nez avec un accent tourbé qui surprend. Agréable mélange de chêne, de vanille et de toffee en bouche. Finale en pente douce, un peu trop courte. Rien de surprenant mais rien qui décevra vraiment également.

RV 80%
Comptez le nombre de fois le mot mauvais. Pauvre, le nez est une fois de plus pour cette distillerie un bien mauvais accueil. Suivie d’une mauvaise arrivée gustative de foin pourri, très bizarre avec une finale horriblement mauvaise. Seul point positif, l’aftertaste de gazon plus frais donne une conclusion presqu’acceptable à ce mauvais whisky. Mauvais placement pour avoir aussi peu d’intérêt accumulée après 25 ans.

BenRiach 17 ans Septendecim

46% alc./vol.

André 89.5%
La tourbe s’adoucit avec le temps et on en a la preuve ici. Nez feutré et doux, fumée de tourbe assaisonnée à l’orange et la vanille, beaucoup de corps et de texture. Avec patience, les fruits et quelques épices émergeront avec une texture d’herbe grasse mouillée et fumée, poires sautées à la poêle. Un whisky comme je l’aime… De la complexité sous des atours directs et à prime abord un peu brusque. Finale en pente douce, fumée de tourbe terreuse mélangée de fruits exotiques. Texture huileuse et souple. J’adore.

Patrick 85%
Hey, ça sent le pet, ça! Bon, mettons que vous êtes dans une maison qui vient de passer au feu et que quelqu’un pète, ça doit ressembler à ça! En bouche toutefois, place à une grosse tourbe sale pas propre de shack perdu dans le fond des Highlands. La finale est un mélange de fumée et d’épices à BBQ. Pfff, je l’aurais plutôt appelé « fin de semaine au camp de peche avec les boys ».

Martin 74%
Nez: Légerement sucré, fumée de tourbe, semble assez fort. En s’y attardant un peu on croirait y déceler pommes et miel, mais dans une intensité insuffisante. Bouche: Sucré, rien de passionnant, je cherche le plaisir mais il sait bien se cacher. J’aimerais mieux regarder un débat des chefs animé par Denis Lévesque. Finale: Triste. Ça ne goûte rien, mais ça le goûte longtemps. Pour dire comme Lyne-la-pas-fine: « C’est pas que c’est pas bon… C’est juste dénué de saveur… » Équilibre: Hors de prix pour ce que c’est. Nous avons clairement ici un scotch pour lequel on paie grandement uniquement pour l’indication d’âge. À l’autre bout du spectre on peut finir avec un Lagavulin 16 ans et trois dollars en poche.

Kim 88%
Nez : fumée « chaude » évoquant le bacon, caoutchouc, caramel, abricot séché.
Un peu vert, sur les fruits frais (pommes vertes, ananas), épices douces (cannelle, muscade, girofle) à très faible dose. Hautement satisfaisant.

RV 85%
Quand le remake ressemble trop à l’original… Bonjour imitation de Islay: grosse tourbe pas vraiment subtile avec un peu de Laphroaig et beaucoup de l’excessif Port Charlotte. Même pauvreté de saveurs en bouche avec une pointe du côté animal du Ardbeg mais la fumée chimique des whiskies inutilement haut en PPM. Bien sans plus, même si la tourbe a un petit je-ne-sais-quoi de végétalement Speyside, ce genre d’exercice n’est plus nouveau ni vraiment excitant.

Signatory Vintage Royal Brackla 16 ans

55.3% alc./vol.
Distillé en septembre 1993 et embouteillé en juillet 2010, fût de bourbon #6753, bouteille #131 de 232.

André 83%
Vin blanc sucré, sucre en poudre, un peu floral et mielleux. En bouche; gélato aux pistaches tapissé de sucre se transformant en finale sur la menthe verte, les agrumes et le citron avec une rétro-olfaction un peu herbeuse. Rafraichissant et agréable.

RV 81%
Beaucoup trop d’ingrédients dans la recette pour un whisky que je ne voudrais même pas comme mon whisky de tous les jours. Fond herbeux et de terre noire avec une arrivée malteuse légèrement piquante malgré le sherry aussi présent. En bouche, gâteau aux carottes Duncan Hines dans lequel on a mis la boite de carton dans le mélange. Enfin, en finale, bananes vertes un peu comme certains japonais, mais moins alléchantes.

Patrick 83%
Nez d’orge sucré et très frais. En bouche, céréales, vanille et agrumes, avec une surprenante touche (subtile) de vin blanc. La finale est relativement courte pour son âge. Un bon whisky, idéal l’été, mais sans grand personnalité. Intéressant, car il semble avoir la cote chez les filles!

Glendronach 39 ans 1972

49.8% alc./vol.
Distillé en mars 1972 et embouteillé en septembre 2011, à partir du fût de sherry Oloroso #711, bouteille #191 de 300.

André 84%
Fruits feutrés et pâte de fruits, pelure de raisins et fruits en purée. Sherry omniprésent. Pruneaux, dattes et cuir se transformant en café noir. C’est une transition qui se fait rapidement et qui étonne un peu. Texture sirupeuse et collante, il faut définitivement aimer le sherry rustique des vieilles années pour apprécier le style, ce n’est pas l’image que donne l’affinage en fûts de sherry tel qu’on le connait dans les embouteillages des dernières années. C’est plutôt lourd et costaud, rustique et un peu austère comme sherry. L’alcool est lui aussi assez costaud en bouche, ce qui crée une ambivalence intrigante. Grains de café trempés dans le chocolat amer, café expresso, soya, avec rétro-olfaction de sherry. Un vrai sherry monster, vintage style.

RV 82.5%
Tout en restant sur le bitume trop frais, le bon départ est gâché par des mauvais coups de volant dans le dernier droit. Caramel excessif mais à ma grande surprise le sherry est bien contrôlé, pour laisser la place aux fruits. En bouche c’est le grain, puis la citrouille, et enfin la chaleur de l’alcool, évidemment le tout dans le même caramel qui devient un peu plus exhubérant. Puis on prend une mauvais courbe dans le dernier droit avec le sherry qui prend le contrôle et chauffe un peu trop le baril carbonisé. Un exercice intéressant mais je préfère les modèles plus récents (tel que le 15YO revival) avec des moteurs plus performants en couple mais moins en décibels.

BenRiach 10 ans Curiositas

46% alc./vol.
Appelée « Curiositas » exprime parfaitement le caractère très tourbé que peut revêtir le malt de la distillerie Benriach. Au cours de deux courtes périodes (1975-1976 et 1983-1986), Benriach fut amenée à produire un malt tourbé qu’elle distille désormais de façon plus régulière.

André 90%
Quelle surprise et quel résultat. On jurerait que c’est un Islay mais on se retrouve dans le Speyside complètement dépaysé… Quel merveilleux rapport qualité prix; Fraise. Fumée persistante, long et apaisant, orge. Points en plus pour l’initiative du mix Speyside- Islay. Superbe pour le prix. Ma découverte de l’année 2007.

Patrick 85%
Wow! Ca sent le pas propre! Énormément de fumée au nez ainsi que de la tourbe, de la tourbe et de la tourbe. Agrumes? Au goût, la fumée, légère fraise (ou cerise?). Chêne, malt. Après avoir respiré: Peat un peu vert. Excellent rapport qualité/prix, beau mélange.

Martin 88.5%
Une belle couleur jaune paille foncé rappelant l’Islay. Nez: Ça sent la tourbe dès que les premières gouttes sont versées. Fumée de tourbe, herbe, iode, sel marin. Ça respire le Bowmore. Bouche: Sel, iode, épices, fumée de tourbe. Rend justice au nez. Finale: Phénol, savon, hôpital. Festival du diachylon. Larme de chocolat. Gagne en qualité et en longueur. Équilibre: Un petit kick en finale vient faire gagner des points. Bien que j’aie déjà dit que si vous aviez un 20$ de trop vous devriez privilégier le Bowmore 12 ans sur le McClelland’s Islay, ramassez encore un 10$ de plus et tapez-vous un Curiositas.

Kim 90%
La première chose qui me vient à l’esprit quand j’approche le verre de mon somptueux nez : il a l’air bien gentil. Dans le concret, s’en dégagent des arômes de paille sucrée et de miel. Frais, légèrement agrumé, j’irais même jusqu’à dire qu’il a de l’entrain, qu’il est énergique.

RV 84.5%
Fraises au début, suivi de fumé, puis de chêne. Au goût, fumé, un peu de fraise.

Pebble Beach Speyside 12 ans

43% alc./vol.

Patrick 82%
Nez: Malt, agrumes et fleurs. En fait, d’abord les agrumes, mais on a ensuite affaire a un banc complet de fleurs. Bouche: De belles effluves épicées, une touche florale et un peu de chêne. Finale: C’est ici qu’il perd quelques points, la finale s’ étirant sur une fausse note. Balance: Mes attentes étaient bien basses, et elles furent dépassées jusqu’à ce que j’arrive a la finale. Dommage.

Martin 77%
Nez: Montagne de fruits, tout particulièrement d’agrumes. Miel et fleurs. Assez attirant, plein de couleur. Bois sec et touche d’épices. Bouche: Chêne, malt grillé et épices. Miel, sucre brun et mandarine. Petit côté astringent sur la fin. Finale: Astringente, épicée et boisée. Fruits un peu trop mûrs. L’expérience s’effondre un peu à cette étape. Équilibre: Nous étions sur un beau départ, mais la finale ne nous laisse pas une impression dont on veut se souvenir. Au moins on sait quoi ne pas acheter.

North Port Brechin 28 ans

53.3% alc./vol.
Distillé en 1977. Située au nord de la ville de Brechin, la distillerie North Port fut fondée par une famille de banquiers et d’agriculteurs en 1820. Elle demeura une distillerie familiale jusqu’à son rachat par la D.C.L. (Distillers Company Ltd.) en 1922. La distillerie fut fermée en 1983 et démolie. Son single malt demeure disponible auprès de certains embouteilleurs indépendants ou officiellement dans la gamme des « Rare Malts » sous le nom de North Port Brechin.

André 82%
Définitivement pas assez de texture et de relief pour cette rare édition gâchée par l’acidité et asséchée par un taux d’alcool trop fort pour les arômes qui auraient aimé s’extirper du verre. Du grain, du foin, un zeste d’orange et un cendreux pas très agréable. Une déception all the way, provenant d’une distillerie fermée et démolie et ce n’est pas en goûtant au produit que les anciens propriétaires trouveront un capital de sympathie.

RV 86%
Délicat et bien fait dans le style fancy. Au nez, la banane est assez marquée, puis au goût c’est le malt crasseux qui précède une finale de raisin et de jello à la pomme verte où l’alcool se fait sentir un peu trop. Bonne profondeur et variété, mais il lui manque quelque chose pour justifier son haut prix.

Patrick 85%
Vent de fraîcheur au nez, touche d’agrumes et de petits fruits rouges. Au goût, malt… Euh… malt? Sucre léger en finale. Frais, net, sec! Aucune faute, on jurerait qu’il vient de sortir du fût. Aucun relief non plus. Uniquement pour la curiosité.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

40% alc./vol.

André 81%
Très céréale et fruité. Léger et agréable, une touche florale accompagné d’un ruban d’épices. Pas mal meilleur que je m’attendais, pas le genre de single malt qui vous renversera, mais rien à vous marquer négativement au point que vous voudriez vous rouler en boule comme un hamster dans un coin en pleurant. Je suis heureux que ce soit la bouteille de Pat, car avoir été la mienne , j’aurais été déçu.

RV 79%
Doux au nez avec léger malt et grain. Développement sur le blé, assez uniforme, avec une belle petite explosion de céréales à la déglutition. Trop uniforme et tranquille à mon goût: une promenade sans surprises dans un champs de blé sous un ciel passager.

Patrick 80%
Au nez, bas de laines mouillés dans du jus malté. Au goût, l’orge mouillée rappelle un bol de céréales qui ont trempées trop longtemps dans leur jus… La finale? Trop courte. Malgré cette description un peu rébarbative, ce whisky demeure quand même bon. Mettons qu’il y a aussi une légère cerise quelque part. Intéressant si votre objectif est de découvrir les différentes distilleries de l’Écosse.

Gordon & MacPhail Miltonduff 10 ans

40% alc./vol.
La distillerie occupe l’emplacement d’un ancien moulin ayant appartenu aux Bénédictins. En 1824, un an après l’adoption de « l’excise act », Andrew Peary et Robert Bain acquirent à la fois la licence et le terrain afin de fonder Miltonduff. En 1964, deux alambics de type Lomond furent ajoutés ; cela permit de fabriquer un single malt différent, plus corsé, diffusé sous le nom de Mosstowie (en plus de la production traditionnelle de Miltonduff) ; mais en 1981, ces alambics furent démontés et remplacés ce qui permit de répondre à la demande croissante de whisky Miltonduff. La distillerie, avec ses 6 alambics, fait désormais partie des unités de production importantes d’Allied Distillers.

André 81%
Salade de fruits, miel, pomme poire, vanille, raisins verts, belles notes d’agrume un peu citronnées, passablement sucré dans l’ensemble. Whisky super approchable autant dans les saveurs que dans la présentation générale, le taux d’alcool. Ce qui étonne en bouche c’est les notes de sherry qui étaient absentes au nez qui tiennent agréablement la main aux saveurs de salade de fruits et les saveurs de poire et de raisins verts. Succulentes saveurs de caramel Écossais, vanille sucrée et une finale précipitée qui s’estompe très rapidement. Après quelques gorgées, notes herbeuses et camphrées plus prédominantes. Ce whisky n’est pas mauvais, il n’a juste pas de quoi de singulier qui le distingue de la marée de whisky très communs du Speyside.

RV 84%
Une bouteille statisticienne a courbe de distribution normale: départ lent, fin lente mais toute une bouche. Se présente au nez avec la coquille d’œuf, un léger chêne aigre, les raisins verts sans pépins et une vanille dissipée. En bouche, c’est le trèfle séché qui prend la tête, plus tard remplacé par une douce vanille un peu sucrée très agréable. Malheureusement, le chêne revient en aftertaste.

Patrick 84%
Au nez, marqué par le raisin vert et le vin blanc. Léger malt et vanille. Au goût, on retrouve le raisin, le vin blanc, le malt et la vanille, malheureusement un peu débalancé. La finale, marquée par le sucre, est un peu courte, mais quand même délicieuse. Je sens que cette bouteille va se boire très très rapidement grâce à sa facilité d’accès.

Macallan Thirties

40% alc./vol.
Exclusif au marché hors-taxes.

André 86.5%
Fortement influencé par le sherry, tant au nez qu’en bouche, cette édition manque malheureusement de finition et de texture en bouche, malgré un joli fumé jumelé aux fines notes de pacanes enduites de caramel et de pommes vertes. Mais votre émoustillement se termine rapidement sur une finale un peu prompte et abrupte sur des souvenirs de sherry et de fruits secs. Le tout s’améliore si vous avez la patience de laisser votre verre respirer un bon 20 minutes. Après avoir longtemps cherché cette édition depuis longtemps épuisé, mes attentes était peut-être trop grande pour ce qui est livré. Je reste donc sur des attentes non comblées mais loin d’une déception.