Old Particular Glenlivet 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en septembre 1995 et embouteillé en septembre 2013, single cask.

André 88%
Déjà, de me faire aimer le nez d’un Glenlivet est en soit un tour de force… Ça s’annonce bien ! Hyper frais et fruité avec background d’épices, miel et carré de toffee de mon enfance, xérès, gâteau aux fruits frais, fruits secs. Superbe texture en bouche, les fruits, encore et encore, le miel et le xérès en osmose, sherry d’ailleurs un peu vieux et poussiéreux, ça m’a fait penser aux anciens livres sur les étagères de bibliothèques. Aucune trace des saveurs herbeuses que je déteste tant chez Glenlivet, beaucoup de dérivés du fût, porté sur le sucre et le fruité du xérès. Finale de bonne longueur mais qui n’apporte rien de plus que le nez et la bouche.

Patrick 85%
Nez :Curry, xérès et fruits mûrs. Bouche : Sensation intense et chaleureuse, particulièrement portées vers les fruits mûrs. Aussi, de belles notées épicées, de chêne et de miel. L’ensemble offre une belle texture huileuse. Finale : Épicée et… poussiéreuse. Balance : Belle intensité, bel équilibre, mais rien d’exceptionnel.

Old Particular Linkwood 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en juillet 1995 et embouteillé en septembre 2013, single cask.

Patrick 86%
Nez : Me fait penser au gin Hendrick’s : genièvre, quelques fruits et surtout concombre. Bouche : Vanille, chêne, agrumes et épices. Finales : Agrumes et vanille. Belle longueur. Balance : Bien, léger, frais. Un dram d’été.

Old Particular Tamnavulin 25 ans

51.5% alc./vol.
Distillé en décembre 1987 et embouteillé en septembre 2013, single cask, 249 bouteilles.

André 85.5%
Un embouteillage pour les gens patients… Sucre épicé, beaucoup d’influences du fût, côté oakyness très présent, caramel fruité, miel et texture crémeuse au nez. Émergence d’herbe et de paille. Si y’a utilisation du fût de xérès, celle-ci se manifeste seulement au travers les épices. En bouche, superbe texture, la banane et la crème glacée à la vanille, le coconut, le tout recouvert d’épices et de caramel. L’alcool est aussi discret que votre maitresse! La finale est longue et ponctuée d’épices, avec quelques vagues qui me rappellent le menthol.

Patrick 79%
Nez : Bizarre… Herbe pourrie et foin humide, avec un peu d’orge sur le tas. Bouche : Épices, vanille et caramel. Le tout enveloppé par le chêne et surtout l’alcool (être aussi âgé et être toujours dominé par l’alcool… pffff…) Finale : D’une longueur moyenne et épicée. Balance : Très ordinaire. A ce prix là, à éviter.

Old Particular Allt-A-Bhainne 21 ans

51.5% alc./vol.
Distillé en septembre 1992 et embouteillé en septembre 2013, single cask #DL10035, 332 bouteilles.

André 83%
Nez vanillé, orge maltée, citrussy, sucre à glacer, quelques épices. Frais et estival. La bouche est beaucoup plus épicée et poivrée, sans délaisser les saveurs sucrées du nez, la vanille et le sucre encore. Avec le temps, quelques fruits rouges et de la cannelle. C’est un whisky qui demeure personnellement difficile à évaluer, je suis d’avis que la trame des saveurs est déséquilibrée et le fil et l’agencement des saveurs difficile à suivre. Oranges et agrumes maintenant après 15 minutes dans le verre. Manque d’harmonie peut-être… La finale est bien épicée, pointue et poivrée. Un malt d’ambivalence et de contrastes prononcés.

Patrick 91%
Nez : Extrêmement sucré (sucre blanc) et fruité, avec une pointe d’orge. Bouche : Enveloppe très bien la bouche, comme un sirop. Très fruité, avec des notes épicées et poivrées. Finale : D’une longueur moyenne et toujours très sucrée. Balance : Agréable et facile à boire, mais tout de même d’une complexité exemplaire.

Old Malt Cask Mannochmore 13 ans

50% alc./vol.
Distillé en avril 1999 et embouteillé en octobre 2012, 182 bouteilles.

Patrick 87%
Nez : Alcool et herbe, avec une touche de poivre. Bouche : Agrumes, orge et herbe. Touche de caramel et d’épices. Finale : Longue et épicée. Balance : Un peu agressif, mais tout de même agréable.

Balvenie 12 ans Triple Cask

40% alc./vol.

André 82%
Jamais je ne me lasse de ces arômes que Balvenie sait si bien présenter. Mélange de miel, de raisins et d’orange, de vanille, de céréales miel et noix nappé de pêches… À la différence du 16 ans de la même série, celui-ci est plus posé et plat en bouche, ce 12 ans démontre au nez plus d’influences provenant des fût de sherry et en bouche, la texture soyeuse et crémeuse est plus le résultat de l’utilisation des fûts de bourbon. Les arômes d’oranges et de pêches se développeront avec intensité en bouche, sans toutefois balayer le miel et la vanille. La finale est plus épicée et pointue mais la texture s’est affaissée et déçoit. Oui pour les arômes et saveur, non pour la texture et le canevas de fond.

Patrick 79%
Nez : Raisin, miel, vanille, pêche et orange. L’ensemble est plutôt sucré. Une complexité comme je les aime! Bouche : L’orange, le miel et la vaille. Touche de xérès. La sensation en bouche est plutôt aqueuse, ou plutôt marquée par l’alcool (malgré le 40%). Finale : Chêne et marquée par l’alcool. Balance : Après un départ très prometteur, l’ensemble tombe plutôt à plat.

Martin 84%
Ambre profond avec des jambes qui se matérialisent instantanément. Nez: Bois sec, vanille et orge subtile. Raisins, orange et rayon de miel. Une belle bulle du Speyside. Bouche: Crémeux et mielleux en bouche. Vanille et miel sont à l’avant-plan, supportés par une vague d’orange. Agréable équilibre entre les fûts de bourbon et de xérès. Finale: Longueur moyenne sur de solides notes de bois sec. Équilibre: Beau départ typique de Balvenie qui se poursuit plutôt bien en bouche mais qui se dégonfle honteusement en finale. Décousu. Il ne fait aucun doute que quelques degrés supplémentaires d’alcool ne lui auraient pas nui.

Macallan Fine Oak Masters Edition

40% alc./vol.

André 87.5%
Nez de sève et de bois, canne à sucre et toffee, sirop d’érable, beaucoup de sucre de fruits (pêche), vanille, coconut. Texture claire super fluide, mais tout de même crémeuse même si démontrant quelques pointes de bois sec et de gomme Dentyne. Sensation mentholé et de pommes roulées dans le toffee. Finale sèche où l’absence des influences fruitées que devrait apporter l’utilisation des fûts de xérès est étrangement absente. Pour les fans de la série Fine Oak, cet opus est dans ligne directe de la série. Alors que je m’attendais à quelque chose entre le sherry cask 12 ans habituel et la série Fine Oak, cette édition est une ovation au fût de bourbon, au sucre et au coconut. J’aime l’audace de nous présenter la sherry beast qu’est habituellement Macallan, de façon « naked », bourbon cask style. Mais encore faut-il trouver la bouteille, qui est maintenant une édition épuisée.

BenRiach 1996 édition Whisky Live Spa Belgium

50% alc./vol.
Fût #2787, bouteille 313 de 333, embouteillé en janvier 2013.

André 83%
Très soft, l’effet du fût de premier remplissage est bien ressenti; pommes vanillées, franc et quand même soyeux. Au départ, très puissant mais s’arrondissant passablement rapidement pour devenir très crémeux, principalement la vanille et un feeling de yaourt. Ce qui déçoit, c’est les arômes rectilignes et le manque de variété. Un exercice sur le bois et ses dérivés. La finale est bien soutenue, relativement sucrée avec une ambivalence sèche. Un whisky rempli de paradoxe et jouant sur une certaine ambiguïté. Au final, je reste sur ma faim pour ne pas dire sur une certaine déception.

Provenance Inchgower 14 ans 1990

46% alc./vol.
Distillé en janvier 1990 et embouteillé en août 2004, vieilli en fûts de xérès.

André 88%
Quel beau nez; du caramel et du sherry, de la pomme bien recouverte de cire accentuant son côté bizarre en bouche. Un mélange de raisins mauves en poudre et de sherry cireux, effectivement à certains égards se rapprochant des Aberlour Abunadh’. La cire est un peu trop présente en bouche, créant une barrière entre les papilles et le whisky, celle-ci s’estompe en respirant et laissera libre court au sherry. En toute fin de bouche; cigare aromatisé au sherry. Finale où quelques notes éparses de chocolat émergeront de l’ensemble et un fort retour sur le sherry et la pâte de fruits.

Patrick 92%
Wow!  Savoureux et exceptionnellement bien balancé.  Comparable à Macallan, A’bunadh ou encore votre whisky au xérès favori.  Nez : Superbe nez dominé par le xérès.  Aussi raisin, caramel et une note de pommes.  Bouche : Très chaleureux.  Xérès, chocolat, raisins et sucre très agréable.  Le tout est complété par une belle note de pomme-caramel.  Finale : Longue et dominée par le xérès.

RV 90%
Après le comfort food, voici le comfort whisky. Sur un fond de patates et de pommes trempées dans le caramel, le bois est puissant. Et bizarre. Assez effronté, le style est très aromatisé, chaleureux et expansif en bouche. La pomme appuie ensuite à fond de manière savante pour découvrir du blé assez vert en finale avant que le miel viennent conclure l’expérience. C’est assez à mon goût, avec des notes d’Abunad’h en version non cask strength.

Glenfiddich Cask of Dreams 2012

48.8% alc./vol.
Au Québec, Barrique des Rêves.

André 88.5%
Nez bien rond et fruité, petits fruits rouges, de compote de rhubarbe. La bouche se développe sur des notes de confiserie (cannes de Noël), les fruits demeurent toujours aussi présents (ça me rappelle le xérès et les petits fruits rouges) avec une finale de bouche cendreuse, de sherry cask et de bonbons Certs avec l’effet du menthol …mais pas les saveurs. Le taux d’alcool est vraiment bien dosé en accord avec les arômes et saveurs. Finale en purée de fruits et d’épices. Un beau voyage fruité.

RV 82%
Je ne bois pas du whisky pour ce genre de goût comme je n’écoute pas du metalcore pour l’entendre à 20 décibels. Léger que ce rêve avec un peu de résine de conifère et du trop doux malt. Arrivée en bouche presque nulle sauf sous le petit picotement sous la langue qui provient du taux d’alcool. Enfin, la finale qui commence de manière très distinguée avec du savant bois puis du fruit, le tout qui se termine avec un retour vers le bois. N’eusse été de la finale, il n’aurait jamais passé la note de 80, mais la belle longueur – qui justifie aussi un peu le prix – rend ce trop subtil whisky convenable mais non remarquable.

Patrick 89%
Nez: Compote de rhubarbe, fond de xérès et notes de chêne. Bouche : Toujours la rhubarbe, avec de belles notes fruitées, épicées et chaleureuses. Finale : Longue et épicée, marquée par le bois brûlé. Balance : Un très bon dram, chaleureux, intense et bien balancé. J’aime bien aussi l’initiative marketing de Glenfiddich qui consistait à apporter leurs fûts en tournée pour que le public y inscrive leurs rêves! Une belle façon de démocratiser le whisky et d’y attirer un nouveau public. De plus, le cylindre en fait presque un bibelot! Enfin, j’aimerais féliciter Glenfiddich d’avoir embouteillé ce whisky à un taux d’alcool respectueux de leurs fans!