Glenlivet Founder’s Reserve

40% alc./vol.

André 85.5%
Nez de poires et d’abricot, de miel et de vanille très douce, d’orange avec un fond de fruits rouges. Je suis vraiment enchanté par le nez où l’herbe habituelle des embouteillages de la distillerie est maintenant disparue. Le nez est tout de même prudent mais très bien ficelé. En bouche, la tarte aux pommes vertes avec un peu d’épices et quelques fruits rouges appuyé par les mêmes notes de poires et de miel senties au nez. Belle évolution des épices qui progressent en crescendo au départ de la bouche et qui soutiennent la finale soulignée par le poivre et le gingembre. La finale n’en demeure tout de même courte et on ressent très bien la dilution généreuse à 40%. Pour le prix, le whisky est honnête et dans la gamme Glenlivet est un de mes préférés au niveau saveur (même des 15 et 18 ans d’âge de la même série). Je trouve par contre ambigu de lui donner le même nom que l’Édition de 21 ans. Les amoureux du style de la distillerie seront un peu déboussolés par ce changement de cap, mais je parie que cette édition aidera la distillerie à se trouver de nouveaux amateurs.

Patrick 83%
Un whisky qui se boit facilement et dont le seul défaut est de ne pas tomber dans ma palette de goût. Glenlivet a beau être un bestseller, on ne peut pas plaire à tout le monde! Nez : Parfum parqué par les céréales juteuses, un panier de fruits pas assez mûrs et une touche de sucre. L’ensemble est assez frais. Bouche : Toujours le panier de fruits sucrés, mais avec une touche de chêne légèrement épicé. L’ensemble est frais et vif. Finale : Un peu courte, mais tout de même agréable.

Martin 85.5%
Top neutre avec jambes éphémères. Nez: Caramel et vanille apparaissent derrière un léger voile d’alcool pas tout-à-fait désagréable, mais pas tout-à-fait parfait non plus. Herbe fraîche, orge et lilas. Touche de miel, comme sur les cuillères à miel en bois dans les annonces de céréales. Bouche: Caramel, citron et épices. Texture plutôt aqueuse, festival du sucre. Finale: Dure bien, et reste agréablement longtemps sur des notes d’épices et de malt grillé. Un cas classique de quand on garde le meilleur pour la fin. Équilibre: Bien que je sois mal placé pour parler parce que l’inférieur 12 ans demeure sur le marché canadien pour l’instant, je dois dire qu’il arrive qu’un no-age-statement d’entrée de gamme gagne sa raison d’être. Haters gonna hate, comme on dit…

Kim 75%
Nez : Citron, vinaigre de riz, poire jaune, très convenu. Bouche : Sur le grain à fond, une touche de cassonade, encore les fruits verts, jus d’olive. Plutôt ordinaire.

Glenfarclas Family Casks 1992

55.8% alc./vol.

Martin 78%
Encore l’orangé du fût de xérès. Nez: Vineux et bizarre. Bois pourri? Quelque chose ne me revient vraiment pas dans ce nez. Fruits baignant dans un vin acide et vinaigré, presque fromagé. Bouche: Épices du cask strength. Quelques fruits, mais qui baignent encore dans un vin bouchonné bizarre. Finale: Longue et épicée, on apprécie que ça ne ressemble pas au reste. Équilibre: Drôle de batch. Son taux d’alcool et son finish tentent de la sauver mais sans succès.

Glenfarclas Family Casks 1995

52.5% alc./vol.

Martin 86%
Ambre orangé. Nez: Caramel brûlé du sherry cask, cannelle et muscade, feuille de tabac et raisins secs juteux. Bouche: Xérès savoureux, épices du cask strength, raisins, dattes, cuir, cuir, cuir, tabac et épices. Finale: Fumée et cuir sur les épices astringentes du sherry cask. Équilibre: Fût de sherry honnête, mais pour quelque chose de huppé comme ça, mes attentes ne sont pas rencontrées. Bravo pourtant pour le CS.

Macallan Fine Oak 21 ans

43% alc./vol.

André 82%
Ce 21 ans était le dernier de la lignée que je n’avais pas goûté, du 10 au 30 ans, et il n’est pas celui que j’ai le plus apprécié de la série. Frais, épuré, aérien. Presque vert, feuillu, les fûts neuf et secs, la vanille, les agrumes, un soupçon d’épice et de sherry, un peu de miel. La bouche est franche, sèche et épice, citronnée et offre une bonne volée d’agrume et d’herbe verte et quelques timides notes fruitées de sherry. La texture est claire et un peu molle et liquide, sans grande passion. La finale quant à elle, est supportée par les épices, grosse poignée d’herbe fraichement coupée, fraicheur du fût neuf et sec. À 600$ la bouteille, plusieurs seront déçus… avec raison.

Old Particular Aberlour 21 ans

51.5% alc./vol.
Distillé en septembre 1992, embouteillé en août 2014 depuis le fût DL10436, 331 bouteilles.

André 89.5%
Super frais au nez et très différent des Aberlour habituels tant à l’œil qu’au nez. La couleur se rapproche beaucoup plus du bourbon cask que du sherry cask. Au nez, le whisky est savoureusement épicé, offrant gingembre et cannelle, les poires poêlées, le toffee caramélisé mélangé de notes de vanille et de miel. En bouche, le whisky est plus vert, à la limite herbeux, la pomme verte et les agrumes, les poires, le chocolat et les épices qui se dissolvent lentement, les fruits secs et la pâte de fruits. Finale moyenne-longue, mélangée de fruits secs et d’agrumes, de toffee et de chocolat, d’épices. Un bel équilibre entre certaines saveurs opposées, maitrise du taux d’alcool, agréable texture en bouche et éventail de saveurs un peu hors-norme pour un Aberlour.

Patrick 79%
Presque bon… Presque! Tant pis… Nez : Beaux fruits rouges frais et sucrés, ainsi que des notes de céréales passées date. Bouche : Délicieuse et chaleureuse arrivée en bouche, présentant des poires, du miel mais aussi malheureusement la sensation de céréales passées date. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur un mélange de bois, de poivre et de céréales passées date.

Martin 86.5%
Une autre teinte chardonnay. Nez: Sucré et fruité, fleurs et vanille, explosion de couleurs, retour des fruits. Intrigant. Bouche: Arrivée en bouche mielleuse. Un peu de cannelle et de bois, belles épices, le cask strength n’est pas trop imposant. Raisins et vanille avec une touche de cacao. Finale: Longue et épicée sur de belles notes de poivre, de chocolat et de cannelle. Équilibre: Excellent, mais comme bien des cask strengths agés d’embouteilleurs indépendants, là où le bat blesse, c’est le prix demandé.

Benromach Peat Smoke 2005 – Batch #6

46% alc./vol.

André 87.5%
Poires fumées, melon au miel, miel, tourbe prononcée, vanille du fût. La tourbe est omniprésente sans menacer les autres saveurs plus fines. La bouche est huileuse et un peu crasseuse, de la suie de cheminée apparaissant en crescendo auxquelle s’ajoute de savoureuses saveurs fruitées en background. Les poires sont toujours aussi présentes qu’au nez, les agrumes également, se noyant presque dans la tourbe un peu plus domestiquée et le jus de canne de fruits. La sensation de tourbe séchée et un peu terreuse s’accentue avec les gorgées en laissant tout de même assez de place aux saveurs fruitées livrées au nez. La finale est persistante et fumée, la texture huileuse rend le whisky très agréable à déguster. La finale suit elle aussi la ligne directrice tracée par le nez et la bouche. Une belle surprise du côté du Speyside qui nous donne parfois des whiskies prévisibles pour ne pas dire ennuyeux.

Patrick 85%
Le parfum malpropre émanant du verre m’a décontenancé, mais une fois en bouche, s’agit d’un dram des plus agréables. Nez : Tourbe agressive, voire poivrée, avec un aussi un petit côté malpropre pas agréable, me rappelant de l’huile à moteur usagée. Bouche : Tourbe omniprésente, toujours un beau poivré-épicé, un peu de chêne, le tout sur un beau fond huileux. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Gordon & MacPhail Glen Grant 2003-2014

40% alc./vol.

André 77%
Nez herbeux et de pommes vertes, poire, de vanille. Fruits à chair fraiche, oranges, couché sur un lit d’épices. La bouche est flat et diluée, les saveurs sont douces et très fruitées, auxquelles s’additionnent les céréales, le miel, l’herbe coupée. Les épices jouent un rôle plus important en bouche, leur prestation est soutenue et appuyée par de solides notes de poivre noir. N’eut été de ces épices et du poivre, la finale aurait pris des allures précipitées et volatiles. Dans l’ensemble, ce whisky, en plus de ne pas tomber dans ma palette de goûts perso, livre un équilibre douteux, une texture diluée et une succession de saveurs très ordinaires.

Patrick 82%
Un dram très léger, avec une belle présentation de saveurs.  Un bon whisky, mais définitivement rien pour faire bouger les montagnes.  Nez : Léger, avec des notes d’orge, d’ananas, de mangue et de vanille.  Bouche : Malt épicé-poivré, ananas, mangue, banane et agrumes.  Finale : D’une belle longueur et portée par le poivre et les agrumes.

Martin 81%
Nez: Crème et herbe, pommes vertes et sucre en poudre. Floral et légèrement fruité. Tropical avec une touche de céréales. Quelques épices. Bouche: Agréable saveurs, quoique la texture est un peu fade. Épices, citron, orange, vanille et bois. Fruits tropicaux et meringue. Les épices du départ restent et soutiennent l’expérience. Finale: Longue et un peu trop amère. Notes de bois et de soufre. Vanille, fruits et sucre dilué. Équilibre: Une finale maladroite couplée à des saveurs qui auraient bénéficié d’un taux d’alcool supérieur, Gordon et MacPhail l’ont légèrement échappé sur cette shot-là.

Aberlour A’bunadh – Batch 050

59.6% alc./vol.

André 90.5%
Typique A’bunadh avec ses saveurs de raisins secs, de prunes, de gâteau aux fruits et de chocolat noir, de toffee. La bouche est terreuse avec un twist vieillot, savamment fruitée et généreuse, bel équilibre, texture soyeuse et très visqueuse, le taux d’alcool attendri par les notes de fruits rouges, les raisins secs, les prunes et le chocolat noir, rehaussé d’une fine touche épicée de cannelle et le poivre noir. Finale douce et longue, texture incroyable, goulue et explosivement fruitée, relevée par le poivre et la terre humide, le caramel Écossais, le toffee. Un autre chapitre d’une grande qualité qui j’ajoute à la saga Abunadh, de découvrir des variantes de cette série à chaque nouvel opus est un tour de force d’une grande habileté.

Patrick 87%
Un très bon scotch, riche, intense et très bien balancé. Je devrais me créer un système de pointage parallèle pour les A’Bunadh tellement ils sont dans une classe à part ! Nez : Vin rouge sucré, chocolat noir, framboises et caramel. Bouche : Beau xérès épicé et fruité, chocolat noir intense, cannelle et poivre noir. Finale : Longue et intense, marquée par le chêne et le xérès.

Glenfiddich 15 ans Refill Bourbon Cask Sample

54.5% alc./vol.

André 92%
Toffee et céréales Sugar Crisp, le bois de chêne vanillé et le encore le toffee. Superbe texture, caramel fleur de sel, fruits tropicaux, melon d’eau, nappés de toffee et étrangement beaucoup d’épices un peu acérées et boisées, chêne sec. Finale éternelle mais si douce, l’alcool est discret et les saveurs présentées au nez et en bouche s’évaporent lentement dans des bribes d’alcool sucrées, de toffee et de vanille. Un gros merci à Beth Havers et à la distillerie Glenfiddich pour cette belle opportunité.

Patrick 92%
Incroyable, d’une balance extraordinaire!  Glenfiddich pur et à son meilleur!  Merci à Beth Havers pour avoir apporté cet échantillon avec elle lorsqu’elle est venue visiter le Club.  Nez : Frais, chêne, vanille, caramel salé.  Bouche : Caramel salé à l’arrivée, chêne et épices à steak.  Bien charpenté, très boisé et épicé.  Finale : Longue, sucrée et épicée.

Martin 91%
Beau doré un peu trouble. Nez: Le bois poussiéreux, le malt et les épices sont dans l’oeil du cyclone. Miel et vanille autour, c’est un nez qui cache bien son jeu au niveau de son taux d’alcool. Bouche: Miel et sucre d’orge au départ, suivi de fruits secs avant de laisser le feu prendre avec les épices. Finale: Retour du chêne et de la poussière, accompagnés de plein de pointes bourbonnesques, le feu de la cannelle en prime. Équilibre: Bien que l’on comprenne les raisons derrière le fait que c’est embouteillé tel quel, c’est quand même dommage qu’on ne reverra probablement plus cela…

Kim 93%
Au nez il se passe beaucoup de choses, des fleurs, de l’herbe, des noix, un peu de bois et même du kiwi. Étonnamment, on ne sent pas l’alcool. En fait, ça me fait penser à un beau viking propre; très viril, mais pas crasseux. En bouche il se révèle doux et épicé, avec un bel équilibre. Je détecte encore la présence de noix et un goût de miel. Bref, un très bon whisky, malheureusement pas en vente. Glenfiddich devrait considérer l’embouteiller comme tel.

Cragganmore Distiller’s Edition 1998

40% alc./vol.
Embouteillé en 2012, Port Pipe Finish.

André 87.5%
Voici un affinage qui dénature complètement la fine nature d’un whisky si discret. Fort nez hyper fruité, fruits rouges séchés, le côté langoureux du porto, d’oranges confites, de discrète vanille. Je dois avouer que le nez me plait agréablement si je réussi à mettre de côté mon côté puriste et harcore d’amateur de whisky. Le whisky est tout de finesse, l’apanage fruité en séduira plusieurs avec son parfum approchable et racoleur. Malheureusement, sa dilution à 40% lui enlève sa vitalité et l’on peine à reconnaître le whisky d’origine derrière ce rideau opaque de saveurs (fruits rouges, pommes, poires. La finale est douce et limpide, jus de fruits dilué avec un peu trop d’eau, rehaussé d’épices frivoles, ce qui aidera à en prolonger la longueur. Encore une fois, je suis conquis par ce superbe nez qui ne réussira pas à séduire la bouche.

Patrick 85%
Un très bon whisky, mais comme trop souvent pour les Distiller’s Edition de Diageo, le vieillissement supplémentaire n’a fait que masquer la complexité du dram.  Nez : Parfum chaleureux dominé par le raisin du porto, le chêne et une touche de chocolat noir.  Bouche : Onctueux, avec de chaleureuses notes de vin, de chêne et de chocolat noir, le tout enveloppé d’un manteau de délicieuses épices.  Finale : Longue et dominée par un chaleureux vin épicé.