Hepburn’s Choice Tamdhu Single Cask 12 ans 2001

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013, 367 bouteilles.

André 86%
Nez herbeux et vanillé, saveurs d’oranges et de miel. Je ne m’attendais pas à être désarçonné mais j’avoue que le nez est un peu soporifique. La bouche étonne par sa force et sa stature, épicé avec conviction, beaucoup de saveurs d’herbe et de céréales, cosses d’oranges, chocolat noir et encore cette sensation de virgin oak latente qui s’exprime via des notes de citron et de liqueur Limoncello. Finale sèche et épicée, le whisky étonne définitivement malgré son jeune âge, la finale est longue et bien soutenue.

Patrick 87%
Un whisky très estival. Heureusement que j’y ai goûté en juin, car dans 6 mois il n’aurait probablement pas eu une si bonne note!! Toujours est-il que ce soir, il fait chaud et que ce whisky est donc parfait pour l’occasion! Nez : Très herbeux, avec des notes d’orange et de miel. Agréable. Bouche : Herbes et épices en premier lieu, avec des notes plus subtiles d’orange, de chocolat noir et d’agrumes. Finale : Un peu courte, mais agréable.

Lost Distillery Serie No2 – Stratheden

46% alc./vol.

André 87%
Frais et épuré, vanille, poires, oranges, sel et une touche de tourbe. La tourbe est plus évidente en bouche, offrant même une légère sensation camphrée et salée appuyée par de musclées notes épicées et poivrées. La texture est agréable et collante en bouche et les notes de poivre émergent constamment de l’ensemble. Finale longue, forte et portée sur les notes d’épices et de poivre, le whisky en devient presque maritime. Un whisky simple et efficace, de belle conception.

Patrick 87%
Le genre de whisky que j’adore, avec malheureusement un peu trop de poivre à mon goût. Mais tout de même très bon. Nez : Un parfum complexe, voire même difficile à déchiffrer. De plus, varier la distance entre le nez et le verre apporte des parfums très différents : Fumée de tourbe, suie, fruits rouge, vanille, sel et poire s’expriment plus ou moins selon la distance. Bouche : Agrumes, fumée, tourbe, épices du chêne et surtout poivre. Très complexe et savoureux. Finale : D’une belle longueur, tout d’abord épicée et fumée, puis poivrée.

Glenrothes 2001-2014

43% alc./vol.

André 83%
Agréable mélange de xérès et d’oranges, de céréales toastées lui donnant des douces saveurs de caramel chaud qui contrastent assez bien avec les épices un peu plus frivoles. Avec le temps, le caramel prédomine l’ensemble, ce qui est singulier car d’habitude c’est plutôt son côté orangé distinctif qui lui donne sa trame de fond. Sans être le whisky qui vous procurera l’extase, le backbone de la distillerie est à quelque part respecté et encore une fois on a réussi à nous apporter des variantes sur le style défini de la distillerie. La bouche est sèche – malgré sa texture légèrement huileuse – et très épicée (gingembre et cannelle), les oranges tiennent la route encore une fois. Une touche de menthol en finale de bouche et quelques traces de chocolat fourré au caramel. La finale est sèche et épicée, belle longueur, on apprécie la décision d’avoir embouteillé à 43% d’alcool. Une distillerie qui gagne définitivement à être découverte.

Patrick 83%
Un bon dram, sans plus. Nez : Parfum agréable de caramel fruité où domine les cerises noires. Bouche : Caramel, chocolat noir et quelques oranges. De belles épices viennent compléter agréablement le tout. Finale : Sucrée, fruitée et épicée.

Glenrothes Sherry Cask Reserve

40% alc./vol.

André 77%
Sherry un peu austère au départ mais avec qui on se lie d’amitié fort rapidement. Nez d’oranges habituelles à la Glenrothes, nappées de chocolat et de sucre blanc. Un gâteau aux fruits couronné d’un coulis de vanille fraiche que l’on vient tout juste de sortir du four et un verre de sherry dans la main d’où s’échappe de dodues notes fruitées. Dommage d’avoir tant domestiqué ce whisky avec un taux d’alcool si bas, cela ampute ses nuances et sa texture et le rend trop plat en bouche. Jolies notes de chocolat blanc aux oranges saupoudré d’épices, beaucoup de sherry maintenant un peu trop calme. La finale est claire, on est à même de ressentir la dilution à l’eau d’où peinent à s’extirper quelques timides notes de sherry évaporé et d’oranges épicées. Un Glenrothes sous anesthésie générale, un peu soporifique. Je me croirais au Clap en train de regarder un film de répertoire Bulgare sous-titré en anglais.

Patrick 90%
Wow, superbe! Une balance quasi-parfaite, se boit presque comme de l’eau! Nez : Chêne, xérès et chocolat noir. Bouche : Épices, bois, fruits intenses, chocolat, caramel ainsi qu’une touche de gingembre et un zeste d’orange. Finale : Orange et gingembre, mais surtout le chêne.

Martin 81.5%
Ambre bronzé près de l’orange cadmium. Nez: Fort plaisant, quoiqu’un peu trop placide à mon goût. Orange, orge, miel et framboises. Le côté cuiré du sherry cask m’échappe. Bouche: Texture quelque peu aqueuse, mais les premiers parfums arrivent rapidement sur la langue. Le xérès éclate un peu plus ici. Fruits rouges, chêne et épices. L’orange y est encore, cette fois-ci avec un peu de cacao. Finale: Pas nécessairement courte, mais peu présente, peu intense. Quelques épices astringentes sur une planche de bois trempée dans le jus de raisin nous tiennent un moment, mais sans plus. Équilibre: Dommage, un NAS dilué à 40%. Il y a un potentiel, mais on a l’impression que la distillerie a eu peur de l’exploiter.

BenRiach 16 ans 1997 Marsala Finish

56.1% alc./vol.
Fût #4435, bouteille 333 de 412.

André 91%
La délicatesse du nez est livrée au travers de savoureuses notes de raisins saupoudrés de grains de poivre noir frais, à la fois juteux et crémeux, le fût de bourbon et de vin. Une goutte d’eau fait exploser les saveurs de pommes fraiches. En bouche, la qualité de la texture étonne, le whisky est à la fois liquide et collant en bouche, son côté de sucré permet de dissimuler le taux d’alcool de 56% que l’on oublie complètement. Beau mélange de poivre et d’épices balayé par une avalanche de fruits secs, de raisins pressés et de sucre brun. La finale est douce et atténuée par la force des fruits et le fort taux de sucre, lui procurant une longueur en bouche étonnante malgré sa finesse et sa douceur sucrée. Malgré la simplicité des arômes et saveurs, le whisky demeure un challenge pour le dégustateur de par la variété de ses contrastes aromatiques et l’ambivalence discrète de son taux d’alcool. Étonnant et mystérieux.

Patrick 82%
Un bon whisky, mais pas un chef d’œuvre de balance.  Nez : Pomme verte, poivre, sucre de l’orge et subtile note fruitée.  Bouche : Explosion de fruits chaleureux et épicés.  Bonne dose de chêne et pointe de poivre.  Finale : Longue et portant une bonne dose d’épices.

Martin 90%
Orange bruni par la finition du fût. Nez: Douceur et raffinement, vanille, raisins, poivre, vin fortifié. Fruits et orge juteuse, chêne et muscade. Prometteur. Bouche: Douce chaleur portée par les pommes, les raisins et les épices. La force du fût met bien en valeur les saveurs de cassonade et de vanille. Le tout se termine dans un petit tourbillon de cannelle. Finale: Le sucre et les fruits demeurent sur un doux et léger cuir. Les épices caractéristiques d’un fût de sherry/porto/en réalité marsala font durer la douce chaleur. Équilibre: Un solide embouteillage qui est le fruit de choix judicieux, autant au niveau de la finition que du taux d’alcool. Un autre édition limitée qui nous rend triste que ce ne soit pas une édition régulière.

BenRiach 36 ans 1978 Single Cask

41.7% alc./vol.
Fût #5469.

André 90.5%
Nez raffiné, compote de fruits et sherry de superbe qualité, miel, pommes rouges fraiches, épices relativement discrètes, fruits exotiques. En bouche; pâte de fruits, puissant sherry velouté, avec une finale de bouche rehaussée par un feu d’artifice poivré et épicé qui tranche admirablement avec la souplesse du sherry. Beau paradoxe entre le soyeux du sherry noble et la vague de poivre et d’épices. La finale est extra-longue, la rétro-olfaction n’arrête pas de venir nous taquiner la bouche et le nez, le sherry évolue encore et s’aplanit de plus en plus, en se drapant de filets poivrés et épicés. Un whisky multifacettes, qui fait voyager dans différentes contrées, du nez à la finale.

Patrick 93%
Superbe balance, remarquable profondeur. Ca valait la peine d’attendre 36 ans pour ça! Nez : Une richesse et une profondeur incomparable. Pomme sucrée, cannelle, figues, vanille, sucre de l’orge et pointe de chêne. Bouche : Admirable arrivée en bouche, texture astringente, avec des saveurs d’orge, de chêne avec quelques note de fumée et d’épices, ainsi qu’une pointe de fruits mûrs et de sucre brun. Finale : Longue, suave, chaleureuse, avec un beau mélange de sucre, de fruits et d’épices.

Martin 93.5%
Rouquin-orangé fort alléchant. Nez: Assez doux avec toutes les notes classiques d’un parfait sherry cask, raisins secs, dattes confites, orge grillée, miel et léger cuir. Bouche: Sirupeux et sucré d’entrée de jeu, cuir tanné spectaculaire, feuille de tabac épicée, raisins et orange. Sublime. Finale: Épices astringentes du xérès, cuir et raisin, zeste d’orange, tabac, toutes les notes sont pile-poil au rendez-vous pour un sherry cask de fou. Équilibre: Le parfait whisky-dessert. Chêne et cuir, Maximus, chêne et cuir…

SMWS 76.105 Mortlach 19 ans

59.3% alc./vol.
« A continuous snow-fall of curiosities »

André 86%
Nez qui ne me rejoint pas du tout. Très herbeux, feuillu, le sherry s’est essoufflé et n’offre qu’une timide performance fruitée. Poires et vieux cuir mouillé, raisins. Heureusement, sa texture hallucinante en bouche sauvera la mise. Le whisky est hyper huileux et suave, ponctué de gingembre et de poivre, le fût de sherry s’exprime via des notes de fruits rouges un peu plus évidentes. Les épices sont elles aussi plus volubiles, elles paveront d’ailleurs la voie à la finale, de bonne longueur, bien épicée et poivrée.

Patrick 93%
Spectaculaire réussite! Une complexité rarement vue, une balance exceptionnellement bien maîtrisée. Mes attentes envers Mortlach et la SMWS sont élevées et n’ont pas été déçues. Nez : Délicieux fruits qui baignent dans un sirop sucré… En fait, le sucre mel rappelle du sucre à glaçage. Le tout est accompagné d’une touche de cuit subtile. Bouche : Arrivée très fruitée et sucrée, qui évolue ensuite vers le chêne épicé, puis vers une note de viande carbonisée et enfin revenir sur les notes fruitées initiales. De vraies montagnes russes de saveurs! Finale : Longue, savoureuse, et témoin d’une délectable bataille entre les épices et les fruits.

Martin 88%
La maturation en fûts de xérès, surtout pendant 19 ans, ne colle pas avec cette teinte diaphane. Nez: La longue période de vieillissement semble avoir dilué les notes de sherry pour les remplacer par des touches sulfureuses bien affirmées. Céréales, vanille, vinaigre et planche de chêne. Fruits secs et cuir fumé au loin ramènent un peu le sherry dans la « game ». Bouche: Texture opulente, ample et riche à souhait. Raisins, miel, épices, vanille, chêne, poivre et fruits rouges. Retour en grande pompe du fût de sherry pour notre plus grand bonheur. Finale: Longue et épicée, on est soulagés que les notes de la bouche perdurent au lieu de celles du nez. Équilibre: Un nez décevant peut-être, mais qui n’est qu’un voile devant la splendeur du reste de ce panorama. Un parfait exemple du proverbe « Ne jugez pas un livre à sa couverture ».

Aberlour A’bunadh – Batch 049

60.1% alc./vol.

André 92%
50 nuances de gris, 49 nuances de Abunadh. Douceur fruitée pour cette édition. Cerises noires, fruits secs, raisins secs, oranges, chocolat noir, gâteau aux fruits. La douceur de la bouche est incroyablement belle, l’alcool est bien niché en arrière-plan et attend la finale pour s’élancer. En bouche; pruneaux, pâte de fruits, cerises noires, dattes, confiture de fruits présenté sur une couverture soyeuse et raffinée, douce. Définitivement une main de fer dans un gant de velours. Finale poivrée et épices, mélangée de l’avalanche de fruits servis précédemment. Un Abunadh différent des versions précédentes, plus nuancé et doux. Nous faire découvrir de nouvelles variantes de cette version est un tour de force en soi. Si vous n’avez pas encore acheté la vôtre, courez-y rapidement !

Patrick 92%
Si vous ne connaissez pas A’Bunadh, go!  C’est l’occasion idéale de découvrir ce fantastique whisky.  Et si vous le connaissez déjà, go, go, go, encore plus!  Pour les amateurs de xérès intense, version cask strenght.  Nez : Xérès, épices, zeste d’orange et touche de cassonade.  Bouche : Évidemment le xérès, mais avec de belles notes d’orange, d’épices du chêne et de chocolat noir.  Finale : Longue, savoureuse et chaleureuse.  Le xérès et le chocolat noir épicé demeurent très intenses.

Martin 92.5%
Brun roux fort profond qui témoigne bien de ses racines de sherry cask. Nez: Riche et puissant. Refuse de faire dans la dentelle avec son taux d’alcool commandant. Raisins sucrés, dattes juteuses et cuir tanné soulignés par un mince voile de tourbe et d’orange. Incroyable. Bouche: Superbe texture, richesse du fût de xérès bien en évidence. Pruneaux, feuilles de tabac, feu des épices et du cask strength. Finale: Vent de cuir et astringence des épices du sherry. Longue et délectable. Ce serait un meilleur choix en hiver. Équilibre: Une autre excellente mouture du classique A’bunadh. Pas donné, mais il en vaut chaque dollar dépensé. À ramasser quand ça passe en SAQ. Un vrai de vrai scotch.

Aberlour A’bunadh – Batch 044

59.7% alc./vol.

André 88.5%
On adore les Aberlour A’bunadh… Les fruits secs et le gâteau de Noël et épices, la réglisse rouge, les raisins secs, grains de café dans le chocolat noir. Le sherry est imposant et un peu sec, je m’attendais à un nez plus charnu et rond. En bouche, très rouge sherry, fruité à souhait avec quelques saillies liquoreuses intéressantes. La texture est soyeuse et cache bien le taux d’alcool. Finale de noix et miel, toffee, le sherry dodu et les fruits séchés. Léger poussiéreux sec en rétro-olfaction.

Patrick 92%
Les Aberlour A’Bunadh sont tellement bons qu’ils me donnent envie de chanter, hahaha! Nez : Ça sent bon ça! Du beau chocolat au lait, de beaux fruits mûrs et une touche de grains de café frais. Bouche : Intense! Du beau xérès, du caramel et du chocolat, du bois brûlé et un peu de poivre. Finale : D’une très belle longueur, marquée par les fruits et le bois mûr.

Martin 90%
Nez: Ah ce bon vieux sherry poussiéreux d’Aberlour… Fruits rouges, cacao, raisins secs, pruneaux et gâteau aux épices, sans compter une poignée de datte fraîches. Bouche: Texture bien douce et sirupeuse, épices, raisins, bois gorgé de vin, fruits bien rouges. Le taux d’alcool nous rattrape pour frapper ici, on ne l’aura pas vu venir. Finale: Chaude et immensément épicée. Poivre, sherry, miel, fruits et bois. Équilibre: Encore une fois, Aberlour frappe un coup sûr avec une batch de A‘bunadh. On adore.

SMWS 76.115 Mortlach 18 ans

56.5% alc./vol.
« Glamping in a Yurt »

André 86.5%
Céréales au miel, sherry juteux, chocolat noir et toffee, herbe fraiche, vanille. Superbe texture, sucré et nuancé, au départ huileux et se changeant par la suite sur les épices sèches. Le sherry prédomine en bouche, puis des savoureuses notes de porc effiloché, genre de sauce bbq au whisky et poivre, puis la pâte de fruits et le raisin séché. La baffe d’alcool surprend un peu mais une fois apprivoisé, le whisky est savoureux et l’équilibre digne de mention. À chacune des gorgées, je redécouvre de nouvelles saveurs de fruits; orange, fruits sauvages, pomme verte… que le chocolat recouvre en finale de bouche. Un whisky de belle conception, un peu trop fort en alcool afin de nuancer adéquatement les saveurs en bouche, mais qui livre une belle expérience sensorielle de dégustation.

Patrick 83%
Un bon whisky, mais qui ne me renverse pas. Disons que mes attentes, envers un Mortlach de la SMWS vieilli 18 ans et finit en fût de vin de xérès, étaient élevées. Nez : Biscuit aux brisures de chocolat servis avec des cerises. Le tout, savouré à proximité d’un champ en fleurs. Bouche : Épicé et sucré, mais surtout dominé par le chêne. Touche fruitée subtiles (cerises). Finale : D’une longueur moyenne. Épices du chêne et fruits mûrs.

Martin 86%
Nez: Assez solide, à la hauteur de son taux d’alcool. Céréales et cerises, raisins secs, épices du xérès. Le nez s’apprivoise avec un peu de repos. Bouche: Texture huileuse et chaleureuse sur des notes de miel, de poivre noir et de ribs BBQ. Un peu de cacao avant qu’on se perde dans le cask strength. Finale: Belle fumée, céréales épicées et chêne sec. Raisins, dattes et sherry. Équilibre: J’accepterais deux ou trois degrés d’alcool de moins pour avoir le temps d’explorer tout l’éventail de ses saveurs, mais reste que comme la majorité des SMWS, on ne peut pas vraiment se plaindre.