Mortlach 18 ans

43.4% alc./vol.

André 86.5%
Signature du Mortlach, épices singulières baignant dans le toffee, cannelle, gingembre, terre mouillée, fruits séchés, vieux bois de chêne gorgé de sherry noble et rustique. La bouche est légèrement sèche, passablement épicée et l’amalgame de saveurs est très intéressant ; oranges, fruits séchés, toffee, et les épices du nez (cannelle et gingembre). En respirant, notes de morceaux de pommes trempées dans le chocolat fondu, café au lait. Superbe texture visqueuse sur fond d’épices, cela rappelle presque certains vieux bourbons américains avec un fond tannique et un peu sec. La finale est sèche, épicée mais offre de savoureuses notes de vieux sherry boisées. Un whisky savoureux mais un peu trop conservateur dans son approche.

Patrick 93%
Un extraordinaire whisky, parmi les plus complexes et bien balancé que j’aie jamais bu. Mortlach mérite bien sa réputation! Nez : Riche parfum de fruits mûrs, de chocolat et de cuir. Bouche : Superbe! Cuir, chêne brûlé, épices, fruits mûrs et chocolat. Tout y est, même une touche de miel et de caramel vers la finale. Finale : Longue, savoureuse, complexe et bien balancée.

Glendronach Cask Strength Batch #5

55.3% alc./vol.

André 87.5%
Nez ample, d’une grande générosité. Raisins séchés, pommes rouges, cannelle qui asséchera beaucoup la bouche en finale, gâteau aux fruits, oranges confites, cerises Marasquin. La qualité du fût de sherry est facile à constater, aucun arrière-goût de chlore ou de tannins indésirables, juste l’opulence du sherry version 36C. La bouche est liquoreuse, très fruité ; pâte de fruits, gâteau aux fruits, oranges, cerises noires, puis la bouche change rapidement et balance dans les épices plus pointues de cannelle et de gingembre avec un kick-back poivré qui tranche un peu d’avec la texture moelleuse. Le côté pâte de fruits est vraiment hallucinant et les saveurs de cerises noires très intenses. La finale est sèche et épicée, je trouve dommage que le whisky ait perdu son côté velouté et amoureux sans se départir de son sherry aux cerises.

Patrick 83%
Intense, Presque agressif. L’alcool semble plus fort que le 55% indiqué sur la bouteille. La balance pourrait être mieux, même si ça demeure agréable à boire. Nez : Chêne, amandes, fruits mûrs, orange et subtile note poivrée. Bouche : Bois et xérès hyper brûlant, poivre, gingembre, épices et notes de cigare. Finale : Longue, boisée et épicée.

Martin 88%
Nez: Assez punché, sur des vagues de fruits rouges, de raisins secs et de cannelle, d’orange et de cassonade. La qualité du sherry est évidente, mais sera t-elle démolie par la force du taux d’alcool? Bouche: Épices, caramel, toffee, dattes, tabac aromatisé, raisins et pruneaux. Toutes les notes du fût de xérès déploient un attaque agressive! Finale: Longue sur le bois et les épices interminables du cask strength. Pâte de fruits et fondue au chocolat. Équilibre: Un peu trop agressif au niveau des épices, mais si ça ne vous gêne pas, ça reste un sherry cask strength plutôt réussi.

Kim 86%
Au nez : Cassonnade, pain doré, les fameux « pets de soeur » que mère faisaiet pour passer ses restants de pâte à tarte. Riche et sensuel, il me donne absolument envie de m’y tremper les lèvres. Au goût : Le bois est extrêmement présent, recouvert d’une couche de caramel très foncé, limite brulé. Épices et alcool en arrière-goût, il aurait besoin d’un peu plus d’esprit, de compexité. Si c’était un homme : Chris Pratt, avec ses airs un peu clownesques, qui tranchent avec ses abdos bien découpés.

Dailuaine 34 ans 1980

50.9% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #2083 de 2952.

André 94%
Céréales Honey Comb, avalanche de toffee surchauffé, de miel, d’ananas et de marmelade de fruits exotiques. Un brin d’eucalyptus ou de menthol. Un des nez les plus singulier que j’ai eu la chance de croiser. En bouche ; le melon d’eau, les poires, grains de céréales au miel, toffee et ensemble généreusement fruité nuancé de notes vertes (herbe, eucalyptus et menthol). Oranges, nectarines, fruits tropicaux, gingembre et une légère touche de chocolat fumé. La finale est plus pointue, les épices, le poivre et l’alcool aidant, un peu sèche même. Superbe, hallucinante texture, amalgame unique de saveurs, expérience inattendue.

Patrick 94%
Incroyablement complexe, bien balancé, intense et savoureux. Un dram extraordinaire! En fait, l’un des drams les plus complexe que j’aie eu la chance de goûter. Nez : Je ne me souviens pas d’avoir jamais senti un sucre si intense dans un whisky aussi vieux. Donc, sucre, cassonade, caramel, quelques fruits mûrs et une pointe de vanille. Bouche : Riche et savoureux bouquet de fruits mûrs, vanille, épices chaleureuses, touche de bois brûlé et quelques herbes. Finale : Longue et intense, marquée par les fruits mûrs.

Knockando 18 ans 1992

43% alc./vol.

André 77%
Nez au départ agressif et passablement épicé. En respirant, le whisky s’adoucit et libère des notes de toffee, de miel et de vanille, orange roulées dans le sucre caramélisé et d’une pincée d’épices. En bouche ; saveurs bizarres d’herbe verte et de menthol, d’éclisses de bois sec et de céréales au miel se prolongeant sur des notes de gingembre et de poivre. Ce whisky est débalancé et difficile à suivre dans son développement en bouche. Finale ; sèche et épicée, petits fruits sauvages. Le profil aromatique de cette distillerie n’est pas dans ma palette de goût personnels. De plus l’amalgame des saveurs est douteux et chaotique.

Glenlivet 8 ans Single Cask Squadron 70

62.5% alc./vol.
293 bouteilles. Ce whisky souligne l’aide du Canada au capitaine John Gordon Smith Grant, pendant la Première Guerre mondiale. Ce descendant du fondateur de The Glenlivet a reçu des soins d’un hôpital de campagne canadien à Doullens, en France, après avoir été blessé au combat. Ses funérailles furent par la suite célébrées par l’évêque de London, en Ontario.

André 86%
Pommes vertes, vanille et toffee, chocolat au lait crémeux, légère sensation épicée qui dort au fond du verre. En respirant, le whisky laisse s’échapper des notes d’ananas et un peu de banane. En bouche, les épices et le bois sont très présent. Le taux d’alcool, jumelé èa une courte maturation en fond un whisky un peu vigoureux et franc malgré les saveurs de vanille qui tentent de calmer la donne. Les mêmes pommes vertes reviennent aussi en bouche et s’accompagnent d’une belle texture goulue et bien épicée, d’oranges et d’une finale astringente, légèrement sèche avec des notes d’herbe verte ainsi qu’un soupçon floral. Petite touche de chlore en toute finale de bouche. Le nez me rappelle maintenant la poudre des emballages de gommes Bazooka.

Patrick 91%
Un superbe whisky, avec une intensité trop rarement vue au pays des hommes en jupes. Par contre, pour le même prix, achetez-vous plutôt 2 bouteilles de Nàdurra, un bon roman de guerre, vous en aurez beaucoup plus pour votre argent! De plus, il vous restera au moins 50$ en poche pour faire un don à votre association locale d’Anciens Combattants. Nez : L’alcool est agressif au nez, mais on ira pas s’en plaindre tant il est rare de voir un scotch embouteillé à plus de 60% d’alcool. Le parfum est marqué par les céréales, les pommes jaunes, le chocolat au lait, les bananes et les ananas. Compte tenu de son fort taux d’alcool, il gagne énormément à respirer quelques minutes dans votre verre avant la dégustation. Bouche : Le new make n’est pas loin, mais ça demeure tout de même plaisant à boire de par son intensité rarement vue dans le monde des scotchs traditionnels. Les bananes sont sucrées, les pommes jaunes sont timides, et les épices du chêne, vivifiantes! Le tout est complété par une poignée d’herbe verte fraiche. Finale : Longue, fraiche, intense.

Benromach Hermitage Wood Finish 2005-2015

45% alc./vol.
Vieilli dans des fût de bourbon de premier remplissage, Benromach 2005 Hermitage a ensuite été affiné pendant 27 mois dans des fûts de vin ayant contenu la prestigieuse Appellation d’Origine Contrôlée Hermitage. Edition limitée à 4200 bouteilles.

André 79.5%
Savoureux nez, très influence par le cask finish de vin bien annoncée par sa couleur très particulière, cuivrée et rougeâtre. Nez fruité et vineux, mélange de vanille nappée de caramel. Bol de fruits rouges, chocolat noir un peu amer. La bouche est un peu tannique, puissante sur les fruits rouges mais nuancé par de belles épices, surtout la cannelle. Poires passées à la poêle, cerises noires, pommes rouges, chocolat. Léger déséquilibre au niveau texture où les effets du cask finish sont peut-être un peu trop ressentis. La finale offre de belles cosses d’oranges accompagnées de notes de chocolat. Quelques sursauts de cannelle et une touche de poivre ferme la finale un peu abruptement. Rétro-olfaction de fine tourbe avec notes de sherry chloré pas très agréables. Un bon dram, débalancé par le cask finish trop présent.

Patrick 78%
Un presque-bon whisky où la finale vient tout ruiner. Dommage, c’était bien parti. Nez : Savoureux parfum où le vin domine agréablement avec un beau fruité et un succulent sucre caramélisé. Bouche : Ici encore, le vin domine et procure une sensation très tannique à l’ensemble. Le tout est accompagné de quelques notes de bois brûlé et de chocolat noir. Finale : C’est malheureusement ici que ça se gâte, avec une finale marquée par le chlore et le soufre.

Martin 83%
Cuivre riche, presque de l’huile à trompette. Nez: Orge grillée, toffee brûlé, cuir et raisins secs. Overdose de riche et onctueux vin fortifié. Dattes, figues et pruneaux. Bouche: Texture fade, mais qui laisse place à des seveurs de chêne, de raisin rouge, de musc et de cuir tanné. Caramel, poivre et toffee anglais. Finale: Fumée, cuir, tabac en feuille, muscade et poivre rose. Équilibre: Impossible de manquer l’affinage. Le nez est exceptionnel, mais on dirait qu’on nous en force presque trop dans la gorge avec le reste.

Mortlach 75 ans 1939

44.4% alc./vol.
Je dois dire que je me sens très privilégié de pouvoir savourer et analyser ce whisky. À 50,000$ la bouteille, ce n’est pas le genre de bouteille que je peux seulement même penser me payer. En tant qu’évaluateur, j’ai accès à nombre d’échantillons provenant de contacts et de passionnés qui, tout comme moi, partagent et échangent des samples de ce précieux alcool. J’ai en plus ici la conjonction de deux passions ; celles du whisky et de l’histoire, la 2eme guerre mondiale plus particulièrement. D’avoir à évaluer un whisky distillé au début de qui serait un des plus grands conflits du XXeme siècle est un événement en soi, surtout quand on sait que la quasi-totalité de la production de whisky Écossais serait stoppée afin d’aider à l’effort de guerre. Je me lance donc dans l’évaluation de ce whisky emblématique avec une grosse part d’admiration, de respect mais aussi un fond de peur. Avec un échantillon de 15ml, je n’ai pas droit à un deuxième essai… Alors d’avoir ce whisky dans mon verre, de penser qu’il y a des gens qui l’on distillé en 1939 en Écosse et que moi, aujourd’hui, je suis à évaluer ce whisky par une chaude journée d’été frôlant les 30 degrés bien assis sous la pergola de ma maison de Québec, me tire presque quelques larmes.

André 94%
Pour un whisky, de passer 75 ans dans un fût sans se faire assimiler par les saveurs du fût lui-même, c’est comme un vieux couple qui après 50 ans de mariage n’ont seulement tirés le meilleur de leurs partenaires sans chacun perdre sa personnalité. Nez délicat mais avec passablement de caractère, les notes de sherry sont sans ambiguïté ; raisins secs, gâteau aux fruits, prunes, confiture de fruits. Bonnes effluves boisées, mais le sherry domine le bois et je dois avouer que j’avais quelques craintes sur l’équilibre général après 75 ans dans le fût. Oranges sanguines, épices douces, un peu comme les bâtons d’ensens qui brûlent dans les vieilles églises. En bouche, l’approche est fruitée sur le xérès, encore ce mélange de fruits secs, de prunes, gâteau aux fruits, pâte de fruits séchés, vieille ceinture de cuir mouillée. Le whisky change passablement en bouche après 5-10 minutes après l’avoir avalé, il laisse une sensation sèche, poussiéreuse, on dirait du sherry en poudre. La finale est hyper longue et fruitée avec passion, les épices rehaussent un peu la tranquillité noble du whisky. Avoir été dégusté à l’aveugle je n’aurais probablement pas donné la même note à ce whisky. Mais comme déguster un whisky est étroitement lié avec l’expérience que l’on en retient, je ne peux pas m’empêcher d’y ajouter quelques points supplémentaires pour le souvenir que j’en garderai. Merci Johanne pour l’échantillon.

BenRiach 16 ans 1992-2008 Pedro Ximenez Single Cask

53.9% alc./vol.
Hogshead Cask #5612, Bottled 08/2012, bottle 113 of 287

André 93.5%
Gâteau forêt noire… c’est ça… ce mélange de gâteau au chocolat, de cerises noires, de chocolat noir, la confiture de fruits rouges, raisins rouges séchés. On ressent rapidement au nez l’onctuosité de liquide, presque sirupeux et collant, l’opulence des arômes est désarmante, on fait dans le kitch raffiné pas subtil niveau intensité. Wowwwwwwwwww…. Quelle texture… Unique, vraiment. Sirupeux et hyper collant sur les parois de la bouche. Saveurs de cannelle, de gingembre, de poivre, les cerises noires, raisins séchés, chocolat noir, confiture de fruits. Finale lente et goulue, très texturée, beaucoup de fruits rouges, poivre, cannelle. Superbe!.

Glenlivet Nàdurra First Fill American White Oak • Batch FF0115

59.8% alc./vol.
Embouteillé 01/2015

André 92%
Poires et pommes vertes nappées de vanille crémeuse, bananes. Nez bien enrobé et très rond apporté par la vanille onctueuse du chêne. Cela masque complètement le taux d’alcool relativement relevé. Belles vagues d’agrumes et de pommes. La bouche n’a pas la robustesse que l’emballage laisserait supposer, même si l’on ressent bien la jeunesse du whisky avec ses notes de bois de chêne, l’ensemble en bien crémeux et hyper vanillé. Cela sert bien de toile de fond aux agrumes, à l’ananas et aux saveurs d’oranges. Les bananes ont aussi gagné en importance et sont la saveur principale qui ressort de l’ensemble. Finale finement épicée qui s’accompagne de saveurs de bois de chêne séché au soleil et d’agrumes. Belle présentation, saveurs agréables et prix abordables. Avec la série Abunadh, les Glenlivet sont définitivement à tracer le virage de ‘’no age statement’’. Bravo Alan Winchester.

Patrick 91%
Un excellent Nàdurra comme toujours, intense, savoureux et bien balancé. Glenlivet à son meilleur. Nez: Délicieux parfum sucré et fruité, bourré d’agrumes, d’une touche de cassonade et de quelques notes de pommes vertes. Bouche : Chêne épicé, cassonade, fruits exotiques et agrumes frais. Explosif, savoureux et complexe. Finale : D’une belle longueur et rafraichissante.

Martin 91%
Nez: Épices et bois frais entourés de pommes vertes, de crème et de poires. Vanille, chocolat blanc et noisettes. Sucre blanc. Bouche: Pommes vertes, citron et épices. Sucre juteux, vanille, cannelle. Chêne robuste. Finale: Belle longueur, fraîche et chaude à la fois. Planche de chêne gorgée de vanille sucrée. Équilibre: Un cocktail explosif et assumé, un beau feu d’artifice de saveurs qui n’est pas discret, mais auquel on prend goût.

Kim 85%
Au nez : Alcool puissant, caramel très sucré et zestes d’agrumes confits enrobés de sucre. Au goût : Botte de foin sucrée recouverte de jus de citron, tellement sucré que ça masque l’alcool. Rappelle la sensation de mordre dans une canne à sucre, à cause du côté boisé.

Glendronach 17 ans

54.9% alc./vol.
Distilled le 11/11/1994, embouteillé en août 2012 depuis le fût de sherry Oloroso #1503, 671 bouteilles.

André 86%
Nez un peu plus sec et épicé que le cask 1497 évalué précédemment. La couleur ambré est annonciatrice du style presque austère du sherry. Nez de raisins secs, de chocolat, gâteau aux fruits. Relativement fermé comme nez. Encore une fois, le taux d’alcool est bien niché au fond du divan de sherry, très relax. En bouche, le whisky est rond et feutré, malgré les épices et la sécheresse du poivre dans lesquelles sont trempées les cerises marasquin. Même si cette édition fait preuve de plus de caractère que le fût 1497, les saveurs sont encore plus limitées. Cerises fraiches, oranges, épices et poivre. Légère sécheresse en finale de bouche, saveurs très rectilignes, découlant de l’utilisation des fûts de sherry. N’eut été du manque de nuances dans la palette aromatique et une astringence un peu trop prononcée en bouche, ce whisky aurait franchi la barre du 90%.