Mortlach Special Strength

49% alc./vol.
Travel Retail Exclusive

André 90%
Unique comme nez et comme présentation, Mortlach est capable du meilleur et du pire mais ici, on a droit au tapis rouge et la place aux premières loges. Nez feutré mais à la puissance latente. Oranges, vanille, dattes et raisins secs, épices de bonne force, poivre concassé sur la viande de BBQ distinctive de la distillerie. La bouche est exquise, texture incroyablement soyeuse et grasse, poires et pêches, vanille, abricots et dattes, raisins secs, puis les pommes rouges, l’orange et encore les raisins séchés. La finale de bouche est robuste, beaucoup de poivre et de gingembre, astringence épicée recouvrant les fruits secs. Cette édition est la suite logique de Rare Old, pour amateurs de whisky plus musclé. La signature distinctive de la distillerie est évidente et le voyage au pays des saveurs nous amène dans des contrées peu visitées. Ceci étant dit, Mortlach est un single malt singulier qui ne plaira pas à tous, je ne le dis pas péjorativement ou en plaçant certains amateurs sur un piédestal mais disons que l’éventail de saveurs est un nay or yeah, c’est un whisky (dans son style) qui rappellera le Laphroaig; sans compromis, que l’on aime ou pas, mais qui ne laisse définitivement personne indifférent.

Patrick 93%
Unique et savoureux, à chaque fois que j’y goûte je suis incapable de me contenter d’un seul verre ! J’en abuserait facilement si cette bouteille était plus facile à dénicher. Pour amateurs raffinés et éclairés. Nez : Riches petits fruits rouges mûrs, pommes, prunes, vanille, noix et caramel. Complexe. Bouche : Bleuets et cerises bien mûrs, épices du bois, miel et toujours la saveur si unique de Mortlach, celle du steak, cuisson medium ! Finale : Longue, riche et intense, marquée pas un succulent xérès.

Martin 89%
Très riche et ambré. Nez : orge et miel, un peu de foin, un peu de vanille. Légère influence du sherry. Bouche : texture riche et soyeuse. Épices, raisins, céréales et xérès. Finale : assez chaude et longue, avec des notes de raisin, épices, chocolat noir. Encore un peu d’orge et de noix. Équilibre : une excellente bouteille de Mortlach, une distillerie dont les embouteillages officielles sont de plus en plus surprenants. Un NAS en plus.

Balvenie 15 ans Sherry Cask Single Barrel #11309

47.8% alc./vol.
bouteille #113.

André 94.5%
Souvent éclipsée par sa sister distillerie Glenfiddich, Balvenie est une des distilleries sous-évaluées dans le domaine du whisky. Pourtant la plupart de ses embouteillages sont de vraies pépites, l’utilisation de différents types de fûts font en sorte que l’offre des profils aromatiques distribués sont variés et la qualité supérieure est généralement au rendez-vous. Cette édition avec mention d’âge ne fait pas exception. La maitrise de l’art de l’assemblage, de la sélection de fûts et de l’équilibre du whisky tel que livré par David Stewart est indéniable. Au nez, gâteau aux fruits et fruits séchés, oranges de Séville, cerises noires. Superbe texture soyeuse au nez, c’est rond et très féminin comme présentation. La bouche est hyper fruitée; cerises noires, fruits secs, chocolat noir aux oranges, saupoudré de gingembre. Quand un whisky se prend pour un dessert, c’est exactement ce qui se passe. La finale est douce même si ponctuée de belles notes d’épices. La rétro-olfaction est constellée de fruits rouges, de prunes, cerises, fruits séchés. Un whisky dessert savoureux et exact, tant au niveau des saveurs que de la présentation irréprochable.

Patrick 90%
Un excellent whisky, riche, chaleureux et complexe, le xérès à son meilleur ! Nez : Doux fruits séchés et chaleureux, avec une pointe de sucre. Bouche : Extrêmement intense au niveau des fruits, avec de chêne, des épices et du bois brûlé. Finale : Dune belle longueur, intense et boisée.

Gordon & MacPhail Connoisseurs Choice Imperial 1993

43% alc./vol.
Distillé en 1993, fûts de xérès de premier remplissage, embouteillé en 2011.

André 84.5%
Nez exquis; fruits rouges, cerises, gâteau aux fruits, chocolat, légère touche florale en background. La bouche développera les mêmes saveurs auxquels s’ajoutent une bonne rasade de poivre et d’épices. Le whisky est costaud malgré le 43% d’alcool. La finale est poivrée avec une forte morsure d’épices et d’importantes influences du bois. Le sherry est peut-être trop puissant pour un embouteillage normalement si subtil et nuancé, cela donne l’impression qu’on a bâillonné les arômes les plus subtils et discrets et dénature le whisky. Sans être un mauvais whisky l’importance donné au sherry est trop importante et les épices poivrées beaucoup trop puissantes pour la douceur générale des saveurs.

Deveron 12 ans

40% alc./vol.
Ce single malt léger est élaboré au sein de la distillerie Macduff qui se situe à l’est des Highlands, à la limite du Speyside.

André 78%
Pommes vertes nappées de miel, agrumes, vanille, herbe verte peut-être. Nez agréable et calme, un peu effervescent. Ce whisky possède une joie, quelque chose de festif au nez que la bouche trahira dès la première gorgée. L’arrivée est fade, la texture plate avant que n’arrive la forte vague d’épices qui désarçonne légèrement. Heureusement, les fruits secs et la pomme verte émergent avec bonne force de l’ensemble et nivellent l’équilibre général. Finale épicée, herbeuse très bizarre. Un whisky à la palette aromatique singulière et à l’équilibre discutable. Un échantillon fera l’affaire si vous pouvez vous passer d’une bouteille.

Patrick 85%
Un très bon whisky de semaine qui nous change de l’ordinaire. Une belle surprise qui gagnerait à être plus connue. Nez : Grain légèrement grillé et couvert d’une couche de miel, d’une touche de pommes vertes et de fleurs. Bouche : Céréales sucrées avec une touche subtile de fumée, d’épices et de sel. On est à des lieues d’Islay, mais ça demeure un très bon whisky de semaine. Finale : Marquée par l’orge salée, mais malheureusement un peu courte.

Martin 82%
Nez: Pommes, colle à bois, miel, melon et agrumes. Malt grillé et fleurs blanches fraîches. Invitant. Bouche: Miel sucré, melon et poires. fruits tropicaux, épices et chêne. La vague d’épices est plutôt surprenante et forte. Finale: Cantaloup et chêne, poivre blanc, sel et fruits secs. Équilibre: Les saveurs sont par définition plutôt douces, mais leur harmonie est mise en péril par la force démesurée de ses épices.

Mannochmore 18 ans Special Release

54.9% alc./vol.
Distillé en 1990, bouteille #538 de 2604.

André 89%
Un whisky rempli de challenge, pour amateur avertis. Nez rond et très sexy; bol de fruits séchés accompagnant des céréales maltées, raisins secs, prunes, chocolat noir, cosses d’oranges, cerises noires et indéniablement beaucoup d’influences du fût de sherry. Le whisky change beaucoup en respirant et demande de la patience afin que les arômes et saveurs atteignent leur équilibre. La bouche confirme les arômes du nez, très pointu sur les fruits secs, les prunes et le chocolat ce qui met la table avant l’arrivée des épices puissantes – cannelle, poivre, gingembre – qui seront à leur tour recouverte d’une belle couche de chocolat noir légèrement fumé qui s’accompagne de juteuses notes d’oranges. La faiblesse de ce whisky réside dans sa finale astringente et sèche, ou les notes de bois sont un peu trop présentes. Jumelé aux saveurs d’épices, on a un peu l’impression que le whisky est débalancé mais ce n’est pas le cas. Ce Mannochmore ne plaira pas à tous car les saveurs sont tranchées et presque diamétralement opposées entre le nez et la finale de bouche. La migration des saveurs hyper fruitées du nez aux fortes épices astringentes de la finale est assez drastique, mais comme un bon livre, on aime bien être surpris positivement de temps en temps avec de l’imprévu. Nicely done (sauf pour le prix exorbitant).

Patrick 94%
Un superbe whisky, impressionnant par sa chaleur, son sucre et sa surprenante douceur. En fait, il me rappelle certains whiskys de plus de 40 ans ! Nez : Riches fruits mûrs et chaleureux, avec de la vanille et un peu de bois. Intense et savoureux. Bouche : Beaux fruits mûrs, chaleureux et profonds. D’une belle douceur, surprenante pour le taux d’alcool. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Benromach Sassicaia

45% alc./vol.
Distillé en 2007, embouteillé en 2016. Ce single malt est le fruit d’un vieillissement en fûts de Bourbon de premier remplissage, suivi d’un affinage de 24 mois en fûts de Sassicaia en provenance de la fameuse région viticole de Bolgheri en Toscane.

André 82.5%
Abondance de fruits rouges, fruits secs, oranges confites, toffee et chocolat au lait. Un nez délicat et approchable et certainement une belle façon d’attirer les novices au whisky. La bouche est relevée et très épicée avec des saveurs de gingembre, de cannelle et de poivre livré sur une texture astringente. Cette astringence s’accorde bien avec les saveurs de la bouche mais tranchent un peu abruptement avec les promesses du nez qui étaient beaucoup plus fruitées et souples. On ressent aussi beaucoup l’influence du wine cask en bouche, on se doute d’une finition quelconque parce que perçoit une pointe tricky difficile à expliquer niveau texture en bouche. La finale est sèche et passablement épicée, presque tannique malgré les notes de toffee, vanille et de chocolat. Un bon whisky avec des saveurs délectables mais une présentation légèrement débalancée.

Aberlour Hand-Filled 13 ans

58.1% alc./vol.
Batch A16, bouteille 267, embouteillé 24/01/20177, Bourbon Cask rempli à la main à la distillerie.

André 91.5%
Raffiné et hyper soyeux. Bananes, coconut, vanille, fruits séchés, huileux, fruits tropicaux, wine gums. Étonnant et très challengeant comme nez. La bouche est musclée, brassée de fruits et de bananes, fruits tropicaux coupés en dés, le tout nappé de vanille crémeuse et d’une pincée d’épices (gingembre, cannelle). Sérieusement, je suis très surpris de l’avalanche de fruits secs et tropicaux, surtout en provenance du bourbon cask. Belle présence en bouche, l’alcool est perceptible mais loin d’être omniprésent. La finale est sucrée et très fruitée, vers en gélatine, bananes, recouvert d’épices. Un Aberlour atypique et énigmatique à l’équilibre indiscutable et aux saveurs étonnantes.

Patrick 90%
Un superbe whisky ! Si c’était pour ressembler à ça, un peu comme pour la série des Glenlivet Nàdurra, j’amerais bien qu’Aberlour fasse une édition « bourbon » de leur A’Bunadh. Nez : Noix de coco, jus de fruits tropicaux, sucre blanc, gâteau à la vanille et bananes. Bouche : Superbes agrumes, vanille chaleureuse, bois épicé, gingembre et fruits tropicaux. Le taux d’alcool semble être 10% plus faible. Finale : D’une belle longueur et savoureuse, marquée par les agrumes.

Martin 92%
Nez: Très fruité, fruits rouges et bois gorgé de bourbon. Raisins, caramel et pruneaux. Très riche. Bouche: Texturé à souhait, raisins blancs, cannelle, caramel, épices et bois. Exquis. Finale: Longue et chaude, parsemée de cannelle, d’épices et de raisins. Équilibre: Excellent, superbe. Malheureusement un embouteillage unique.

Cadenhead Aberlour 25 ans

51.4% alc./vol.
Distillé en 1990, embouteillé en 2016 depuis des Bourbon Hogsheads, 540 bouteilles.

André 89%
Les Aberlour à maturation exclusive de bourbon cask ne sont pas légion et cette expression livre l’essence même du spirit de la distillerie, dépouillé et sans artifice. Nez d’une belle douceur envoutante, sur la vanille et les agrumes, l’ananas, le citron, la pomme verte à la Glenlivet. Étonnant de voir comment le spirit réagit en vieillissant exclusivement en bourbon cask. La bouche est très fruitée, mais les fruits exotiques et tropicaux, mélange de miel et de vanille avec une astringence de citron pressé qui tranche avec le velouté de l’ananas et du coconut nappé de chocolat blanc saupoudré d’une pincée d’épices. Rétro-olfaction fruitée et fraiche, beaucoup de saveurs d’oranges et de citron. Finale épicée avec une lente montée de l’alcool. Un whisky qui nous ramène à la genèse de ce cette distillerie et qui laisse place à la création du spirit lui-même plus qu’au fût. Mais déstabilisant dans le rendu final sans la contribution passionnée habituelle des fûts de xérès.

Patrick 87%
Un superbe spiritueux, avec une belle intensité. Nez : Fruits frais, vanille, touche de cassonade. Bouche : Pommes vertes, orange, agrumes et chêne. Finale : D’une longueur moyenne, relativement sèche.

Martin 85%
Nez: Miel, vanille et agrumes. Orge douce et sucrée. Chêne et crème anglaise. Bouche: Texture chaude et soyeuse. Miel et épices, herbe et sucre d’orge. Très doux pour son taux d’alcool. Finale: Longue et fraîche. Notes boisées, sucrées et épicées. Équilibre: Belle expérience pour un whisky de 25 ans, mais personnellement une bouteille moins dispendieuse ferait autant mon affaire.

Aberlour A’bunadh – Batch 057

60.7% alc./vol.

André 87.5%
Nez liquoreux et hyper fruité. Raisins secs, goulu et concentré, beaucoup d’épices au nez qui tranchent beaucoup avec la rondeur des fruits séchés, chocolat noir amer, l’éternel gâteau aux fruits de Noël, cuir mouillé, café noir. Ligne directrice de la série Abunadh. Cerises, framboises, mais la bouche est débalancée par les trop fortes épices (gingembre) mais démontre définitivement la richesse des fûts de xérès avec ses fortes saveurs de pâte de fruits et de cerises noires, oranges, prunes. Dommage que les épices coupent si abruptement avec la rondeur des fruits et du sherry. Finale sèche, plus ronde que le nez, un peu râpeuse même. J’apprécie plus la rétro-olfaction, presque pâteuse, que la finale elle-même. Si on compare cette édition avec les autres d’autres distilleries sur le marché, celle-ci est supérieure. Mais si on le compare avec les autres batch de la série, celle-ci est peut-être débalancée en bouche et trop sèche et épicée. Ceci étant dit, un must have pour les sherry (butt) lovers.

Patrick 91%
Un autre superbe A’Bunadh, du vrai bonbon pour adultes ! Maudit que c’Est bon ! Un argument de poids en faveur des NAS. Nez : Cherry Blossom, avec le chocolat au lait, la cerise, les noix et une touche de vanille. Savoureux ! Bouche : Beaux fruits mûrs, sucrés et chaleureux. Épices, touche de chocolat au lait et vanille. Finale : Longue, savoureuse, fruitée, sucrée et chaleureuse.

Martin 90.5%
Nez: Wowowee! Encore un A’bunadh qui revient à la charge sur des notes de cerise noire, de raisin, de vin rouge, malt grillé et chêne. Bouche: Raisins épicés, tabac à pipe et xérès en folie. Le taux d’alcool, bien que contrôlé, ne se cache absolument pas. Finale: Belles épices, beau bois, beau vin, bon jus. Équilibre: Encore un coup de circuit. Si vous aimez le sherry et que vous n’avez pas peur des sensations fortes, A’bunadh est fait pour vous.

BenRiach Limited 12 ans 2000 Release Pedro Ximenez

53.8% alc./vol.
Cask 4236 – 672 bouteilles – Embouteillé Août 2012

André 94%
Ouf… nez goulu, très sirupeux, collant dans les narines. Le sherry est intense et très entier, les grosses cerises noires, raisins secs, petits gâteaux au fruits, chocolat, dattes, figues. Savoureux et très invitant. Le xérès est excessif presque à outrance… wow… La bouche est juste ‘’wow’’, hyper sirupeuse, presque de la liqueur de xérès; les fruits séchés, dates, figues, raisins secs tournoyant dans une tornade de chocolat au lait, réglisse rouge. L’onctuosité et la texture sirupeuse protège la bouche de la douce morsure de l’alcool, jusqu’en finale où le whisky est plus musclé au fil des lapées ou les épices et le poivre émergent doucement de l’ensemble des saveurs pour finalement atteindre une apogée magistrale et survolant l’ensemble du palais. La finale est longue, douce comme une liqueur au niveau texture mais avec un raffinement et des saveurs très définies de fruits rouges et de poivre, nargué par de belles notes chocolatées. Quelle qualité d’exécution, quel rendu, quelle expérience. On adore Benriach lorsqu’ils nous présentent des perles du genre.

Patrick 93%
Une gorgée suffit pour comprendre pourquoi on a choisi de faire une édition spéciale avec ce liquide. Ceci étant dit, j’aurais aimé qu’il s’agisse en fait d’une édition régulière! Nez : Beau parfum de fruits mûrs, de caramel et de chocolat au lait. Aussi, de légères notes boisées et une goutte de vanille. Envoutant! Bouche : Saveurs dominées par le xérès, avec des notes de chocolat noir amer et d’un soupçon de vanille. Le tout est enveloppé dans un superbe écrin de chêne légèrement épicé. Finale : Longue et chaleureuse, comme on les adore! Surtout marquée par le chocolat.