Arran Millenium Casks 2013

53.5% alc./vol.
7800 bouteilles.

André 95%
Le nez parfait…. Tonne de crème nappant du melon d’eau, des cosses d’oranges, du barley au miel. L’alcool est plus présent en bouche même si les saveurs sont d’une extrême douceur. Les épices prennent elles aussi un rôle d’une plus grande importante dans cette pièce au timing parfait. La vanille se mélange aux fruits et vient adoucir l’alcool épicé. Chocolats au lait fourré au citron, vanille, melon d’eau, épices, miel… wow… Finale doucement soutenue, balance parfaite, éléments variés et composition juste. Un autre real little gem !

Patrick 92%
Une autre réussite d’Arran. On jurerait avoir affaire à un croisement entre Bowmore et Arran. Définitivement dans mes goûts. Nez : Sel, malt et xérès. Après quelques minutes, on détecte aussi une note de fumée. Bouche : Malt salé et fumé ainsi que xérès intense. La texture est très huileuse et l’ensemble est très chaleureux. Finale : Longue, fumée et surtout très salée.

Martin 93.5%
Miel doré des plus appétissants. Nez: Crémeux et mielleux. L’alcool est complètement absent du nez pour généreusement faire place à l’orge juteuse et au cantaloup. Bouche: Belle chaleur huileuse sur explosion de fruits, de caramel salé et d’épices. En mâchant un peu on parvient à s’imaginer un truffe Lindt à la vanille. Finale: Steady as she goes. Descend tout en douceur sur un tapis de chocolat à la fleur de sel sur lequel on n’a pas peur de tomber. Équilibre: Incroyable. Juste à son nom on a presque peur que l’on en aura pas d’autre avant encore un millénaire.

Arran Premium Single Cask 1996 Bourbon Cask

51.2% alc./vol.
Cask #542, embouteillé le 9 septembre 2013, bouteille 063/184.

André 92%
Superbe nez bien rond de chocolat blanc, de melon d’eau et de vernis à bois, finement salé et pleine de miel. La bouche livre une approche feutrée et domestiquée, l’alcool est sournois et bien camouflé, en fond de bouche. Même le nez n’arrive pas à le démasquer sous ses atours enjôleurs sucrés et mielleux. Beaucoup de fruits et de miel, et du poivre qui ressurgit tout à coup de l’ensemble. Céréales au miel, pâtisseries… Le poivre souligne la finale, dans un combat opposant le miel et le poivre à saveur maritime. Superbe !

Patrick 90%
Ouin, le genre de whisky dont j’abuserais facilement. Donnez-moi jamais une job pour gérer l’entrepôt de cette distillerie-là, ils vont faire faillite en moins de six mois. Maudit que c’est bon! Nez : Orge, agrumes et quelques fruits exotiques. Semble définitivement savoureux. Bouche : Un peu de sel, agrumes, biscuits à l’avoine et toujours les fruits exotiques. Les épices du fût de bourbon enrobent agréablement le tout. Finale : Longue, sucrée-salée et fruitée.

Martin 90.5%
Assez pâle, jeune et chardonnay. Nez: Wow, caramel et miel, orge bien grillée, Cheerios au miel et aux noix, cookies & cream, gousses de vanille. Très bien ficelé. Jujubes. Bouche: Crémeux et mielleux au début, pour rapidement se laisser envahir par les épices, le chocolat noir, l’orange et le pamplemousse. Finale: Chêne et herbe s’étirent sur des notes plus terreuses, devenant sucré-salé. Jujubes vers de terre. Équilibre: Un autre beau coup de la distillerie. Un peu trop facile de finir la bouteille devant un bon feu.

Arran 12 ans Cask Strength Batch #2

53.6% alc./vol.
Conçu à partir de 17 first-fill sherry butts et de 4 second-fill sherry hogsheads. 13200 bouteilles, embouteillé en septembre 2012.

André 89.5%
Nez plus musclé et définitivement plus maritime. Pommes vertes, un peu de sel et encore cette tornade de fruits tropicaux, les oranges ou nectarines encore une fois de plus. En bouche le whisky évolue sur des notes de grains de café enrobés de chocolat noir sans délaisser ses notes de fruits tropicaux et d’orange. L’alcool est discret et à peine perceptible, tellement adouci par les douces notes de fruits. Seule l’épilogue de la finale est plus pointue et cela sera le seul moment où l’alcool sera un peu plus présent. La finale est épicée même si huileuse et le whisky s’accroche admirablement en bouche… pour notre plus grand plaisir. Savoureux et musclé.

Patrick 89%
Bien balancé, l’alcool n’est pas trop présent malgré sa force. Un très très bon whisky, juste à la limite d’être exceptionnel. Nez : Chêne et sucre blanc et fruits tropicaux. Semble léger au point de plutôt rappeler un single grain. Bouche : Les notes de xérès d’expriment en bouche, accompagnées de notes de bois brûlé, de vanille et de chocolat noir. A la seconde gorgée, on détecte aussi des notes d’orange. Finale : Longue, et marquée par les notes de xérès et d’orange.

Martin 90%
Bel ambre neutre et doré, riche et profond. Nez: Un beau malt grillé se marie au chêne et à la vanille dans un chaudron contenant des pommes caramélisées. Bouche: Gâteau crémeux à la vanille noyé dans les épices du cask strength. Impossible de passer à côté des fraises dans la crème fouettée et du café en grains. Finale: À court terme on reste sur épices et crème, mais les fruits tropicaux continuent à surfer éternellement. Équilibre: Excellent, principalement à cause de la subtilité de son taux d’alcool élevé. À moins que ça je ne suis pas certain qu’on aurait autant flippé.

Arran 17 ans

46% alc./vol.
Édition limitée à 9000 bouteilles.

André 91%
Superbe nez orangé, wow hallucinant !!! rond et mielleux, fruits tropicaux. Incroyable balance en bouche, juste un peu d’épice comment accent et une vague d’orange et de fruits tropicaux nappés de miel chaud. L’alcool est bien dosé, l’ensemble rafraichissant, l’équilibre est parfait. J’aurais juré l’utilisation de fûts de bourbon, parce que les notes de sherry sont presque imperceptibles, les fruits sont là mais pas les fruits rouges ou le sherry comme habituellement. La finale est bien longue, légère astringence en fond de bouche et encore cette vague de fruits tropicaux, d’orange et de cerises rouges chocolatées. Ce 17yo est encore une fois la preuve du savoir faire de la distillerie, de l’évolution de ses parutions et de sa constance au niveau de la haute qualité d’exécution. Bravo!

Patrick 91%
Le nez plutôt léger ne laisse pas présager un tel whisky. Complexe, intense, délicieux, mon plus grand souhait est que la distillerie en fasse rapidement une édition régulière avec un rapport qualité/prix aussi exceptionnel que leur 10 ans. Nez: Chaleureuses épices, touche d’agrumes et un peu de bois brûlé. Bouche : D’abord une vague salée typique de la distillerie, suivie rapidement d’orge légèrement épicé, d’une pointe de xérès, de caramel et de chocolat à l’orange. Finale : Longue et savoureuse, où la fumée se confond avec la chaleur des épices du xérès.

Martin 91%
Rayon de miel foncé, orange profond, presque rouillé. Nez: Un océan de vanille citronnée nous révèle sous ses vagues de l’orange, du miel et une goutte de gingembre, le tout dans une subtilité désarmante. Bouche: Extrêmement doux, mielleux et fruité. Une pointe d’épices ouvre le bal pour une procession de pommes, de vanille et de latte de chêne gorgée de xérès. Finale: Ne traîne pas très longtemps, mais marque des points avec ses notes de raisin, de pomme et de toffee. Équilibre: Un des plus grands Arran, c’est certain. C’est pas juste bon, c’est divin. Une autre édition limitée qu’on risque de ne jamais voir en SAQ.

Arran Robert Burns Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

André 78.5%
Pommes roulées dans des épices, poires très mûres, grains de céréales. Y’a un hic au nez qui m’accroche, le côté céréales organiques peut-être, malgré l’abondance de fruits et l’étoffe citronnée et un peu maritime de la bouche. La bouche est sucrée et fruitée, la texture agréable mais sans rien de très excitant. Les poires sont bien présentes, surtout en toute finale de bouche. Les épices gagnent en force aussi en finale, qui demeure tout de même relativement sucrée. Un blended agréable, mais qui manque de finesse et de raffinement.

Patrick 77%
Un gros bof. L’équipe du marketing devrait avoir honte de salir le nom du plus grand barde écossais avec un blend si ordinaire. Nez : Parfum très léger rappelant certaines journées d’automne, au bord de la mer. Le tout est agrémenté d’une subtile touche de vanille et de marmelade de fruits. Bouche : Un peu de sel et de chêne, puis quelques fruits mûrs et de l’herbe fraichement coupée. Le tout est toutefois dominé par une sensation d’alcool poussiéreux. Finale : Longue et marquée par l’alcool et la poussière.

Martin 78%
Relativement jaune-vert, sur des jeunes tons entre citrouille et moutarde. Nez: Belle fougue et fraîcheur au nez, sur des accents marqués de malt et de poire, de citron avec un brin de fines herbes et de gingembre. Au deuxième nez l’orge grillée l’emporte haut la main. Bouche: Miel et citron sur épices et malt sucré. D’une grande mais maladroite légèreté, on reste tout de même sur de fortes notes de pommes vertes. Finale: Moyennement longue avec un certain manque de caractère. La complexité se fait vraiment remarquer par son absence. Équilibre: Un bon choix pour débuter la soirée, bien des néophytes vont tomber en amour avec, mais il faut avoir la persévérance d’aller un peu plus de l’avant.

Bowmore 15 ans Mariner – 2014

43% alc./vol.
Disponible en Duty Free uniquement.

André 87%
When Harry met Sally. Conjonction du savoureux xérès et du caramel salé, accents maritimes, le sherry est savonneux légèrement, chocolat au lait, oranges, fumée de tourbe lointaine portée par le vent de la mer finement salé. La bouche est typiquement Bowmore, cet ensemble de saveurs qui en font un whisky unique tel que l’on en goûtait voilà quelques années; cerises, réglisses, sel de mer, caramel salé, fumée de tourbe un peu grasse, avec toujours cette sensation de sherry savonneux singulière. Finale malheureusement courte, fruitée, raisins mauves et sherry fumé, gomme à savon.

Patrick 87%
Nez : Fumée de tourbe et pointe de pommes vertes. Bouche : Toujours la tourbe, mais avec maintenant une pointe d’algues marines. Aussi, chêne et un peu de fruits. Le tout offre une texture plutôt crémeuse. Finale : D’une longueur un peu trop courte, s’étire sur les notes de sel marin et de chêne. Balance : Encore une fois du bon Bowmore, et malgré la finale qui coupe un peu trop vite (pas si vite que ça, mais on aurait préféré qu’elle soit plus intense plus longtemps), l’ensemble demeure un bon rapport qualité/prix.

Martin 88%
Orange brûlé riche et profond vs. le soleil qui reflète sur les toits de Bombay. Nez: Tourbe salée habituelle de Bowmore, avec quelques accents de citron, de pétales de fleur et de nori humide. Toute chétive pointe de graine de céréale maltée. Bouche: Extrêmement timide au niveau du cuir tourbé. Petits fruits, citron, fleur de sel, mais de façon plus flagrante une belle grosse planche de chêne. Finale: Beau manège intense de toutes les saveurs et arômes précédents, mais on aurait aimé une longueur plus soutenue. Petit kick de punch aux fruits. Équilibre: Bien content, un bon Bowmore égal à lui-même. Rien à envier à son ancien embouteillage, mais bien que son prix demeure intéressant, je ne ferais pas le détour en duty-free pour en scorer une bouteille.

Bowmore Legend (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

Patrick 86%
Nez : Aaaaaah, le parfum tellement maritime des Bowmore du début des années 2000. Bref, air marin, touche de fumée, pointe de cassonade et tout petit soupçon fruité rappelant le xérès. Bouche : Le sel et la fumée sont intenses, mais légèrement tempérés par la cassonade. Le xérès est toujours discret, mais contribue à faire de l’ensemble un scotch définitivement au-dessus de la moyenne. Finale : D’une longueur moyenne, surtout marquée par le sel et légèrement par les céréales. Balance : Tous les ingrédients y sont, le tout est bien équilibré, mais semble un peu poussiéreux.

Gordon & MacPhail Highland Park 1970-1995 Centenary Reserve 25 ans

40% alc./vol.

André 88%
Très fruité – sherry, prunes – et chocolaté, miel caramélisé rehaussé d’une bonne dose de tourbe épicée. La tourbe est volatile et s’évapore par contre rapidement. La bouche est un peu sèche et corsée malgré le maigre 40% d’alcool, les fruits sont toujours aussi présents, l’utilisation des fûts de sherry est évident, avec une pulsion de miel vraiment forte suivie d’un nuage de tourbe à forte intensité mélangée de raisins secs. La texture est légèrement diaphane mais le whisky s’accroche bien en bouche surtout le sherry des fûts. En finale de bouche il y a un passage de bonbons Certs éventé un peu bizarre qui débalance la progression du whisky en bouche. Finale de belle longueur porté sur les fruits et le sherry bien puissant, bonne longueur et satisfaisante sensation de miel un peu fumé au bois de fût de sherry.

Patrick 92%
Un excellent dram, j’aurais définitivement souhaité en avoir plus qu’un simple échantillon dégusté à l’aveugle. Encore, encore, encore!! Nez : plutôt sucré, avec un parfum de caramel torréfié et de fruits mûrs. Bouche : Wow! La texture en bouche donne l’impression d’un whisky assez vieux, avec de belles notes de caramel chaleureux, de fruits mûrs et d’épices à steak savamment dosés. Le tout repose dans un délicieux écrin de chêne. Finale : Longue et suave.

Glenfiddich 15 ans Distillery Edition

51% alc./vol.

André 91%
Les amandes grillées, les céréales maltées, les poires, la pomme verte, le miel mélangé de zeste d’orange, les fruits séchés en arrière-plan. Merveilleuse texture en bouche, soyeux et doux et ponctué de salves épicées et poivrées mais livrant tout de même les saveurs du perçues au nez. Finale sèche et épicée, le poivre gagne en force et quelques notes de copeaux de bois soulignent la lente descente alcoolisée. Il fait plaisir de découvrir cette variante de cette distillerie très connue. La preuve que les haut taux d’alcool peuvent bien se jumeler avec les douces saveurs.

Martin 91.5%
Couleur roux cuivré et profond comme un bon brandy italien. Nez: Malt grillé, mûres, chêne et vanille sautent au nez suivis de la plus infime des touches de cuir. Un peu de foin sort au second nez. S’annonce grandiose. Bouche: Très doux, avec encore des accents de mûre et de vanille. Le malt évolue tout doucement en caramel alors que le taux d’alcool crée une épice qui prend tranquillement sa place. Finale: Longue et fortement maltée. On reste sur le cuir avec comme une légère infusion de clou de girofle et de mûre. Équilibre: Un splendide Glenfiddich avec une belle progression régulière. Encore une expression qu’il est dommage de ne pas retrouver au Québec.

Blackadder Isle of Jura 14 ans Raw Cask 1992

55.6% alc./vol.
Distillé en octobre 1992 et embouteillé en août 2007, fût #5499, bouteille 27 de 285.

André 81%
Les notes soutirées au fût donnent le ton rapidement au nez; vanille, orange, raisins secs passé date, un peu austère et brut comme matériel. J’adore la texture huileuse et soyeuse qui dissimule à merveille le taux d’alcool, les saveurs de la bouche (bien que limitées) sont bien agencées et agréables; melon au miel, fruits tropicaux, vanille et miel. Finale forte et soutenue sans bien d’autres nuances que les précédentes, l’alcool est bien discret et la texture encore une fois bien huileuse. Un Jura bien différent, loin des sherry cask habituellement présentés. Les amateurs de la distillerie seront probablement déroutés!

Patrick 86%
Nez: Fruits de la passion, vanille et chêne.  Semble délicat, ce qui me semble improbable pour un « raw cask ».  Bouche : La bête s’exprime enfin : Une déferlante de chêne, de vanille et de fruits de la passion vient subjugueur nos sens, à notre plus grand plaisir.  La texture en bouche est huileuse et l’ensemble est très chaleureux.  Finale : Longue, très longue.  Non.  Encore plus longue que ça.  La texture en bouche est incroyable, j’adore les « raw casks » de Blackadder, les seuls embouteillages qui offrent la même sensation que lorsqu’on boit un whisky directement tiré du fût.  Pour les saveurs, cette bouteille se mérite un 86%, mais pour les sentiments qu’elle procure, elle mériterait 100%!  Ces bouteilles ne seront probablement jamais disponibles à la SAQ car elles sont trop savoureuses, mais elles valent la peine d’être recherchées!   Un indice : Federal Wine and Spirit à Boston, et demandez à parler à Joe.  Et si vous n’avez pas une demi-journée à lui consacrer (et énormément de patience), oubliez ça!

Martin 80%
Coloration étrange qui passe du jaune-doré au vert-Prestone. Quelques matières en suspension demeurent visibles, dues au raw cask. Nez: On entame le nez avec des notes prévalentes de pruneau et de nectarine avec une pointe frileuse de fenouil. Un second passage nous offre un peu de Key Lime et sa meringue. Décisivement plus herbeux et floral que sucré. Bouche: Le côté le plus haut en couleurs de ce whisky arrive à ce stade. On y décèle le malt grillé et les fruits, avec épices et baie de genévrier. Retour des fleurs à la fin, avec une touche de racine de gingembre. Finale: S’étire sur fumée et cuir parsemés de petits fruits des champs. On reste tout de même sur une impression désagréable. Équilibre: Plus ou moins impressionnant. L’expérience reste amusante certes, mais le cask strength est plus nécessaire au concept qu’au goût.