Aberfeldy Single Cask 1997-2012

57.4% alc./vol.

André 87%
Nez relativement posé pour le pourcentage d’alcool. Encore une fois Aberfeldy nous charme avec sa livraison de céréales au miel, de toffee, de cire d’abeille et de croustade aux pommes. La bouche est portée sur l’alcool, avalanche de céréales Sugar Crisp, miel et toffee, forte présence du fût de chêne, la vanille, la cannelle. Finale très longue et épicée, un peu sèche. J’aime le style sans prétention, la simplicité des saveurs, le taux d’alcool. Je n’aime pas le prix de 230$ US demandé.

Patrick 79%
Épices, bois, quelques fruits venant du fût de xérès.  L’ensemble est mal balancé et comporte de désagréables notes de soufre.  Définitivement un mauvais fût!  Quoi de mieux dans cette situation que de vendre la bouteille à prix d’or, ainsi les acheteurs crédules essaieront de se convaincre que c’est ce qu’un bon scotch doit goûter.

Glenmorangie 23 ans 1963

43% alc./vol.
Bouteille 15 de 50.

André 91%
Pâte de fruits, figues, raisins secs, dattes, coconut et noix, pêches poilées, le caramel. En bouche, beaucoup de dattes et de figues, les fruits secs sont omniprésents, les cerises noires, le raisin, la pâte de fruits, le chocolat noir. Les oranges apparaissent après un certain temps, mais la sensation chocolatée est vraiment unique. Finale longue, mais incroyablement douce, du chocolat noir fourré de fruits secs et d’orange. Un whisky unique de par son histoire. J’avoue qu’il est difficile de mettre en contexte la valeur de celui-ci versus les saveurs et le rendu en bouche. Mais l’expérience globale est définitivement unique. Sensations garanties.

Patrick 93%
Une balance exceptionnelle pour un whisky tout autant exceptionnel.  Il est toujours difficile de juger impartialement un tel whisky (lorsqu’il n’est pas servi à l’aveugle), mais je peux affirmer sans équivoque qu’il s’agit d’un excellent whisky.   Nez : Intenses raisins secs, des noix et un peu de sciure de bois.  Le tout est marié ensemble de façon assez envoutante qui nous encourage à ne pas nous attarder sur le parfum qui émane de notre verre, pour y plonger dans plus attendre.  Bouche : A l’arrivée, de belles épices chatouillent la langue, épices qui évoluent rapidement vers un jus de fruit sucré assez étonnant, ce dernier étant enveloppé d’une surprenante pointe de chocolat noir salé.  Finale : Longue et chaleureuse, avec des notes de caramel épicé, d’orange, de chocolat noir et de fruits mûrs.  En bref, la finale parfaite qui nous fait presque pleurer lorsqu’on constate que nous venons d’en boire la dernière gorgée.

AnCnoc 22 ans

46% alc./vol.

André 87%
Crème à la vanille, amandes, poires, miel, pommes poires, doux et hyper soyeux au nez et quelques fruits tropicaux. L’arrivée en bouche est un peu molle mais flexible à souhaits avant l’arrivée fruitée jumelée de poires et de raisins, de vanille, de poires et d’amandes et un filin d’épices. Finale longue et épicée, bataille de fruits sucrés et d’épices acérées.

Patrick 89%
Un très beau dram, offrant une superbe complexité, une balance incomparable et… un prix trop élevé. Nez : Épices sucrées, miel, caramel et subtile touche d’agrumes. Le tout reposant sur une planche de chêne carbonisée. Bouche : D’abord le bois brûlé, qui évolue vers un sucre réchauffé, du cuir et une note de vanille. L’ensemble est épicé et légèrement fumé. Finale : Longue, fumée et dominée par les épices du bois.

Arran Machrie Moor Peated 5th Edition 2014

46% alc./vol.

André 87%
Belle tourbe terreuse et maritime, mélangée d’herbe verte mouillée, de céréales de malt et zeste d’agrumes, beaucoup de vanille. Au nez, la tourbe de cette édition me plait beaucoup plus que ses prédécesseurs. Dommage que le whisky soit si mou en bouche, un manque de caractère qu’un taux d’alcool un peu plus généreux (50%?) aurait peut-être aidé à soutenir. La tourbe est éventée, le vieux bonbon de menthol oublié au fond du manteau d’hiver que l’on retrouve à l’automne, belle notes d’agrume et de citron maritime. La tourbe est par contre bien dosée, pas envahissante et ne dénature pas trop l’essence même de la distillerie. La finale est moyenne-courte, la tourbe est évidente mais ne monopolise pas la bouche, et se mélange agréablement avec les saveurs d’agrume et les accents maritimes.

Patrick 80%
Sans être mauvais, Machrie Moor demeure une déception venant d’une distillerie que j’adore autrement. Exclusivement pour les fans finis de la distillerie. Nez : Belle tourbe salée avec des notes d’algues marines. Aussi une très subtile note de fruits. Bouche : D’abord le sel, puis la fumée, ensuite la tourbe et enfin un cocktail de « végétation » et d’épices. Surprenant, la tourbe est plus subtile qu’on s’y attendait. Finale : D’une longueur moyenne et salée.

Martin 87.5%
Un autre chardonnay sous l’influence de la tourbe. Jambes exceptionnellement fluides et grasses. Nez: Claque sur la gueule de tourbe, ça faisait longtemps que de la tourbe ne m’avait pas remis à ma place de cette façon. Après au moins le troisième nez on peut y déceler orge sucrée, ananas, chêne et pêches. Bouche: Tourbe sucrée, miel citronné, pêches, fruits tropicaux, cuir, dattes et planche de chêne. Finale: Quelques grains d’orge fumés mêlés aux épices descendent doucement dans un douillet nuage phénolique. Équilibre: Qui aurait cru qu’une distillerie au caractère si floral n’avait pas assez froid aux yeux pour nous livrer une pareille bête déchaînée? Arran et tourbe, un partenariat surprenant.

Kim 92%
Peut-être avais-je faim en le dégustant, toujours est-il que j’y perçois des effluves de pizza garnie… poivron vert, champignons et un peu de tourbe. Weird, mais agréable. La pizza disparaît complètement en bouche, pour offrir un dram mielleux, sucré, d’où émane une douce fumée et un soupçon de poivre. Il représente particulièrement bien l’Écosse, comme un Jamie Fraser du whisky.

Bruichladdich Scottish Barley The Classic Laddie

50% alc./vol.
Créé par Jim McEwan, le réputé Maître Distillateur de la Maison Bruichladdich, Scottish Barley représente le style floral et élégant de la distillerie d’Islay. Ce Single malt est élaboré uniquement à partir d’orge d’Ecosse, soigneusement sélectionnée puis distillée lentement dans les alambics aux cols très hauts de Bruichladdich. Il a ensuite lentement vieilli dans des fûts de chêne Américains choisis par Jim McEwan, dans les chais côtiers de la distillerie, s’imprégnant ainsi des embruns de l’Atlantique.

André 86%
Oranges bien mûres, des nectarines peut-être, fruits tropicaux divers. Nez aérien et tropical, rafraichissant, léger, festif avec une forte tangente sur les grains d’orge et des extraits de vanille du fût de chêne américain. J’adore le nez de simplicité et de noblesse qu’a ce whisky. La bouche est huileuse et agréable, superbe texture, avec la progression des oranges-nectarines, une belle montée en puissance de l’alcool adoucie par les notes de vanille et d’orge mielleuse. Je lui trouvais des notes de suie en bouche et j’ai lu une critique qui mentionnait « fuel » et je crois que c’est effectivement ça. Soyeuse couche de sel de mer en fond de palette, l’ensemble est agréable et fin. La finale est moyennement forte, l’alcool relativement discret, la diversité des saveurs et arômes est largement compensé par la qualité d’exécution.

Patrick 79%
Presque bon…  Presque!  Définitivement pas mon meilleur Bruichladdich.  Nez : Orge, vanille, un peu de sucre et quelque chose de bizarre.  Bouche : Planche de chêne brûlée, orge épicée et quelques notes de sel et de sucre.  Et surtout, toujours cette saveur étrange et plus ou moins agréable.  Finale : D’une belle longueur, mais s’étire sur une note insolite.

Martin 85%
Bien que plutôt tournesol pâle, il semble offrir visuellement une texture généreuse. Nez: Vapeurs d’alcool assez présentes au départ. Céréale un peu boisée et mielleuse. Pierre salée et chêne neuf. Trop drabe pour en tirer d’avantage. Bouche: Texture agréablement crémeuse. Miel et vanille, chêne et épices, pommes et caramel. Étonnamment délicieux, quoique très jeune au goût. Finale: Planche de chêne et sel de mer en puissance. Pierre lavée à la Bowmore. Équilibre: Jeune mais très intéressant. Un bel exemple de ce qu’on peut découvrir dans les scotches d’Islay juste si on prend le temps de décrocher de la sacro-sainte tourbe.

Old Pulteney Navigator

46% alc./vol.

André 85%
Chocolat fourré à l’orange et au sel de mer. La vanille est encore une fois omniprésente dans cette édition (tout comme le Flotilla Vintage 2000). En bouche, dualité des éléments opposés au niveau goût; vanille, coconut, fruits secs, oranges et sel marin, épices (cannelle). Beaucoup d’agrumes aussi. Plus franc que le Flotilla 2000, surtout en finale de bouche de par la conjonction des fortes épices et du sel de mer. Finale sur les oranges, le citron, les agrumes et le sel.

Patrick 89%
Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime bien ce scotch malgré son jeune âge apparent et son coût disproportionné par rapport à cette jeunesse. Nez : Parfum rappelant le doux sucre d’un bon « new make ». Pointe fruitée et d’agrumes. Bouche : Toujours le new make sucré. Des notes de vanille et de fruits viennent compléter le tout. On parle définitivement d’un très jeune whisky, ici! Finale : Longue, portée sur l’alcool et de savoureuses épices.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Isle of Jura 1997

46% alc./vol.

André 80%
Fruits exotiques, agrume, poires au miel, vanille, fruité mais éventé, coastal mais… trop évasif. La bouche est full volatile, démontre un certain côté maritime, mais l’ensemble es trop sucré et la texture est ordinaire et sans backbone réel. Les fruits exotiques sont en évidence et je dois avouer que j’ai bien de la difficulté à associer l’ensemble des arômes et saveurs au fût de sherry. Beau mélange salé/fruité en fond de bouche, il laisse deviner timidement ses origines maritimes. Finale courte et évasive, un peu de pêches et de poires, du miel, de la vanille. Un Jura dépersonnalisé de sa personnalité sherry cask et qui, même livré à 46% d’alcool et non-filtré, aura une texture et une structure bien ordinaire et ennuyeuse.

Patrick 89%
Gordon & MacPhail sont capable du meilleur comme du pire. Ici, il s’agit de la première catégorie! Nez : Mélange boisé de pin et de chêne, mariés ensemble par une subtile note épicée et vanillée. Bouche : Délicieux! Arrivée sucrée, fruitée et vanillée. Puis, le chêne, quelques épices et le caramel viennent compléter le tout. Finale : Retour du mélange chêne/pin, enveloppé de généreuses épices.

Martin 84.5%
Blond et paille foncée, muscadet. Nez: Céréale alcoolisée assez présente, qui laisse ensuite place à du miel. Léger cuir et zeste de citron. Le tout est légèrement trop subtil, plate même. Bouche: Bonbons au beurre, citron, miel, chêne. Plus enjoué qu’au nez. Texture crémeuse sur des notes de fruits confits. Finale: Assez sèche et moyennement longue, sur des pointes de planche de chêne poussiéreuse. Les épices astringentes du fût de sherry sont plus qu’au rendez-vous. Équilibre: Un dram qui n’offre pas grand chose au nez mais qui s’épanouit aux étapes suivantes. Une goutte d’eau l’aide, mais ça reste une goutte dans l’océan, pas de quoi virer fou.

Kilchoman 100% Islay 4th edition

50% alc./vol.
La distillerie Kilchoman lance sa 4ème version de 100% Islay ! Référence unique en son genre, elle rend hommage au savoir-faire Kilchoman. Produit à partir d’orge cultivé et malté à la distillerie, cette 4ème version est 100% Islay de l’orge à la mise en bouteille. Issu d’un assemblage de 32 fûts de bourbon de 5 ans d’âge et de 8 fûts de bourbon de 4 ans.

André 91%
Musclé et raffiné à la fois, typique et authentique. Beaucoup de tourbe de l’ile se drapant d’orange et de nectarines, de poires, de fruits tropicaux, un feeling huileux et de tourbe légèrement crasseuse, du poivre peut-être. En bouche, huge peat domestiquée, beaucoup de fruits tropicaux, sel de mer, vanille et poires. Balance exceptionnelle, saveurs opposées qui se complètent tellement bien. Finale en bonne montée progressive, les fruits, la tourbe, le sel, le poivre et quelques épices.

Patrick 91%
Wow!  Kilchoman est rapidement en train de devenir ma distillerie favorite!  Balance parfaite , la tourbe laisse juste assez de place pour en apprécier toute la complexité.  Nez : Tourbe et sensation de beurre en bouche.  Aussi des poires et quelques agrumes.  Bouche : Texture très huileuse.  Fumée épicée et tourbée.  Aussi quelques fruits.  L’ensemble est léger et intense tout à la fois.  Finale : Longue, très fumée et très épicée.

Martin 88.5
Ultra-pâle, sur une palette Sico j’inventerais la teinte Kilchoman. Nez: Toujours la tourbe, mais beaucoup plus sucrée et fruitée que crasseuse. Quelques pointes de new make et de mélasse émergent de temps à autre. Citron salé. Bouche: Tourbe, épices, fruits, miel et caramel. Un peu de mélasse chauffée vers la fin. On goûte tristement la jeunesse. Finale: Chaudes épices, fumée et caramel salé. Pierre lavée et orge. Équilibre: Un bel exemple de distillation locale, mais si on veut un Kilchoman un peu plus vrai, on devrait se tourner vers la gamme des Machir Bay.

Aberlour A’bunadh – Batch 047

60.7% alc./vol.

André 86%
Comme toujours, superbe nez de fruits. Le sherry est enveloppant et exubérant. Fruits rouges, cerises noires, oranges, chocolat noir, fruits secs. Léger déséquilibre en bouche, on dirait qu’il y a des saveurs camphrées qui accompagnent le sherry et les fruits secs, les épices sont peut-être aussi trop fortes. Même si le whisky livre de belles saveurs de raisins secs et de gâteau aux fruits, la bouche est définitivement déséquilibrée par les épices et le camphre… Il laisse aussi une pellicule sèche et très épicée qui tranche trop fortement avec la palette de saveurs. La finale est longue et (trop) sèche. Le nez était prometteur mais Maitre Corbeau Batch 47, vous avez échappé votre fromage dès que vous avez ouvert la bouche pour boire votre whisky…

Patrick 87%
On ne se trompe jamais avec un A’Bunadh, mais celui-ci ne passera pas à l’histoire.  Bon, oui, la barre est haute dans le cas de ce whisky.  Toujours est-il que si vous êtes en manque, go, vous ne le regretterez pas, ça demeure un très bon whisky.  Sinon, attendez la prochaine batch qui pourrait être excellente.  Nez : Raisin, cerise noire, sucre blanc.  Bouche : Gâteau aux fruits, cassonade réchauffée et quelques épices du fût de chêne rappelant un peu aussi les épices du bourbon.  Finale : Raisin épicé et notes de poivre. 

Glendronach 20 ans Oloroso Sherry Butt Cask 1993

57.5% alc./vol.
Kensington Wine Market Cask #1625, bouteille 249 de 498.

André 86.5%
Avalanche de fût de sherry, fruits séchés; raisins secs, pruneaux secs, quelques épices et un xérès exubérant. La pomme roulée dans le caramel à Beauce Carnaval. J’adore la candeur du nez, c’est la totale version xérès, j’aime aussi l’enrobage caramélisé ceinturant l’ensemble des arômes et qui calme les vagues de gingembre. La bouche est franche et puissante et la douceur du xérès ne peut maitriser la force de l’alcool. Les épices apportent aussi une sécheresse qui, en s’additionnant à l’alcool déséquilibre un peu la bouche. Des oranges s’ajoutent maintenant au lot de fruits perçus au nez. Le caramel est toujours aussi présent, le xérès est sec et légèrement vieillot, un peu austère. La finale est longue sèche, alcoolisée et épicée, ce qui tranche fortement avec les belles douces arômes du nez. Dommage, nous étions partis pour un beau voyage.

Patrick 85%
Très bon, mais je m’attendais à beaucoup plus.  Nez : Intense xérès chauffé, vinaigre balsamique et caramel.  Bouche :  Très chaleureux, bois brûlé, xérès et toujours le vinaigre balsamique.  Très goûteux et offrant une belle texture sirupeuse.  Finale : Longue, avec une note de cendres de cigare.

Martin 86%
Rouge-brun foncé. Presque de la mélasse… ou du rhum. Nez: Barrage de notes du fût de xérès, raisins secs, pruneaux, dattes, toffee, chêne, le tout alimenté par la force galopante de son taux d’alcool. Maturité effarante. Bouche: Force admirable de la texture et des saveurs. Rien ne fait dans la dentelle. Pelure d’orange et épices. Tout pour affronter un rude hiver. Finale: Longue, chaude et sèche, mettant à profit le fût de chêne et les épices. C’est presque sacrilège de le mentionner, mais le taux d’alcool est peut-être un peu trop pimpant. Équilibre: Un peu trop agressif et « dans ta face », bien que savoureux. 46%-48% auraient amplement suffi.