Glenfiddich 14 ans Bourbon Barrel Reserve

43% alc./vol.
Exclusivité US

André 80%
Agréable comme nez mais relativement simple; ananas, vanille, toffee, céréales bien présentes et des notes de bois de chêne légèrement épicées. L’arrivée en bouche est soyeuse et vraiment bien, le whisky est presque huileux et coule en bouche en vagues lascives et voluptueuses. Malheureusement, la famine des arômes ravage la bouche de façon abruptes alors que les saveurs du nez ne font que se confirmer et que la texture devient rapidement liquide et diluée. Quelques traces d’oranges et de miel, soupirs de compote de fruits très timide et un peu d’épices tirées du bois avec une sensation d’arrière-bouche un peu poudreuse et sucrée aussi. Finale plus soutenue, poivre noir et cannelle, quelques fruits et une poignée d’épices. Impossible de ne pas le comparer avec le 14 ans Rich Oak. Ce whisky n’a pas le panache de son congénère pour environ le même prix. Gros point positif; la texture en arrivée de bouche qui est vraiment superbe. Points en moins; variété de saveurs discutable, texture et ensemble qui s’effrite rapidement en bouche, pérennité des saveurs. Un bon dram de semaine mais sans plus.

Patrick 80%
Un whisky qui serait peut être intéressant s’il était moins dilué. Yep, un autre scotch prometteur ruiné par une trop grande dilution. Nez : Caramel, vanille, céréales sucrées et chêne subtilement épicé. Bouche : Chêne épicé plutôt léger, agrumes, oranges, miel et encore du bois. L’ensemble manque toutefois de corps à cause d’une trop grande dilution. Finale : S’étire sur des notes boisées.

Martin 81%
Nez: Malt grillé, vanille, colle à bois et ananas. Léger caramel et chêne, mais le tout m’apparait trop fade ou dilué. Bouche: Miel et citron, chêne et épices, orange. Très agressif par rapport au nez qui annonçait un whisky plutôt mou. Finale: D’une jolie longueur, elle nous laisse des notes de bois, d’épices, de miel et de marmelade à l’orange. Équilibre: Un bon malt, mais qui souffre trop de la dichotomie ou du contraste entre le nez et la bouche.

AnCnoc Barrow

46% alc./vol.
13.5ppm de phénols

André 83%
Beau nez, sérieux superbe présentation; mélange de tourbe terreuse un peu volatile, de pommes vertes, d’oranges, d’herbe verte, une touche de caramel. Les effluves de tourbe ressemblent beaucoup à un feu de camp creusé dans la terre battue, cette sensation d’herbe mouillée dans la bruine du matin autour du feu de camp mourant dans les dernières minutes de la nuit. Très contextuel comme nez. En bouche, le whisky est un peu farouche, timide et moins affirmé. Les saveurs de fumée de tourbe sont peut-être un peu trop diluées malgré le 46% d’alcool. La texture ne reflète pas le unchillfiltered, la texture étant un peu trop fanée et anonyme malgré la belle performance de danse des épices. Heureusement, au fil des gorgées, la force du whisky prend de l’ampleur et se campe en bouche avec assurance. Bonne sensation de menthol et de bonbons casse-grippe un peu éventé à saveur de chlorophylle. Finale mélangée de tourbe un peu diffuse, d’herbe verte et d’épices avec une fine sensation un peu sèche tirée du chêne en toute finale. Un parallèle indéniable avec les autres éditions tourbées de la même distillerie mais qui perd tout son charme de par son manque de texture un peu trop dilué.

Patrick 86%
Un whisky riche, complexe et savoureux, dont la tourbe sait se retenir juste assez pour les laisser les autres saveurs s’exprimer. Nez : Cendres, pomme verte, agrumes, vanille et caramel subtil. L’ensemble est enveloppé dans un nuage de tourbe. Bouche : Belle fumée de tourbe, sel, épices, chêne brûlé et un je-ne-sais-quoi de sucré. Finale : Longue, fumée et tourbée, une bonne dose de poivre.

Glenturret Peated – Batch #2

43% alc./vol.

André 81%
Ouf, c’est de la tourbe bizarre ça, genre pleine de racines et de terre grasse et herbeuse. Le nez est crémeux, genre caramel brûlé et petits gâteaux au chocolat au lait, les pommes rouges bien mûres. Cette tourbe rappelle peut-être certains Benriach Peated ou même quelques saveurs qui pourraient rappeler les virgin oak casks, genre petits bas qui puent, grains de café bon marché. La bouche offre une texture correcte, les saveurs sont plus fondues, les notes de fruits plus présentes. La tourbe est toujours aussi bizarre mais légèrement plus campée et affirmée, mais entourée d’une ceinture de chocolat au lait et de caramel un peu surchauffé dans le fond de la poêle. La finale est comme un feu de plage mal éteint sur lequel on fait chauffer des guimauves nappées de caramel. Très bizarre et pas vraiment dans ma palette de goût également, mais un embouteillage à ajouter à son tableau de chasse pour le trip de la découverte.

Patrick 80%
Un superbe parfum, et un whisky qui pourrait sembler complexe, mais qui a été beaucoup trop dilué. Ou encore, embouteillé trop jeune? En tout cas, dommage, car ça semble avoir un potentiel prometteur, mais on a décidé de travailler en cheap. Nez : Belle tourbe savoureuse, sucrée, crémeuse et chocolatée avec des notes fruitées. Bouche : Portée sur une texture malheureusement très aqueuse, on trouve de la fumée de tourbe, de la vanille, du poivre, du chêne, un peu de chocolat et quelques épices. Finale : Un peu courte, surtout pour un whisky tourbé.

Bunnahabhain 16yo Manzanilla Sherry Finish

53.2% alc./vol.
Limited Edition of 3792 bottles, Fèis Ìle 2009

André 84%
Ce Bunnahabhain est plus fondu et discret au nez et définitivement tricky au nez, du genre qu’on cherche l’attrape. Très sucré, mielleux, les pommes jaunes et pommes vertes, les céréales, une touche d’agrumes et de citron, les pommes poires, une touche de sherry et de compote de fruits, prunes et raisins secs, des baklavas sortant du four. La bouche livre sa cargaison d’épices, le gingembre particulièrement, savoureuses notes de gâteau aux fruits et de raisins secs, prunes séchées et une sécheresse épicée un peu trop prononcée. Bien que fruitée, quelques notes d’herbe verte et de bonbons à l’eucalyptus transpercent la couverture de pâte de fruits et la texture crémeuse du bourbon cask, tartelettes aux poires et amandes. Ce qui étonne ici, c’est les notes salines en finale de bouche et la sensation astringente malgré le sucré démontré au nez, texture presque licoreuse au nez. Une ambivalence des saveurs qui est difficile à suivre, il y a aussi une mince touche de sulfure et de chlore au nez lorsque le whisky aura respiré plus de 20 minutes dans le verre.

Patrick 89%
Un délicieux whisky, riche, complexe, savoureux et dont les saveurs sont très bien balancées. Du sel et des fruits, que demander de plus ? J’aime ! Nez : Parfum très fruité, avec beaucoup de chocolat et une touche maritime subtile. Bouche : Sel, fruits, sucre, chocolat et caramel. Pommes jaunes, prunes et miel. Finale : D’une belle longueur, savoureuse et surtout, donne le goût d’en prendre un verre de plus !

Bunnahabhain Eirigh Na Greine – Batch #2

46.3% alc./vol.

André 89.5%
Avec tous les échantillons de cette distillerie que m’a fourni Mike Brisebois, j’ai l’impression de redécouvrir ce petit bijou méconnu d’Islay. Fruité à souhait; confiture de framboises, cerises, réglisse rouge, gingembre, cannelle, raisins secs, avec un fond un peu astringent et sec. Je dois avouer que le gros fruité du nez m’a surpris de par sa justesse et son équilibre car il cache bien la provenance de la distillerie au nez. La bouche est plus puissante que ne le laissait supposer le nez, beaucoup d’épices un peu aiguisées, beaucoup de poivre aussi et se nappe de draps de fruits rouges et de cerises noires. Pas facile de distinguer la différence entre un sherry cask et un red-wine cask mais il y a en effet une légère touche un peu poreuse et astringente bien particulière. Ce qui étonne en bouche c’est le mélange de sel, poivre et d’épices qui fondent la finale de façon magistrale. Un bel exemple réussi d’utilisation de fût de vin rouge. Facile de perdre la ligne directrice et que les notes de vin masquent le whisky à ne plus le reconnaitre mais ici on a un whisky bien présenté avec une touche unique de singularité.

Patrick 87%
Un très bon whisky, riche et complexe, présentant un savoureux mélange de saveurs diverses, salées et fumées. Je ne peux qu’aimer ! Nez : Parfum fruité, noix et quelques biscuits. L’ensemble est plutôt sucré et présente quelques notes de vanille. Bouche : Vin chaleureux et épicé, avec une légère touche de sucre et une bonne dose de sel. Aussi, des notes de marmelade, de cannelle, de gingembre, de poivre noir et de fumée. Finale : D’une belle longueur, épicée, salée et fumée.

Laphroaig Cairdeas 2017 Quarter Cask

57.2% alc./vol.
Mélanges de whiskys âgés entre 5 et 11 ans, vieillis en ex-bourbon cask, mariés et finished en fût quarter cask de 125 litres pour une période de 7 mois…et offert en version cask strength. Édition de 32,000 bouteilles.

André 90%
Le whisky mérite de respirer un bon 10 minutes avant de porter votre jugement car si vous vous fiez à vos premières impressions tout juste après l’avoir versé dans le verre, vous risquez d’être déçu. Le nez est très tourbé, sucré aussi, beaucoup de notes de caramel tirées du bois, de la vanille crémeuse aussi, tourbe phénolique médicinale, charbon de bois, poivre moulu, devanant de plus en plus crasseux avec le temps malgré les savoureuses notes sucrées (carrés de sucre brun). La bouche offre une bonne dose de tourbe, pour les peat addict, vous aurez droit à votre fix, très porté sur le caramel et le sucre brun, caramel Écossais finement salé. Même si le whisky a presque 4% d’alcool supplémentaires que le quarter cask habituel, la texture en bouche de cette édition est définitivement plus ronde et paufinée. Plus le temps passe et les lapées aussi, juteuses pommes vertes, sel de mer, tourbe. Légère astringence, la génétique du bois de chêne et encore des notes de caramel salé ferment la finale de bouche. On dirait que Laphroaig a, comme un diamant, un p’tit quelque chose lorsqu’il est présenté à l’état brut du cask strength, mais c’est dans le savoir faire du joalier tout comme le master blender que l’on reconnait la justesse de l’expérience et du savoir-faire. Intéressant de voir la différence entre cette édition et le QC de la lignée habituelle de la distillerie. J’aimes les deux pour des raisons bien différentes.

Patrick 90%
Tout ce qu’on peut attendre d’un Laphroaig cask strength! Bref, c’est excellent! Pas le meilleur Laphroaig que j’aie jamais eu, mais ça demeure du vrai Laphroaig, alors c’est excellent. À acheter les yeux fermés. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, chêne huileux, goudron, vanille et quelque chose de malpropre que j’aime bien. Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre tout autant intense, goudron, épices et une tonne de chêne séché. Bref, typiquement Laphroaig. Finale : D’une grande longueur, fumée et épicée.

Martin 91%
Nez: La tourbe est plus timide que ce à quoi je m’attendais, mais elle lève le rideau sur la vanille et le chêne, le caramel, le poivre et un bout de charbon de bois. Bouche: Assez huileux, offre une belle expérience tourbée pour les trippeux d’Islay. Sucre, caramel écossais, poivre blanc et sel marin. Finale: Extrêmement longue et langoureuse, forte sur les épices, le chêne et la tourbe iodée classique de Laphroaig. Équilibre: C’est comme si on avait pris le Quarter Cask et qu’on l’avait embouteillé cask strength. C’est excellent mais ça peut aussi faire peur à bien du monde.

Bruichladdich 8 ans The Laddie Eight

50% alc./vol.

André 82%
Beau nez frais et côtier, ananas, poires, miel, agrumes, vanille, biscuits au beurre, tourbe terreuse. Attrayant et approchable. La bouche étonne par sa vigueur; poivre concassé, morsure du bois de chêne sec, sel de mer, herbe mouillée, poires et agrumes, eau aromatisée au citron, pommes vertes, gingembre. Ambivalence entre le taux d’alcool et la sécheresse du bois et le poivre. Finale sur les raisins verts, les poires, la tourbe avec une pointe un peu chlorée bizarre. Pas certain du choix du taux d’alcool qui, jumelé aux saveurs de bois de chêne séché et du poivre donne un whisky un peu trop fougueux et presque imprévisible. Même si le 10 ans n’était pas dans mes préférés, je crois que le 2 ans de vieillissement supplémentaires valent le coup. À la limite on drop le Age Statement et on mélange quelques jeunes fûts et des fûts plus agés…

Patrick 89%
Un bon vieux Bruichladdich! Heu, non… En fait, il est plutôt jeune. Et il s’agit d’une nouvelle édition. Mais c’est bon, et ça rappelle les Bruichladdich d’il y a plus de 15 ans, ceux d’avant la réouverture. Nez : Appétissant parfum frais et léger, maritime, avec des fruits exotiques, des ananas, des poires, du miel et des biscuits au beu5rre comme les Bruichladdich d’il y a une quinzaine d’années. Bouche : Arrivée en bouche très maritime, avec du poivre, des fruits exotiques, du poivre, des agrumes et du chêne. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne, les épices et le sel.

Kilchoman Islay Cask Vatting

57.1 alc./vol.
Finished in Sherry Cask #717-418 & 719/2011, distilled 17.11.2011, bottled 12.09.2016, Bottled Exclusively for Kilchoman Distillery Shop.

André 88%
Tourbe terreuse et fruitée, cerises noires, vieux tonneau de sherry, tourbe puissante, fruits rouges mélangés. Somme toute, le nez est relativement rectiligne mais les saveurs bien définies et campées. Bouche franche, bonne tourbe masculine avec de voluptueuses courbes bien charnues de sherry fruité, confiture de cerises, gâteau aux fruits baignant dans son jus, poivre moulu, fine touche d’épices et de gingembre, petite morsure d’alcool. En respirant, quelques notes de viande vieillie et fumée, les notes terreuses prennent aussi en force. Finale épicée, poivrée et tourbée avec une langoureuse morsure d’alcool, de très bonne longueur en bouche. Un single malt de belle conception mais au manque de profondeur et de diversité qui verse peut-être aussi un peu trop dans la facilité des arômes et saveurs.

Balvenie 15 ans Sherry Cask Single Barrel #17911

47.8% alc./vol.
The Balvenie Single Barrel Sherry Cask est un Single Malt de 15 ans d’âge, fruit d’une distillation unique et vieilli dans un seul et même fût de chêne européen de sherry. Chaque embouteillage donne naissance à une édition limitée de quelques 650 bouteilles numérotées à la main. Chaque bouteille est unique. Bouteille #354.

André 90%
L’adresse des embouteillages de cette distillerie est déconcertante. Au nez, belles grosses tranches de gâteau au fruits et épices sorti du four, sherry goulu, dattes, cerises et fruits secs. On patiente un peu et l’alcool s’adoucit puis des juteuses notes d’oranges et de cannelle apparaissent lentement. En bouche, le liquide se veut un peu plus tranchant sur les épices mais ne délaisse pas ses saveurs de gâteau aux fruits, de raisins secs, d’oranges et de cerises noires. Petite astringence et sensation épicée en fond de bouche qui cache bien le taux d’alcool un peu plus frivole que le miel enrobe lui aussi si habilement. Finale fruitée de sherry et de cerises noires mais la sensation est soutenue, beaucoup d’épices, de cannelle, de gingembre et de poivre. Une expérience sensorielle complète, bel éventail de saveurs avec un détour au pays des épices. Un whisky qui fait que l’on aime savourer son whisky, simplement.

Craigellachie 17 ans – Batch 98-ZC21

46% alc./vol.

André 87%
Il semble qu’avec cet embouteillage, la distillerie pourra enfin se départir de son surnom « Craigellashit ». Nez qui rappelle la ligne directrice de Balvenie; grains de céréales au miel, ananas, poire, un peu de bananes en purée, le tout saupoudré de quelques épices et nappé de vanille et d’éclisse de bois de chêne. Après quelque temps, notes de petits fruits sauvages et un soupçon de poivre. La bouche se développe avec adresse, mais les saveurs ne font que se confirmer sans trop de surprises. Les épices par contre sont plus soutenues et s’affuble de quelques notes de gingembre et la sensation d’alcool semble plus prédominante. J’aime la salade de saveurs, les poires, le melon au miel, l’ananas et les bananes, la présentation est savoureuse, presque exotique. La finale est épicée et portée sur les saveurs de chêne séché, peut-être un peu trop tranchante comme finale de cet ode à la salade de fruits.

Patrick 90%
Un belle surprise que ce Craigellachie! Il semblerait bien que cette distillerie est à son meilleur à partir de 17-18 ans! Enfin, si ce n’était de son prix un peu déraisonnable, ça pourrait devenir l’un de mes drams réguliers. J’aime. Nez : Mmmmh, ça sent bon ça ! Miel, bananes, vanille, chêne et un petit fond de xérès. Alléchant! Bouche : Xérès, chêne délicieusement épicé, miel et un poivre très subtil. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du chêne brûlé et une touche de xérès.