Glenlivet Nàdurra First Fill Selection • Batch FF0716

59.1% alc./vol.
Batch #FF0716, bottled 07/16

André 88%
Bien influencé par le fût mais qui laisse aussi beaucoup de place au new make spirit et à l’épine dorsale des saveurs afin de prendre place; vanille, miel, sirop de fruits, poires, ananas, pomme poire, gummy bears. Les saveurs sont amples en bouche, la première gorgée est corsée mais les succéquentes sont incroyablement douces et l’alcool perce l’édredon de saveurs duveteuses d’agréable façon. Encore le sirop de fruits, la salade de fruits ou le jus de salade de fruits, grosse vanille généreuse, agrumes, léger acéré sec et astringent apporté par le chêne, discrètes épices. Finale longue, savoureuses notes fruitées avec une morsure d’alcool envoûtante. Un bel exemple de l’influence des fûts et idéal lorsque dégusté avec le Nadurra Oloroso.

Patrick 89%
Savoureux et intense, l’un des meilleurs rapports qualité/prix des cask strength en fûts « first fill ». Nez : Agrumes, vanille et bois, un parfum très frais. Bouche : Fruits tropicaux, ananas, bananes et agrumes. Avec du sucre blanc brûlant, du bois frais et de belles épices. Finale : D’une belle longueur.

Martin 88%
Nez: Le caractère et le malt de base de Glenlivet sont bien au rendez-vous. Malt mielleux, fleurs blanches et herbe séchée. Vanille et poire dans leur sirop, le tout dans un petit tonnelet de chêne. Beaux jujubes sucrés à point. Bouche: Sucre en poudre, suivi d’une vague d’épices et de la brûlure effarante du cask strength. Pas le temps de déceler bien des saveurs. Crème fraîche, melon, fruits tropicaux, cannelle en puissance. Sucre en poudre, vanille et chêne vert. Ça décoiffe. Finale: Chaude, sucrée et extrêmement poivrée, mais ça c’est le taux d’alcool qui parle. Bois bien sec et vin blanc chaud. Pommes vertes. Équilibre: Glenlivet réussit bien encore une fois à nous transmettre un solide, peut-être même un peu trop agressif, malt Cask Strength, qui sait bien exprimer les caractéristiques des fûts de premier remplissage. Ça décoiffe, mais c’est bon.

Benromach – Exclusive Single Cask SAQ

59.4% alc./vol.
Distilled 2009, bottled 2017, 249 bouteilles, Barrel number 122, First fill bourbon.

André 81%
Le nez est au départ intéressant même si très rectiligne, beaucoup d’influences du bois de chêne, de vanille évidemment, un trait de toffee, volée d’agrumes, de bananes en purée et de sucre résiduels. La bouche est sèche mais la texture intéressante. Malheureusement les notes de bois vert ne tardent pas à apparaitre au fil des gorgées et le whisky devient rapidement de moins en moins balancé, trop influencé par les notes de bois de chêne vert. Belles notes de vanilles et de toutes les saveurs tournant autour des vanillines, bois vert, agrumes, oranges. La finale livre la seule bonne surprise de la dégustation avec une solide présence de tourbe assez prononcée survolant une texture astringente et des notes de bois vert. À ce prix, pour un single cask exclusif livré à la force du fût, ce whisky demeure un bel achat, plus pour l’exclusivité que pour le rende de sa palette aromatique et l’expérience de dégustation par contre.

Patrick 88%
Un superbe whisky, très frais, idéal pour l’automne! Nez : Chêne frais, avec une subtile note de vanille, un peu de sciure de bois et une touche de sucre de banane. Bouche : Très boisé et épicé, avec une belle dose de sucre et une touche sucrée. Finale : Longue et boisée.

Benromach 10 ans 100° proof

57% alc./vol.
Appelé 100° Proof en référence à l’ancien système de mesure auparavant utilisé pour tous les whiskies. Ce système hérite en réalité d’un autre spiritueux : le rhum. Les marins britanniques sceptiques voulant s’assurer que leurs rations n’avaient pas été coupées à l’eau en mélangeaient une petite quantité à de la poudre à canon… si cette dernière pouvait toujours s’enflammer, la pureté de l’alcool était « prouvée ». Il se trouve que 100° Proof britannique correspond à un degré de 57,1 % alc./vol.

André 92%
Nez très crémeux, chocolat au lait, toffee, sherry costaud, bananes flambées, pelure de pommes rouges, poivre noir concassé, gâteau aux fruits nappé de chocolat noir fumé. Le mélange est hétéroclyte mais très efficace. La bouche est relevée, licoreuse, mais l’alcool très tolérable; oranges, chocolat au lait, cerises noires, sherry opulent, tarte aux pommes, caramel, très épicée et poivrée, gingembre. Belle finale longue et soutenue, sur les fruits séchés, les oranges, le xérès et le caramel épicé. Benromach nous livre depuis quelque temps de savoureuses pépites à un prix hyper raisonnable. Cette édition ne fait pas exception. Buy!

Patrick 93%
Wow, un grandiose whisky présentant un superbe mélange de saveurs : j’ai rarement vu de la fumée, du xérès et des agrumes ainsi agencés. J’adore. Nez : Parfum de xérès savoureux, pommes, poires, vanille et touche subtile de fumée, mais qui prends de plus en plus d’ampleur. Bouche : Wow! Xérès, chocolat, agrumes, fumée et épices, le tout d’une grandiose intensité! Le mélange de sucre, fruits, épices et fumée est incomparable! Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et épicée. Sublime.

Martin 91.5%
Nez: Sherry et chêne, poivre et cacao, dattes et raisins secs. Caramel et tarte aux fruits. Bouche: Belle texture chaleureuse. Épices, bois et fumée. Raisins, orange et chocolat au lait. Finale: Longue et épicée, fruitée et boisée. Équilibre: Une bombe de sherry à prix abordable, avec en plus un taux d’alcool qui dépasse les attentes, créant un éventail de saveurs impressionnant.

Highland Park Dragon Legend

43.1% alc./vol.

André 86%
Le nez est ferme, la tourbe surprend par sa forte présence, beaucoup de fruits séchés, de saveurs du xérès et des rebuffades des épices; fruits séchés, xérès, tourbe un peu verte, oranges bien mûres, chocolat noir, gingembre et poivre noir. Je dois avouer que l’emrobage des saveurs et l’onctuosité du nez me surprend beaucoup. En bouche, on déchante un peu, les saveurs ont gardé l’intensité qu’elles avaient au nez mais la texture est liquide et un peu diluée, le sherry est intense et généreux, les saveurs d’orange émergent au travers des saveurs de fruits séchés et des notes de tourbe et d’épices musclées. Beaucoup de gingembre et de poivre mais la tourbe est un peu plus amadouée. Légère astringence en finale apportée par les épices asséchant la bouche. Rétro-olfaction de tourbe verte et remontée des épices et du poivre. Bon, pour le prix, le whisky est agréable et les saveurs superbes. Malheureusement, la texture en bouche déçoit beaucoup malgré le taux d’alcool respectable. Avec ses dernières parutions, Highland Park est un peu difficile à suivre. Tente-t-on de redéfinir la ligne directrice de la distillerie, expérimentation sur les no age statement afin de changer le line-up dans un futur pas si lointain? Bref, je cherche autant HP qu’eux même semblent le faire…

Ardbeg Kildarton 2014

46% alc./vol.
Ardbeg Kildarton 2014 tire son nom d’une des plus vieilles croix Celtiques du Royaume Uni, la croix de Kildalton, qui se trouve sur Islay et fut sculptée aux alentours de l’an 800. Cette édition limitée permet de financer des oeuvres caritatives sur Islay a travers le Kildalton project et la restoration de la St-Colomba Hall, building emblématique du village de Port Ellen sur l’Ile d’Islay. Cette édition contient des fûts ayant vieillis en ex-bourbon et ex-sherry casks.

André 88.5%
Signature de la tourbe typique de la distillerie, enrobée de fruits secs et de cerises. Côté de tourbe avec une essence animale et féline, agrumes, sel de mer, poivre concassé, la tourbe verte aussi avec une trace d’eucalyptus et de chlorophylle, les bonbons à saveur de menthol, la réglisse noire et le bitume chaud de la route fraichement pavée. L’arrivée en bouche laisse une pellicule un peu savonneuse, la pierre de savon (cela me rappelle certaines vieilles éditions de Bowmore) ou les galets polis par les vagues successives de la mer, la vanille crémeuse et le sel de mer, l’asphalte, la réglisse et le chocolat noir, la terre mouillée, la tourbe verdâtre et les bonbons casse-grippe, le citron et l’herbe verte mouillée. La texture est légèrement diluée mais les saveurs tellement bien agencées que cela nous le fait oublier. Finale verdâtre, la cocotte de pin, tourbe singulière, une pincée de fruits sechés, notes de menthol et médicinales (mais pas autant que Laphroaig). Une belle édition, prudente côté saveurs et intensité de la tourbe et une présentation kick-ass. Une belle pièce de collection à avoir c’est certain.

Patrick 90%
Un excellent Ardbeg qui saura combler les chanceux qui auront mis la main sur une bouteille. Nez : Appétissant arôme de tourbe, d’agrumes, d’algues et d’une belle dose de petits fruits. Bouche : Tourbe poivrée, avec une bonne dose de goudron et de sel, une subtile note de fruits et une touche de pierre de savon. Finale : D’une belle longueur, tourbée et salée.

Martin 90%
Nez: Les fruits rouges, les fruits des champs volent presque la vedette à la tourbe ici. Agrumes, sel de mer, feuilles de menthe et d’eucalyptus. Bouche: Caramel tourbé, chlorophylle, poivre rose, fruits goulus, explosion de chêne fumé, pour ensuite retomber dans un nuage de cendre. Finale: Bien épicée, bien boisée et bien longue. Notes acérées de fruits, de tourbe, de cendre et de poivre concassé. Équilibre: Une sacrée belle bouteille, une autre licorne qu’on ne reverra jamais. Tant mieux si c’est bon en plus, points bonus pour la boite édition limitée.

Ardbeg An Oa

46.6% alc./vol.
Edition permanente de la distillerie Ardbeg, l’expression An Oa (prononcez An Oh !) rend hommage à son origine sauvage avec des contrastes entre intensité et douceur, qui célèbrent la rencontre des tempêtes et du calme. The Mull of Oa est la partie la plus indomptable d’Islay. D’un côté, les falaises font face aux orages et vagues de l’Atlantique, et de l’autre, elles abritent la distillerie Ardbeg des puissants vents écossais. Vieilli dans une combinaison de fûts de sherry Pedro Ximénez, de bourbon, et de chêne neuf.

André 87%
Si les Mini-Wheat ont leur p’tit côté givré, ce An Oa est défnitivement le côté paisible de Ardbeg. Le nez est distinctif, dans la ligne habituelle de la distillerie, la tourbe médicinale et mentholée, les agrumes, le citron, le miel et le caramel, texturé et huileux s’accompagnant d’une touche de fruits rouges mélangés. Les saveurs en bouche sont soutenues et bien campées, mais malheureusement la texture en bouche est un peu molle et liquide. La bouche s’ouvre sur la tourbe un peu animale, du menthol et du camphre, poivre et sel de mer laissant une petite pellicule sur la langue. Le liquide lui-même est dilué mais les saveurs intenses, notes de cocottes de pin, d’abricot et de poires, ananas. Finale un peu brusque et légèrement précipitée, la tourbe bien présente sert de toile de fond aux divers fruits. Compte tenu que ce Ardbeg devrait se vendre aux environs du même prix que le 10 ans d’âge, je dirais que cette édition n’a pas le panache de sa consoeur en plus de son caractère. Entre les deux, j’opterais les yeux fermés sur le 10 ans d’âge mais cette édition rejoindra probablement un nouveau public (comme le Kelpie) ou les amateurs qui ont un peu de difficultés avec la tourbe brute et animale du 10 ans. Encore une fois un compromis entre la recherche de nouveaux fans et une variante intéressante pour les amateurs actuels.

Patrick 85%
Au premier essai, je l’ai comparé au 10 ans et j’ai été plutôt déçu. Mais à la seconde dégustation, un soir de semaine relax, j’ai trouvé qu’il était idéal pour la circonstance. Bref, un très bon Ardbeg de semaine. Le seul problème c’est que pour une version édulcorée, le prix n’est pas conséquent. Nez : Le succulent arôme d’Ardbeg, mais en version légère: Tourbe médicinale, agrumes, sel et une petite touche de miel. Bouche : Toujours le succulent Ardbeg version light, avec les mêmes notes de dégustation que celles perçues au nez. Finale : Un peu courte, mais tout de même savoureuse.

Martin 87.5%
Nez: Tourbe citronnée, un peu terreux et iodé, orge grillée. Sirop de table. Extrêmement doux au nez. Mélange de noix. Bouche: Miel et sucre à glacer. Douces épices sur grains de café enrobés de chocolat au lait. Planche de chêne, gingembre, tourbe et chocolat blanc. Finale: Le chêne épicé, la tourbe et le chocolat blanc perdurent. Équilibre: Un solide choix pour ceux à qui le 10 ans fait un peu trop peur. Quoique 120$, c’est ça qui devrait faire peur.

Edinburgh Whisky Limited – New Town Blends AB3 « The Advocates Batch »

43% alc./vol.
Sherried Speyside Malt Blend, Edition limitée de 6000 bouteilles. Mélange de 5 single malts variant entre 7 et 13 ans d’âge provenant de la région du Speyside. Cette édition fait référence au plus grand projet de développement urbain du 18ème siècle qui concernait l’aménagement de la ville d’Édimbourg. Afin de faire rester les notables de la capitale tentés de partir s’établir à Londres, un jeune architecte émérite a redoublé d’ingéniosité et de talent pour redorer l’image d’Edimbourg et en faire une métropole cosmopolite où il fait bon vivre ensemble.

André 85.5%
Beau nez rond et accueillant; poires, l’ananas, les bananes, bonnes épices, miel, vanille, cerises lointaines, oranges, agrumes. Bon apport de sucre ce qui rend le whisky agréable mais peut-être un peu trop dénaturé. La bouche est souple, sur les fruits à chair, les poires, les amandes, le miel et la vanille, se terminant par des notes de gingembre et de cerises, puis un retour sur le sucre du jus de la salade de fruits et une légère acidité citrique. Finale raffinée et bien épicée, le gingembre, le melon au miel. Un blend de belle confection et à prix très abordable.

Patrick 89%
Un blend rudement bien construit, idéal comme dram de tous les jours, mais qui saura tout de même être satisfaisant lors des journées un peu spéciales. Genre, en vacances, dans le bois. Ou dans le sud, après une journée à la plage. Nez : Délicieuse explosion d’agrumes et de miel ainsi que fumée hyper subtile. Bouche : Douce fumée, délicat chêne brûlé, agrumes pétillants, vanille juteuses et gingembre craquant. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et épicée.

Martin 85%
Nez: Accueillant et frais à la fois. Orge, melon et poire. Ananas et chêne sucré. Bouche: Orge et miel, épices et chêne poussiéreux. Pelure d’orange et noix. Finale: Assez courte, sur des accents de sucre blanc, de cantaloup et de raisins blancs. Équilibre: Belle qualité de blend. Se prend bien sur la terrasse, à condition bien sûr qu’un prix abordable soit au rendez-vous.

SMWS 3.245 Bowmore 17 ans

56.9% alc./vol.
Big personality (no pussy-cat) – Distillé le 25 septembre 1997 – 636 bouteilles – Ex-sherry

André 91.5%
Sirop Buckley à la cerise, sel de mer, sherry opulent, fruits de mer, raisins séchés, fumée de tourbe lointaine, gâteau aux fruits, jambon fumé. Belle texture en bouche, soyeuse mais ferme, cerises marasquin, ensemble légèrement sirupeux, fumée de tourbe nappé de foulard de sherry, sel de mer, gâteau aux raisins et aux fruits, une pincée de poivre. Finale très persistante, sherry expressif, viande fumée, sel de mer. Un savoureux Bowmore où le sherry côtoies les saveurs maritimes en tout respect de la ligne directrice de la distillerie.

Patrick 94%
Tellement bon que j’en ai acheté trois bouteilles. Des bons Bowmore comme ça, qui ne nécessitent pas de vendre son fils aîné pour y goûter, c’est rendu rare et il faut sauter sur l’occasion quand elle se présente. Nez : Sel de mer fruité, avec une discrète fumée de BBQ. Wow! Bouche : Une tonne de sel de mer, des épices, du poivre et des anchois, le tout enrobé d’un savoureux manteau de fruits sucré. Finale : Longue et savoureuse, avec des fruits, du sucre et du sel.

Martin 95%
Nez: Tourbe salée et pierre lavée à la Bowmore. Miel et citron en puissance, côtes levées BBQ et pelure d’orange Bouche: Sherry, bois, tourbe douce mais affirmée. Chêne, cacao, épices, raisins, dattes et tabac. Finale: Chêne poussiéreux, vieux xérès et tourbe maritime. Équilibre: Exquis. Je suis sans mots.

SMWS 3.251 Bowmore 17 ans

55.4% alc./vol.
Engineer’s work-bench in a boatyard – Distillé le 25 septembre 1997 – Ex-sherry

André 92%
Onctueux et tendre, amoureux et très posé. Le nez est typique des vieux Bowmore avec le sherry un peu poussiéreux et un peu savonneux, les cerises noires, caramel surchauffé, sel de mer, fumée de tourbe maritime et pleine d’enbruns salins, une pincée de gingembre et avec le temps, du toffee, gâteau aux fruits, réglisse rouge et épices. La bouche est déroutante, l’arrivée est douce et presque feutrée, approche presque apprivoisée sur les fruits rouges, les oranges et les cerises, pour ensuite se faire balayer par une ondée d’épices et de fumée de tourbe et de saveurs maritimes, les raisins secs. Le changement de cap est légèrement déroutant mais combien efficace, le genre de surprise que l’on attend d’un whisky d’exception. La texture en bouche est presque sirupeuse, very layered et sert bien de bouclier au taux d’alcool que l’on ressentira finalement un peu plus en toute finale de bouche et en rétro-olfaction en plus des solides notes de poivre noir concassé. Great stuff, pre-Suntory.

Patrick 94%
L’un des meilleurs Bowmore que j’aie goûté, ce qui n’est pas peu dire. Mais il ne se laisse pas facilement apprivoiser… J’ai heureusement eu la chance de l’essayer deux fois, et c’est alors que j’ai compris son mystère et que je suis tombé à genoux devant ce chef d’œuvre. Nez : Caramel salé, miel, sauce aux fruits et note subtile d’huile à moteur. Mon ex-beau-frère avait raison en disant « le Prestone, c’est pas parce que c’est sucré que c’est bon pour la santé » car il est certainement impossible de résister à la tentation d’en prendre un verre de trop! Bouche : Nous sommes au port de la petite ville de Bowmore: Le sel, les algues, des notes sucrées et fruitées provenant des navires de livraison qui laissent couler un peu d’huile à moteur…

Martin 93.5%
Nez: Vieux et respectable d’entrée de jeu. Sherry poussiéreux et tourbe adoucie par l’âge et la finition. Caramel salé, fumée maritime, fleur de sel, gingembre et orge gorgée de toffee. Bouche: Fruits, cannelle et poivre enflammé. Tourbe et chêne ultra-sec. La chaleur du cask strength est enveloppante. Je ne veux plus quitter. Caramel et fleur de sel. Finale: Chaude et longue, le restant de texture enrobante laissent s’étirer les saveurs à souhait, tout en nous épargnant la morsure caractéristique des expressions brut de fût. Le secret est de prendre de minuscules gorgées. Équilibre: Un grand Bowmore, et c’est tout à l’honneur de la SMWS d’avoir eu la chance de l’embouteiller. Une autre licorne qu’on ne reverra pas passer.

SMWS 33.143 Ardbeg 8 ans

59.9% alc./vol.
Thank you and goodnight! – Distillé le 24 mai 2007 – 582 bouteilles – Ex-sherry butt

André 94%
La qualité du fût de sherry ne fait aucun doute et a su donner à ce jeune et fougueux Ardbeg une souplesse et une complexité presque irréprochable. Viande fumée et marinée, fumée animale, bacon, sherry épicé, poivre noir, caramel légèrement brûlé, oranges mûres, proscuito, ananas flambés, feu de plage presque éteint. La bouche livre du sherry puissant qui se marie à merveille avec la tourbe animale et presque sauvage, l’alcool fougueux est calmé par les bras attendrissant du xérès profond et excessif. Les saveurs d’ananas flambés reviennent aussi et se mêlent de tourbe puissante et de caramel brûlé, d’épices et de poivre concassé. Oranges sanguines, cerises noires, fruits rouges. Finale épicée et tourbée, encore beaucoup d’épices et de poivre qui s’éteint lentement en bouche. Quelle présentation. Ardbeg et Laphroaig sont des whiskies que la jeune maturation peut bonifier de façon admirable. Cet opus de la SMWS en est la preuve… Buy!

Patrick 94%
Du Ardbeg de compétition, ce qui n’est pas peu dire! Impressionnant, spectaculaire, une vraie symphonie! Nez : Viande marinée dans une sauce bien sucrée en train de rôtir tranquillement sur le BBQ en dégageant une bonne dose de fumée! En fait, la viande est présentée en brochette avec des fruits tropicaux, et le BBQ fonctionne au charbon de bois! Bouche : Fumée et épicée, bref, une belle pièce de viande sur un BBQ traditionnel au charbon, ladite pièce de viande ayant préalablement marinée dans une sauce au vin. Finale: Longue et intense.

Martin 94%
Nez: Oh que c’est du tourbé complexe ça… Sherry, tourbe crasseuse, pneu usé, jerky fumé, briquettes de charbon, poivre, caramel et orange. La préscience du taux d’alcool est insistante. Bouche: Cendre, fumée de tourbe, retour des briquettes. Oranges, raisins et sherry goulu. Les épices sont au garde-à-vous, cannelle, muscade, poivre blanc et gingembre. À marier avec un beau steak de bavette mariné et son beurre aux herbes. Finale: Poivrée, longue, tourbée bien entendu. La seconde gorgée dévoile plus clairement les saveurs. Caramel et charbon. Équilibre: La SMWS frappe encore. Ayoye, Merci bonsoir certain!