Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Caol Ila – 2004-2017

46% alc./vol.

André 89%
Gras de viande coulant sur les grilles incandescentes du bbq, pastilles casse-grippe au miel, citronné frais qui se mélange d’huile à moteur, gros agrumes frais, ananas cuit sur un feu de plage, poires, sel de mer. Présentation diversifiée et qui invite au challenge de dégustation. La bouche offre beaucoup plus de punch. La tourbe est bien phénolique, poivrée et à saveur de terre mouillée et de cendre froide. Le sel de mer très présent, le caramel salé, les oranges, agrumes, ananas et tarte au citron, vanille et une touche de gingembre. Belle texture douce et légèrement huileuse. Finale cendreuse, phénolique et médicinale sur les agrumes. Belle découverte.

Patrick 90%
Un superbe Caol Ila complexe et parfaitement balancé. J’en veux encore! Nez : Viande séchée, agrumes, bois séché, mais surtout une belle fumée de tourbe très aromatique. Bouche : Fumée de tourbe fraîche, viande séchée, agrumes et bois. Et une petite touche d’agrumes et de fruits sucrés. Finale: Longue, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Belle tourbe, belle fumée, épices à steak, bois, malt et vanille. Bouche: Texture agréable, caramel salé, tourbe herbeuse, miel, vanille, épices et chêne. Touches de fruits tropicaux et de crème. Sirop de table. Finale: Bien tourbée, sur des accents de bois, de poivre noir et de chêne grillé. Vanille et restant de tourbe. Citron. Équilibre: Superbe expérience. Encore un succès pour Gordon & MacPhail… Avoir été Caol Ila, j’aurais gardé ce baril là…

Dewar’s 18 ans

40% alc./vol.

Patrick 88%
Un blend comme je les aime, complexe et superbement balancé. Nez : Riche et complexe, tout en subtilité. Dans le désordre, on y retrouve des épices, des fruits frais, du bois, des agrumes et de vanille. Bref, un peu de tout. Bouche : Riche, complexe et savoureuse, avec de délicieuses céréales sucrées et légèrement épicées, quelques fleurs, des fruits, du caramel et une note subtile de vanille. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les céréales et les épices du bois.

Laphroaig 30 ans 1985-2016

53.5% alc./vol.
Distilled October 1985, bottled May 2016.

André 94%
Les amateurs friands de cette distillerie doivent se préparer à quelque chose de différent lorsque l’on découvre des bêtes tourbées de 25 à 40 ans. Cette grosse tourbe sale pas subtile en format coup de poing n’est pas l’adage de whiskys ayant mûri si longtemps. On fait ici dans l’équilibre de la tourbe versus les autres éléments et on a parfois l’impression de redécouvrir nos single malts préférés sous un autre jour. La retenue de la tourbe offre aussi la possibilité de discerner les saveurs et arômes plus volatiles, ce qui aide grandement les amateurs qui ont de la difficulté à outrepasser cette barrière fumée et tourbée. Cette édition est juste…wow… Un tour du monde en saveurs. Nectarines, salade de fruits, oranges, fruits séchés, douce vanille, fruits tropicaux, miel, une pincée de brin de scie de bois de chêne, feu de tourbe lointain, avec des flocons de saveurs d’asphalte qui fondent aussitôt qu’ils tombent sur la langue, chocolat noir, grains de poivre moulus. Le whisky est soutenu en bouche, les saveurs douces et invitantes, estivales et qui font voyager sous les tropiques; salade de fruits, oranges, nectarines, vieux cuir mouillé. La tourbe est discrète, bien campée en retrait. On ressent bien l’influence maritime avec une pincée de sel de mer, l’étoffe de camphre et de bonbons au menthol sert de canevas aux autres saveurs soutenu en écho poivré très persistant. La finale est une longue force tranquille, les mêmes saveurs de la bouche s’étirent, l’alcool est plus présent aussi et le poivre concassé ainsi que les épices servent d’épilogue à cette symphonie de saveurs maritimes et d’embruns côtiers. Deux heures d’évaluations contemplatives pour cet embouteillage épique. À ce prix, nous en attendions pas moins de cette édition.

Patrick 93%
Wow. Toute la saveur de Laphroaig, mais avec une retenue qui permet d’en apprécier toute la subtilité et la balance. Nez : Une belle tourbe fumée, salée et subtilement épicée. Et de la vanille, des biscuits, des fruits tropicaux et du chocolat noir. Bouche : De la fumée de tourbe, du sel, des épices, de la vanille, du chocolat et des fruits tropicaux. Wow. Finale : D’une belle longueur, fumée, tourbée et avec une bonne dose d’agrumes.

Hankey Bannister Heritage Blend

46% alc./vol.

Patrick 93%
Le whisky parfait pour convertir un « single malt snob » aux blends. Complexe, superbement balancé, avec un peu de tout a mon plus grand plaisir. Je vais m’en acheter une bouteille tout de suite! Nez : Chêne, vanille, orge, whisky de grain et touche subtile de fumée. Bouche : Wow! Un mélange sublime de céréales, de vanille, de chêne, de fruits, d’agrumes et de fumée. Impressionnant. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la tourbe et le sucre du whisky de grain.

Single Cask Nation Bruichladdich 9 ans

56.7% alc./vol.
Distilled June 2006, bottled December 2015 from cask #528, First Fill Bourbon Hogshead. Limited edition of 153 bottles

André 80.5%
Approche maritime, maltée et céréalée, assaisonnée de fruits goulus et moelleux; poires, bananes, agrumes, jus de salade de fruits, bananes vertes et kiwis, un brin de sel de mer. La présentation est agréable et on envie d’y tremper les lèvres. Bouche très douce et crémeuse, pulpeuse et fruitée; la salade de fruits, les raisins secs, les poires, la vanille, le miel chaud et les fleurs blanches ainsi qu’une fine touche tourbée bien discrète en toile de fond. La finale est tannique et bien influencée par le fût et le bois légèrement vert. L’expérience générale est inégale entre le nez et la finale. Les ingrédients sont bien mais la sauce ne pogne pas. Dommage, le nez nous annonçait un beau voyage.

Glenglassaugh 5 ans The Octave Cask « Darlings Dram »

56.2% alc./vol.
Cask #SC55, Distiled 01/07/2010, bottled 09/09/2015

André 78%
Nez très fruité; raisins mauves, poivre avec finale d’épices et morsure d’alcool. Avec le temps le nez laisse supposer que le fût était tourné, de légères notes sulfureuses apparaissent, la bouche est très épicée, poivrée avec une discrète touche de sel. On devine la proximité avec la mer est l’influence prononcée du fût. Ce whisky livre une prestation dénaturée avec quelques répliques de mauvais goût aussi acerbes que les notes de sulphur tirées du fût. Pour l’exclusivité on est servi mais pour l’expérience générale, on repassera…

Glenmorangie Spios

46% alc./vol.
Spios, qui signifie « épices » en Gaëlique, est le premier Single Malt entièrement vieilli en fûts de Rye Whiskey, un whisky américain élaboré à partir de seigle et qui présente des notes épicées très caractéristiques. Cette 9e Private Edition de Glenmorangie nous plonge dans l’Amérique du début du 20e siècle, à l’âge d’or du Rye Whiskey. Lors d’un voyage aux Etats-Unis, le Dr Bill Lumsden vit le potentiel des épices subtiles de ce whisky si particulier. Pour élaborer Spios, il trouva les fûts de premier remplissage dans le Kentucky, et les fit voyager jusqu’au cœur des Highlands pour les utiliser chez Glenmorangie.

André 86.5%
Ok… Côté dépaysement vous serez servis. Je mets au défi n’importe qui, dans une dégustation à l’aveugle de 1) affirmer que cela est un single malt 2) statuer sur le fait que c’est du Glenmorangie. Ce whisky change la donne définitivement dans le monde des single malts autant que l’avait fait la série Octomore ou Port Charlotte (dans leur style). Le nez est très épicé, les effluves du rye débordent presque du verre; fruits rouges, pomme, cannelle, tout épices, gingembre, réglisse, clou de girofle, cerises noires, prunes. Léger côté cireux en approche de bouche, grosse pelure de pommes et de réglisse rouge, puis les épices (clou de girofle, cannelle) et le poivre noir broyé. Les cerises noires se sont gorgées de leur jus et prennent maintenant une place appréciable. La texture est goulue, moelleuse et la finale épicée et fruitée. Whisky non-conventionnel, j’adore l’audace de cette présentation qui sort réellement du nid de saveurs de Glenmorangie. Pour le résultat final, je suis plutôt ambivalent, pourtant j’adore les rye whiskies mais je ne sais pas si c’est le fait que je savais que c’était un Glenmorangie en évaluant le whisky mais je reste sur ma faim. Au final, cela me rappelle un rye whisky de craft distillery américaine, jeune et peut-être pas encore hyper bien balancé… Je bet sur la jeunesse du whisky pour expliquer l’ensemble qui n’est peut-être pas optimum. On ne pourra pas par contre saluer l’audace de la présentation même si le résultat est discutable.

Patrick NA%
(PREMIÈRE ÉVALUATION, basée sur un échantillon fourni par la distillerie) Patrick 91% Glenmorangie comme je l’aime, complexe, intriguant, savoureux. Ça va m’en prendre une bouteille! Nez : Gâteau aux épices, avec une subtile pointe de vin rouge fruité et une touche de vanille. Complexe et appétissant. Bouche : Wow! Savoureuse et intrigante, avec le sucre des fruits tropicaux, un peu de sève de bois présenté paradoxalement avec du chêne sec, de la vanille et une bonne dose d’épices à steak. Finale : D’une belle longueur, complexe et épicée.
(DEUXIÈME ÉVALUATION, basée sur la bouteille que j’ai achetée) Patrick 79% Ça goûte ce que c’est : Un fond de Glenmorangie, recouvert de rye. Toutefois, je pensais que le mariage de deux de mes sortes de whisky favoris allait être un chef d’œuvre. Mais non. Il s’agit d’une expérience manquée qui aurait dû être refilée à un embouteilleur, mais il semble que quelqu’un à l’équipe des Finances ait décidé de maximiser les profits, en n’ayant cure de l’impact qu’aurait sur la marque d’un produit si décevant. D’ailleurs, la deuxième fois que j’en ai bu, j’ai vidé mon verre dans la plate-bande. Les 4-5 premières « Private Editions » étaient spectaculaires, mais j’ai lancé mon argent dans le feu avec les 3-4 dernières. Nez : Plutôt sucré à ma grande surprise, avec quelques épices rappelant du pain de seigle. Bouche : De belles épices, un peu de chêne, une goutte de vanille et… Pas grand-chose d’autre. Décevant. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le seigle.

Martin 87%
Nez: Épices vertes et discrètes au départ. Épinette, céréales, vanille et biscuits. Fruits rouges, gingembre, agrumes et réglisse. Un beau mélange vraiment complexe et hétéroclite, surtout pour un glenmo. Bouche: Les épices du rye sont à l’avant-plan et se marient plutôt bien au miel et à l’eau de rose caractéristique de la distillerie. La brûlure d’alcool est aussi moins agressive que le reste de leurs Cask Finishes. Vanille, bois, poivre et seigle. Pommes mijotées et épinette bien fraîche. Solide. Finale: Chaude, moyennement longue et bien épicée. On reste sur des notes boréales bien agréables mais déconcertantes quand on sait qu’on a affaire à un Glenmorangie. Équilibre: Glenmo ont toujours brillé de par leurs Cask Finishes, et la plupart de leurs Private Editions sont absolument divines. Le Spios se situe bizarrement à mi-chemin, personne ne montera les marches de l’oratoire St-Joseph sur les coudes pour ça, mais ça reste un superbe dram expérimental.

Balblair 1990-2017

46% alc./vol.

Patrick 90%
Le gars de la SAQ a dit que c’était bon… Et il avait raison! Nez : Agrumes, bois frais et quelques fruits trempés dans la vanille. Bouche : Un maelström de saveurs, avec un nom mélange de fruits, de bois frais et brûlé (les deux), d’épices, de vanille, d’agrumes et de xérès. Finale : Longue et épicée, avec quelques notes de xérès.

Hankey Bannister 12 ans Regency Blend

40% alc./vol.

Patrick 90%
Wow, ça c’est mon genre de blend. Facile à boire et tellement satisfaisant! Nez : Chêne qui baigne dans la vanille, l’ensemble étant léger, sucré et légèrement fruité. Bouche : Chêne, vanille, fruits subtils et caramel. Finale: D’une longueur moyenne, avec de belles épices.

Ileach Islay Single Malt Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin… De plus, il s’agit de la distillerie représentée sur l’image de la boîte.

André 89%
Fort probablement du Lagavulin, jeune et en version Cask Strength. Tourbe féline et musquée, oranges sanguines, chocolat noir amer, cannelle ou brown sugar, sel de mer, noix concassées, pitch à toiture et asphalte chaude. En bouche, le whisky est musclé, beaucoup de poivre noir broyé, de tourbe animale, chocolat noir amer, réglisse noire, asphalte. Belle texture huileuse qui enrobe bien la bouche. Après avoir animé une dégustation Laphroaig cette fin de semaine, la finale de bouche rappelle aussi le bois vert et légèrement agressif du Quarter Cask, cette présence finement austère accentuée (peut-être) par la jeunesse de ce whisky (6-8 ans?). Au fil des gorgées, de jolies notes de fruits apparaissent; raisins mauves, prunes et un gros feu de plage avec du bois gorgé de sel de mer, notes d’agrumes et d’oranges aussi. Belle et longue finale, salée et poivrée, accents de tourbe félines très prononces, chocolat noir et asphalte, effluves médicinales et maritimes. Un whisky riche et généreux, peut-être un peu trop jeune par contre, mais les amateurs de whisky tourbé d’Islay seront comblés. Mais question de comparer des pommes avec des pommes, mon cœur va directement au Lagavulin 12 ans Cask Strength, surtout de par sa complexité irréprochable et sa structure sans reproche, même si au double du prix de ce Ileach.

Patrick 94%
Incroyablement savoureux et délicieux. Les rumeurs disent qu’il s’agit d’un Lagavulin, et au goût, c’est très vraisemblable. Ce qui explique aussi qu’il soit si exceptionnel. Ce dram m’a fait penser au Lagavulin 12 ans cask strength, mais où on aurait utilisé une petite dose de fûts de xérès. Bref, c’est excellent. Et au prix demandé, c’est l’un des meilleurs deal sur le marché. Nez : Incomparable parfum de tourbe sucrée et fruitée. Si c’est pas du Lagavulin, ça sent comme du Lagavulin en tout cas! Bref, une délicieuse fumée de tourbe enrobée d’embruns maritime et présenté sur du beau chêne sec. On se croirait définitivement sur Islay! Bouche : De la fumée de tourbe presque agressive, mais adoucie par l’eau de mer et le chêne. J’y retrouve aussi une discrète note fruitée et sucrée me faisant penser qu’on a probablement utilisé une petite quantité de fûts de xérès dans le vatting. Tonne de tourbe poivrée, quelques fruits mûrs et sucrés. Finale : Longue et savoureuse, avec de la fumée et du poivre.

Martin 92%
Nez: Tourbe sèche et minérale, sel marin, goudron de corde et une touche d’agrumes confits. Bouche: Dense et vigoureuse, sur la fumée d’embruns, le cuir souple, le poivre noir et une nuance de chocolat amer. Finale: Longue et épaisse, saline et légèrement cendrée, avec un retour de malt grillé. Équilibre: Un dram brut et percutant, réservé aux amateurs de tourbe marquée, capable de livrer des sensations fortes mais peut sembler un peu ostentatoire pour ceux qui privilégient la subtilité. Bien aimable comme on dit par chez nous.