Gordon & MacPhail Private Collection Linkwood 60 ans 1956

49.4% alc./vol.
Cask #20, Distilled on January 3rd 1956, Bottled June 22nd 2016, from 1st fill sherry hogshead, Limited Edition of 56 bottles.

André 95%
Deux petites lapées de 5ml pour évaluer ce whisky, 10ml qui valent environ 500$, un millilitre pour chaque tranche de 6 ans d’histoire. Plutôt rare pour moi d’évaluer un whisky plus âgé que moi, c’est un luxe que je ne peux me permettre financièrement, tout comme probablement la plupart des amateurs. Et difficile pour moi d’exprimer également l’anticipation et les attentes élevées avant la dégustation du tel embouteillage. Alors on plonge : Le nez livre des odeurs très intenses : pommes un peu vieillies et brunes, le sherry est puissant et noble, fruits secs, raisins secs, pâte de fruits et gâteau aux fruits, dattes séchées, figues. Vous voyez la tangente? C’est l’opulence et la décadence des fruits tirés du xérès. C’est juste wow… Texture sirupeuse au départ, on ressent qu’on a affaire à un liquide qui a de l’histoire à parler et des souvenirs à confier. Bouche hyper boisée, on a rapidement l’image du vieux fût de xérès presque oublié dans le fond d’un warehouse au sol de terre un peu humide. Toutes ces mêmes saveurs humées explosent en bouche et j’avoues que la force de l’alcool m’a surpris un peu. Le whisky se niche au fond de la gorge confirmant son âge respectable. En gros je résumerais le tout par un gros morceau de gâteau aux fruits baignant dans son jus et nappé de chocolat noir fondu fourré d’oranges confites. Grosse poussée tannique également en finale de bouche, saveurs intenses et pérennité interminable. J’ai eu quelques frissons en dégustant, magnifique dans le style mais l’intensité du xérès et du boisé ne plairont pas à tous.

Bruichladdich 21 ans Cuvée 407 Pedro Ximenez « La Noche Bocca Arriba »

46% alc./vol.

André 93%
Superbe… Quelle onctuosité, quel raffinement. Chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, gâteau aux fruits, fruits séchés, pelures de pommes, raisins secs, résineux et collant, presque pâteux en texture. La texture de la bouche est succulente, l’effet huileux du whisky sert bien de barrière aux épices et à l’alcool; clou de girofle et cannelle, chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, café expresso, raisins secs et une touche de bois de chêne séché, abricots, miel, les wine gums peut-être. Sirop pour la toux aux cerises. L’étonnement vient de la proportion d’épices et de poivre noir moulu en bouche, très soutenues et qui tranche d’avec la texture huileuse presque sirupeuse. Finale moyenne-longue, qui s’étire sur les fruits épicés et le poivre concassé. Une belle expérience de dégustation, saveurs variées, incroyable texture, on fait dans l’opulence et presque l’excès.

Patrick 90%
Un superbe whisky de dessert, d’une intensité égale à son équilibre, c’est-à-dire, grandiose. Nez : Parfum de succulent vin sucré, chocolat au lait, raisins secs, cerises noires, abricots et miel très subtil. Bouche : Chocolat noir, bois brûlé, vanille, cerises noires, raisins secs, miel et poivre noir. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé, un peu de fumée et du xérès sucré.

Laphroaig Brodir Port Wood Finish Batch #001

48% alc./vol.
Duty Free Exclusive. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask puis affinage en Ruby Port Cask. Brodir signifie « brother, frère ».

André 88.5%
Avalanche de fruits séchés, tourbe phénolique et accents maritimes, raisins mauves séchés, confiture de petits fruits sauvages, bleuets. Invitant et très intriguant. L’arrivée en bouche déçoit un peu, la texture est un peu diluée malgré les saveurs intenses. Jus de fruits et raisins mauves, tourbe phénolique et sel de mer, bleuets. Belle onctuosité générale et je dois avouer que le rendu textural s’améliore grandement au fil des gorgées et les notes phénoliques gagnent en force également. Ce qui étonne, c’est la grande variété des saveurs fruitées qui se mélange admirablement bien avec les notes phénoliques. La finale est douce, veloutée, fruitée et tourbée. Une présentation singulière pour ce Laphroaig, j’adore, jusqu’au moment de passer à la caisse. Environ 100 pounds…

Patrick 92%
Un superbe whisky, riche et intense, même pour un Laphroaig. Bref, tout ce qu’on attend d’un Laphroaig, la discrétion du porto permettant à l’ensemble d’atteindre un équilibre insoupçonné. Nez : Tourbe poivrée et goudronnée, avec une bonne dose d’herbe brûlée, et une touche d’orange. Bouche : Fumée de tourbe goudronnée, poivre et sel, une touche d’orange, l’ensemble présentant un délicat fond sucré et de fruits mûrs. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe. Et quelques minutes plus tard, par du sucre et des fruits mûrs qui gagnent tranquillement en intensité à mesure que la force de la tourbe diminue.

Martin 90%
Nez: Tourbe en puissance, on entre dans la cordonnerie. Quelques touches maritimes, mais on est plus dans la tannerie ici. Orange, goudron, raisins et herbe. Bouche: Sel marin, fruits rouges, tourbe goudronnée et épices endiablées. Poivre rose. La texture est un peu en déca de ce à quoi je m’attendais, mais les saveurs sont au rendez-vous. Finale: Poivrée, herbeuse, tourbée, fruitée et longue. Bien que la texture ne m’aurait pas laissé croire cela, une belle longueur et intensité des saveurs persiste. Équilibre: Un beau peated port cask, pas toujours proche de Laphroaig comme je le vois. À l’aveugle j’aurais penché vers d’autres Islays, mais je dois dire que j’aime beaucoup.

Highgrove Laphroaig 12 ans

46% alc./vol.
Cask #3009, Distilled 17/08/2004, Bottled 01/2017, Bottle #189. Distillé à partir d’orge organique Écossaise provenant de la région d’Inverness-Shire, vieilli en first fill bourbon cask et embouteillé spécialement pour Highgrove, la Maison officielle du Prince Charles.

André 90%
Superbe nez, calme même si maritime, camphré et tourbé remplie d’herbe verte. La tourbe est subtile et en retrait, vraiment douce, vanillée, bonbons menthol, pommes vertes, poires, camphre, réglisse noire, influence maritimes indéniables. La bouche est soyeuse, hyper belle texture crémeuse, tourbe maritime, camphre, asphalte chaud et anis, réglisse noires, sel de mer, vanille crémeuse intense. Au départ, le whisky étonne par sa douceur mais les saveurs prennent place avec beaucoup plus d’assurance au fil des lapées, la texture en devient huileuse, mouth coating, superbe. Le sel de mer pétille sur la langue en finale, la tourbe se dissout lentement sur la langue en laissant une sensation cendreuse et poudreuse inusuelle. L’effet camphré rend la bouche fraiche et on arrive même à distinguer quelques notes d’agrumes citronnées en arrière-plan et une bonne dose de sucre résiduel mélangé d’une pincée de sel de mer et de poivre noir. Ce Laphroaig est un délice à l’approche inoffensive mais qui montre ses dents (pas ses oreilles) après quelques gorgées.

Patrick 90%
Un excellent Laphroaig, dont le temps a légèrement adouci la tourbe mais pas sa qualité. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, poivre et touche de vanille. Appétissant! Bouche : Bois brûlé, épices, fumée de tourbe, vanille, agrumes et poivre. Finale : D’une belle longueur, d’abord fumée, puis évolue vers des notes d’orge séché.

Martin 90%
Nez: Tourbe salée et iodée, caramel et herbe. Pommes vertes et raisins blancs, sel de mer. Bouche: Texture ample et chaude, tourbe, sel, citron, anis, cendre et épices. Un joli caractère. Finale: Fleur de sel et sucre en poudre. Bois et tourbe camphrée. Belle longueur. Équilibre: Bel embouteillage, un Laphroaig à la hauteur, doux et ferme à la fois.

Laphroaig 1815 Legacy Edition

48% alc./vol.

André 86.5%
Belle tourbe phénolique, vanille, poires, miel, fruits rouges & raisins secs, marmelade d’oranges, pommes rouges, réglisse, pansements et antiseptiques, maritime. Je ne sais pas ce qui se passe avec les dernières éditions de Laphroaig mais la texture en bouche est vraiment moche, diluée et on ressent la l’ajout d’eau même à 48%… Feu de plage noyé dans un océan de vanille, camphre médicinal effacé, poires et ananas, fruits rouges, sel de mer, grosses oranges fraiches, poires et la finale de bouche offre une légère sensation poreuse et salée qui rappelle les galets de plage que l’on lècherait. La finale est douce, lente et tourbée. Les fruits rouges se marient à merveille avec les saveurs camphrée mais le tout s’évapore beaucoup trop rapidement. On dirait que Laphroaig se démocratise un peu trop et délaisse son noyau de fans hardcore. On profite de l’engouement général et ça parait sur le rendu final.

Patrick 90%
Du bon Laphroaig comme on l’aime, avec de la tourbe comme on recherche. Nez : Belle fumée de tourbe marquée par le goudron, le poivre et le sel. Et quelques fruits mûrs bien subtils. Bouche : Une belle vague de sel, de la fumée de tourbe bien enveloppante, du poivre et toujours les fruits subtils. Bref, Laphroaig. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Tourbe verte et maritime, fumée, miel et pomme de tire. Feu de camp sur la plage. Bouche: Fruits rouges, poivre, tourbe et sel. Bois et tourbe encore. Texture limite aqueuse, mais la force de 48% ramène le navire sur la voie. Finale: Courte, mais on en profite bien pendant que ça passe. Poivre, herbe, tourbe et fumée. Équilibre: Un whisky agréable, un Laphroaig comme on les aime, dommage que ce soit une autre exclusivité du marché hors-taxes.

Old Malt Cask Bowmore 21 ans KWM 25th Anniversary

50% alc./vol.
Distilled March 1996, bottled June 2017, Refill Hogshed #HL13583, 229 bottles

André 92.5%
The gentle side of Islay. Poires et ananas, banane en purée, fruits rouges, melon au miel, sel de mer, fine tourbe raffinée, vanille crémeuse. Ce whisky se laisse approcher, sans dénigrer ses origines un peu rigoureuses. La douceur en bouche est étonnante, onctueuse et texturée à souhait, vanille crémeuse, mélange de fruits tropicaux (melon au miel, bananes, agrumes, oranges) et de fruits rouges (petits fruits sauvages). La tourbe s’installe avec lenteur et de façon langoureuse, c’est vraiment sexy comme rendu textural, huileux et mêmes les notes de sel de mer sont hyper discrètes mais bien définies. Le contraste entre les notes d’agrumes et de sel fumé est hyper singulier mais représente tellement bien les saveurs qui ont donné la singularité à cette distillerie. La finale est lente, douce et soutenue, maritime, à la fois la mer des Caraïbes et la mer du Nord, la conjonction de saveurs des tropiques et de la fougue déchainée de l’Atlantique Nord. Un voyage en saveurs.

Patrick 93%
Wow, un superbe Bowmore me rappelant leurs vieux classiques d’il y a une quinzaine d’années. Logique, considérant l’âge. Nez : Parfum salé de façon sublime, voire enchanteresse! Bref, saumure, agrumes et un peu de bois frais. Bouche : Sel intense, voire saumure, agrumes et bois épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel sublime de Bowmore.

Port Askaig 19 ans 2017

50.4% alc./vol.

André 89.5%
Signature typique de Caol Ila au nez, ce côté de tourbé industrielle un peu sale. On se sent immédiatement transporté sur les côtes de l’Ile d’Islay, cet embrun maritime, cet air salin côtier, une touche de confiture de fruits nappé de vanille et de morceaux d’ananas, la purée de banane saupoudrée de sucre. La bouche est huileuse, j’aime la sensation soyeuse de l’approche du whisky avant l’arrivée de l’alcool, bien nappé de draps de vanille onctueuse. Belle salade de saveurs; noix de coco, purée de banane, petits fruits sauvages, vanille, tourbe industrielle et huileuse, menthol, herbe verte mouillée, touche de sel de mer. Finale lente et langoureuse, poivrée, huileuse, éléments verdâtres, tourbe un peu sale et crasseuse. Beau single malt à l’approche singulière. Les commentaires étaient mitigés lors de la dégustation de groupe. Pour ma part, évalué à tête reposée, j’apprécie le rendu final et la variété des saveurs et arômes. Mérite de respirer un bon 15 minutes avant de se stabiliser et d’optimiser les saveurs.

Bunnahabhain 12 ans Warehouse 9 Manzanilla Sherry Butt Cask #332

52.4% alc./vol.
Distilled 14/02/2005

André 92%
Quel effet a le fût sur le vieillissement… Intéressant ici, on a le fût 332, alors que j’ai évalué le fût 331 précédemment, même batch distillée le 14 février 2005, même type de fût Manzanilla, vieilli dans le même entrepôt et embouteillé la même date… mais 2 fûts différents. Cet échantillon présente une couleur plus orangée, vraiment impressionnante. Cerises noires, toffee, raisins secs, chocolat noir, prunes, oranges, saveurs plus intenses que dans l’autre fût #331 évalué. Étrangement j’ai des notes de fumée en retrait ou peut-être est-ce le résiduel de l’échantillon Moine dégusté quelques heures plus tôt. La bouche est intense, tannique et presque sirupeuse, une touche de sel de mer puis le tsunami de fruits rouges divers et de raisins, framboises et cerises noires, cosses d’orange aussi. Finale plus en pente douce, on joue beaucoup la carte de la texture et de l’onctuosité, moins d’épices mais des notes de poivre noir relativement importantes. Directement dans ma palette de goût en plus d’offrir une qualité indéniable au niveau de la présentation générale.

Patrick 86%
D’une belle intensité, une bombe de xérès. Très intéressant. Nez : Cerises, chocolat au lait et vanille. Alléchant! Bouche : Bois brûlé épicé, fruits très mûrs, caramel et chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et le bois brûlé.

Bunnahabhain 13 ans Warehouse 9 Oloroso Moine Finish

55.9% alc./vol.
Cask #AR13000007, Distilled 26/01/2004.

André 92.5%
Feu de plage avec des mottes de tourbe terreuse, raisins secs, prunes, grosse vanille tirée du fût de chêne, cerises noires, confiture de framboise, poivre broyé, grosse pelure de raisins mauves, vineux à souhait. La texture est hallucinante en bouche, grosse onctuosité collante et huileuse, de l’amour en texture. Le sherry et la tourbe dansent comme un couple amoureux profitant des dernières notes de la chanson sans se lâcher. Cerises noires, confiture de framboises, raisins séchés, sel et poivre, feu de tourbe dans le sable humide, cuir. J’adore la façon langoureuse qu’a la tourbe de s’attendrir dans le verre lorsque l’on prend le temps de laisser le tout respirer pendant de longues minutes, cette tourbe de terre mouillée et d’herbe singulière. Impressionnant agencement de saveurs que l’on aurait pu associer au départ comme de la dualité mais force de constater que le rendu final est étonnant et déboussolant de par le contraste des saveurs mais l’agencement réussi.

Patrick 90%
Un superbe whisky, présentant avec brio mon duo de saveurs favori, c’est-à-dire tourbe et xérès. Il y a de belles pépites dans les entrepôts de Bunnahabhain! Nez : Cerises très mûres au chocolat, saupoudrées de suie. Bouche : Superbe sucre chaleureux, une belle fumée de tourbe délicate mais enveloppante, un panier de fruits, un peu de caramel et du chocolat noir. Finale : Longue et intense, marquée par le bois brûlé.

Signatory Vintage Port Ellen 21 ans 1976

57.9% alc./vol.
Distilled 28/09/76, Bottled 27/04/98 from cask #4754, Bottle 96 of 252

André 92.5%
Superbe approche feutrée sur les fruits tropicaux et les agrumes, oranges, beaucoup de noix de coco et de sucre et une sensation poudreuse qui rappelle les bonbons cigarettes Popaye, en plus d’une agréable tourbe phénolique et d’accents de verdure. La bouche quant à elle développe des saveurs de fruits confits, de camphre et d’herbe verte mouillée. La finale est très poivrée et épicée avec des notes campées de fruits rouges. Belle présentation, très fruitée et poivrée. Les saveurs de sont goulues et intenses, l’expérience générale très agréable.

Patrick 91%
Un superbe whisky appétissant et légèrement… Surprenant! Nez : Évidemment, la fumée de tourbe est au premier plan, mais ce qui me surprend est la… Noix de coco! Et aussi des agrumes, du sel de mer et du foin sec. Appétissant. Bouche : Un raz-de-marée de sel, les épices d’un chêne bien sec, des agrumes et très subtilement une note de toast « chocolat-confiture-de-fraise » avec un trait de vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par le charbon.