The Single Cask Islay 10 ans – Cask No.3

58.2% alc./vol.
Ex-Red Wine Barrique Finish, Distillé 29.05.2008, embouteillé 11.02.2019 – 306 bouteilles

André 90%
Petits fruits sauvages dans une nuage de fumée de tourbe phénolique intense, citron, cerises, touche maritime prononcée. La bouche est sur un fond de sel de mer et de vents iodés portant une fumée de tourbe terreuse remplie de fruits tropicaux et de fruits sauvages, de céréales séchées nappées de miel, oranges, médicinal dans le style. Texture un peu brute mais qui recelle de la complexité et un bel éventail de saveurs. Finale sèche et un peu brute, bien longue; fruits tropicaux, citron et ananas sur le bord de la mer en automne. Je bet sur un Caol Ila mais j’ai aussi un doute pour un Laphroaig.

Patrick 90%
Un beau whisky d’Islay bien bâti et aussi facile à boire que possible pour un whisky de ce type. Du gros bonheur liquide! Nez: Fumée de tourbe maritime, avec une touche discrète de goudron et des feuilles mortes. Bouche: Une belle grosse dose de fumée épicée et poivrée, du sel intense et une petite note végétale. Finale: D’une belle longueur, remplie de cendres et avec une touche épicée.

Bunnahabhain Ceòbanach – Batch 02

46.3% alc./vol.

Patrick 89%
Un beau scotch jeune et fougueux, débordant de saveurs que j’adore dans un whisky d’Islay. Nez: De la superbe fumée de tourbe jeune et verte, du sel, de la vanille. Bouche: Du sel intense, de la fumée de tourbe, du bois sec, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une longueur moyenne, salée et fumée.

Tomatin 13 ans PX Single Cask

55.1% alc./vol.
Single Cask #33228 for Liquor Depot Exclusive, Distilled 2002, Bottled 2015, 650 bottles

André 85%
Nez doux et sucré. Pâte de fruits et cerises, une pincée de cannelle, oranges confites, cerises noires, chocolat au lait, miel, céréales séchées. Bouche finement épicée, sauce aux cerises, prunes, pelures d’oranges, cannelle, poivre et reglisse. Longue finale, épicée et sèche avec une bonne dose de bois à saveur de gingembre poivré.

Lagavulin 12 ans – Special Release 2020

56.4% alc./vol.

André 89%
Un Lagavulin un peu brut et dépouillé au départ mais qui développera de belles notes savoureuse et tendres en respirant. Poires bien mûres, oranges, iode et accents maritimes, notes de tourbe végétale aussi. Nez franc et marqué par le taux d’alcool. La bouche est étonnamment crémeuse, citronnée aussi. Oranges, poires, agrumes tranché par des soupirs poivrés et salés. La fumée de tourbe est bien présente mais pas overwelming, très médicinale, plus qu’au nez du moins. Fruits de mer cuit sur la plage, sable mouillé, citron. L’alcool est beaucoup mieux intégré en bouche qu’au nez. Belle et longue finale poivrée et médicinale, très tourbée mais adoucie par les notes vanillées. Gros aftertaste iodé et maritime. Belle version dépouillée des influences du sherry cask.

Patrick 90%
Je me suis amusé à déguster ce whisky en parallèle avec celui de l’année précédente (2019) – Sinon, j’aurais juré que c’était le même whisky! Bref, une valeur sûre? Absolument! Nez: Un mélange intense de fumée de tourbe, de cendre de feu de camp et d’une touche de vieille huile à moteur. Le tout est complété par une pincée de sel et une touche d’agrumes à peine perceptible. Bouche: Toujours le mélange de fumée de tourbe, de cendre et d’huile à moteur, mais ici le sel est beaucoup plus intense et les agrumes sont probablement uniquement dans mon imagination! Finale: D’une superbe longueur, fumée, salée et pleine de bonheur!

Martin 90%
Nez: Tourbe sèche, embruns marins, lime amère et sillage de goudron, relevés d’une nuance boisée et vanillée. Poire pochée et touche d’iode. Bouche: Tranchante puis onctueuse, texture affirmée, sur la braise chaude, le poivre noir, la réglisse salée et le malt grillé, ponctuée d’une touche bien tourbée à l’image de la distillerie. Finale: Longue, saline et résineuse, évoquant encore le feu de camp au bord de la plage. Équilibre: Puissant et précis, ce whisky révèle une fumée maîtrisée, à la fois brute et subtilement gourmande. Mon genre de dram any day…

BenRiach Peated Cask Strength – Batch 1

56% alc./vol.
La première version de la série Peated Cask Strength de Benriach est composée de whiskies tirés de fûts oloroso Sherry et de fûts de bourbon.

André 89%
WOW! Quel nez! Petits fruits rouges et bonbons à la cannelle, vanille et caramel, poires et noix séchées au four, grains de céréales séchés au gros feu de tourbe intense. La bouche est intense sur la fumée de tourbe. Poires caramélisées nappées de fruits sauvages et de miel chaud, oranges, tourbe terreuse parsemée de grains de poivre noir, gras de bacon. La texture en bouche est légèrement huileuse mais est vite tranchée par l’alcool. Au fil des gorgées, la tourbe devient plus verdâtre, herbeuse et végétale. Longue finale, propulsée par les notes de tourbe, ensemble plus sec par contre. Une belle découverte.

Patrick 89%
Un whisky qui me rappelle un peu un bon vieux Curiositas, un whisky que j’ai appris à aimer de plus en plus avec le temps. Nez: Une fumée de tourbe, du chêne, du caramel salé et un peu de vanille. Bouche: Une grosse brique de sel, puis une grosse explosion de fumée de tourbe terreuse, de discrèts agrumes et une pincée de sucre. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et discrètement florale.

Highland Park 18 ans Distillery Exclusive

56.4% alc./vol.
American Oak Butt, Cask #2865, Distilled 1999, Bottled 2017, 606 Bottles

André 94%
Les single cask de HP sont souvent inégaux au niveau qualité, mais celui-ci passe à la vitesse supérieure. Sherry moelleux et petits fruits sauvages, fines tonalités de tourbe et d’ananas flambés sur le feu de plage, miel, oranges trempées dans le caramel, pincée de cannelle. Équilibre parfait des éléments. Texture sirupeuse en bouche, grasse et amoureuse, sirop de cerises marasquin, cosses d’oranges, miel chaud, ananas, se terminant par un crescendo lent et langoureux de fumée de tourbe mielleuse. Finale sur la fumée de cerisiers, les ananas flambés nappés de miel et d’une pincée de cannelle et de poivre. WOW!!!

Deanston 28 ans Vintage 1991 Muscat Finish

45% alc./vol.
Mis en barrique Ex-Bourbon Barrels dès le 7 octobre 1991 et transféré pour une période d’affinage de 2 ans en Ex-Muscat casks le 17 juin 2016. Édition limitée de 1402 bouteilles.

André 93%
Si un whisky pouvait prétendre à un affinage si délicat, c’est bien Deanston. Au départ, le nez est envahi d’odeurs de pêches fraiches, auquel s’ajoute des tonalités de panier de fruits tropicaux, la fraicheur du citron et des agrumes, le raisin vert et une touche de caramel et de miel chaud recouvrant du gruau. La bouche est vivifiante, délicate et fine, une explosion festive de fruits tropicaux et de raisins verts trempés dans le miel, agrumes et une touche de boisson au citron effervescente. Finale de caramel et de chocolat au lait. Whisky dessert!

Patrick 93%
Oh, c’est un whisky de compétition ça! Vraiment excellent, avec un beau mélange de douceur et de chaleur. Nez: Des pêches bien mûres, de la compote de fruits, un peu de céréales et du chocolat. Bouche: De beaux fruits mûrs, des céréales croquantes, de la cannelle et un petit zeste d’orange. L’ensemble est chaleureux et sucré. Finale: D’une belle longueur, avec de beaux fruits mûrs et sucrés ainsi qu’une pincée de chocolat.

Ledaig 12yo PX Cask Finish

55.5% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled 2020, Limited Edition of 1345 bottles

André 91%
Free COVID test… Si vous ne sentez rien de ce whisky, vous êtes infectés… J’en convient (moi le premier), la tourbe de Ledaig n’est pas pour tout le monde. Ce mélange organique de terre noire mouillée teintée de fruits rouges fucking weirdo, c’est du singulier. Alors prend mon conseil et laisse le whisky s’aérer un quart d’heure, sois patient. Nez de caramel qui a collé dans le fond de la tun et de terre noire humide, de fruits rouges macérés et de beef jerky fumé. La texture est DIVINE, ronde et moelleuse à souhait, ensemble de fruits séchés, de cerises noires et de prunes, encore cet accent de terre humide, de caramel salé et de poivre broyé. En perçoit les influences maritimes du whisky. Finale de cendre fruitée et de sel de mer, de mottes de terres séchées brulée dans le feu de camp, de viande nappée de coulis de caramel légèrement cramé. Pas pour tout le monde, mais j’adore et j’en suis le premier surpris.

Patrick 94%
55.5%?? J’aurais juré 46% au maximum! D’une douceur surprenante pour un whisky si intense. J’aime! Nez: De délicieux raisins secs et sucrés, enrobés de fumée de tourbe, avec du chocolat au lait. Bouche: Porté par une belle texture huileuse, avec de la délicieuse fumée de tourbe, des raisins secs sucrés, du chocolat au lait et de la vanille. Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et sucrée.

Ardbeg Scorch 2021 Committee Release

51.7% alc./vol.
Vieilli en ex-Ardbeg Alligator casks.

André 87%
Je dois avouer qu’après avoir lu les critiques fortement défavorables (dont celles de mon comparse Patrick), je m’attendais à une solide débandade. Pour ma part, j’ai été agréablement surpris (pas jeté sur le dos par contre). Cette édition est à la fois singulière et représentative aussi de la distillerie. Nez agrumé et citronné, le bois brûlé est intense, la tourbe médicinale et minérale, herbe verte mouillée et menthol, cocottes de pin. La bouche développe une belle onctuosité huileuse très agréable. Saveurs iodées et camphrées, réglisse noire, bois calciné, pincée de poivre et jus de citron, saveurs qui évoque la fumée de charbon industrielle et les pastilles casse-grippe à l’eucalyptus, ananas. Finale sur l’anis et le bois brûlé, le sel de mer, le poivre et l’eucalyptus. Ardbeg a certainement connu des jours meilleurs mais cet embouteillage se tire pas si mal d’affaire sans s’allier à tout les goûts probablement, ce qui lui attire probablement les foudres de certains amateurs, surtout si l’on regarde la flambée des prix sur les marchés secondaires. Mais comme chailer contre Ardbeg est devenu un sport national.

Patrick 80%
Un whisky très original, où on retrouve tout ce qui fait qu’Ardbeg est Ardbeg mais… On dirait qu’on a oublié de rincer la bouteille après l’avoir savonnée. Pour amateurs de gomme au savon, sinon s’abstenir. Comprenez, je ne dis pas que l’arôme qui domine est le savon, mais, par exemple, si on le compare avec le 10 ans, c’est ce qui le démarque. Nez : De la fumée de tourbe très aromatique, avec des fines herbes, de l’anis, de la sauge, du pin et une touche de savon. Plutôt unique comme parfum. Bouche: Du bois sec, une tonne de fumée de tourbe, des herbes séchées, du charbon, du sel et une barre de savon de mécanicien. Le tout est porté par une assez belle texture. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée de tourbe, des herbes séchées et toujours le savon…

Martin 87%
Nez: Poivre citronné, tourbe cendreuse, conifères, chêne et pastilles contre la toux. L’ensemble paraît plus fruité que tourbé. On reste à l’affût. Bouche: Encore bien fruité, avec même une petite touche agréable d’acidité. Le citron et la tourbe nous rejoignent vite, avec bois, poivre et crème anglaise. Finale: Repose longuement sur le bois calciné, le sel et les agrumes. Vent de sapin goudronné. Pastilles à l’eucalyptus. Équilibre: Un bel embouteillage, sans être la plus grandiose des éditions spéciales, j’ai de la misère à trouver des défauts majeurs aux embouteillages d’Ardbeg.

Hunter Laing Scarabus Islay Single Malt

46% alc./vol.
Provenant d’une distillerie Islay non divulguée vient Scarabus, un single malt de Hunter Laing lancé pour Fèis Ìle 2019. Scarabus signifie « lieu rocheux » en vieux norrois, nommé d’après une zone mystique d’Islay. Toute l’expression est assez mystérieuse, de la distillerie secrète aux symboles dorés qui ornent la bouteille. Hunter Laing est dirigé par Stewart Laing et ses deux fils Andrew et Scott.

André 86%
Fumée de tourbe fraiche et sel de mer vivifiant, bois de chêne brûlé, touche citronnée, ananas, purée de bananes, vanille, fumée un peu crasseuse, une touche herbacée aussi. Sensation de poussière de craie au nez. Ça ressemble à du Caol Ila. Intéressante vague sucrée en bouche cachées par les nuages de fumée de tourbe crasseuse. Oranges, citron, sel de mer, vanille, goudron, suie, poussière de pierre et sel de mer. Touche mentholée en rétro-olfaction. Finale médicinale et phénolique, poivrée et salée, bien fumée aussi.

Patrick 88%
Hunter Laing ont mis la main sur de délicieux fûts! Ce qui fait la particularité des whiskys d’Islay s’y retrouve bien dosé. Nez: De la belle fumée de tourbe douce et enveloppante, avec une bonne dose de sel. Bouche: La première impression est dominée par le sel, puis la fumée de tourbe prend de plus en plus de place, mais se marie finalement avec plaisir avec une belle note et de chêne sec et épicé. Finale: D’une belle longueur, salée, fumée et boisée.

Martin 86.5%
Nez: Tourbe herbeuse, pneu et goudron, vanille et raisin blanc. Sel marin, herbe et touche de terre poivrée. Bouche: Fumée de tourbe, poignée de sel, épices et chêne, fruits à chair blanche. Assez sobre dans le style, mais ça ne m’empêche pas de trouver cela délicieux. Finale: Fraîche et fumée à la fois, avec une longueur et une intensité appréciable. Tourbe verte et terreuse, retour du sel, retour du poivre, on termine en beauté sur le chêne sec. Équilibre: Un bel Islay assez classique, mais assez sobre aussi. Les saveurs sont agréables, mais un peu muettes à mon goût. Points bonus pour la belle bouteille.