Kilchoman Bourbon Single Cask #266/2012

57.1% alc./vol.
Exclusivité SAQ, Cask #266/2012, distillé 17-05-2012, embouteillé 15-06-2020, 50 PPM, 8 ans d’âge, 241 bouteilles.

André 85%
Superbement parfumé, presque floral, ananas flambés sur le feu de camp et agrumes, fruits tropicaux, citron et médicainal lointain, sel de mer. Un peu muet et sournois comme approche. La bouche manque de corps, notes de peat moss, de sel de mer, chocolat noir et agrumes, ananas, jus de citron, vanille. Finale fumée, bacon et gras de viande tombé sur le feu de camp, fruits tropicaux, frais pour les fruits mais sale pour la tourbe.

Patrick 90%
Un autre coup de circuit de Kilchoman! Un whisky superbe au premier abord, et qui semble s’améliorer à chaque gorgée. Simple et rudement efficace. J’aime. Nez : Wow, ça c’est de la fumée de tourbe comme je l’aime!! Avec des agrumes, des fruits tropicaux, de la vanille et une touche sucrée. Bouche : Le parfum est confirmé ici, avec de la belle fumée de tourbe fraîche et intense, des agrumes sucrés, et une note de fruits tropicaux. L’ensemble est frais, discrètement sucré et porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée et les fruits tropicaux.

Martin 89.5%
Nez: Tourbe franche, terreuse, crasseuse et herbeuse. Touches maritimes de pierre lavée et de citron. Vanille et ananas sur la sortie. Bouche: Miel, citron et tourbe sont à l’honneur. Les épices du taux d’alcool sont agressives et enveloppantes à la fois. Caramel salé et vanille. Finale: Tourbe puissante toujours à l’affut, vent maritime, avalanche de fruits tropicaux. Équilibre: Quand Kilchoman nous vend sa salade, c’est le coup de foudre assuré.

Kilchoman Loch Gorm 2020

46% alc./vol.
En près de 8 ans, la sortie à chaque printemps d’une nouvelle version de Kilchoman Loch Gorm est devenue un petit événement. Tirant son nom d’un lac tourbé et très sombre à proximité immédiate de la distillerie, Loch Gorm combine la tourbe expressive à 50 ppm et les notes d’agrumes caractéristiques de Kilchoman avec l’influence boisée et gourmande du xérès. Cette édition limitée 2020 a été vieillie pendant au moins 9 ans intégralement en ex-fûts de sherry Oloroso. Les fûts de cette édition proviennent de distillations de 2007,2008, 2009 et 2011.

André 86%
Quench au raisin, dattes, gâteau aux fruits, oranges, tourbe terreuse mouillée. La bouche est souple, un peu trop diluée peut-être, la tourbe plus en retrait au nez est beaucoup plus évidente en bouche. Le whisky laisse une sensation de poussière de craie sur les dents lorsqu’ingéré. Viande cuite sur le feu de plage, enbruns maritimes, fruits séchés, prunes, raisins, cerises, oranges, terre humide, cannelle, chocolat au lait fourré de pâte de fruits. Longue finale, un peu disparate et fluide même si bien fumée et fruitée.

Patrick 79%
Superbe comme d’habitude… Mais ça se gâte rendu à la finale. Dommage, mais bon, on en reprend rapidement une autre gorgée et tout redevient ok. Nez : De la délicieuse tourbe fruitée et légèrement sucrée, des épices et une pincée de sel de mer. Bouche : De la fumée de tourbe d’une délicieuse intensité, avec des fruits mûrs et sucrés, les épices du BBQ, du sel de mer et une touche d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, mais il semble y avoir une drôle de fausse note ici… Dommage.

Martin 87%
Nez: Dattes, pruneaux, raisins, Queen Elizabeth cake. Le tout enrobé de tourbe crasseuse et de lard salé. Feu de camp sur le bord de la plage, juste avant que Johnny scrappe le boombox de sa blonde en passant dessus en motocross. Bouche: Fruits des champs nappés de caramel, poivre rose et chêne, avec un voile de tourbe terreuse et de craie enveloppant le tout. Un peu de bacon, un peu de gros sel, un peu de vent du large. Finale: Une touche de minéralité accompagne le reste des saveurs exprimées précédemment. Équilibre: Un grand scotch, mais qui perd des plumes depuis quelques éditions. L’équilibre d’autrefois entre le xérès et la tourbe penche un peu trop vers cette dernière à mon goût. Pour un Loch Gorm d’antan, mieux vaut essayer de scorer un Fino Sherry.

Kilchoman Fino Sherry Matured Edition 2020

46% alc./vol.
Intégralement vieilli en butts de la bodega Miguel Martin (11 butts de 1er remplissage et 1 refill) ayant contenu du précieux Fino Sherry. Édition limitée de 10500 bouteilles.

André 92%
Enbruns maritimes bien salés, tourbe terreuse recouverte de cendre froide, fruits rouges séchés, gras de viande cuite sur le feu de camp, pommes rouges, aspect médicinal fortement prononcé, galets recouverts de sel de mer séché au soleil, miel. Le whisky demande un bon 10 minutes afin de se stabiliser. La texture est superbe, douce et soyeuse La tourbe se marie de façon exceptionnelle avec le sherry. L’aspect terreux est plus discipliné aussi. On oscille maintenant sur des notes médicinales et fruitées sous un couvert maritime salé et minéral. Pommes rouges, fruits tropicaux, miel, chocolat noir, fumée grasse, sel de mer, cannelle et poivre. Le whisky tapisse la bouche avec amour. Finale sèche et épicée dans un nuage de fumée de tourbe grasse et fruité.

Patrick 90%
Nez : Superbe fumée de tourbe sucrée, vanillé et fruitée (bananes mûres et fruits tropicaux). Bouche : De la fumée de tourbe sucrée mais tout de même crasseuse et poivrée comme j’aime ça. Le tout avec un peu de vanille, des noix, des fruits tropicaux et une touche de chocolat amer. Finale : D’une belle longueur, fumée, pleine de fruits tropicaux et avec une goutte de citron.

Martin 93%
Nez: Tourbe citronnée et vanillée, pierre lavée, air salin, lard salé et fruits tropicaux. On s’part un feu! Bouche: Tourbe, pommes et sel, chocolat, épices et miel. Savoureux. Toutes les bonnes notes sont cannées. Texture pas trop grasse, ni trop légère. Finale: Fumée boisée et épicée. Poivre, chêne, fruits rouges, miel et cassonade dorée. Équilibre: Un incroyable scotch! Superbe! J’ai toujours louangé le mariage du xérès et de la tourbe chez Kilcho avec le Loch Gorm, mais ici on défonce littéralement la baraque.

Elements of Islay MA3

55.2% alc./vol.
Mélange de 2 barils de la distillerie Bunnahabhain fortement tourbé, distillé en 2004 et vieilli pendant 15 ans en Ex-Bourbon Cask, édition limitée de 734 bouteilles.

André 89%
Céréales baignant dans le jus de citron, oranges, accents maritimes et frais du large, pommes vertes, purée de bananes et ananas en dés, tourbe terreuse présente mais pas envahissante. Texture ronde en bouche, ananas et bananes flambées sur le feu de plage auquel se marie une minéralité un peu brute et des embruns de sel de mer portés par la tempête qui ronronne au loin. Oranges, ananas, bananes, citron, pommes vertes, melon au miel, tourbe terreuse et médicinale qui me rappelle Laphraoig a quelques égards, éléments herbeux aussi. À l’aération, l’équilibre du whisky gagne énormément. Longue finale, fumée camphrée terreuse, poivre et cendre froide.

Samaroli Silvano’s Collection Bunnahabhain 40 ans

51.6% alc./vol.
Distilled 1978, Sherry Butt #7229, bottle 427 of 520 bottles

André 90%
Quarante ans dans le fût et demande aussi passablement de temps dans le verre pour s’ouvrir. Pas les saveurs traditionnelles que l’on attend d’un fût de xérès. Raisins verts, poires hyper mûres, melon au miel, bananes et ananas, belle vanille onctueuse, cireuse et huileuse, quelques fruits rouges éparpillés au loin. À l’aération, une touche licoreuse apparait, genre Sauternes. Ananas baignant dans son jus, purée de bananes et de poires, oranges, melon au miel et mangue, puis mélange de gingembre et de poivre lus pointu, pincée de sel, bois de chêne sec, tarte au citron et fruits tropicaux, miel. Finale de bois sec et de sel, plus edgy. Je m’attendais à quelque chose de plus délicat et plus sur le sherry.

SMWS 53.275 Caol Ila 10 ans

59.9% alc./vol.
« Gauze and effect », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 253 bouteilles

André 80%
Crasseux au max, genre tuyau de poêle devant être ramonée, sel de mer et vieux cordage de bateau de pêche, fruits de mer, tourbe médicinale et un style industriel. L’entrée en bouche est incroyablement douce pour un taux d’alcool si élevé (maritime, sel de mer et médicinal, oranges, vanille, cendre froide, touche de citron frais) mais se déséquilibre rapidement et devient hyper alcoolisé et monopolisé par les notes de bois de chêne sec, de cendre de foyer et de sel de mer. Finale crasseuse, franche et sèche.

Patrick 90%
Caaaaaaaooooool Iiiiiiiiilaaaaaaa! Les arômes, les saveurs, la texture, tout y est. Nez : De la fumée de tourbe, du sel, des algues… L’ensemble est très maritime avec une touche minérale. Bouche : Toujours la fumée, le sel et le côté minéral. Mais aussi du bacon, des chips sel et vinaigre, un peu de bruyère, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, salée et huileuse.

Martin 89%
Nez: Fumée de tourbe grasse, coquille d’huître, zeste de citron et corde goudronnée. Bien complexe dans sa présentation. Fleur de sel wawaou! Bouche: Vive et huileuse, sur la cendre chaude, le bacon fumé, l’anis et une salinité tranchante. Finale: Longue et sèche, iodée, poivrée, avec des notes persistantes de charbon et d’herbes salées. Le large de Kamouraska. Équilibre: Un dram explosif, parfaitement typé Islay, qui évoque une puissance brute sans compromettre sa clarté aromatique. Je suis vendu.

SMWS 53.288 Caol Ila 11 ans

59.9% alc./vol.
« Vigorous, concentrated intensity », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 266 bouteilles

André 87%
Une tarte à la lime et citron dégustée sur le quai en regardant les Paps of Jura de l’autre côté du canal. Des embruns maritimes chargés de sel de mer chatouillent nos narines. Le vent a même réussi à porter quelques fines particules de fumée de tourbe d’un feu allumé plus loin sur la plage sur lequel des fruits de mer sont à cuire. Sensation sucrée mêlée d’oranges et de pitch à toiture. Texture licoreuse sucrée et salée à la fois. Mélange de fruits rouges et de fruits exotiques, pommes, oranges, citron, agrumes, fumée saline et crasseuse, huileuse aussi, se changeant en quelqu chose de plus cendreux en bouche après quelques minutes. Quelques éléments verdâtres également, du style herbe mouillée et bois coupé encore vert, eucalyptus et camphre. On est loin de l’habituelle sensation crasseuse et industrielle souvent inspirée par cette distillerie. Finale de moyenne longueur, épicée et poivrée, cendreuse et généreusement tourbée.

Patrick 89%
Un Caol Ila rappelant un Laphroaig, avec tout ce que j’aime d’un scotch d’Islay. C’est gros, intense et très bon. Nez: De la fumée de tourbe et de feu de camp, un peu d’algues et de sel de mer, le tout complété par un peu de bois sec et une touche fruitée discrète. Bouche : Du goudron, de la fumée de feu de camp, de la tourbe, des épices intenses, des oranges, du citron, des fleurs, des sardines grillées, du bois et du caramel salé. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et fumée.

Martin 90%
Nez: Cendre froide, algue sèche, citron confit et un trait médicinal. La tourbe iodée fait bien son effet ici. Bouche: Nerveuse et saline, avec de la fumée vive, du poivre blanc, du poisson fumé et une note d’eucalyptus. Une poignée d’oranges et de pommes rouges vient compléter le portrait gustatif. Finale: Longue, sèche et insistante, sur la suie, les coquillages et un brin d’orge grillée. Les épices poivrées arrivent à la fin pour voler le show. Équilibre: Un Islay musclé et bien cadré, qui impose sa tension minérale sans demander son reste. Un dram qui n’a pas froid aux yeux.

Bruichladdich Micro-Provenance 20 ans Gaja Bolgheri

49.6% alc./vol.
Cask #20, Warehouse #12 Earthen Floor Traditional Stowage, Position B06, Distilled 12/02/1992, Bottled 15/06/2012, Bottle #166 of 282

André 89%
Fruits juteux et wine gums, papaye, raisins secs, framboises, essence de roses, cassis. Nez inspirant, licoreux et sucré, d’un bel équilibre. En bouche, une touche de fumée et de brûlé accompagne des notes de melon et de papaye, encore le cassis aussi. Fruits rouges; cerise, framboises, vin rosé et encore les wine gums. Finale plus pointue, teintée de poivre et d’épices relevées, quelques notes de bois brûlé et de fumée lointaine.

Patrick 89%
Wow, c’est un très beau vieillissement en fût de vin, ça! Ça se boit presque trop facilement, j’aime bien! Nez : Fruité, chaleureux, sucré et boisé, avec une touche de caramel et de chocolat très agréable. Bouche : Du bois épicé, plein de fruits mûrs, du caramel et du chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, boisée et chocolatée.

Bruichladdich Micro-Provenance 20 ans Gaja Brunello

50.4% alc./vol.
Cask #05, Warehouse #12 Earthen Floor Traditional Stowage, Position C10, Distilled 12/02/1992, Bottled 14/06/2012, Bottle #120 of 292

André 88%
Nez alléchant et onctueux, hyper fruité et équilibré. Fruits séchés, vanille et caramel, beaucoup d’influences du wine cask, oranges sanguines, raisins et pelures de pommes, wine gums, figues, grappes de raisins mauves. J’adore l’approche du nez, pas sur la pâte de fruits mais dans un style plus festif. La bouche est sucrée, mélange de cassonade et de caramel, d’oranges sanguines et de fruits secs, touche de vin rouge poivré et wine gums. Superbe texture ronde et licoreuse de whisky dessert. Finale un peu courte mais intensément sucrée, licoreuse et fruitée s’asséchant progressivement.

Patrick 90%
Wow, c’est bon ça! Une belle réussite comme whisky vieillit en fûts de vin. Nez : Du caramel, des pommes très mûres, des céréales et un panier de fruits mûrs. Bouche : Du bois brûlé, de beaux fruits mûrs, du chocolat noir… Très chaleureux, très agréable. Finale : D’une belle longueur, boisée avec une note discrète de chocolat.

Bruichladdich Micro-Provenance 20 ans Gaja Barbaresco

49.6% alc./vol.
Cask #29, Warehouse #12 Earthen Floor Traditional Stowage, Position B06, Distilled 12/02/1992, Bottled 15/06/2012, Bottle #75 of 301

André 79%
Ouch, les premières sniff du nez sont horribles, monopolisées par les notes de souffre. Aspect pâteux et tannique à la fois, bloc de pâte de fruits séchés, terreux aussi puis grosse oranges fraiches, raisins, dattes, bois brûlé. La bouche n’est pas vraiment structurée et la texture presque inexistante. Mélange de raisins et d’oranges, prunes, framboises, caramel, bois de chêne sec et copeaux de bois brûlés, anis, poivre. Le whisky a besoin de beaucoup de temps pour s’équilibrer et se défaire des notes soufrées qui même après plus de 20 minutes sont toujours présentes. Finale poivrée et épicée, réglisse noire et souffre, fruits séchés.

Patrick 81%
Après un départ un peu bizarre au nez, l’ensemble s’est replacé en bouche pour devenir plutôt agréable. Bref, bien, sans plus. Nez : Du caramel et de la sauce soya brûlée, voire cramée. Quelques fruits mûrs complètent le tout. Bouche : Un beau mélange de fruits mûrs sucrés, de caramel et de chocolat au lait. Le tout enveloppé de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.