SMWS 53.314 Caol Ila 10yo

58.6% alc./vol.
« Anthracite seasoning dust », Distilled 22/02/2009 from Refill Ex-Bourbon Hogshead, 304 bottles

André 86%
Un jeune Caol Ila un peu fougueux et parfois imprévisible. Sorbet au citron, pommes vertes, tourbe aux accents industriels, bandages et anticeptiques, herbe verte, sel de mer. Agréable texture, huileuse et cendreuse à la fois. Pas de doutes, le fût de bourbon est à l’honneur. La bouche est camphrée et crasseuse, vieille huile à moteur, pitch à toiture et goudron chaud pour pavage des routes, jus de citron, menthe verte poivrée. Finale pointue et fougueuse, punch d’alcool et de tourbe puissante, très poivrée.

Patrick 89%
Un très bon whisky tourbé, riche et savoureux, qui saura satisfaire tout amateur du genre. Nez: De la délicieuse fumée de tourbe sucrée, avec des agrumes, des pommes vertes, du goudron, de l’herbe fraîchement coupée… Alléchant. Bouche: De la fumée de tourbe, du goudron, du bois brûlé, du sel, des Band-Aids et une touche sucrée. Finale: D’une superbe longueur, fumée et salée.

Martin 91%
Nez: Citron et pierre lavée, touche d’algue et de sel marin, crème fouettée et zeste de lime. Pain frais, miel, craie et limoncello? Bouche: Boisé, fumé et sucré. Notes de céréales, de poivre doux et de miel. La texture est adéquate, maintenant des touches de poisson fumé, d’asphalte et de vieille braise de feu de plage. Finale: Longue et tourbée, ses notes évoquant presque plus un Ardbeg et non un Caol Ila. Équilibre: De la bombe. Les notes sont justes à presque tous les niveaux.

SMWS 10.188 Buunnahabhain 14 ans

62.5% alc./vol.
« New acquintance », Distilled 25/11/2004 from Refill Sherry Butt, 489 bottles.

André 85%
Couleur hallucinante. Nez alléchant, sherry vieillot et poussiéreux, sensation noble et calme, apaisante, gâteau aux fruits et chocolat noir amer, prunes, cerises marasquin. Belle texture grasse en bouche, bien fruitée avec des éclats de poivre noir concassés, vieille étagère de bibliothèque remplie de livres usés poussiéreux, gingembre, de fruits rouges. Si la première gorgée m’avait impressionné, les subséquentes me laissent de plus en plus froid avec l’apparition d’un off-key dans le sherry, des notes de soufre évidemment. Finale ponctuée d’alcool épicé et d’une montée de soufre accompagnant les notes fruitées.

Patrick 91%
Un whisky délicieux, riche et superbement balancé. Je maîtrise pas eu de misère à en vider la bouteille. Nez: Oh que ça sent bon, c’est doux, sucré, fruité… Mais aussi des notes de chocolat et de vanille. Bouche: Sublime, avec du beau xérès chaleureux, du sel de céleri, du bois, une discrète note fumée et du gingembre. Finale: D’une belle longueur, vineuse et épicée.

Martin 89%
Nez: Vieux xérès, planche de chêne sèche et poussiéreuse. Chocolat, fruits rouges, vanille, raisins, épices et poivre. Bouche: Doux et chaleureux. Vanille, raisins, poivre noir, cannelle, chêne, vin chaud et cerises. Pratiquement un Cherry Blossom. Finale: Longue, chaude et bien poivrée par le degré d’alcool. Chêne grillé, fruits rouges, vanille et légère fumée. Équilibre: La tourbe discrète et le sherry bomb de Bunnahabhain font bon ménage ici. Avec la torque d’alcool en plus, la SMWS ne pouvait pas se planter.

Ardbeg Scorch 2021

46% alc./vol.
Vieilli en Ex-Ardbeg Alligator Casks.

André 82%
Un Ardbeg tout à fait typique dans les saveurs présentées mais sans le punch et la merveilleuse texture habituelle. Nez de tourbe ferme mais feutrée et médicinale; antiseptique, bandages pour les blessures, herbeux, citronné et poivré. La bouche est molasse, l’alcool en retrait, texture diluée un max mais qui livre un côté crémeux agréable. Citron et agrumes, ananas flambés, chocolat et charbon de bois, antiseptique, couloirs d’hôpital, bandages nappés de crème désinfectante, fumée de feu de tourbe, bois brûlé. Finale de réglisse noire, menthol et de bois brûlé, d’eucaplytus, de citron et d’agrumes. Bémol ici. Si l’idée était de conquérir un nouveau public où de faciliter les non-adeptes de Ardbeg et des whiskies typés à la tourbe, c’est réussi. Cela étant dit, le Ardbeg Day se veut la célébration des fans de la distillerie (selon ma compréhension). Je sens ici qu’on les a oubliés au bénéfice du monétaire car on va se l’avouer, à 180$ la bouteille pour un NAS de cette qualité, je comprends le harcore range des fans de mordre pas mal plus fort que le sympathique Shortie. Déception… qui s’accentue depuis quelques années.

Patrick 80%
Je ne suis définitivement pas un fan de l’édition 2021 du Ardbeg Day. Ouf, ça donne l’impression que les bouteilles ou l’équipement n’ont pas bien été rincés à la fin du cycle de lavage. Du moins, certains trouveront l’emballage spectaculaire… Ou tape-à-l’œil. Nez: Évidemment, la première chose que je néophyte remarquera est la fumée de tourbe légèrement crasseuse typique de cette distillerie, avec un soupçon de sel et une touche maritime. Par contre, l’amateur avisé connaissant la distillerie, lui, sera frappé par une petite note de gomme au savon. Bouche : Toujours l’intense d’une de tourbe, avec une bonne dose de charbon et de bois brûlé et quelques grains de sel. Et un peu de gomme au savon. Finale: D’une belle longueur, fumée et savonneuse. Je me suis ensuite rincé la bouche avec un verre d’eau bien chlorée, question d’équilibrer les choses.

SMWS 10.192 Bunnahabhain 9 ans

60.8% alc./vol.
« Deep and complex, sweet and earthy », Distilled 27/09/2010 from Second Fill Moscatel Hogshead, 243 bottles. Maturation initiale de 7 ans en Ex-Bourbon cask et affinage de 2 ans en Moscatel cask.

André 86%
Tarte au citron et purée de bananes, herbe verte, oranges, les saveurs tirées du fût prennent rapidement le dessus avec des tonalités de bois sec puissantes tempérées par la douce vanille. Encore une fois, la texture est exquise, soyeuse et douce. Les notes maritimes apparaissent progressivement à l’ingestion et se mêlent de saveurs sucrées bizarre, tout comme l’herbe verte et le gingembre. Généralement, je trouve le whisky plutôt linéaire et ennuyeux. En finale, quelques notes de fruits rouge émergent, notes de réglisse rouge aussi, puis sel de mer et éclisses de bois sec.

Patrick 89%
Un superbe whisky d’été, idéal après un bon souper sur le patio. Un mix de saveurs que j’aime de plus en plus, mon verre s’est d’ailleurs vidé bien trop vite! Nez: Un beau parfum envoûtant, avec de la noix de coco, la vanille, du citron sucré… L’ensemble fait un peu penser à une Keys Lime Pie, avec un trait de caramel et quelques tranches de bananes bien mûres Bouche: En bouche, la tarte explose sous l’effet des épices boisés, du gingembre, une pincée de sel et du poivre, le tout présentant un beau mélange de saveurs sucrées et épicées. Finale: D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Martin 84%
Nez: Cuir, citron et épices, melon, tabac et touche de sucre en poudre et de crème anglaise. Bouche: Chocolat au lait, gingembre, herbe sèche, caramel écossais, poignée d’épices chaudes, chêne lointain, vin blanc. Finale: Le vin blanc croquant continue sa course, nous laissant une impression de bois sec et d’épices acérées. Équilibre: Pas mauvais, SMWS et Bunna font rarement mauvais ménage. Une bonne colonne, un peu exubérant à mon goût, mais tout de même…

SMWS 10.133 Bunnahabhain 10 ans

62.2% alc./vol.
« An entire mouth experience », Distilled 06/10/2006, Bottled 20/10/2017 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 195 bottles.

André 88%
Plutôt doux pour un Bunna… Pommes au miel, belle crème à la vanille, caramel, enbruns maritimes, une discrète touche de fumée. C’est délicat et affirmé à la fois. La bouche est délicieuse, impressionnante texture grasse doux s’exclaffent des notes de pommes vertes, de purée de banane et de vanille, influences indéniablement maritimes, sel de mer et fruits de mer vendus sur le quai. À chaque gorgée le bouche étonne de par son exactitude et sa texture visqueuse, l’alcool est relégué en second plan… À plus de 62% d’alcool, beau tour de force. Les notes de bois marquent la finale, plus relevée et légèrement épicée. Intéressant comme embouteillage et effectivement, une expérience de bouche plus que de nez.

Patrick 89%
Un superbe whisky intense et savoureux, marqué à fond par les saveurs maritimes. Nez: De l’huile, de l’eau de mer, des pommes au caramel, du miel, des pétoncles et une touche de miel. Bouche: De belles épices, du sel, du chocolat noir et une goutte de beurre. L’ensemble est intense, maritime et très savoureux. Finale: D’une belle longueur, et débordant de sel.

Martin 84%
Nez: Caramel chaud, pommes mijotées, miel, céréales, bois et vin fortifié. Touche d’herbe fraîche maritime. Bouche: Texture agréable, quoiqu’un peu aqueuse. Épices, agrumes, bois, sel, beurre et caramel salé. Moins maritime qu’au nez. Finale: Longue et chaude, le sel et le chêne étant les principaux véhicules des saveurs. Équilibre: On essaie de se la jouer « classic Islay », on ne se noie pas trop dans la tourbe, mais on cherche un peu aussi son identité…

SMWS 4.249 Highland Park 13 ans

64.6% alc./vol.
« The mermaid’s marmelade », Distilled 31/05/2004 from Refill Ex-Oloroso Sherry Butt, 592 bottles.

André 92%
Ananas flambés sur le feu de camp, oranges, sel de mer, chocolat au lait, cerises noires, réglisse rouge, caramel salé, fumée de tourbe. Simonac, à presque 65% d’alcool, le whisky coule lentement et soyeusement en bouche, aucune saveur ou sensation de soufre à laquelle je suis sensible. Compote d’orange et de cerises, réglisse, gâteau aux fruits, feu de tourbe lointain, caramel salé, poires, abricots et ananas. Superbe texture huileuse. Pincée de gingembre et le poivre noir en finale et bon retour sur la fumée de tourbe et la cendre froide. Un superbe HP comme on en voit trop peu maintenant.

Patrick 93%
Un scotch extraordinaire, présentant un beau mélange de fruits mûrs, de fumée et de sel. Que demander de plus? Nez: Un parfum doux et intense, avec du caramel salé, de la fumée évanescente, une touche d’orange et une note rappelant des saucisses brûlées sur le BBQ. Bouche: Oh wow! Un superbe mélange de fruits mûrs, de fumée de tourbe, de sel, de bois brûlé et de gingembre. Finale : D’une belle longueur, fruits, fumée et salée.

Martin 91.5%
Nez: Fumée et zeste d’orange. Céréales et herbe. Cerises, caramel et chocolat. Les épices lointaines sont le seul indice qu’on a affaire à un cask strength, outer le fait évident que c’est un embouteillage de la Society. Bouche: Tourbe herbeuse, poivre et céréales. Miel et barre granola. Caramel, vanille, épices en puissance sur une planche de chêne bien sucrée. Miam! Finale: Longue et chaude, portée par sa texture et son degré d’alcool. Touches d’herbe fumée, de fruits, de poivre, de bois et de gingembre. Équilibre: Incroyable. J’ai peine à croire qu’il faut maintenant se tourner vers la SMWS pour retrouver la succulence des HP d’antan.

Laphroaig Brodir Port Wood Finish Batch #002

48% alc./vol.

Patrick 92%
J’adore: ils ont réussi à conserver le style de Laphroaig, tout en l’agrémentant d’une belle touche fruitée. Il y a tellement de distilleries qui perdent leur âme à ce jeu, bravo Laphroaig. Nez: Un beau parfum où se mélange agréablement la tourbe, le goudron et le sel, mais le tout est adouci par la douceur des effluves sucrées et fruitées de Porto. Bouche: Toujours la superbe fumée de tourbe-goudronnée-salée, avec les fruits mûrs, du sucre blanc, du caramel et du bois épicé/brûlé. Finale: D’une belle longueur, avec un beau mélange de bois et de fruits sucrés.

Laphroaig Brodir Port Wood Finish Batch #003

48% alc./vol.
Ex-Bourbon barrels et affiné en Ex-Ruby Port Casks. Édition disponible en Duty-free.

André 85%
Succulent comme nez, ces vagues de tourbe médicinales drapées d’un manteau de fruits rouges opulents, c’est divin. Raisins et cerises, réglisse rouge fraiche, tourbe médicinale habituelle de la distillerie, sel de mer, camphre. La bouche perd de son lustre rapidement, les fruits sont fades et presque effacés derrière une barrière de pierre alcaline et saupoudrée de sel de mer séché. La tourbe est devenue plus crasseuse aussi, plus industrielle, presque cendreuse et goudronnée. La texture du nez était plus feutrée et douce, la bouche elle est franche et sèche, offre aussi une finale poivrée très relevée et un accent savonneux (mais pas comme les anciens Bowmore). Une expérience en dents de scie pour cette expression plutôt rare.

Martin 88.5%
Nez: Mélange discret de tourbe camphrée et de fruits rouges. Rien ne veut voler la vedette à un autre aspect de ce nez. Raisins et cacao, herbe et tourbe, fumée et poivre. Fleur de sel. Bouche: Tourbe et caramel, pommes mijotées et poivre. Bois et vin chaud. Pierre lavée et gros sel. J’adore. Finale: Bois sec et cendreux pour supporter un amalgame de sel, de vin de caramel et de tourbe iodée. Poivre pour barder le tout. Équilibre: J’adore le fait qu’aucune saveur ne veut tirer trop de couvertes. Le tout est bien construit, avec des saveurs riches et rares, sans vouloir nécessairement être dans le spotlight. On appelle ça du doigté.

Artist Collective #3.2 Caol Ila 9 ans

57.2% alc./vol.
2009-2019 from 3 Refill Butts, Limited Edition of 1888 bottles. Illustration titrée «Explosion» par Bernard Rouan.

André 88%
Un Caol Ila sur les sommifères. Nez velouté très doux, tourbe plutôt effacée, herbeuse et citronnée, sensation maritime, cendre froide. La sensation cendreuse s’attarde en bouche, roches calcaires enduites d’herbe mouillée fraichement coupée, enbruns maritimes, zeste de citron, vanille, bonbons casse-grippe au menthol, poires. Texture grasse et généreuse. Finale salée et vanillée, médicinale, de bonne longueur, cendreuse.

Patrick 88%
Un beau whisky tourbé, typique de Caol Ila – simple et efficace! Nez: De la fumée de tourbe enveloppante avec un peu de sel, une touche d’agrumes et quelques grains de sucre. Bouche: De la grosse fumée de tourbe, du sel, quelques algues, du bois sec… Intense mais tout de même bien balancé. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et épicée. Et aussi avec une touche de sucre qui marie le tout admirablement bien.

Martin 89%
Nez: Tourbe bien feutrée. Poussière, cendre, chêne, orge, citron, sel de mer et caramel. Vanille aussi. Bien timide aussi au niveau du degré d’alcool. Bouche: Fumée de tourbe, cendre, craie, fruits, agrumes, cannelle et poivre. Le taux d’alcool rattrape le dégustateur, mais sans trop l’agresser. Il y a de belles découvertes à faire ici. Finale: Fruitée et fumée, cendreuse et boisée. Poivre en puissance sur une belle longueur. Sucre doré. Équilibre: Bien dosé, cet embouteillage satisfera autant les peat-heads que les p’tits fruités. Solide.

Laphroaig 10 ans Sherry Oak Finish

48% alc./vol.
Affiné en fûts de sherry Oloroso pendant plus de 12 mois.
 
André 88%
Tourbe médicinale mélangée de caramel, café et chocolat noir, fruits séchés, de raisins secs et de figues. Le nez est rond et gras, tout comme la texture en bouche qui est huileuse et nappe la bouche de façon très agréable. Nous confirmons les notes de fruits rouges séchés (raisins mauves, figues) nappés de chocolat fondu parfumé de poivre pendant que le café expresso refroidit sur le comptoir de cuisine, cerises, pelures de pommes, feu de camp sur la plage, viande de bois avec sauce bbq sucrée, souffle iodé en background. La fumée de tourbe est très présente mais superbement bien intégrée aux notes de fruits.  Je suis agréablement surpris. Finale tourbée assaisonnée de fruits rouges, sensation médicinale et iodé maritimes. Est-ce que l’heure de la réconcialiation avec Laphroaig aurait sonné ou c’est l’émotion qui m’emporte suite à l’annonce aujourd’hui du départ de John Campbell de la distillerie?

Patrick 90%
Les attentes étaient hautes, et elles sont rencontrées. Bien construit, savoureux, j’aime! Nez : Un superbe mélange de fumée de tourbe sale « à la Laphroaig » avec une petite touche fruitée et sucrée (sirop d’érable?) vraiment agréable. Bouche: Riche, épicée, poivrée, fumée, sucrée, fruitée, boisée et avec quelques gouttes de sirop d’érable. La texture est exquise, l’ensemble est riche et savoureux. Finale: D’une belle longueur, fumée et fruitée.

Martin 90%
Nez: Le chocolat noir et le sherry nous sautent au nez avant même la classique tourbe médicinale de la distillerie. Caramel, noix, mélange du randonneur. Épatant. Bouche: Sucré et sirupeux à souhait. Toffee, fruits mûrs, chocolat, caramel salé, xérès goulu, chêne fumé, le tout bien enveloppé par cette tourbe crasseuse, iodée et camphrée. Finale: Chaude et poivrée, sur des notes de cendre, de bois, de fruits rouges et de vin chaud. Forts accents de café. Équilibre: Un embouteillage exquis pour les soirées fraîches d’automne sur la véranda.