Gordon & MacPhail Highland Park 21 ans

56.1% alc./vol.
Distillé le 09-09-1992, mis en bouteille le 14-01-2014.

André 88.5%
Nez qui rappelle le HP Ice; Fruits tropicaux, bananes, ananas, toffee, caramel. Notes d’agrumes et de citron, avec une morsure d’épices et d’alcool. La bouche est fluide et offre une belle texture grasse et collante ; saveurs du nez qui maintenant s’expriment en bouche. Les fruits tropicaux et l’ananas en avant plan et ensuite mixture un peu acérée d’épices, d’alcool fougueux, un peu d’herbe verte et de bois de chêne, avec une finale très prononcée sur la tourbe terreuse, salée et poivrée. La finale est longue, je ne sais pas si je donne le crédit à l’alcool ou aux épices et au poivre mais l’ensemble est harmonieux et les saveurs diversifiées. Un Highland Park atypique mais qui a tout de même l’épine dorsale de la distillerie (le miel en moins).

Jura 1984

44% alc./vol.
Embouteillé le 23 avril 2014 depuis le fût #1553, 1984 bouteilles.

André 87.5%
Tsé quand tu rencontré quelqu’un pis que les premières baises sont vraiment bien mais qu’au bout de 3-4 fois c’est déjà ennuyeux… Nez très fruité, liquoreux, raisins secs, bananes flambées, miel, cerises noires, oranges. Caramel brûlé assez fort. Le nez est onctueux et capiteux, c’est challengeant mais généreux d’odeurs et de saveurs. La bouche est goulue, belles notes de chocolat noir, de cerises noires, une touche de marmelade d’oranges, poignée de dattes agrémentée d’une pincée de gingembre et une sensation de cire d’abeille ainsi que des notes légèrement tanniques en finale de bouche; poivre noir, gingembre râpé, ensemble très épicé. La finale est légèrement débalancée. Il ne faut pas se laisser impressionner par l’embouteillage et le prix. Si on prend le temps de savourer quelques gorgées, plus l’on poursuit, plus la finale dévoile quelques notes qui détonnent un peu. Mais dans l’ensemble, un superbe whisky, ou l’histoire côtoie la passion et le souci du détail.

Patrick 93%
Un whisky exceptionnel pour une œuvre qui l’est tout autant. D’ailleurs, je ne peux qu’imaginer le plaisir que j’aurais à relire cet ouvrage avec un verre de ce whisky à la main! Nez : Riche xérès, fleurs, vanille et chocolat. Très appétissant! Bouche : Épices et sucre brûlant, fruits mûrs, chocolat noir, fleurs. L’ensemble est très chaleureux, riche, complexe et savoureux. Finale : D’une belle longueur, fruitée, légèrement épicée et chaleureuse.

Edradour 15 ans The Fairy Flag

46% alc./vol.
Cette version d’Edradour bénéficie d’une double maturation en fût de bourbon puis en fût de sherry.

André 79%
Première chose, la présentation et les étiquettes de ce whisky sont définitivement en liste pour le « worst packaging of the year award ». Ouf, puissant et prononcé. Nez de gâteau aux fruits baignant dans son jus, fruits secs, prunes & dattes, réglisse rouge, épices séchées, léger liquoreux avec une touche de caoutchouc, genre plastique de boutique du dollar. Le sherry est si puissant que ça donne presque l’impression que l’on a cherché à cacher quelque chose. La bouche est concentrée, fruits séchés et noix, gâteau aux fruits, jus de prunes et dattes dans leur emballage de cellophane. La sensation goulue du départ en bouche migre vers un fin filtre de tannins comme dans certains vins rouges et une montée de la cannelle et des épices genre de bouffe de la Louisiane ou des Caraïbes. À cette étape, le sherry est selon moi trop puissant et présent tant au nez qu’en bouche. La finale est bien épicée, sèche avec des notes de chocolat noir amer et de fruits secs.

Patrick 82%
Un bon whisky, mais qui n’est pas très complexe. Ok, sans plus. Nez : Parfum marqué par le xérès, avec du gâteau aux fruits, des prunes et des dattes, le tout complété par une note subtile de bois brûlé. Bouche : Riche xérès poivré, avec des notes de bois brûlé, un peu de sucre et quelques épices. Finale : D’une longueur moyenne, avec des notes de bois brûlé, un peu de sucre et quelques épices.

Tomatin Cu Bocan Limited Edition Sherry Cask

46% alc./vol.
D’après la légende, Cù Bòcan a hanté les résidents isolés du village de Tomatin. Cette créature de l’enfer était présentée par son comportement de plus en plus imprévisible. Apercevoir le monstre ne se produit qu’une fois par génération et de manière terrifiante. Un employé de la distillerie, se promenant au coucher du soleil, fut un jour poursuivi par une imposante bête noire aux narines dilatées et aux crocs menaçants. Attiré malgré lui par le magnétisme de l’animal à la fourrure abondante, il s’arrêta et tendit sa main tremblante. C’est alors qu’il vit le fantôme – Cù Bòcan – s’évaporer devant ses yeux, ne laissant derrière lui qu’un nuage de fumée bleue dans un silence de mort …

André 83.5%
Un employé de distillerie qui voit des monstres en sortant de sa job le soir, me semble que ça sonne pas mal plus comme une histoire de bouesson ça… Au nez, étonnant combien le caramel est presque aussi puissant que le sherry. Vanille, caramel, prunes, sherry très rond et épicé, cannelle. Je cherche la tourbe… que je ne trouve pas. L’arrivée en bouche est veloutée, le sherry est puissant épicé et légèrement sec. Une fois la gorgée avalée, il y a un léger moment déséquilibré que j’attribuerais aux trop fortes épices avec que le whisky se restabilise. La tourbe se dévoile timidement en fin de bouche mais il est difficile de différencier la tourbe des épices plus pointues. Déstabilisant ce whisky… Les saveurs de sherry et de fruits reprennent un peu le dessus également en finale. La rétro-olfaction apporte de belles notes de chocolat au lait épicé. Un whisky intéressant à l’équilibre douteux. Je suis ambivalent quant au résultat final.

Patrick 92%
Un excellent whisky avec tout ce qu’il faut à la bonne place. Nez : Parfum de beaux fruits sucrés, avec un soupçon de fumée, un peu d’épices et une bonne dose de caramel. Un peu de bois, de vanille et d’orge complètent le tout. Bouche : Fumée et fruits mûrs et sucrés. Le tout est présenté avec une bonne dose de chocolat ainsi que des biscuits aux amandes. Finale : D’une belle longueur, fruitée, sucrée, épicée. On voudrait qu’elle ne finisse jamais !

Martin 85%
Nez: Un beau mélange de xérès et de caramel. Raisins, orange et fruits rouges. Doux et plaisant, caractère affirmé. Bouche: Raisins, feuille de tabac, compote de fruits des champs, épices, bois et caramel. Assez fort et audacieux. Presque maladroit dans sa puissance. Finale: Cacao, prunes et bois. La tourbe est extrêmement timide. Équilibre: Somme toute un sherry cask assez agréable, mais à un prix plus que déraisonnable.

Balblair 2005-2017

46% alc./vol.

André 78%
Un whisky « fast lane »… straight to the point, avec un amalgame de saveurs découlant de l’utilisation de fût de bourbon; vanille onctueuse à pleine bouche, agrumes, poires et pelures de bananes, miel, bois carbonisé et un peu industriel dans une approche huileuse, genre huile de garage souillée. La bouche est céréalée, parcellée de miel et d’agrumes, sirop de fruits en canne, bananes frites, raisins verts. Texture un peu diluée sauf pour les épices qui sont plus vivaces. Une touche verdâtre bizarre aussi qui rappelle l’herbe mouillée. Finale épicée et verte… Vraiment pas super comme présentation.

Patrick 85%
L’un des meilleurs jeune Balblair que j’aie bu! Une belle surprise. A un prix raisonnable, il serait recommandable. Ceci étant dit, les embouteillages de Balblair n’ont jamais été de bons rapports qualité/prix. Nez : Parfum typique d’un single malt vieillit dans un fût de bourbon : Bois frais, vanille et pointe d’agrumes. Bouche : Du bon bois frais, des épices, des agrumes mais surtout du bois! Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et boisée.

Martin 84%
Nez: Malt mielleux et floral, raisins blancs et herbe fraîche. Agrumes et pommes vertes croquantes. Un peu de banane pas tout-à-fait mûre. Bouche: Bois sec et melon au miel, épices et crème fraîche. Raisins blancs et vin minéral. Salade de fruits au sirop. Finale: Bois vert et jeune, vanille et poivre noir, clémentine et cuirette. Belle longueur. Équilibre: Un classique malt des highlands, bien balancé, un peu jeune sur les bords, mais rien qu’un peu de vieillissement de corrigera pas.

Balblair 1997-2015 Single Cask

55.8% alc./vol.
Fût #1148. New Brunswick Exclusive : Embouteillé pour le 20ème anniversaire du Festival des Spiritueux de Fredericton.

Patrick 87%
Un bon whisky boisé et épicé qui donne vraiment l’impression de boire directement au fût! Trop cher toutefois, comme tous les Balblair. Nez : Frais, léger, marqué par les agrumes et des planches de bois fraichement coupé. Bouche : Bois épicé et sucré, panier de fruits tropicaux : Le tout est frais et chaleureux à la fois. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Oban Distiller’s Edition 2000

43% alc./vol.
Embouteillé en 2015

Patrick 89%
Un classique auquel je devrais revenir plus souvent! Une distillerie unique qui sait faire et dont les produits sont trop souvent sous-estimés. Nez : Fruits mûrs intenses, oranges, algues, le tout avec une touche de chêne et de cuir. Bouche : Les fruits mûrs et chaleureux, le cuir, puis le chêne et enfin les oranges. Intense, chaleureux et complexe. Finale : Longue et chaleureuse.

Secret Spirits Barrista’s Dram Craigellachie 13 ans

46% alc./vol.
Fût #900083

André 81%
Du beurre d’arachide et du Nutella, j’aime ça sur mes toasts le matin, mais dans mon whisky??? Au nez ; Peanut butter, arachides, Nutella, tarte mincemeat, chocolat au lait, viande, cuir mouillé. Complètement déroutant, c’est définitivement unique mais je ne suis pas certain que c’est pour le mieux. En bouche; raisins, pacanes, caramel et beurre d’arachide, tangente meaty et de vieux cuir, pas le cuir propre industriel, le cuir animal du genre selle de cheval mouillée. Pruneaux, viande grillée et noix. La finale est épicée, saveurs épices de la Jamaïque et bordée de raisins. Toute qu’un challenge de dégustation, un défi, vraiment.

Patrick 87%
Quand un distillateur (ou un embouteilleur, dans ce cas-ci) veut la jouer « safe », il n’a qu’à utiliser un fût de xérès pour la finition. En voici un autre bel exemple. Nez : Beau parfum complexe, dominé par un beau xérès sucré. Bouche : Épices, fruits, sucre et bois. Simple et efficace. Finale : D’une longueur moyenne et chaleureuse.

Caol Ila 17 ans Unpeated

55.9% alc./vol.
1997-2015

Patrick 76%
Weird… A boire ce scotch, on comprends instantanément pourquoi on a choisi de mettre de l’avant les versions tourbées de cette distillerie. A essayer pour la curiosité seulement : On en achètera une shot dans un pub, mais jamais une pleine bouteille. Nez : Après avoir bu une shot de 12 ans régulier, ce whisky semble extraordinairement sucré et fruité, presque comme du bonbon. Bouche : Ici encore, le fruit et le sucre. Le tout est accompagné par une vanille étrange et des notes de chêne frais et épicé, du sel, des notes d’agrumes et des algues. Bref, un peu n’importe quoi. Finale : Longue et portée par des notes d’agrumes et d’algues offrant un feeling plutôt bizarre en bouche.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Ledaig 2000

46% alc./vol.
Embouteillé en 2015

Patrick 90%
Ledaig à son meilleur, superbe, intense et savoureux! Nez : Fumée de tourbe, banane verte et citron. Appétissant. Bouche : Un délicieux mélange de fumée de tourbe, de sel et de jus de citron. Avec une touche de pomme verte et de chocolat au lait. Yep, ça sonne bizarre, mais c’est bon. Finale : Longue, intense et épicée.