Edradour 10 ans

40% alc./vol.
Ce single malt provient de l’assemblage de quelques fûts ayant contenu du sherry oloroso. Il est issu de la plus petite distillerie d’Écosse (Highlands du sud). La plus petite distillerie écossaise a été rachetée en juillet 2002 par l’embouteilleur indépendant Signatory Vintage.

André 80%
Peut être du toffee. La plus petite distillerie écossaise, bel effort mais…

RV 81%
Poussiéreux. Toffee en arrière goût. Cigares? Sherry? Fruité, malté, leafy.

Patrick 82%
Nez: Menthe et feuilles mortes. Goût: Huileux, menthe légère légère légère, miel, feuillu, léger agrume, malt, fumée (surtout en arrière goût). Toffee aussi en arrière goût. Huileux, semble plus vieux que 10 ans. Global: bon whisky intéressant, mais rien d’extraordinaire…

Edradour 11 ans Straight from the Cask Châteauneuf-du-Pape Finish

59% alc./vol.
Première particularité d’Edradour, et non des moindres, c’est la plus petite distillerie encore en activité ; elle est le reflet de ce que furent les distilleries de ferme du temps où elles avaient fleuri dans toute l’Ecosse. Ses alambics sont les plus petits autorisés par la loi et elle ne compte que 3 employés (plus les guides chargés de vous faire visiter les locaux en saison). La production est à l’image du reste : confidentielle…12 fûts par semaine ! La mécanisation est quasiment absente des lieux et Edradour se vante de pratiquer la distillation à la main, telle qu’on la pratiquait sous l’ère Victorienne… Distillé le 28 mai 2002 et embouteillé le 12 avril 2013, 430 bouteilles.

André 78%
Le nez est très généreux, confiture de fruits, oranges, chocolat noir, épices diverses mais pas trop omniprésentes. Le nez demande du temps avant de se révéler mais une fois la lancée des fruits bien en place, l’ensemble est plein et entier. En bouche ; les fruits rouges, les dattes et les prunes, fruits secs, confiture de framboise, vanille et une couche d’épices plus compacte. Raisins secs de Raisin Brand, gâteau aux fruits, avec touche de bois sec et de plus en plus d’épices. Je lui trouve un déséquilibre en bouche que le nez de dévoilait pas. Le mélange des épices avec le sherry procure une sensation de vieux sherry poussiéreux, genre pierre ponce ou poussière de craie, en fond de bouche. À la limite, une touche de chlore ? Finale épicée et fruitée. Le nez annonçait quelque chose de bien mais la bouche est déséquilibrée et on a tenté de cacher les défauts du whisky sous la couverture du cask finish.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel. Si complexe, si intense. Un modèle à suivre. Nez : Parfum extraordinaire, complexe et riche. Vin intense, « shed à bois » et touche de sel. Bouche : Doux, sucré, mais tellement intense au niveau des saveurs : Vin, sel, épices intenses, fruits mûrs et toujours la « shed à bois », mais avec un sève plus présente. Finale : Longue, intense, dominée par le vin et les épices.

Martin 90%
Rouge orangé profond avec des jambes telles les racines d’un arbre. Nez: Riche et rond, empreint de raisins et d’oranges, de chocolat noir et de chêne. Vieux bois sec et épices, comme un vénérable sherry cask. Exquis. Bouche: Texture chaude et vineuse. Les épices et le taux d’alcool ont tendance à vouloir prendre le dessus, mais on peut quand même savourer oranges, raisins, fraises, chêne, dattes, poivre blanc, vin rouge et sucre brun. Finale: Interminable sur des notes de cannelle et de fruits. Vieux chêne poussiéreux et cacao. Équilibre: Un excellent dram qui goûte bien meilleur que son âge ne le laisse supposer. Le taux d’alcool est impitoyable, mais une larme d’eau l’assagit très bien merci.

Edradour 15 ans The Fairy Flag

46% alc./vol.
Cette version d’Edradour bénéficie d’une double maturation en fût de bourbon puis en fût de sherry.

André 79%
Première chose, la présentation et les étiquettes de ce whisky sont définitivement en liste pour le « worst packaging of the year award ». Ouf, puissant et prononcé. Nez de gâteau aux fruits baignant dans son jus, fruits secs, prunes & dattes, réglisse rouge, épices séchées, léger liquoreux avec une touche de caoutchouc, genre plastique de boutique du dollar. Le sherry est si puissant que ça donne presque l’impression que l’on a cherché à cacher quelque chose. La bouche est concentrée, fruits séchés et noix, gâteau aux fruits, jus de prunes et dattes dans leur emballage de cellophane. La sensation goulue du départ en bouche migre vers un fin filtre de tannins comme dans certains vins rouges et une montée de la cannelle et des épices genre de bouffe de la Louisiane ou des Caraïbes. À cette étape, le sherry est selon moi trop puissant et présent tant au nez qu’en bouche. La finale est bien épicée, sèche avec des notes de chocolat noir amer et de fruits secs.

Patrick 82%
Un bon whisky, mais qui n’est pas très complexe. Ok, sans plus. Nez : Parfum marqué par le xérès, avec du gâteau aux fruits, des prunes et des dattes, le tout complété par une note subtile de bois brûlé. Bouche : Riche xérès poivré, avec des notes de bois brûlé, un peu de sucre et quelques épices. Finale : D’une longueur moyenne, avec des notes de bois brûlé, un peu de sucre et quelques épices.

Edradour 22 ans Sauternes Finish Vintage 1993

51.4% alc./vol.
Distilled December 20th 1993, bottled October 14th 2016, Cask #8/737/7, Bottle 275 of 293. La distillerie d’Edradour est avant tout reconnue pour le style singulier de son single malt qui s’exporte à travers le monde entier. Andrew Symington, propriétaire de la distillerie, s’est notamment lancé dans des affinages spécifiques toujours plus originaux les uns que les autres (Bourgogne, Chardonnay, Châteauneuf-du-Pape, Madère, Moscatel, Porto, Sassicaia, Tokaji, etc), et les nouvelles expressions ont révolutionné l’image quelque peu surannée. Sous la houlette de Iain Henderson, ancien directeur de Laphroaig, Edradour a commencé à produire depuis fin 2002 un second single malt très tourbé baptisé Ballechin, du nom d’une ancienne distillerie de la région.

André 88%
Poires flambées nappées de miel, tarte au citron, petit fond herbeux, oranges, Céréales Sugar Crisp, un peu de caramel, fruits tropicaux. Invitant et visqueux au nez. Superbe texture huileuse et grasse en bouche aidant l’expression des notes de poivre broyé et d’épices, contraste intéressant tout en conservant les saveurs de poires et de miel, de fruits tropicaux, confiture de fruits. La finale est bien poivrée et épicée, longue et finement visqueuse.

Patrick 82%
Un whisky chaleureux et sucré, mais dont la complexité plutôt limitée me laisse sur mon appétit. 22 ans d’attente pour ça, ouin, bin, ça ne valait pas la peine d’attendre si longtemps. Nez : Étonnantes agrumes mielleuses avec une touche d’épices. Bouche : Chêne chaleureux, avec du sucre brûlant, une bonne dose de miel et des agrumes. Finale : D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Edradour Caledonia 12 ans

46% alc./vol.
Single malt sélectionné par l’auteur interprète Dougie Maclean et baptisé en honneur de sa chanson la plus connue : Caledonia. Il s’agit d’un single cask issu d’un fût d’oloroso où le whisky a vieilli depuis 1997.

André 82%
Sherry pas très subtil. Gâteau aux fruits, cerises. L’arrivée en bouche est sans trop de personnalité, texture fluide et volatile. Craie sèche, mais fruité avec beaucoup d’intensité – dates et oranges nappées de miel. Plus d’épices en finale, Halls saveur cerises et une touche de caramel complète le tout.

RV 84%
Le genre de bouteille que l’on peut facilement aimer sans acheter. Atypique, la fumée sale et l’orange font bon ménage dans les narines. Puis la tourbe se cache gustativement entre les noix, l’orange toujours présente et le blé. S’estompe tranquillement en finale, pour laisser un souvenir de bonne longueur, de bonne balance mais de bien peu de mémoires.

Patrick 83%
Nez : Xérès et gâteau aux fruits. Bouche : Puissant xérès, avec une touche d’orange et une texture huileuse mais astringente. Finale : La chaleur du xérès s’étire longuement. Balance : Agréable, mais semble manquer un peu de balance. La première impression en bouche est agréable, mais n’est pas suivie par quoi que ce soit de renversant. Un bon whisky, mais il y en a des meilleurs.

Edradour Natural Cask Strength Bourbon Cask Matured – Vintage 2006 First Release

60.2% alc./vol.
Distilled February 2006, bottled 15th July 2016, limited edition of 1772 bottles.

André 89%
Nez au départ très fermé et discret, hormis l’alcool qui est perceptible. Miel, oranges, agrumes, céréales Sugar Crisp, cannelle, beaucoup de caramel. La bouche est franche, bien alcoolisée, très portée sur les céréales et les fruits séchés, miel chaud onctueux, épices, bois de chêne, le tout ceintré de vanille. Finale longue, un peu sèche, mélange d’épices et de céréales. Sans être le whisky avec la palette aromatique qui occupera votre palais pendant 4 heures, ce whisky offre définitivement une structure intéressante et une exploration sur les céréales et les saveurs découlant du vieillissement en bourbon cask. Avec le taux d’alcool, la notion d’édition limitée de surcroit, vous ne regretterez pas votre achat.

Patrick 85%
Un scotch très agréable qui nous permet de découvrir le style « pur » de cette petite distillerie méconnue. Nez: Frais, avec des notes de tangerines, de vanille et de noix de coco. Bouche: Toujours frais et semblable à ce que j’avais trouvé au nez, soit la tangerine, la vanille et la noix de coco, mais aussi quelques notes de bois fraîchement coupé. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois et la vanille.

Edradour Natural Cask Strength Sherry Cask Matured – Vintage 2002

54.7% alc./vol.
Distilled 28.08.02, bottled 06.02.17 from sherry cask #1406, limited edition of 696 bottles.

André 90%
Savoureux, pâte de fruits, dattes, raisins secs, gâteau aux fruits, raisins séchés, chocolat noir, pâteux et compact. Très direct sur le sherry mais l’équilibre est parfait. À l’aération les notes de piment de cayenne apparaissent, le chocolat noir aussi, ce qui apporte une belle amertume afin de tabler les saveurs. Ces mêmes saveurs du nez poursuivront leur développement en bouche en se nappant d’une couverture très épicée, le gingembre et le bois de chêne séché. Le mélange de sherry collant très pâteux et de chocolat noir est définitivement pour les amateurs de whisky gourmands. Le côté pâteux est toujours présent et se confirme en bouche au niveau texture. Finale épicée et astrigente, belle sécheresse contrôlée, beaucoup de fruits, les raisins secs, les dattes et les fruits rouges en particulier. Il faut être un peu plus motivé pour acheté cette bouteille, mais elle vaut largement les 170$ demandés.

Patrick 89%
Un très bon dram pour l’amateur de whisky vieillit en fût de xérès. Sans être exceptionnel, on ne peut qu’aimer! Nez: Notes de beau fruit mur, avec une bonne dose de chocolat, un peu de vanille et un bois subtil. Bouche: Fruits mûrs intenses et chaleureux, subtil chocolat au lait, chêne brûlé et épices enveloppantes. Finale : Longue, s’étire sur les notes de fruits mûrs et boisées.

Edradour Port Cask 8 ans 2003 Batch #1

46% alc./vol.
Highlands, 1837. Première particularité d’Edradour, et non des moindres, c’est la plus petite distillerie encore en activité ; elle est le reflet de ce que furent les distilleries de ferme du temps où elles avaient fleuri dans toute l’Écosse. Ses alambics sont les plus petits autorisés par la loi et elle ne compte que 3 employés (plus les guides chargés de vous faire visiter les locaux en saison). La production est à l’image du reste : confidentielle…12 fûts par semaine ! Indépendante jusqu’en 1933, elle est alors rachetée par un groupe américain (la loi sur la prohibition vient d’être abolie) puis en 1982 par Clan Campbell qui utilisent la production pour la fabrication de blended whiskies. Désormais propriété de « Signatory Vintage », un embouteilleur indépendant, Edradour est presque exclusivement vendu en single malt.

Patrick 79%
Nez: Parfum agressif de fruits mûrs quasi-moisis. Bouche : Le goût en bouche est de loin supérieur au nez. Très chaleureux, un porto brûlant, à la limite de saturer nos sens. Finale : Relativement courte, ce qui est surprise compte tenu de son intensité. Balance : Le nez est désagréable, mais en bouche, il demeure intéressant. Nous sommes loin d’un chef d’œuvre d’équilibre. Trop jeune. Un feu de paille.

Edradour Straight from the Cask 10 ans

58.9% alc./vol.
Distilled 24th November 2006, Bottled 6th November 2017, Matured in sherry butt #385, limited edition of 973 bottles.

André 85%
Céréales au miel, vanille crémeuse, raisins secs, oranges confites et confitures, gâteau aux fruits. La bouche dévoile plus d’atours épicés mais les l’apport des fruits est important. Le sherry est plus tranché et épicé que l’autre version Natural Cask et je dois avouer que cette présentation me plait moins personnellement. Même si cet embouteillage est en fût de sherry je lui trouve des similarités entre le bourbon et le sherry, entre les deux… Un amalgame de céréales Sugar Crisp au caramel et de sherry goulu et collant, de raisins secs et de pâte de fruits. L’apport d’épices semble faire gonfler le taux d’alcool, ce qui enlève beaucoup de nuances aux saveurs. La finale plus franche et parcellée d’épices aiguisées. Entre cette édition et l’autre de 14 ans Natural Cask Strength, je n’ai aucune hésitation, mon cœur penche vers la seconde édition.

Patrick 92%
Un excellent whisky ou je dirais plutôt, mon genre de dessert! J’adore! Nez : Les beaux fruits mûrs du xérès, de la vanille, un peu de chocolat au lait, l’ensemble donnant l’impression d’un écrin de velours! Bouche : Wow! Du chocolat aux fruits, de la vanille et quelques épices vraiment subtiles. Du vrai dessert, surtout qu’on ne ressent pas la force de l’alcool. Finale: Longue, chocolatée, sucrée et fruitée.

Edradour Straight from the Cask Burgundy Finish

57.9% alc./vol.
Distillé en Juin 2000, vieilli en hogsheads vidés le 22 novembre 2008 pour une seconde maturation en fûts de bourgogne. Embouteillé le 6 août 2010.

André 89.5%
Un cask finish vous dites? Gosh, pas de doutes. Le genre de whisky que l’on adore mais que l’on a aussi de la difficulté à dire pourquoi. Le nez est envoûtant et d’une extrême richesse. Très fruité (particulièrement le raisin), de bonnes notes de gâteau aux épices et de cannelle. Bonne poussée alcoolisée en bouche, mais pas de la puissance attendue d’un whisky avec ce niveau d’alcool. Superbe équilibre entre le doux côté fruité et sucré et le côté plus relevé de l’alcool, des épices et de la cannelle. La bouche s’assèche par contre rapidement mais sans perdre de sa vigueur en finale et en rétro-olfaction. Conseil; le laisser respirer longuement afin de lui laisser atteindre sa maturité et son équilibre, et lorsque son alcool se sera évaporé convenablement, les arômes mettront plus de facilité à se livrer librement. Un single malt puissant et extraverti avec une pointe d’audace.

RV 85%
Trop Extrême c’est bien, mais il y a quand même des limites. Odeur de malt surbrûlé, à la limite du souffre, et une cerise très très forte. Sur la langue, l’alcool est très fort, et la cerise tombre en cendre. La finale est de longueur tout juste adéquat, et conclut un whisky qui n’a pas de faute ni de point fort, et qui mise à part son packaging splendide, saura tomber dans l’oubli.

English EN Français FR