Willett Pot Still Reserve Cask #6883

47% alc./vol.
Fût #6883, 279 bouteilles.

RV 86.5%
Un bon whisky à gouter, mais encore meilleur comme whisky à boire. À la fois poussiéreux et traditionnel, dès le nez la partie rye de la recette surprend. L’arrivée est juste bien dosée entre grain, blé et seigle, avec un bon dévellopement des saveurs. La finale est presque trop imposante avec son seigle surpuissant, qui se termine de manière longue et onctueux. Malgré qu’il devrait être vendu comme un rye, de surcroît avec une aussi belle bouteille, ça vaut bien le détour.

AnCnoc 16 ans

46% alc./vol.

Patrick 86%
Un très bon dram, bien balancé, mais dont le rapport qualité/prix laisse à désirer.  Nez : Céréales et touche de fruits  Un peu de poussière de chêne.  Bouche : Délicieuses épices du chêne, avec une touche de caramel et une pointe de fumée délicate.  Finale : D’une longueur moyenne et un peu fumée.

RV 87%
Très très beau whisky… pour débutant. Peut-être un peu trop standard au nez mais à travers l’orge mouillée un parfum de copeauxde pin s’élève. En bouche c’est du bois mielleux, légèrement salé, qui prête un sentiment terroir à la chose. Finale plus standard même si on est toujours près de la scierie. Petit aftertaste mais savoureux, mais à 30$ de plus que le Lagavulin de même âge, pas le choix de lui faire perdre un gros point.

Kilchoman Club 2nd Edition

58.2% alc./vol.
Distillé en 2008 et embouteillé en 2013 depuis les fûts Oloroso #485, 490, 567 et 568, bouteille # 9 de 2000.

André 87.5%
Fruits rouges, sherry et oranges mûres, agrume. Tourbe absente ou très lointaine, le côté maritime est très discret et étrangement effacé, tout comme le taux d’alcool. En bouche, il est relativement sec même si on aurait pensé que le sherry cask aurait du adoucir un peu le tout. Le taux d’alcool peut-être… Les fruits rouges et les oranges sont toujours au rendez-vous mais la texture est déficiente et la balance laisse aussi à désirer. Avec le temps, le toffee et le sherry gagnent en force mais je le trouve un peu trop rectiligne pour moi. La finale fruitée est alcoolisée mais passagère et s’éclipsera très rapidement.

Patrick 87%
Nez : Fumée et xérès, mais sans la complexité et la profondeur habituelle de Kilchoman. Bouche : Idem que pour le nez. Finale : Plus courte que les autres mais tout de même très longue. Balance : Tout de même un très bon whisky, mais pas à la hauteur de ce que Kilchoman m’avait habitué. Je suis d’autant plus surpris car il s’agit d’un cask strength.

Martin 89%
Coloris d’un méli-mélo pâlotte et cuivré, pas exactement doré. Nez: Fumée de tourbe mêlée à un brin de mélasse évoquant vaguement un new make. Au second nez la mélasse se calme le pompon et laisse s’exprimer une gousse de vanille avec un peu d’herbe et de citron. Une rondeur pleine de raisins secs et de caramel se développe tranquillement. Bouche: L’arrivée en bouche est pleine de juteux malt grillé et sucré. Il faut, comme pour la plupart des cask strength, faire vite pour trouver les saveurs diverses avant que, tel le briquet de John McClane à la fin de Die Hard 2, nous soyons rattrapés par l’alcohol burn. L’influence de la tourbe est ici un peu moins marquée, et on finit par y déceler encore un petit côté herbeux et citronné qui danse avec un autre duo de toffee et d’épices. Finale: Un sucre d’orge gorgé s’éclipse doucement dans un nuage de fumée médicinale. Équilibre: Une autre expression sournoise, qui nous cache un taux d’alcool explosif derrière une douceur mesquine.

Lockhouse Distillery Rye Experiment

?% alc./vol.
Toute récente distillerie (2013), l’une des premières à se financer en partie grace à une campagne Kickstarter. Expérience sur le rye qui sera peut-être un jour sur les tablettes.

RV 90%
Un whisky oui mais d’abord une expérience envoutante. Quoiqu’au nez terreux de grain on pourrait redouter la suite, la bouche révèle quelque chose d’incroyable et de mystérieux. Encore à l’image du Jura Superstition, la finale est un mystère: comment un whisky à peine vieilli peut-il avec une aussi longue finale? L’inconnu peut être un très, très beau voyage.

Judd’s Wrecking Ball

40% alc./vol.
Hidden Marsh Distillery.

RV 87%
Il en faut des meilleurs pour rendre ceux ordinaires vraiment ordinaires. Très classique sans être trop vinaigré, le nez est une belle introduction à la bouche beaucoup plus puissante. Avec un profil de saveurs croissant, le beurre ainsi que le grain réduit (ou démontré) à son plus appareil est conclu par une belle finale, longue et complexe. D’un vignoble qui joue dans les whiskies, les gins, le vin et le brandy, une qualité qui surprend.

Smooth Ambler Yearling Bourbon

46% alc./vol.
Vieilli 2 ans et 4 mois, batch #10. Embouteillé le 16 juillet 2013.

RV 88%
La Virginie occidentale est pas mal plus montagnarde que le Kentucky; on échange les écuries pour la cabane à sucre? Petit bourbon en mouvement, d’un départ sans aucun éclat, le sucre de blé et la cassonade finissent par se demarquer. Arrivée puissante puis un bref crochet de seigle avant la grand course dans le gruau. Un bonbon de whiskey doux de la part de Smooth Ambler.

Myriad View Strait Shine

50% alc./vol.

Patrick 84%
D’accord avec RV, ça doit être excellent avec une glace sur le bord d’une rivière quand il fait chaud. Nez : Nez sucré et fruité rappelant plus un new make de rhum que de whisky. Agréable. Bouche : Autant le nez me rappelait un rhum que la bouche me laisse ambivalent entre le rhum et le whisky. Plus sucré et plus doux qu’un whisky, mais plus épicé qu’un rhum! Avec aussi de belles notes fruitées qui sauront plaire à tout le monde. Finale : Courte et sucrée.

RV 85%
Quand le terme « estival » n’est que beaucoup trop atténué. Impressionnant de sentir à quel point de la morne mélasse peut se définir de manière assez fruité : tarte aux fraises avec gelée et jell-o du même fruit. En bouche, la mélasse s’apparente davantage au sirop d’érable brulé, le tout dans une tranquillité relative malgré les 50% d’alcool. La finale, son point faible, est un peu trop hétéroclite, malgré que l’aftertaste est doucement et excessivement glucose. J’applaudis enfin le fait d’embouteiller à 50%, permettant ainsi de mettre un cube de glace dedans avant d’aller se promener sur le bord du canal Lachine avec un gros Saint-bernard.

Myriad View Strait Lightning

75% alc./vol.

Patrick 84%
Nez : Doux nez de céréales avec une pointe de fruits et de térébenthine. Boucche : Belle sensation huileuse en bouche, avec une saveur beaucoup plus sucrée et fruitée que je m’y attendais. Je crois y reconnaître un mélange de céréales avec le côté sucré du maïs, les épices du seigle et une pointe fruitée venant de l’orge? Finale : Assez longue, mais surtout marquée par l’alcool. Balance : Mis à part la finale qui manque de rondeur, il s’agit d’un très bon whisky qui m’a agréablement surpris. Une belle découverte.

RV 85.5%
Tout un périple entre les brusques rhums insulaires embouteillés dans l’Est canadien et les montagnes perdus de la Géorgie. Très sucré, la base de mélasse est très puissance devant le grain, mais aussi très alléchante, en donnant même un petit côté fruité (jell-o aux fraises). En bouche, puisqu’il s’agit tout de même d’un alcool à 75%, le liquide est volatile, brulant, et la mélasse beaucoup plus concentrée avant un élan de grain qui meure tranquillement en finale et qui donne enfin justification au nom de straight lightning. À 75%, ce rhumskey se prête aussi super bien au RockStar Burner ou au Fruitopia Punch aux Frutis. Et moi qui pensait qu’il n’y avait que les transylvaniens de Las Vegas pour être assez fous pour mélanger distillat de whisky et de rhum, mais il semble que les insulaires font plus dans la subtilité.

Buffalo Trace Single Oak Project • Cask #61 Wheat

45% alc./vol.
#W3XLB2*. Le Single Oak Project s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche ambitieux amorcé en 1999. A l’époque, Buffalo Trace a méticuleusement choisi 96 arbres aux grains différents (fins, moyens et épais). Ces arbres ont été divisés en deux (la partie basse et la partie haute). Des douelles ont été découpées à partir de ces 192 sections, puis séchées à l’air libre durant 6 ou 12 mois. A l’arrivée, 192 fûts aux caractéristiques variables ont été confectionnés à partir de ces sections. Ils ont été toastés (l’intérieur d’un fût doit être carbonisé avant d’accueillir de l’alcool pour vieillissement) à deux niveaux d’intensité différents (3 et 4), puis remplis d’une des deux recettes de bourbon (maïs et blé, ou maïs et seigle). Et la liste des variables ne s’arrête pas là ! La distillerie a testé deux degrés d’alcool différents pour le distillat avant sa mise en fût (« entry proof ») : 52,5 et 62,5 (105 et 125 dans les unités américaines). Et, enfin, elle a conservé ces fûts dans deux entrepôts, l’un aux sols en bois, l’autre aux sols en béton. Un véritable condensé des variables techniques si souvent débattues par les connaisseurs !

André 93%
Nez d’une douceur feutrée , fruits rouges, oranges, cerises, un brin d’épices et du sucre brun. Le nez au départ pointu s’est adouci en respirant afin de nous faire découvrir la douceur maternelle du blé. En bouche, réglisses rouges ponctuées d’épices, fruits abondants, superbe et agréable. Finale bien balancée, par contre sans ajouts supplémentaires que ceux présentés précédemment au nez et en bouche. Un whisky qui saura étonner par sa longueur en bouche ainsi que par sa persistance surprenante. Rétro-olfaction épicée à la réglisse rouge.

RV 93%
Quelle insulte au niveau du nom. Pour un bourbon c’est assez gêné au nez, très égal, à la croisée de tous les grains. Arrivée juteuse, encore très traditionnelle avant la surprise en début de finale avec quelque chose du Willett mais en retenue. Loin d’être avant-gardiste, mais quelle sortie! Quelque chose du Woodstone et du Wild Turkey en prime, peut-être de la crème et de la vanille qui vient du chêne et de la pêche tant qu’à y être. Un projet, vraiment? Une réussite.

Patrick 86%
Nez de bonbon épicé-sucré (on devrait suggérer à parfum à Willy Wonka, le jour qu’il voudra faire des bonbons pour adultes). En bouche, un superbe mélange d’épices chaleureuses et sucrées, une touche de bois brûlé et de cerises. La finale est un peu courte, marquée par la cerise… Un bon whisky qui ne réinvente rien toutefois. Idéal pour le dimanche après-midi en écoutant le football, on pourrait même en abuser.

Gordon & MacPhail Linkwood 1991

53.4% alc./vol.

RV 83%
Une salade de beaux fruits affublé d’un bouillon un peu trop clair. Très fruité malgré le malt très présent et un petit sucre qui sort à la longue. Arrivée piquante sans être brutale puis très goûteuse de bleuets et de mûres, conclut pas un passage terreux et un aftertaste avec une belle rondeur mais un manque de longueur. De belle apparence (olfactive), un whisky un peu froid surtout lorsqu’on tient compte du taux d’alcool.