Dailuaine 34 ans 1980

50.9% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #2083 de 2952.

André 94%
Céréales Honey Comb, avalanche de toffee surchauffé, de miel, d’ananas et de marmelade de fruits exotiques. Un brin d’eucalyptus ou de menthol. Un des nez les plus singulier que j’ai eu la chance de croiser. En bouche ; le melon d’eau, les poires, grains de céréales au miel, toffee et ensemble généreusement fruité nuancé de notes vertes (herbe, eucalyptus et menthol). Oranges, nectarines, fruits tropicaux, gingembre et une légère touche de chocolat fumé. La finale est plus pointue, les épices, le poivre et l’alcool aidant, un peu sèche même. Superbe, hallucinante texture, amalgame unique de saveurs, expérience inattendue.

Patrick 94%
Incroyablement complexe, bien balancé, intense et savoureux. Un dram extraordinaire! En fait, l’un des drams les plus complexe que j’aie eu la chance de goûter. Nez : Je ne me souviens pas d’avoir jamais senti un sucre si intense dans un whisky aussi vieux. Donc, sucre, cassonade, caramel, quelques fruits mûrs et une pointe de vanille. Bouche : Riche et savoureux bouquet de fruits mûrs, vanille, épices chaleureuses, touche de bois brûlé et quelques herbes. Finale : Longue et intense, marquée par les fruits mûrs.

Hankey Bannister 21 ans

40% alc./vol.

André 81%
Nez hyper fruits rouges, sherry du type de certains Dalmore de par le côté capiteux, excessif et pompeux de son sherry si particulier, toffee et caramel, beaucoup de toffee d’ailleurs, raisins secs, chocolat noir. Ça donne presque l’impression qu’on a voulu cacher quelque chose sous l’épaisse couche de sherry fruité qui monopolise pratiquement toutes les saveurs du nez. La bouche n’offre très peu de surprises hormis quelques pointes boisées tirées du fût de chêne, le sherry, le chocolat, les raisins, les oranges trop mûres se noyant dans le caramel et le toffee. L’arrivée en bouche est un peu cireuse et liquoreuse. La dilution à 40% n’aide pas l’ensemble qui est beaucoup trop plat et rectiligne en bouche. La finale est longue et fruitée avec une pointe de gingembre et de boisé. Un whisky un peu trop pompeux pour les qualités qu’il offre au final.

Patrick 88%
Tout ce qu’on recherche dans un blend, complexité, balance et facilité à boire. Tout, sauf le prix, car il n’est rien de moins que 4 fois trop cher pour sa qualité. Nez : Savoureux parfum de gâteau de Noël et de chocolat noir, reposant sur un lit de caramel et de vanille. Bouche : D’abord les épices du bois, puis la vanille, le chocolat noir et une petite dose de fruits mûrs. Finale : Un peu courte, avec une pointe subtile de fumée.

Dalwhinnie 25 ans 1989

48.8% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #5290 de 5616.

André 92%
Champs d’herbe, poires, fruits tropicaux, céréales maltées, nez frais et textural, touche citronnée. La bouche est grasse et huileuse, la pomme poire, avec une superbe texture et des saveurs de bloc de cire d’abeilles rempli de miel frais, d’oranges ainsi qu’une touche d’épices, de cannelle et de gingembre, de vanille et de crème brûlée. La finale est douce et longue mais hyper contrôlée, saveurs fraiches et fruitées avec un touche d’épices. Étant la situé la plus haute en altitude, ce whisky est frais et naturel, rafraichissant. Il représente tellement bien sa localisation d’origine et les 25 ans passés tranquillement dans les fûts.

Patrick 90%
Un superbe whisky, qui nous fait réaliser à quel point il est dommage qu’il y ait si peu de version des scotchs de cette distillerie… Ou qu’ils soient à un prix ridicule comme le présent flacon. Nez : La complexité incroyable de Dalwhinnie, avec des notes de fumée de charbon, des fruits tropicaux, du malt, du poivre, du miel et quelques herbes. Bouche : Wow, c’est ici que ça se passe! Fumée, bois brûlé, fruits, miel, une tonne d’épices et du poivre, le tout délivré avec une intensité incroyable. Finale : Longue, savoureuse et fumée.

Bruichladdich The Laddie Twenty Two

46% alc./vol.

André 89%
Nez de journée tranquille sur le bord du quai. Maritime, avec ses accents salés et ses saveurs estivales avec ses notes de poires, de pêches, de vanille et oranges, d’agrumes et de miel. Ça fait bien longtemps que l’on a goûté à un Bruichladdich présenté de façon si dépouillée, déjà que la tourbe est ici inexistante et les saveurs si fruitées… et si on est patient, la bouche vous livrera de savoureuses notes de bananes et de crème pâtissière, de citron et de poires poêlées nappées de miel. Après quelques lapées ; du melon-d’eau se terminant par quelques vaguelettes de sel de mer et de gingembre. Finale douce malgré le sel de mer et le gingembre. Le miel et la vanille font en sorte que l’équilibre des saveurs est respecté sans pour autant dénaturer le whisky. Un Bruichladdich représentatif de l’essence même de la distillerie, sans maquillage et artifice, nue et hyper sexy.

Patrick 89%
Un très bon whisky, mais 22 ans, sérieux? Je lui en aurais donné la moitié. Enfin, j’aime quand même! Nez : Donne l’impression d’être à la pointe Est de l’Ile d’Orléans avec un punch aux fruits à la main [NDLR, c’est dans ce coin-là que le Fleuve St-Laurent commence à être salé]. Bouche : Épicé, fruité, salé avec aussi des agrumes et des notes subtiles de bananes. Le tout demeure toutefois dominé par le sel de mer. Finale : Sel de mer intense avec une touche d’algues.

Martin 89%
Nez: Pêches, agrumes et miel. Eau de rose, herbe et orange. Très posé et assuré. Bouche: Fruité et sucré, sur quelques vagues épicées et salées. Malt grillé avec une légère tourbe herbeuse. Finale: Épices chaudes, chêne et tourbe, miel et vanille. Équilibre: Un bel exemple du grain de Bruichladdich dans sa plus simple expression, et j’irais même jusqu’à oser dire qu’on était pas obliger d’attendre 22 ans pour nous le montrer.

Ledaig 17 ans 1998

56.5% alc./vol.
Sherry Butt Cask #35, 540 bouteilles.

André 78%
Tourbe terreuse enveloppée de sherry hyper fruité et bien épicé. Pâte de fruits, gâteau de Noël, tourbe organique bizarre, caramel, cerises et framboises. La bouche est moelleuse avec une légère sensation de terre mouillée en arrivée de bouche, que la vague de fruits enveloppe comme elle le peut… mais il y a quelque chose qui cloche avec le sherry cask. Beaucoup de poivre noir moulu et de sel de mer, de tourbe, de chocolat noir, oranges. Punch d’épices aussi. C’est débalancé et maladroit comme présentation. La finale est longue, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons ; toutes les saveurs les plus pointues masquent presque complétement le sherry et les fruits tendres. Le whisky est trop franc et tranché, j’ai aussi un doute sur la qualité du fût de sherry, ou du mélange avec la tourbe particulièrement herbeuse de Ledaig que j’ai rarement aimé.

FEW Spirits Rye Batch 15-09

47.3% alc./vol.
Mashbill de 70% de seigle, 20% de maïs et de 10% d’orge maltée.

André 92%
Nez sans ambivalence ; rye poivré et cireux, accents terreux, comme la terre séchée qui s’élève des champs avec le vent par une suffocante journée d’été. Fruits rouges traditionnels du style, cannelle, les cannes de Noël rouge et blanche, puis montée d’oranges fraiches. La bouche est franche et directe mais le cireux du grain calme un peu les saveurs légèrement tranchantes. Le rye est en avant-plan, suivi des fruits rouges, la pomme, beaucoup de poivre et de cannelle et des épices bien relevées. L’effet cireux est encore présent en bouche. Après quelque temps, savoureuses notes de cassonade, toute-épice. La finale est très poivrée et épicée, avec une sensation astringente apportée par les épices et une finale de bouche terreuse et sèche, mélange d’oranges et de caramel. Dans l’exécution du style, c’est très réussi, direct et sans ambiguïté aucune.

Patrick 90%
Pour ceux qui aiment le rye, mais qui ont aussi l’impression que toutes les marques se ressemblent. FEW nous offre ici encore un excellent produit, mais avec une saveur unique à Chicago! Nez : Au premier abord, les épices du seigle avec une bonne dose de bois brûlé. Mais ne vous fiez pas à cette description qui semble traditionnelle : Ce whisky est complètement différent! Peut être est-ce le charbon, la réglisse ou un je-ne-sais-quoi de végétal me rappelant un rhum agricole? Bouche : Toujours les épices, le bois brûlé et ce je-ne-sais-quoi-de-végétal-me-rappelant-un-rhum-agricole. Intense et savoureux. Finale : Longue et s’étirant sur les épices et le bois brûlé.

Martin 92%
Nez: Vent de seigle affirmé sans être violent. Herbe verte, menthe, sucre blanc, cire, fruits rouges, pomme de tire et oranges. Bouche: Bois frais, épices du rye, pommes mijotées, grain précis. C’est bon en sale. Poivre et cannelle bien dosés. Finale: Longue, chute et fraîche à la fois. Le seigle fait son travail, et plus encore. Bois de chêne poivré, fruits frais et sucre. Intense. Équilibre: Un solide rye comme il ne s’en fait que dans des micro-distilleries de la sorte. Buy, buy, buy.

Inchmurrin 21 ans

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, tout en douceur ; Honey Comb, miel, poires, vanille, oranges, fond d’agrumes, bananes. Soupçon d’épices éventées et ayant perdu de leur force. Ode au bourbon cask. La bouche est douce au départ, sur les fruits tropicaux et le melon au miel, les céréales Honey Comb, la vanille fraiche nappant des poires coupées en cube, tranches d’ananas. Les saveurs sont superbes mais il manque un p’tit hook pour ficeler le tout correctement. La finale est rehaussée de gingembre sans pour autant cacher les autres saveurs beaucoup plus douces.

Knockando 18 ans 1992

43% alc./vol.

André 77%
Nez au départ agressif et passablement épicé. En respirant, le whisky s’adoucit et libère des notes de toffee, de miel et de vanille, orange roulées dans le sucre caramélisé et d’une pincée d’épices. En bouche ; saveurs bizarres d’herbe verte et de menthol, d’éclisses de bois sec et de céréales au miel se prolongeant sur des notes de gingembre et de poivre. Ce whisky est débalancé et difficile à suivre dans son développement en bouche. Finale ; sèche et épicée, petits fruits sauvages. Le profil aromatique de cette distillerie n’est pas dans ma palette de goût personnels. De plus l’amalgame des saveurs est douteux et chaotique.

Old Grand-Dad High Rye Mashbill

40% alc./vol.
Mashbill: 63% maïs, 27% seigle, 10% orge maltée.

André 79%
Nez cireux et voluptueusement fruité. Petits fruits rouges sauvages, cire de chandelle, réglisse rouge, oranges, cerises, pommes. Les épices du seigle sont bien là mais je m’attendais à plus de punch que ce qui est livré. La bouche confirme la dilution à 40%, la texture est flat et insipide malgré les superbes saveurs de réglisse rouge et de fruits sauvages, les épices et les grains de seigle concassés ainsi qu’une texture cireuse. Bel amalgame d’oranges et de pommes, de réglisse, de vanille et une touche de chêne séché, de clou de girofle et d’épices. La finale est de longueur appréciable et n’est soutenue que par les épices. Voici la façon de briser une recette gagnante en voulant économiser quelques degrés d’alcool supplémentaires. Shame!

Deanston 18 ans

46.3% alc./vol.
First fill bourbon cask finish.

André 83%
Nez d’une douceur superbe et agréable, très estival. Le champ de céréales au soleil, le miel bien chaud, le caramel, le toffee que nuance de belles pointes de gingembre un peu effrontées. Peut-être un peu trop conservateur au nez et peut-être plus un travail de nuances de saveurs du même acabit que des différences au niveaux de la palette aromatique. La bouche offre une surprise de taille avec son lot d’épices et de poivre. Je dois avouer que j’aurais plus misé sur le fût de chêne européen qu’un bourbon cask avec toute cette livraison épicée. La bouche confirme les saveurs du nez, mais dévoile aussi quelques notes fruitées de type fruits rouges et raisins secs, ce qui est encore une fois étrange pour ce type de fûts mais qui ne peut aussi renier ses origines avec ses notes de caramel et de miel. La finale livre des notes d’oranges et de céréales au miel, saupoudré de gingembre râpé et de poivre noir concassé. Les notes d’épices permettent au whisky de s’accrocher en bouche mais casse un peu le rythme lent et langoureux du caramel et du miel.

Patrick 82%
Un whisky typique des Highlands, mais pas si typique que ça d’un scotch de 18 ans : Vous êtes en droit de vous attendre à plus que ça! Bref, voici ce qui semble être un bon whisky lorsqu’utilisé comme base d’un blend car en single malt, il est plutôt sans grand intérêt. Nez : Chêne, vanille, miel avec une touche de gingembre. Léger et simple. Bouche : Une vraie planche de chêne liquide, avec une belle dose d’épices à steak, de gingembre et une subtile note poivrée et de discrets agrumes. Finale : Un peu courte, boisée et épicée.