Twelve Whisky D’Aubrac Amethyste Pineau des Charentes Finish

57% alc./vol.
Single Malt français de la distillerie Twelve (ah, ces franco-Français!) – Vieilli pendant 3 ans à l’abris des toits du presbytère au sec dans un fût de rare pineau des Charentes rouge.

André 79%
Nez très bold sur les raisins mauves et la prune, les fruits à noyau, bon apport du fût de chêne caramélisé, sensation licoreuse et épicée à la fois. Les notes de caramel et d’oranges gagnent en force à l’aération. La texture en bouche est fort agréable, sucrée, légèrement épicée et boisée. Raisins secs, prunes et figues, caramel, un peu de cannelle et de sel de mer, bois toasted, abricots et oranges, chocolat noir et épices broyées. La finale est mielleuse et souple, fruitée et sucrée également. Si on prend le temps de décortiquer le whisky, celle-ci découvre progressivement la jeunesse du whisky à l’aération. Preuve que même lorsque tu te recouvres la face de maquillage, quand té pichou, tu restes un pichou pareil.

Patrick 89%
Un whisky que j’ai découvert avec beaucoup de plaisir et qui renforce mon désir de retourner faire un tour chez les cousins français! Nez : Un beau nez goulu comme j’en vois trop rarement, avec de belles notes de fruits rouges chaleureux, quelques épices et des effluves de vin rouge charnu. Bouche : Un beau mélange d’intensité et de douceur, j’y retrouve des fruits rouges bien mûrs, du chêne brûlé, un peu de vanille, des épices et évidemment le sucre du pineau. Le taux d’alcool ne parait pas si intense (bon, plus de 50%, mais définitivement pas 57%!). Finale : D’une belle longueur, marquée par le vin rouge.

Bows Distillerie Benleioc Single Malt

45% alc./vol.
Cognac Finish. Single malt français tourbé à 53 ppm

Patrick 81%
Je pourrais peut-être y prendre goût, mais ce n’est pas le coup de foudre que j’avais eu pour mes premiers scotchs d’Islay. Bref, pour ceux qui ont l’esprit aventureux. Nez : Oh! Je ne suis plus en Écosse ici! De la fumée de pneu qui brûle… Après quelques minutes, j’y retrouve aussi du feu d’herbes. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par le « rubber » brûlé, puis par l’herbe sèche et enfin de discrètes céréales et du poivre. Intense. Finale : D’une longueur moyenne, fumée.

Michel Couvreur Clearach élevé en fûts de PX

43% alc./vol.
Clearach est le terme que Michel Couvreur donne à son eau-de-vie de malt qui ne peut être légalement appelée whisky car elle n’a pas encore atteint l’âge minimum légal de 3 ans de vieillissement en fût. Single malt distillé en Écosse élevé en butts (fût de 500 litres) et en half butts (250 litres) dans la partie humide du chai durant environ trois ans. Les fûts sont préalablement imprégnés en vin de Pedro Ximenez.

Patrick 82%
Je suis agréablement surpris : je m’attendais à du new make aromatisé, mais j’y retrouve en fait un très bon produit. Compte tenu que je tente d’évaluer tous les whiskys de la même manière, je ne me suis pas prêté à l’exercice d’y goûter une fois congelé, mais je crois bien qu’il pourrait alors y gagner quelques points de plus. Nez : Un beau parfum de xérès fruité et caramélisé qui parvient assez bien à masquer la jeunesse du malt. Bouche : Ici encore, malgré la jeunesse du malt et la forte dilution, la texture en bouche demeure agréable, portant de belles saveurs de fruits mûrs, de céréales humides et de bois épicé. Finale : Un peu courte et boisée.

Aberlour 17 ans Small Batch 2023 Release

58.8% alc./vol.
Fruit du mélange de 42.6% de barils de types American Oak Casks et de 57.4% de types European Oak Casks.

André 88%
Vraiment bien mais pas à la hauteur du 18 ans d’âge. Mélange équilibré entre le bourbon et le sherry. Vanille et miel, épices et fruits rouges, très velouté au nez malgré le taux d’alcool notoire. En bouche; Cerises, prunes et chocolat au lait, poivre et cannelle, chocolat, raisins secs, gâteau aux fruits et marmelade d’oranges. La texture est ronde et charnue, beaucoup de structure et d’équilibre. Belle finale, de longueur respectable, sur les fruits rouges sucrés et épicés, le chocolat fourré de caramel. Une version Abunadh adoucie par une portion d’Ex-Bourbon casks?

Benromach Vintage 2014 Cask Strength Batch #2

59.7% alc./vol.

André 81%
J’adore Benromach habituellement mais ici, on a droit à un whisky encore trop jeune, manquant d’équilibre et encore trop influencé par les notes de bois sec. Whisky très linéaire ; vanillines du bois, fruits rouges trop discrets, pommes cannelle, raisins et prunes hyper secs qui ne sentent plus rien, oranges, bois vert et parfum herbacé, poivre moulu. L’alcool est aussi trop évident et la texture trop pointue. La finale est longue mais pour de mauvaises raisons, alcoolisée et franche. Déception.

Costco – A Whisky Tour of Scotland DAY #11 – Caol Ila 4 ans

46% alc./vol.
Hogshead 225-250l.

André 83%
Nez expressif, sur la fumée de tourbe terreuse et cendreuse, les fruits à chair, le citron et sel de mer. La tourbe en bouche est plus végétale et poivrée, d’aspect maritime avec sa livraison de sel de mer. Poires, ananas et citron, fond de crème glacée à la vanille intensément poivrée et d’iode médicinal. Sensation cendreuse plus discrète. Texture un peu liquide, sans trop de consistance. Finale de fumée de tourbe terreuse et médicinale, de cendre froide et de vanille.

Patrick 89%
Un très bon Caol Ila, surtout considérant son jeune âge. Impressionnant et savoureux. Nez : De la belle fumée de tourbe intense, bourrée de cendre et une touche maritime. Bouche : Si la fumée de tourbe très intense et la cendre sont au premier plan, il est difficile d’ignorer la tonne de sel présente! Le tout est porté par une surprenante texture pour un whisky si jeune. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 88%
Nez: Tourbe vive, iode, citron frais et chêne humide. Rien ne laisse présumer sa jeunesse pour le moment. Bouche: On reste toujours sur la tourbe comme ligne directrice, sur la fumée de bois, le zeste de citron, les olives noires et une touche de sel marin. Une pincée de poivre noir scelle le tout. Finale: Moyenne à longue, salée, goudronnée, avec un rappel cendreux et végétal. Équilibre: Un dram jeune mais expressif, qui fait sortir le poète en moi, brut de bord de mer, qui claque comme un vent d’ouest sur les falaises d’Islay. À date je crois le meilleur du calendrier.

Kavalan Solist Vinho Barrique #1612160084

54.8% alc./vol.
Cask #1612160084, Bottle #163 of 181.

André 89%
Du grand Kavalan encore une fois. Raisins et pommes vertes, cerises, pommes poires, mangue, citron et vanille crémeuse. En bouche j’ai des notes d’oranges et de melon au miel qui s’additionnent ainsi qu’une pincée de menthe verte fraiche. La bouche est étrangement poivrée, ce qui tranche d’avec les saveurs moelleuses des fruits tropicaux nappés de crème à la vanille. Le poivre n’altère en rien la texture licoreuse. Longue finale, soutenue et fruitée, au bois bien ressenti également.

Glann Ar Mor Kornog 5 ans Pineau des Charentes Finish

49.7% alc./vol.
Bottle #493 of 560. Assemblage de 3 fûts de type Ex-Bourbon Casks, maturation initiale de 4 ans et 8 mois en Ex-Bourbon Barrels et affinage de 4 mois en Ex-Pineau Casks de 400 litres.

André 84%
Pas du tout convaincu du mélange de whisky tourbé et camphré avec le sucré du Pineau des Charentes. Nez de fumée de tourbe médicinal et camphré, de sucre gourmand et licoreux, additionné d’une sensation de cendre froide bizarre et de sel de mer. La bouche est franche malgré l’apport du pineau; zeste de citron, ananas, fruits de la passion, fumée camphrée et verdâtre, sel de mer, cendre froide, bois séché et céréales. Finale de bonne longueur, maritime et fumée.

Glencadam 17 ans Port Wood Reserva de Porto

46% alc./vol.
Distilled 2004, Bottled 2021, Bottle #2109 of 7770. Cette édition limitée de 17 ans d’âge de la distillerie Glencadam a initialement été affinée en fûts de bourbon avant d’être transférée dans un trio de fûts de Ex-Port Casks spécialement sélectionnés pour affinage pendant plusieurs années.

André 84%
Nez de prunes et de cerises, parfumé de cannelle, de noix grillées au four nappées de miel. Après aération, gâteau aux fruits nappé de caramel chaud, purée de pommes, chocolat au lait. La bouche offre une expérience en deux temps; une texture un peu trop liquide mais des saveurs bien épicées et franches, un mélange de poivre, de cannelle et remplie de tannins du bois. Caramel, fruits secs, compote de pommes, chocolat au lait, prunes, framboises. À l’ingestion j’ai une touche sulfureuse relativement présente qui donne le ton à la finale bien épicée et fruitée.

SMWS 10.264 Bunnahabhain 7 ans

58% alc./vol.
« Bacon Butter Butt » , Distilled 24-10-2013 from 1st Fill Ex-Oloroso Sherry Butt Finish, 481 bottles. Deux fûts de bourbon de 7 ans d’âge provenant de la distillerie Bunnahabhain sur Islay ont été combinés dans un fût oloroso de premier remplissage pour le reste de sa maturation.

André 84%
Lourdaud comme approche, sur une avalanche de fruits rouges dans un warehouse en terre battus un peu humide. Fond de caramel et de poivre moulu, prunes, pâte de fruits, tourbe médicinale. La bouche est musclée, très épicée et légèrement sèche, beaucoup de cannelle et de poivre, caramel chaud, terreux d’empotage et vieux chais humide, pommes, prunes accompagnées d’une touche de soufre. Finale sur les allumettes brûlées, la tourbe camphrée et terreuse et les fruits rouges très épicés.

Patrick 89%
Un beau gros SMWS intense comme un coup de poing dans les côtes (et je sais de quoi je parle, parlez-en à mon sensei en combat de karaté). Nez : Un beau gros parfum de fumée de tourbe grasse et huileuse, avec du beurre brûlé, un trait de vanille et une goutte de jus de pomme. Bouche : Porté par une superbe texture très huileuse, j’y retrouve du gras brûlé, de la grosse fumée de tourbe crasseuse, des allumettes brûlées, du paprika, du gros sel et une goutte de jus de prune. Finale : D’une superbe longueur, brûlante avec du bois brûlé, du piment, du poivre et une pincée de sel.

Kim 93%
Nez : Ah, savourer un bol de popcorn au beurre en regardant brûler un amoncellement de pneus! Viennent ensuite une salade d’asperges crues, une quiche au jambon fumé et un flan. Un menu complet quoiqu’hétéroclite, dans un dram. Bouche : si j’imaginais le goût du liquide coulant d’un foyer extérieur que l’on arrose pour l’éteindre après une grosse soirée de grillage de guimauves, ça serait exactement ça. J’ai l’impression de boire du jus de cendre, mais sucré. Il y a en complément de cet étrange nectar, du foin sec, des raisins secs imbibés de vin rouge et vraiment beaucoup de plaisir.