Blanton’s Single Barrel #248

46.5% alc./vol.
Dumped 29-01-21, Warehouse H, Rick No:1. Blanton’s Original Single Barrel Bourbon a une histoire riche qui lie de nombreux propriétaires de la distillerie Buffalo Trace. À l’origine, le Colonel Albert B. Blanton était le président de la distillerie George T. Stagg Bourbon, qui est maintenant connue sous le nom de distillerie Buffalo Trace jusqu’en 1952. Au cours de cette période, Elmer T. Lee a travaillé sous Blanton. Alors que Lee approchait de la retraite, il a décidé de sortir un dernier produit. Un an avant de prendre sa retraite, Lee a mis sur le marché le premier bourbon commercial Single Barrel et l’a nommé Blanton’s en l’honneur du regretté Colonel. Un whisky de 6 à 8 ans dont le mashbill #2 de BT comprendrait entre 12 à 15% de seigle.

André 86%
J’ai bien de la difficulté à comprendre l’engouement fanatique pour cette édition, mais faut avouer que c’est un sacré bon bourbon, facile à apprécier mais largement surestimé selon moi. Le nez est au départ très effacé, hyper doux, sur le miel et la vanille. Un peu de patience et quelques minutes d’aération et les notes typiques des bourbons émergent. Cannelle et cerises, caramel, une touche de bois brûlé. La bouche est vraiment douce et souple. Mélange de petits fruits rouges, cerises et pommes, cannelle et cassonade, orange et crème brûlée. Touche d’épices musquées. Finale de caramel épicé, de cannelle et de bois de chêne brûlé.

Patrick 85%
Un très bon bourbon, mais pas au point d’expliquer la folie qui l’entoure. Enfin, je recommande si vous la trouvez au « cost ». Nez: Un parfum sucré et plein de cerises, de caramel et de bois frais. Bouche: Du bois frais, du charbon, de la cerise, de la cannelle et une touche d’agrumes. Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée, avec une touche d’agrumes.

Martin 89.5%
Nez: Doux et peu agressif pour un bourbon. C’est dans ces cas qu’on comprend l’importance d’un mashbill équilibré et d’un tant soit peu de maturation. Vanille, maïs, crème, caramel, miel et chêne. Touche de poivre rose et de petits fruits. Bouche: Pomme et cannelle, miel et vanille, touche de grain et de bois sec. Cassonade et fruits juteux. Tout en douceur. Finale: Chaude, longue et sucrée. À peine poivrée. Pommes, fruits des champs, miel, vanille, caramel et bois. Équilibre: Un superbe bourbon qui se boit tout seul. On décèle facilement sa qualité par rapport aux bourbons disons plus « commerciaux », bien qu’à voir les collectionneurs de bouchons en forme de petit cheval, on peut dire que c’est peut-être bien commercial après tout…

Balvenie 15 ans Cask Sample

47.8% alc./vol.
American Oak Barrel, Distilled 1996, Bottled 2012. Surprise de l’ambassadrice Canadienne de Balvenie Jamie Johnson.

André 90%
Wow… C’est hyper doux et sophistiqué comme approche. Tranches d’ananas dans leur jus, orge séchée nappée de miel chaud et de vanille, sirop de poires, zeste de citron. Nez feutré et délicat. La bouche est souple, la texture vraiment réussie. Les agrumes, citron, fruits tropicaux, les ananas et poires remettent ça. Céréales au miel sucrées. Le tout baigne dans quelque chose d’effervescent et épicé qui me rappelle le Cream Soda (les épices en moins). L’apport du bourbon cask est bien ressenti mais superbement bien équilibré aussi. Succulent. Finale plus épicée que le nez et la bouche, pointe de bois et de gingembre, anis,et jus de fruits tropicaux.

Patrick 90%
Le scotch de style bourbon cask à son meilleur. Riche et complexe, j’en ai apprécié chaque goutte. Nez: Oh que ça sent bon ça! De l’ananas, du miel, de la vanille, de l’orge et un peu de sucre blanc. Alléchant. Bouche: Du chêne craquant, des agrumes, des fruits tropicaux et du miel sucré. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, avec du bois, du gingembre et des fruits tropicaux.

Tullibardine The Murray Double Wood 2005-2020

46% alc./vol.
Âgé en fûts de bourbon et de xérès

Patrick 87%
Un beau scotch agréable à boire, qui semble même meilleur de gorgée en gorgée. Nez: Un parfum de fruits mûrs, de bois épicé avec une touche de zeste d’orange. Bouche : Pas de surprise par rapport au parfum à ce que j’ai détecté au nez, avec un peu de xérès, du beau bois épicé et toujours le zeste d’orange. Finale : D’une longueur, légèrement fruitée et surtout avec du bois épicé.

Kilkerran 8 ans Cask Strength 2017 Edition

55.7% alc./vol.
Batch #2. Maturation en Ex-Bourbon barrels.

André 90%
Tourbe diffuse et fruits à chair mélangée de fruits tropicaux, poires, sel de mer, pommes vertes, oranges, vanille. La bouche est citronnée et maritime, caramel, compote de bananes, sensation herbeuse, salée et finement tourbée, beaucoup de céréales séchées au miel, vanille. Texture huileuse et grasse, un peu crasseuse, rehaussée par la morsure d’alcool. Finale aiguisée par l’alcool, céréales citrionnées, fumée lointaine. Superbe découverte, jeune whisky au bel équilibre.

Patrick 89%
Bang! Un autre gros gros hit de Kilkerran ! Nez : Tourbe bien mesurée, chêne sec fraichement scié et un peu d’agrumes. Bouche : De la belle fumée de tourbe épicée, du sel de mer, des pommes vertes et une goutte de miel. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et avec un zeste d’agrumes.

Martin 89%
Nez: Tourbe discrète, chêne relativement poussiéreux. Quelques fruits à chair blanche, un peu de crème, un peu de sucre, eau de rose. Un brin de fruits des champs. Difficile à cerner, cache bien son jeu. Bouche: Herbe, vanille, cassonade et tourbe un peu huileuse. Poivre et caramel. Finale: Longue et épicée, sur des notes de cendre, de bois, de sucre blanc, de sel marin et de chêne grillé. Équilibre: Un autre bien bel opus de Kilkerran malgré sa jeunesse. Un dram qui sait porter les coups au bon endroit.

Proper Twelve Irish Whiskey

40% alc./vol.
Le combattant et boxeur MMA Conor McGregor est entré dans le ring de la fabrication de whisky avec Proper No. Twelve, un whisky irlandais mélangé produit avec l’aide de l’ancien directeur de la distillerie Bushmills, David Elder. Mettant en vedette des whiskies de malt et de grain vieillis en fûts de bourbon, l’équipe a créé près de 100 mélanges avant de choisir celui de la bouteille. Proper No. Twelve tire son nom de Dublin 12, le quartier où McGregor a grandi.

André 81%
Étonnant de douceur comme nez. Mélange de fruits tropicaux à chair et de céréales séchées nappées de crème à la vanille. Fruits tropicaux, vanille, miel, oranges, poires, pommes vertes. Dommage que la bouche soit si ordinaire, la texture liquide et n’aide en rien au support des saveurs. Pommes vertes et poires, vanille, agrumes, oranges et une touche d’épices, beaucoup de céréales aussi. Finale sur les céréales pointues et les fruits tropicaux. Un Irish whisky typique et qui ne s’éloigne pas des sentiers battus.

Patrick 79%
Je n’ai pas trouvé de défaut à ce whisky si ce n’est que sa dégustation de m’a apporté aucun plaisir. Nez : Parfum très doux, typique d’un blend irlandais bon marché. J’y retrouve des fruits tropicaux, de la vanille, du miel et des pommes. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par le chêne légèrement épicé, puis c’est le retour des fruits tropicaux, des pommes vertes et du miel. Finale : D’une longueur moyenne, avec des pommes et du chêne sec.

Jefferson’s Reserve – Batch G-621

45.1% alc./vol.
Batch G-621, bottle 47. New Hampshire Exclusive.

Martin 86%
Nez: Quelques fruits rouges et un peu de cassonade nous mènent vers la planche de chêne qui supporte l’expérience. Maïs séché, foin, vanille et poussière arrondissent le portrait. Bouche: Gomme savon et petits coeurs à la cannelle. Pomme de tire et poivre blanc. Le tout bien encâdré par le bois brûlé. Bien savoureux. Finale: Chaude et épicée mais concise. Cannelle, bois et caramel. Touche de cire. Équilibre: Un bourbon quand même bien arrondi, rien pour tout à fait épater la galerie, mais toujours bien mieux que le bottom shelf régurgité par les clients de MGP qui ne veulent pas payer pour un assemblage de qualité.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #9

58.1% alc./vol.

André 87.5%
Tourbe phénolique, saline et acidulée, fumée sortant des cheminées trônant sur le kiln et s’évaporant en nuages dans les embruns maritimes, feu de plage mal éteint, bitume neuf après la pluie suivant une chaude journée d’été. En bouche, le whisky est franc et a beaucoup de punch, la tourbe est phénolique et livre une sensation de pierre ponce en bouche, la salade de fruits, le melon d’eau, gousse de vanille, bele fraicheur maritime avec une texture de beurre barratté. Il y a un p’tit quelque chose dans la présentation générale qui laisse penser que le whisky manque un peu de finition, cette façon qu’à habituellement la version cask strength de livrer un whisky à l’apparance masculine mais avec des saveurs et une texture féminine, nuancée et pleine de subtilité. Les saveurs, par contre sont savoureuses, particulièrement la salade de fruits et le melon d’eau qui étonnent dans ce mélange à saveur d’océan nordique un peu déchainé. La finale est sur le bois de chêne un peu sec et acéré, la tourbe phénolique et un peu verdâtre, le sel de mer. À savourer ces éditions cask strength, on comprend pourquoi elles ne sont pas disponibles à grande échelle… elle tueraient le marché des éditions flagship de la compagnie, le 10 et le quarter cask, pour le même prix ne survivraient pas longtemps… même si la qualité de celle-ci est légèrement en bas de la moyenne des batches précédentes.

Patrick 92%
Laphroaig à son meilleur, intense, complexe et définitivement pas pour les enfants! Nez : Épices fumées et poivrées, épices, bois, vanille subtile. Bouche : Fumée épicée, boisée et poivrée. Avec aussi un mélange subtil de goudron et de vanille. Quoique le terme « subtil » ne s’applique pas vraiment à un bon Laphroaig! Finale: Longue, intense, fumée et poivrée.

Martin 89.5%
Nez: Un Laphroaig comme on les connaît! Tourbe camphrée, vanille et petits fruits derrière, les épices du degré d’alcool tentent de nous barrer le chemin. Poivre, chêne, céréales grillées et fruits tropicaux sont au rendez-vous. Bouche: La tourbe iodée est à l’avant-plan, mais on peut aussi savourer le sucre à glacer, la vanille, les fruits à chair blanche, le bois et le poivre blanc. Finale: Longue et bien sûr tourbée et épicée, sur des accents de poivre blanc, de vanille et de bois sec. Équilibre: Le degré d’alcool en effraiera peut-être quelques-uns, mais les peat-lovers n’auront aucune difficulté à apprécier ce dram. Un autre coup-sûr.

Bruichladdich Port Charlotte 8 ans PAC: 01 2011

56% alc./vol.
Whisky tourbé à 40ppm, fruit de l’utilisation d’orge de type Concerto, vieillis pendant 6 et 7 ans en Ex-Bourbon Barrels at affinés pendant un an en fûts de vin Français Bordeaux Gironde de la région de Pauillac.

André 88%
Après 30 minutes d’aération, le nez est savoureusement attirant, mélangeant la tarte aux pommes et cerises, l’influence du wine cask adouci par le miel et la vanille crémeuse. La tourbe s’intègre admirablement bien aux saveurs fruitées, bien présente et pas trop forte afin de ne pas masquer les subtilités des arômes. La texture en bouche est divine, suave et huileuse, souplesse incroyable. Mélange de fruits rouges et petits fruits sauvages, tourbe animale un peu brute, miel, sirop de poires, l’alcool complètement en retrait, amadoué par la texture huileuse et maternelle. Finale où la tourbe devient plus herbeuse et crasseuse, l’alcool plus ressenti, beaucoup d’épices jumelé d’une pincée de sel de mer. La jeunesse du whisky est passablement évidente en toute finale.

Patrick 92%
Du gros Port Charlotte avec un beau gros finish qui lui va si bien. Nez: Une délicieuse fumée de tourbe, du sel mais surtout de beaux fruits rouges avec une touche de sucre. Bouche : Une grosse fumée de tourbe et de feu de camp, du bois brûlé, du poivre et de beaux petits fruits rouges juteux. Finale: D’une superbe longueur, fumée et fruitée.

Martin 91%
Nez: Tourbe sucrée, sel marin, fruits rouges, petit côté vineux, un peu de miel et un peu de vanille. Belle approche. Bouche: Tourbe et tarte aux pommes, cannelle, vanille, sucre en poudre. L’alcool est très bien maîtrisé ici. Finale: Longue à souhait, poivrée et sucrée aux fruits tropicaux et à la vanille. Bois sec en fin de parcours. Équilibre: Une autre belle licorne de Bruichladdich, qui sait saisir les qualités de ses fûts pour amadouer les écarts de conduite d’un malt cask strength. Un grand dram.

Laphroaig 27 ans 1989-2017

41.7% alc./vol.
Maturation initiale en Refill Hogsheads, vatting et tranférés en First Fill ex-bourbon cask & Refill Quarter Cask.

André 85%
Plutôt feutré comme présentation, la tourbe est presque effacée, le taux d’alcool absent. Le bourbon cask est à à l’honneur avec une livraison d’ananas et de banane en purée, le sirop de poire, le sel de mer et le poivre, et une tourbe crasseuse (pas très phénolique – au nez du moins) en retrait. Après un certain temps, notes d’oranges et d’agrumes. Le nez gagne grandement à respirer. La bouche nous amène dans un autre sentier, le quarter cask est plus présent avec une petite morsure acérée et légèrement verdâtre. La texture est par contre très décevante, presque diluée et sans passion au contraire de la tourbe cendreuse et crasseuse, du sel de mer et du poivre qui ont encore bonifié leur apport. Saveurs de fruits tropicaux et de fruits à chair, zeste de citron, agrumes et oranges, ananas, poires accompagnées d’un brin d’eucalyptus. Finale médium-courte, où la tourbe sauve la donne, car pour le reste ça tombe relativement à plat rapidement. La première évaluation de cet embouteillage avait été désastreuse, celle-ci est mieux mais certainement pas à la hauteur de ce que l’on attend d’une bouteille de ce prix.

Dalwhinnie Distiller’s Edition 2003-2018

43% alc./vol.
Maturation en American Oak casks et affinage en Ex-Oloroso sherry casks.

André 83%
Nez crémeux et onctueux. Miel, poires, abricots séchés, vanille, petits fruits sauvages et une fine touche herbeuse. La bouche est douce, un brin poivrée et épicée, herbeuse aussi sur les fruits à chair, le citron et le caramel. Je cherche les notes de fruits rouges. Les épices sont beaucoup plus prononcées en bouche qu’au nez. Courte finale sur les abricots et les poires nappées de miel épicé.

Patrick 90%
Un superbe scotch, probablement le meilleur Distillers Edition que j’aie vu de cette distillerie. Un whisky où le plaisir croît avec l’usage. Nez: Du xérès sucré, ou en fait du chocolat aux fruits, quelques gouttes de miel et un peu de chêne. Bouche: Un beau xérès chaleureux, un peu de chocolat, du chêne épicé, voire même trèèèès subtilement fumé (ça m’a pris plusieurs gorgées pour trouver ça!). Yep, c’est très bon ça, en fait meilleur de gorgée en gorgée. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de xérès et de chêne.

Martin 85%
Nez: Beau nez des highlands, céréales, crème, herbe, chêne, fleurs blanches et pommes croquantes et sûrettes. Bouche: Texture soyeuse, pommes vertes acides, miel, poivre blanc et planche de chêne. Touche de vanille et de fleurs. Finale: Chaude, longue et accentuée par le poivre. Pointe de cacao pour assaisonner le tout. Équilibre: Un beau dram à savourer, qui cherche à avoir un peu plus de tripes que le Dalwhinnie 15 ans régulier.