Macallan Rare Cask – 2023 Release

43% alc./vol.

André 86%
Je ne sais plus comment aborder les embouteillages officiels de cette distillerie. J’hésite entre pleurer et rire à me pisser dessus. Trouver une édition à la fois abordable et savoureuse est devenue impossible. Même les Rare Cask ont perdu de leur lustre, je les trouve un peu plus morne qu’avant, moins de punch, le sherry plus délavé. Le nez de cet opus offre au départ un mélange de caramel et de chocolat au lait, d’abricots, de raisins et de prunes pas trop mûres, de bois finement tannique et toasté. En bouche, mélange habituel de fruits secs, de raisins et d’abricots, d’oranges, chocolat au lait fourré de caramel, cannelle et bois tannique. La texture est intéressante, légèrement liquide cependant. À l’aération, le bois imprégné de sherry est bien ressenti, mais de fort tannins également. La finale est moyenne-longue, sur les fruits rouges et le caramel épicé. Sérieux, plus de 700$? Un peu simpliste comme présentation en comparaison du prix demandé.

Patrick 89%
Un très bon Macallan, mais qui gagnerait à avoir quelques degrés d’alcool de plus. Nez : Des raisins secs, avec un peu de vanille, des pommes vertes et une trace d’agrumes.  Bouche : Oh, c’est bon dans la bouche, ça! Le beau xérès typique de Macallan, avec des raisins secs, de la vanille, du chocolat et de discrètes agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, avec du xérès et une touche boisée.

Glen Moray 11yo Warehouse #1 Peated Rioja Cask Finish

58.8% alc./vol.
Distilled 05-03-2012, Bottled 22-08-2023.

André 88%
J’ai beaucoup plus apprécié cette variante du Rioja Cask que la précédente. Au nez, viande cuite et légèrement crâmée sur le bbq, framboises et cerises, teinte vineuse apparente sans être au premier plan, fumée de tourbe un peu sale, poivre concassé. La bouche est beaucoup plus fruitée, plus intense et presque pâteux; prunes, raisins, chocolat au lait, fumée terreuse et poivrée. En respirant, j’ai plus des notes de framboises que de prunes et raisins. Longue finale relevée d’épices, de poivre et de fruits, soutenu par d’intenses notes de fumée de tourbe terreuse. Bel agencement de saveurs, singulier et un superbe défi à la dégustation.

Glen Moray 8 ans Warehouse #1 Rioja Cask Matured

59.8% alc./vol.
Distilled 16-03-2015, Bottled 21-08-2023.

André 80%
Cerises marasquin et prunes recouverte d’un nuage teinté de chlore bizarre. Je ne suis pas fan et même à l’aération je n’arrive pas à me départir de ces odeurs pas très agréables. Les notes tanniques du bois aussi sont relativement intenses. Déjà que la couleur singulière cuivrée et saumonée m’intriguais… En bouche c’est plutôt chloré et off-key. La texture est bien mais les saveurs discutables; figues, raisins-prunes et cerises, bois toasté, caramel, poivre. Finale tannique et chlorée, sur les fruits rouges. Je ne sais pas si c’est ma sensibilité aux notes chlorées qui est trop importante car certaines personnes au kiosque semblaient bien aimer. Pas moi…

Glen Moray 21 ans Portwood Finish

46.3% alc./vol.
Maturation initiale de 19 ans en Ex-American Oak Casks et affinage de plus de 2 ans en Port Wine Cask.

André 89%
Superbe nez, alléchant et charmeur. Compote de fruits gourmands et sucrés, beau chocolat noir bien gras assaisonné de gingembre, caramel chaud. Bouche moelleuse remplie de cerises, raisins, prunes et pommes mais aussi d’éléments plus tropicaux tels que la mangue et l’ananas. Les épices sont plus importantes (cannelle, gingembre) en bouche qu’au nez et le taux d’alcool – bien ressenti – est bien contenu dans une texture soyeuse et enrobante. Finale amadouée par le caramel, le chocolat et des notes boisées et vanillées. Sans être le whisky qui marquera votre vie, celui-ci vise juste et avec simplicité.

Tomintoul 17 ans 2005 Edition PX Sherry Cask Finish

46% alc./vol.
Distillé en 2005, ce single malt du Speyside a vieilli pendant 17 ans (en Ex-Bourbon Casks) et a été par la suite affiné dans des fûts de sherry PX sélectionnés auprès du renommé producteur Fernando de Castilla. Non filtré à froid, 9870 bouteilles de ce whisky en édition limitée ont été produites.

André 84%
Gâteau aux fruits, prunes, cannelle, cerises et cosses d’oranges trempées dans le chocolat. Bouche plus épicée que le nez. Forte cannelle trônant sur des fruits rouges, des prunes. Compote de cerises et d’oranges, caramel. Ensemble assez générique. Texture correcte, sans extra. Finale épicée et sèche, fruitée et remplie de cannelle.

Patrick 85%
Un bon whisky assez typique de cette distillerie.  Nez : Un beau parfum de prunes, de dates et de douces épices présentées sur du bois grillé.  Bouche : L’arrivée en bouche, dominée par le bois brûlé, et rapidement subjuguée par des fruits mûrs, de la cannelle, des clous de girofle, des noix grillées et du caramel salé. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé, des figues séchées, du cacao et de l’espresso.

SMWS 53.329 Caol Ila 12 ans

56.5% alc./vol.
« Intense Seaside Experience » – Distillé le 24 septembre 2007, Refill ex-bourbon hogshead, 287 bouteilles

André 91%
Pas si intense en fait… Nez défini par ses origines maritimes. Iode, algues, douce fumée de tourbe crasseuse et terreuse, ananas cuits sur le feu de camps, miel, citron. La bouche est riche et fait preuve d’un équilibre exquis. La texture est ronde et gourmande. Super mélange de citron, d’agrumes et de bleuets. Mélange équilibré de sel de mer et de fumée de tourbe. Fruits de mer cuits sur la plage, bananes flambées, ananas nappés de miel, cannelle et poivre. Certaines saveurs sont à l’extérieur du cadre habituel du bourbon cask. Belle finale, lente et langoureuse, très salée et fumée; le bourbon cask à son meilleur. Un whisky de terroir, oui.

Patrick 91%
Un beau gros Islay intense, crasseux, salé, sucré et complexe. J’adore ! Nez: De la grosse fumée de tourbe crasseuse, de fruits de mer, d’huile et d’épices de barbecue. Intense! Bouche : Un beau mélange intense de fumée de tourbe crasseuse, huileuse et sucrée avec du sel de mer, de la cendre de feu de camp, des épices chaleureux et de superbes, mais discrets fruits des champs qui apporte une subtile, mais superbe note sucrée. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et un peu fruitée.

Loch Lomond 12 ans

46% alc./vol.

Ce whisky est élaboré à l’aide d’alambic Straight Neck et d’alambic Swan Neck plus traditionnels, avant d’être vieilli dans trois types de fûts de chêne américain : bourbon, refill et recharred.

André 82%
Compote de pommes et raisins secs, vanille, poires, citron et caramel. À l’aération, les notes de caramel deviennent plus importantes. Bouche de bois toasted, de chocolat au lait, d’oranges et touche métallique bizarre parfumée d’un peu d’épices dont d’anis et la cannelle. Seconde gorgée; noix de coco et fine fumée de tourbe chocolatée. Finale de cannelle et d’anis, de pastis même… fumée et fruitée.

Patrick 89%
J’adore ce whisky, il est tellement complexe et surprenant. Oui, je m’en suis acheté une bouteille. Nez: Un parfum complexe de marmelade de pommes, de fruits de champs et avec une discrète pointe de fumée de tourbe. Bouche: De la fumée de tourbe bien mesurée, des pommes fraîches, des fruits des chamois, des épices et du chêne épicé et craquant. Finale: D’une longueur moyenne, crémeuse, épicée et fumé. 

Bruichladdich Black Art 11.1 24 ans

44.2% alc./vol.
La 11e édition de la série Black Art de Bruichladdich est un single malt non tourbé de 24 ans, issu de fûts remplis avant la renaissance de la distillerie d’Islay en 2001. Seul le distillateur en chef Adam Hannett connaît la recette, les types d’orge et de fûts restant confidentiels pour cette expression unique.

André 88%
Fruits noirs… Prunes et raisins secs, cerises noires, poudre de jus au raisin Kool Aid, oranges sanguines, légère fumée (pas de tourbe). Belle texture en bouche, moelleuse et grasse. Miel, sirop de poires, cannelle, cerises noires et prunes, aspect terreux et fruits séchés. Finale de fruits séchés, le sherry cask fort probablement, terreau d’empotage humide, prunes, raisins et cerises noires, chocolat au poivre et à la cannelle. Bon mais peut-être un peu trop conventionnel.

Patrick 85%
Un bon whisky, mais qui a toutefois déçu mes légitimes attentes face à un whisky vendu 770$ par notre monopole d’état. Nez : Le parfum apparaît à prime abord dominé par l’arôme du vin, avec des prunes, du raisin et des cerises. J’y retrouve aussi quelques noix et une touche de tabac. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve du vin très tannique, du fudge, du cuir et un je-ne-sais-quoi me faisant penser à du rye épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et épicée.

Martin 90%
Nez: Abricot sec, miel, cacao, figue, cire d’abeille, chêne poli, écho de tabac blond. Cerise et raisin. Bouche: Entrée ample et grasse, sur des notes de crème brûlée, marmelade d’orange, noisette grillée, dattes, café au lait, la texture est veloutée et huileuse. Finale: Longue et chaleureuse sur le chocolat noir, les épices douces, le thé noir, la prune et le bois noble. Équilibre: Un dram d’une ohésion remarquable, avec une richesse maîtrisée, un profil élégant et une profondeur contemplative. Un whisky de bord de quai sous la lune.

Bruichladdich Port Charlotte PMC:01 2013

54.5% alc./vol.
Port Charlotte PMC:01 est la sixième version de la série Cask Exploration de la distillerie Bruichladdich. Le millésime 2013 a été élaboré à partir d’orge écossaise Concerto tourbée à 40 ppm, distillée puis mise en fûts de bourbon de premier remplissage pendant 4 ans. En 2017, le spiritueux a été remis en fûts de vin Pomerol de la région de Bordeaux.

André 89%
Nez pâteux et lourdaud. Présence du wine cask bien sentie au nez, tout comme les accents maritimes témoignant de la provenance du whisky. Sel de mer, fumée de tourbe terreuse, pâte de fruits et vin rouge au nez. La bouche est sucrée, le taux d’alcool passe complètement incognito. Prunes et raisins secs, chocolat fumé, tourbe cendrée, pincée mentholée et salée. Fût de vin vieillissant sur la terre battue humide, gâteau aux fruits baignant dans son jus bien emballé sous cellophane, léger accent tannique et petite touche de soufre bien discrète. Longue finale relativement douce, salée et surtout poivrée, parfumée de fruits rouges, de caramel et de chocolat.

Patrick 90%
Un gros whisky qui livre la marchandise comme un gros truck! Nez : Fumée de tourbe intense, avec une petite note de fruits frais et sucrés. Bouche: Un beau mélange de saveurs hyper-intenses, avec de la fumée de tourbe, des fruits frais, de la vanille, une touche poivrée et beaucoup de bois brûlé. Finale: Très longue et intense, avec de la fumée et des fruits frais.

Martin 92%
Nez: Fumée grasse et saline, chocolat noir, pruneau, algue séchée, vanille et une pointe d’agrumes confits. Des beaux fruits bien fumés. Bouche: Texture dense et charnue, sur la tourbe, le caramel, les épices chaudes, le café torréfié et une vague iodée marquée. Finale: Longue, légèrement poivrée, saline, avec un retour de cendre froide et de malt grillé. Équilibre: Une expression tourbée solide mais raffinée, mariant profondeur, salinité et douceur fruitée avec cohésion maîtrisée.

Kim 90%
Nez : On sent bien l’influence du fût de vin rouge, c’est riche et presque terreux, avec un côté caramel foncé, mais également balancé par la fraicheur d’un bouquet d’herbes séchées (thym, menthe, eucalyptus, sauge). Même si Pomerol est une appellation de Bordeaux, ça me rappelle une balade en Provence. Bouche : Une tourbe presqu’acre, un alcool peu subtil se battent pour le contrôle de mes papilles avec des noisettes, des légumes verts grillés et un soupçon de sucre vanillé.

Duncan Taylor Octave Laphroaig 18 ans 2004

53.1% alc./vol.
Distilled 2004, Bottled 2023, Cask #5633399.

André 88%
Sherry fumé et médicinal, prunes et raisins secs, fumée de mazout de mauvaise qualité, sel de mer, bois séché. À l’aération, notes de citron et d’oranges. La bouche est herbacée et médicinale, feu de plage et iode, mélange de fruits sauvages séchés et de fruits tropicaux, tourbe malpropre. Texture ronde sans être huileuse, pimentée de bois sec. Finale sèche, plus orientée sur le citron et l’agrume que les fruits rouges, tourbe évanescente très médicinale et maritime, camphrée.

Patrick 84%
Un whisky qui coche toutes les cases, mais je me demande une fois de plus pourquoi utiliser un tel fût pour « finir » le whisky. En effet, si le nez et la bouche sont sublimes, le temps d’écrire ces quelques mots, la finale, trop boisée, me tombe de plus en plus sur les nerfs et me fait retirer plusieurs points (j’ai commencé à 93%, et pourtant j’écris assez vite!). A 200-250$, j’apprendrais à vivre avec, mais à plus de 900$ comme c’est le cas ici, on repassera. Nez : La fumée de tourbe est presque noyée par l’air marin et les arômes médicinaux. J’y retrouve aussi l’odeur de la fumée de tabac à pipe, des coquillages et surtout du xérès qui prends tout son temps pour monter sur scène. Bouche : Le sel de mer est ici aussi au premier plan, accompagné de la belle fumée de tourbe médicinale typique des vieux Laphroaig. Le xérès est un peu plus présent, juste assez pour complexifier encore plus le mélange de saveurs, avec une petite touche de fruits mûrs sucrés. La texture en bouche est huileuse comme il se doit! Finale : Très longue, salée, fumée et discrètement fruitée. Alors quelques minutes, la planche de chêne prend graduellement toute la place. Trop de place en fait.