Johnnie Walker Black Label – The Director’s Cut – Blade Runner 2049

49% alc./vol.

André 88%
Tellement plus complexe que l’édition régulière. Je pensais avoir droit à une passe de marketing à la Game of Thrones (bah, c’est probablement ça aussi) mais c’est une belle surprise. Miel et vanille, un fond de fumée de tourbe relativement discret, compote de pommes, oranges et fruits tropicaux, puis d’intenses notes de caramel brûlé dans la poèle. La texture est superbe en bouche. Tourbe un peu industrielle et organique, poivrée et gorgée de toute-épice, anis, caramel, ananas, fruits tropicaux, oranges, pommes. Définitivement bien ficelé. Finale un peu courte, portée par les notes de tourbe et de poivre desquelles se détachent les notes de fruits divers livrés en bouche. J’en ferais un dram de semaine pour les saveurs mais pas pour le prix surfé sur la wave du film.

Patrick 89%
Wow, Johnnie ne m’a pas habitué à ce niveau d’intensité. De la tourbe intense, un whisky riche et savoureux, vraiment très bon! Nez : Légère fumée de tourbe, chêne et savoureux, des épices et, de façon très discrète, de la vanille et des fruits mûrs. Bouche : Oh, la belle texture huileuse! Et de la belle fumée de tourbe, de la cendre, des épices, des fruits mûrs, des grains… Intense! Finale : D’une superbe longueur, fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Plus ample et raffiné que le JW Black régulier. L’idée de crinquer le taux d’alcool à 49% est peut-être un gimmick au départ, mais dans l’absolu ça sert la cause admirablement. Malt, raisins et vanille entourés de douce fumée. On sent à peine le grain. Miel et pommes, cacao et cuir. Très bel assemblage. Bouche: JW Black sur les stéroïdes. Miel et vanille, épices et chêne. On sent bien la rampe d’alcool, le choix de le laisser à plus de 40% est la meilleure décision qu’on pouvait prendre. Les saveurs sont on ne peut plus riches et omniprésentes. Fumée et cuir au loin. On goûte un fond de Caol Ila vers la fin. Finale: Belle et douce descente sur la planche de chêne. Épices, vanille, cuir, orange, raisins et pommes bien croquantes. Thé noir, réglisse et poivre. Légère tourbe qui perdure malheureusement juste pas assez longtemps. On en redemande! Équilibre: Ce qui pouvait sembler n’être qu’un coup de marketing au départ se dévoile finalement comme un blend d’une qualité surprenante! Taux d’alcool audacieux, savoir-faire d’un des plus grands fabricants de blends au monde, branding futur-noir… Il n’y a rien ici pour me déplaire! Après tout je suis autant une pute à Johnnie Walker qu’une pute à Phil K. Dick… It’s too bad she won’t live. But then again, who does?

SMWS 66.128 Ardmore 12 ans

57.6% alc./vol.
« Great Fun » – Distillé le 21 juin 2005, 1st fill charred red wine barrique, 229 bouteilles

André 90%
Grosse tourbe terreuse emmitouflée dans un foulard de fruits rouges intenses, anis et réglisse rouge, figues et raisins secs, framboises, compote d’oranges, compote de pommes. Le nez est intensément attirant, alliant un ensemble de saveurs fruitées savamment bien mariées de fumée de tourbe terreuse. La rondeur générale du whisky camoufle bien le bon taux d’alcool. Cette rondeur demeure en bouche au départ avant d’être balayé par la foudre d’alcool et de tourbe puissante. Les fruits rouges demeurent – pommes, fruits sauvages – mais s’allient maintenant de saveurs plus typiques des fûts de bourbon, poires, ananas, orange, vanille. La tourbe migre maintenant vers une sensation cendreuse et sèche, réglisse, bois brûlé, anis. L’agencement des fortes épices et de l’alcool rend l’expérience assez brusque tout de même. Finale sur la barre de chocolat noir échappée dans la cendre de feu de foyer.

Patrick 94%
Nez : J’ai l’impression de manger une barre de chocolat Hershey’s aux fruits des champs, assis sur le bord d’un feu de camp sur lequel André, qui est parti chercher du bois, a oublié des toasts qui sont en train de brûler. Bouche : Finalement, André a oublié le bois, et a plutôt ramené une poignée de fruits des champs… Pendant ce temps, le feu a eu le temps de s’éteindre, et tout ce qu’on goûte est la fumée et la cendre… Avec un arrière-goût de la barre de chocolat qu’on avait mangé plus tôt. Finale : Fruitée, chocolatée, épicée et fumée, beaucoup plus longue que le feu qui s’est éteint à cause d’André qui a complètement oublié le bois.

Martin 90.5%
Nez: Belle subtilité, cacao et framboises. Tourbe certes, mais terreuse et discrète à la fois. bois et vanille. Bouche: Tourbe cendrée et terreuse, plus « continentale ». Belles épices bien goulues, raisins et cuir. Retour du chocolat. Finale: Puissante et persévérante. Chêne, poivre, cannelle, vanille et tourbe crasseuse. Équilibre: Superbe qualité et intensité de saveurs, bien que l’équilibre final me semble un tout petit petit peu malhabile. J’aurais aimé aimer ça autant que Pat. Quand même solide.

SMWS 10.119 Bunnahabhain 9 ans

59.3% alc./vol.
« The Chimney in a Beehive » – Distillé le 10 décembre 2007, Refill hogshead, 242 bouteilles

André 88%
Un bon BBQ sur la plage avec de bonnes viandes grasses dont le jus coule sur les braises et un pot-au-feu de fruits de mer et de la tarte aux pommes pour desert. La bouche est tendre et sucrée, enbruns de sel de mer, miel chaud, une touche citronnée et une belle tourbe docile bien terreuse, vanille, beurre. Belle et longue finale, sur la fumée de tourbe suave et le sel de mer.

Patrick 91%
Un Bunnahabhain tourbé comme j’ai rarement vu ça! Superbement délicieux, savoureux… Wow. Le genre de whisky que j’aimerais boire à chaque jour. Nez : Mmmm! De la fumée de tourbe, de la cendre, de la vanille et une touche sucrée savoureuse. Bouche : Du savoureux sel de mer, de la fumée de tourbe, de la cendre, du miel et une touche de vanille. Finale : D’une délicieuse longueur, avec de la fumée de tourbe, du sel et du bois brûlé.

Martin 92.5%
Nez: Oh, c’est du solide ça. Tourbe cendrée, ribs BBQ, vanille et caramel cramé. Bouche: Vanille, miel et sel marin. Belle fumée iodée sur un lit d’épices à steak et de poivre rose. Finale: Hoo Ha! Ça reste en bouche sur des fruits tropicaux, de la tourbe médicamenteuse et un gros tri-tip bien juteux et fumé. Équilibre: On ne sait jamais si un grand Bunnahabhain c’est un accident ou pas. Je ne sais pas ce que vous faites, mais don’t stop.

SMWS 135.14 Loch Lomond (Inchmoan) 13 ans

55.4% alc./vol.
« Tripping the Light Fantastic » – Distillé le 18 mars 2005, 1st fill red wine barrique, 247 bouteilles

André 77%
Nez sournoisement discret, sur les fruits tropicaux et les tranches d’ananas roulées dans la terre mouillée, cosses d’oranges, petits fruits sauvages, herbe verte légèrement mentholée, sel. Très étrange présentation. La bouche est déséquilibrée et y’a définitivement un off-key dans la barrique. C’est oxidé et râpeux au goût, la tourbe est franche et sans subtilité, aucune souplesse ou de profondeur. Côté saveur c’est difficile à dire avec la conjonction de l’alcool puissant et des saveurs de fût oxidé qui se mélange à de grosses épices pas subtiles. Avec beaucoup d’attention, un peu de citron et de saveurs maritimes, tourbe médicinale et hyper terreuse, une teinte de chloroplylle et beaucoup de poivre et d’épices des Caraibes. Trop longue finale méga bizarre de tourbe indescriptible. À 13 ans, ce Inchmoan est encore un ado boutonneux. On aurait dû lui laiser la chance de (peut-être) s’améliorer, c’était difficile de faire pire. J’ai jeté le reste de mon échantillon.

Patrick 89%
Définitivement, Loch Lomond a changé quelque chose ces dernières années dans leurs procédures et ce, pour le mieux! Wow, c’est gros, c’est savoureux, c’est plein de bonheur! Nez : Salé, sucré, fruité et fumé. Et tellement appétissant! Bouche : De la belle fumée de tourbe médicinale, du sel et de beaux fruits mûrs un peu trop discrets. Finale : D’une belle longueur, tourbée et avec une touche de bois brûlé.

Martin 81%
Nez: Un peu bizarre comme tourbe, plus près de la poche des Lowlands qu’autre chose. Les fruits arrivent prestement pour étouffer cette bizarre impression pour notre plus grande satisfaction. Bouche: Sucré salé, fumée iodée, quelques fruits. Épices et tannins du bois, avec une astringence moins hot qui nous guide vers la finale. Finale: Bois, épices et le reste des saveurs ne perdurent pas très longtemps, encore une fois mais pas pour les mêmes raisons pour notre plus grande joie. Équilibre: Quelques fausses notes gâchent malheureusement cet embouteillage. Au prix qu’on paye ces expressions de la SMWS, je trouve cela un peu dommage.

SMWS 4.242 Highland Park 13 ans

58% alc./vol.
« Coastal Landscape with Smoke » – Distillé le 17 janvier 2005, Ex-Bourbon Barrel hogshead, 262 bouteilles

André 89%
Ok… Ça me fait penser à une recette ou l’on aurait fait tremper des tranches d’ananas dans un whisky tourbé pis qu’on aurait ensuite flambé et servi avec une crème à saveur de vanille et de miel. On retrouve donc de l’ananas, du sel de mer, de la tourbe assaisonnée de miel de bruyère, du caramel salé. On retrouve aussi du limoncello agrémenté de miel et du gâteau éponge. Niveau texture, c’est un gros hit. Le whisky est sirupeux et bien rond malgré la masculinité de la tourbe et du sel de mer un peu franc. Agrumes, oranges, citron, sel de mer, ananas flambé, tourbe mielleuse, chocolat noir, cendre froide en finale. On perçoit légèrement la pointe acérée de l’alcool en finale de bouche, vite envahie par les saveurs de fruits tropicaux et d’agrumes dans un nuage de fumée à saveur de vanille et de miel.

Patrick 92%
Un beau whisky riche, complexe, avec un mélange de saveurs tellement agréable. Définitivement pas typique d’Highland Park, mais quand même superbe. Nez : De la vanille au premier abord, puis de la fumée de tourbe et de la guimauve. Bouche : De la guimauve à la vanille, de la fumée de tourbe, de la cendre et de belles épices. Finale : D’une superbe longueur, fumée, épicée et subtilement sucrée.

Martin 92%
Nez: À travers la tourbe vanillée, on parvient tout de même à percevoir la colonne de céréales de Highland Park. Bonbons au caramel. Bouche: Tourbe, vanille, caramel salé et cendré. Superbe. Belles épices enflammées. Oh que ça touche la cible! Finale: Bien chaude et poivrée, sucrée et poivrée à souhait. Miam. Équilibre: Un superbe amalgame de conditions gagnantes: Cask Strength, Single Cask, Highland Park. Wow.

SMWS 53.248 Caol Ila 11 ans

58% alc./vol.
« Slapped by Poseidon’s Glove » – Embouteillage spécial pour le Islay Festival 2018 – Distillé en juillet 2006, Refill hogshead, 304 bouteilles

André 90%
Bourbon cask all the way. Sel de mer et fumée lointaine, éléments verdâtres organiques, embruns maritimes, herbe sucrée, vanille crémeuse, galets napées de sel de mer séchés. À la fois brut et raffiné. Très contextuel comme présentation, on s’imagine aisément au bord du Sound of Islay, les Paps de Jura baignant le paysage et un verre de whisky à la main. La bouche est DIVINE, super sweet, texture hallucinante et douce. Sucrée au départ puis se musclant d’alcool par la suite, tourbe herbeuse et vanillée, zeste de citron et sel de mer séché, sensation de poussière de pierre et de feu de tourbe sur la plage, fruits de mer. Une fois ingéré, le whisky s’effiloche un peu trop rapidement et les saveurs sont légèrement éphémères jusqu’à la finale plus pointue et effilée par les épices et la montée d’alcool.

Patrick 93%
Oh que c’est bon ça. Un superbe mélange de sucre, sel, épices et fumée. Incroyablement délicieux. Nez : Du beau homard frais aromatisé aux herbes et qui sent encore l’eau de mer, le tout savouré près d’un feu de tourbe, avec une touche de goudron. Alléchant. Bouche : Du sel, énormément de sel, des herbes, du caramel et une belle fumée de tourbe enveloppante. Finale : D’une belle longueur, avec des herbes, du caramel salé et de la fumée de tourbe.

Martin 90%
Nez: Wowowee! Tourbe ultra-maritime, herbeuse et terreuse à la fois. Sucre en poudre, pierre lavée, quelques agrumes. Bouche: La texture pourrait être un peu plus ample. Miel et fumée, sel de mer, algues et chaudes épices. Bois fumé, feu roulant. Feu de camp sur la plage. Finale: On reste assis auprès des cendres du dit feu de camp. Les saveurs et arômes précédents sont au garde-à-vous! Équilibre: Un scotch tourbé réconfortant, toutes les bonnes notes y sont. Excellent.

SMWS 53.254 Caol Ila 11 ans

57.1% alc./vol.
« French Flair » – Distillé le 18 juillet 2006, Refill hogshead, 270 bouteilles

André 91%
Nez minéral et brut, citronné et à la sensation de cendre refroidie, fumée de tourbe industrielle arrondie par l’air salin chaud du Golf Stream, bois verdâtre, herbe mouillée, vanille, eucalyptus et menthe poivrée. L’influence maritime est sans équivoque, tout autant que l’utilisation du bourbon cask. Superbe texture en bouche encore une fois, une douceur surprenante pour un whisky si rough. Mélange de vanille sucrée et de sel de mer, zeste de citron et agrumes, poivre, eucalyptus, fumée de tourbe terreuse un peu sale, bois pas complètement séché, guimauves caramélisées, cendre refroidie. Aspect industriel un peu crasseux encore une fois. Impressionnant cette texture huileuse. Douce finale poivrée, d’où émerge les notes alcoolisées, forte présence de bois verdâtre et d’éléments feuillus et cette éternelle sensation de galets et de cendre froide en toute finale de bouche.

Patrick 90%
Un superbe Caol Ila, en fait un superbe scotch d’Islay, avec tout ce qu’on peut en attendre. Nez : Fumée de tourbe et bacon, avec une touche crémeuse. Bouche : D’abord le bacon, gras, salé et très bien cuit, puis une vague irrésistible de fumée de tourbe. Le tout est porté par une onde sucrée, rappelant vaguement de la guimauve. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et sucrée. Donne définitivement le goût de s’en servir un autre verre.

Martin 90%
Nez: Bien iodé même le nez à 2 pieds du verre. Tourbe médicinale et viande fumée. Un p’tit citron sucré vient nous narguer un petit peu vers la fin. Bouche: Sucre à la crème et citron, vague de tourbe bien grasse pas loin derrière. Grosses épices sucrées nous rattrapent sans gêne. Finale: Boisée et tourbée à souhait, chaude et épicée aussi. On reste avec un impression maritime crasseuse bien longtemps, pour notre plus grand bonheur. Équilibre: Excellent peated single cask, comme on en voit pas beaucoup dans les grandes marques.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #7

56.3% alc./vol.

André 90%
Une savoureuse tourbe médicinale typiquement Laphroaig envoûte rapidement nos narines. Quelques enbruns salins maritimes ambrassent nos lèvres, on perçoit aussi les odeurs de la pluie et de la mer salée séchant sur les galets au soleil après un orage, quelque chose de minéral également. Par la suite, panier de fruits tropicaux, oranges et crème à la vanille accompagné d’un zeste de citron. La bouche est huileuse et roucoule sur la langue mais les saveurs sont tranchées et définies. Menthol, camphre et produit médicinal, hospitalesque, miel et vanille, citron, oranges et agrumes, fruits secs, cendre froide, poussière de pierres, tar, sel et poivre. Finale huileuse et sèche à la fois, épicée et tourbée, appétissante.

Patrick 93%
Un whisky gigantesque dont chaque goutte a su me combler. Que demander de plus? Nez : La belle grosse fumée de tourbe sale typique de Laphroaig, avec des notes médicinale, du sel et de discrètes agrumes. Bouche : Wow, la fumée de tourbe de Laphroaig à son meilleur, du sel, de l’huile, du chêne brûlé, de la cendre, des épices, une touche d’agrumes et du goudron, porté par une superbe texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 91%
Nez: Classique tourbe camphrée et goudronnée qui répond aux attentes que nous avons face à Laphroaig. Tourbe crottée et salée, médicinale, pierre lavée, craie, citron et une petite pointe de vin blanc. Bouche: La tourbe demeure forte, mais sait aussi laisser la place aux autres saveurs. Poivre endiablé, bois sec, sel de mer, huile à moteur, vanille et crème. Mentholé et camphré dans l’ensemble. Finale: Chaude, épicée et bien fumée. Le sel, le bois et le poivre dominent, ce qui peut à ce stade-ci peut-être étouffer légèrement certaines notes plus timides. Comme un peu de fruits secs et de sucre en poudre. Équilibre: Ça demeure quand même un Laphroaig à la hauteur des attentes. Ils ont bien beau être un peu inégaux autant dans l’assemblage que dans la distribution de leurs sacro-saints Cairdeas, mais le bon vieux cask strength 10 ans lui ne déçoit jamais.

Ardbeg Drum 2019 Committee Release

52% alc./vol.

André 78%
La parution annuelle de Ardbeg associée au Fèis Ìle est un moment de dévotion qui tire du divin et presque de la religion aveugle. Plusieurs voudront probablement me lapider à la lecture de l’évalutation de cette édition annuele iconique. Les dernières parutions de Ardbeg ont eu une légère baisse de qualité mais ma dernière déception elle datant de fort longtemps. Serais-ce une accumulation de désenchantement qui vient à point lors de l’évaluation de cette édition mais sérieusement, c’est solidement ordinaire comme présentation. Aucune finesse, aucunes nuances à la hache, que dis-je, à la scie mécanique… On a au nez, un mélange de bananes, ananas et de poires nageant dans une piscine de tourbe hyper brute et sale, terreuse assortie de notes verdâtres de cocottes de pin et de sapino. La bouche laisse complètement froid, aucune finesse, texture liquide et froide, aucune passion. Grosses notes de tourbe aux aromes de feu de pneus usés, l’anis et le chocolat noir, la terre mouillée et l’huile souillée aussi. La tourbe est industrielle et brute. Si le rhum cask devait apporter un air de fête et un peu de chaleur des tropiques, bien, c’est raté. Finale longue, mais pas pour notre plus grand plaisir, monopolisée par la tourbe, légère touche citronnée, poivre noir broyé, cendre froide, huile souillée, accents herbeux et jeune alcool maladroit. Plus je le bois, plus la note baisse, je crois que je vais arrêter là…

SMWS 53.284 Caol Ila 10 ans

59.8% alc./vol.
« Smoky, Malty Minerality » – Embouteillage spécial pour le Islay festival de 2019 – Distillé le 24 septembre 2007, Refill hogshead, 282 bouteilles

André 90%
Ballade sur la plage de Port Ellen un jour ou le vent porte les effluves de la malterie. Quelques amis ont décidé de se faire un ‘’get together’’ en mangeant des fruits de mer cuit sur un feu de plage fait de bois mort. Sel de mer, limonade citronnée, fruits de mer… et effectivement minéral, genre galets remplis de sel de mer séchés au soleil. Pas loin, un pêcheur répare le moteur de son bateau qui a perdu de l’huile souillée très odorante. La bouche est hyper huileuse, remplie d’ananas et de citron, puis de tourbe phénolique et de pousière de pierre assaisonnée de sel de mer. La texture est vraiment superbe et l’effet gras et huileux coupe l’alcool un peu acéré. Finale bien salée et poivrée, tourbe phénolique, saveurs qui démontre la fierté de ses origines. À presque 200 balles pour un 10 ans, la barre était haute.

Patrick 90%
Un excellent Caol Ila, riche, complexe, et… Surprenant! J’ai jamais vu autant de sel dans un Caol Ila! J’aime! Nez : Feu de camp de tourbe, sur lequel on a fait cuire des pétoncles, le tout sur le bord de la mer. Bouche : À l’arrivée, le sel est super intense, puis la tourbe vient recouvrir le tout, et ensuite suivie par du poivre, des roches et une touche sucrée. Finale : D’une superbe longueur, fumée, tourbée, salée. Savoureuse.

Martin 90%
Nez: Ah, la belle tourbe des îles… Cuir, iode, air marin, pierre lavée et agrumes. Bien huileux et salé. Bouche: Tourbe bien salée, eau de mer, fruits mijotés, épices et bois. Finale: Chaude et punchée. Sel marin, algues et pierre. Superbe. Équilibre: Vraiment bien, un solide « hit » pour la SMWS. Un excellent peated single cask.